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L'édito #1 | Février 2015

lundi 2 février 2015 - Willow
Willow

Chers contemporains, voilà deux semaines qu'Horns Up est sorti de son oeuf, et il semblerait que vous l'aimiez bien. Croyez-moi, vous nous en voyez absolument ravis, et c'est d'ailleurs ce que certains d'entre nous ont désespérément tenté de vous faire comprendre sous la sonorisation grésillante du Black Dog ce samedi 24 janvier ; pardonnez ces tentatives, elles étaient guidées par un enthousiasme débordant amplement appuyé par le prix attractif des shots de « t'es qui là ? » (nous avons des experts en jeux de mots dans l'équipe), dont certains en ont autant apprécié le goût que les vertus désinhibitrices. Quoi qu'il en soit, c'est peu dire qu'il y avait du monde, et je crois pouvoir sans trop me mouiller parler au nom de l'équipe pour vous remercier du fond du coeur d'être passés nous voir, d'être venus discuter avec nous et d'avoir secoué la tête comme des consanguins sur la playlist pour le moins éclectique (!) de Prout.

Eh oui, je le répète, deux semaines se sont écoulées seulement, et certains ont déjà eu le temps de se mettre la tête à l'envers dans « le bar Metal et restaurant de viande » de Paris, une preuve irréfutable de la limite de notre capacité à réfléchir logiquement, dans la mesure où nous avons décidé d'apporter en parallèle de cela notre soutien à la L214, une association importante relative aux droits des animaux, un thème qui nous tient à coeur. Il est évident que le sujet est épineux et peut-être n'êtes vous déjà plus que la moitié de l'effectif initial à me lire, mais en vérité, aucun de nous ne souhaite se lancer dans une quelconque forme de prosélytisme alimentaire rythmée par des slogans abrutis. Il s'agit plutôt, à défaut d'imposer une vision des choses qui ne fait de toute façon pas l'unanimité au sein de l'équipe, de proposer une ouverture, une petite fente dans la grande porte qui vous fait face, dans laquelle vous glisseriez votre oeil curieux, qui pourrait alors amener votre main à tourner la poignée, ou bien vous amener, vous, à vous retourner et à partir à la recherche d'une autre porte, option tout aussi respectable à nos yeux. En prenant tout ça en compte, pourquoi pas le Black Dog en effet ? Vous voilà alors détenteur de la clé d'un paradoxe qui n'était pas si nébuleux qu'en laissaient supposer les apparences : libre à vous de vous empiffrer de foie gras, libre à nous de mettre un lien vers un site qui prône sa non-production.

C'est aussi en cela qu'Horns Up ne peut porter l'étiquette d'enfant belliqueux que l'on a parfois tenté de lui accoler au cours de ces deux dernières semaines : Horns Up n'empêche personne de vivre et aimerait que ce soit réciproque. Nous représentons un éventail relativement complet d'un point de vue médiatique certes, mais également au sein de nos individualités, de nos apparences respectives, de nos choix de vie, de nos goûts, et même simplement de nos personnalités, pour la plupart assez fortes mais très différentes. À partir de là, que dire de plus ? Éclatez-vous, vous êtes chez nous, mais vous y êtes libres.

(D'ailleurs, ce fameux soir du 24 janvier, j'ai mangé kebab - et j'ai fait une intoxication alimentaire -)