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mercredi 29 avril 2009 - U-Zine

Origin + Necropsy + Plague Striken

Mondo Bizarro - Rennes

U-Zine

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Venue improbable d'Origin à Rennes organisée par Favete Linguis au Mondo Bizarro, plus par passion que par raison : un soir de semaine, match Rennes/Bordeaux de l'autre côté de la ville, un café/concert « comme à l’époque » ... mais une fois encore les absents auront eu tort.

Plague Striken a la lourde tâche d'ouvrir les hostilité devant une assemblée bien vite compacte devant l'énergie déployée bien qu'un peu chaotique, ce groupe de grind/death n’ayant qu’une démo a son actif (d’ailleurs généreusement distribué au public de gré … ou de force par des lancers de disques assez stylée) et attaquant apparemment sa première expérience live(bien que constitué de membres ayant une certaine expérience scénique) .
Les compos envoient du bois, le seul guitariste ayant un son assez agressif et des riffs assez intenses pour faire oublier qu’il est seul a tenir le manche, appuyé par un batteur vigoureux et régulier, poussant le vice jusqu'à assurer les vocaux sur une reprise de Brutal Truth.

Côté vocalistes, les bougres se sont mis à deux pour nous défoncer l’ouïe, mais si vocalement il n'y a rien à redire (voix puissantes et distinctes assurant chacune dans son registre), la « mise en scène » devrait sans nul doute s'améliorer au gré des expériences futures. Ainsi l'alternance des voix pourrait être plus fréquente dans la mesure où les morceaux semblent être partagés équitablement mais sur le mode "chacun sa moitié" ce qui crée quelques flottements et casse un peu la dynamique des morceaux qui demeurent énergiques de par leur courte durée.

Necropsy attaque ensuite avec un death vigoureux, calculé et précis mis en valeur par un excellent son. Aucun point faible dans un line-up appliqué à rendre au mieux la fougue de compositions rythmées aux leads mélodiques, un tantinet gâchée par des larsens récurent provenant apparemment d'un micro défectueux. Le frontman ne se laisse pas démoraliser pour autant et adresse quelques invectives sympas à un public plus attentif que réactif que que l'on sent s’économise pour Origin … pas facile d’ouvrir pour un tel nom, fût-ce avec talent et entrain.

Origin commence ensuite une mise en place relativement longue pour cause de "Je vire tout le matos des autres pour mettre mon énôrme batterie" qui voit son charismatique John "Lapin Duracell" Longstreth légèrement bougon sur le mode « mais que suis-je venu faire faire dans un tel rade », « merde mon ventilo refuse de marcher » et "où est passé le chanteur, on a fini les balances là", james LEE fendant la foule au dernier moment puisqu'ayant passé le moindre moment de disponible vissé au bar ce qui lui a permit non seulement de se mettre méthodiquement en condition, mais encore de procéder à moultes découvertes dont le picon-bière qui lui a semble-t-il fait forte impression!
La réaction du public, bigarré au possible (du blackeux-veste à patch au fan de plans techniques ne cessant de commenter les techniques utilisées), ont permit de rendre le sourire au batteur dès les premières notes.

Si l'auditoire n’avait quasiment d’yeux que pour la section rythmique, une fois n’étant pas coutume, incarnée par un bassiste désormais rasé dont le son de basse était hélas quelque peu "mangé" par une double tonitruante (le pauvre se retrouvant également privé d'éclairage du fait des multiples slams qui ont eu raison d'un projecteur) l'imposant vocaliste n'a eu de cesse de tenter de capter l'attention des fans à grand renfort de mimiques hilarantes, de commentaires sur la bière dégueulasse contenue dans la pauvre canette qu’il venait de décapsuler avec les dents, d'échanges et de traduction en français des titres interprétés.

Côté interprétation, si sur cd il est possible de ressentir un tantinet la puissance dégagée par les compos du groupes, rien ne peut préparer au choc du live: la violence sonore, « the brutality you deserve » selon Mr Lee, est tout bonnement estomaquante de maîtrise, d’esprit Evil, de dépassement de soi (les deux instrumentistes poussant la difficulté jusqu'a apporter un complément vocal au set), de communion avec le public dans une salle chauffée à blanc (dans tous les sens du terme).

Le son est puissant et clair, la grosse caisse combinée à la basse défonce tout, les murs en tremblent encore, le tabassage en règle de la batterie se fait sans impression de forcer, les solos sont envoyés au millimètre comme si de rien n'était ; le tout dans une ambiance café/concert permettant une proximité avec le groupe et, récompense suprême, un second rappel après deux titres qui finit de mettre groupe et public sur les rotules.