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mardi 7 juillet 2015

Fear Factory + S.U.P - Lille

Le Splendid - Lille

Schifeul

Dans l'équipe car il était là avant.

Habitué de la salle lilloise, Fear Factory revient au Splendid afin de défendre son nouvel album Genexus qui sortira en août. Alors que c'était Butcher Babies qui était annoncé en première partie pour ce soir, le groupe est finalement remplacé en dernière minute par les Lillois de SuP, le groupe de Los Angeles étant contraint d'annuler sa tournée européenne. Changement qui a divisé pas mal de monde par ailleurs, car si certains se sont retrouvés à essayer de refourguer leur place, d'autres se sont réjouits de la nouvelle. Moi ce que je peux en dire, c'est que ça évite clairement de se fracturer la rétine à cause d'un contraste trop fort lors d'un enchaînement Carla Harvey/ Dino Cazares.

C'est donc SuP qui ouvre ce soir, personnellement, j'aurais préféré Supuration, car le groupe a une actu avec la sortie de Rêveries, leur musique aurait sûrement mieux collé à l'affiche et puis bah, je préfère en fait. Mais les Lillois vont faire un set solide, revisitant toute leur discographie (hormis Imago) en jouant un titre de chaque album, ce qui satisfait les nombreux fans présents. Comme d'habitude, SuP va tout de même finir son site en mode Supuration et donc Tales From The Crematory et The Cube qui viennent clôturer leur set pour mon plus grand plaisir et celui de la salle, car le public jusque là très calme se réveille un peu sur ces deux derniers titres.


Twins
Declivis
Dissolution
Pain Injection
Deliverance
Tales From the Crematory
The Cube

Très attendu par pas mal de monde dans le public, comme ce mec à la veste à patch 100 % réservé à FF, backpatch et pin's inclus, Fear Factory s’apprête à jouer devant un Splendid blindé au max en configuration sans balcon. Pour ma part, je me rappelle surtout de la seule fois où je les ai vus, le Hellfest 2010 et j'avais le souvenir d'un groupe composé de 4 gros balançant un set chiant à crever avec un Burton.C.Bell complètement aux fraises sur son chant clair. Autant dire que je ne m'attendais pas à grand chose pour ce soir...

Et contre toute attente, ce fut une bonne claque ! Démarrant son set par un enchaînement tiré d'Obsolete avec Shock - EdgecrusherSmasher/Devourer, Fear Factory met d'entrée le feu au Splendid qui se crée un pit dès le premier morceau, avec même déjà quelques slammer et un stage diver. Il faut dire le groupe est particulièrement impliqué ce soir et on les sent contents d'être là. Burton harangue régulièrement le public et lui demande de bouger, ce qu'il fait sans broncher comme sur Lichpin qui verra tout le Splendid jumper. Le mec se permet même de petites blagues : "combien de personnes ont cet album ? Allez plus que ça, on sait tous que vous l'avez téléchargé". Le reste du groupe est très en forme, en particulier le bassiste aux 150 groupes et nouveau venu Tony Campos. Mais ce qui m'étonna particulièrement et me fit définitivement retourner ma veste sur ce groupe comme tout bon journaliste musical sait faire depuis Philippe Manœuvre, c'est que Burton.C.Bell assure sur les parties vocales, tant hurlées que chantées (même si ça se corse vers la fin, ça reste Burton), en étant aidé par les fans qui chantent ou scandent allégrement les refrains.

La setlist bien sûr fait la part belle à la période faste du groupe, mais se permet quelques vieilleries issues de leur premier album Soul of a New Machine. Fear Factory offre aussi un titre chacun pour Archetype et Mechanize, faisant ainsi l'impasse sur Transgression et The Industrialist, pourtant encore dernière sortie du groupe à ce jour. Démontrant ainsi le théorème de Fear Factory sur la seconde moitié de sa carrière, qui consiste à une alternance un album bien / une purge. Ce qui fait penser que normalement, Genexus, le prochain album devrait être bien ! D'ailleurs, deux titres furent joués ce soir, et si l'ambiance est un peu redescendue, titre inconnu oblige, les deux extraits sont plutôt bien passés en live, même si la voix robotisée sur le refrain de ProtoMech sonnait un peu étrange sur scène...

Alors que l'on arrive doucement à la fin du set, celui-ci va se conclure de la même façon qu'il a débuté, avec 3 titres du même album. Ainsi, Burton annonce que c'est impossible de quitter Lille sans jouer de morceaux de cet album et annonce donc trois titres issus de Demanufacture. Pour l'occasion, Dino se munit d'une guitare abhorrant la cover de l'album et annonce que Fear Factory sera de retour en Europe en novembre pour jouer l'album culte du groupe en entier pour fêter ses 20 ans. Annonce d'ailleurs officialisée plus tôt dans la journée sur internet.

Après avoir remercié copieusement le public " Je vois beaucoup de vieux visages... Et de nouveaux visages !" en s'adressant à une famille avec des gosses allant de 10 à 14 ans au premier rang, les californiens envoient une ultime fois la sauce avec un Replica repris comme un seul homme par le public lillois, Fear Factory quitte la scène. Je n'attendais rien de ce concert et au final FF ma complètement séché en délivrant un show de grande classe dans un Splendid blindé, hyper réactif et entièrement acquis à sa cause. Le concert parfait avant d'aller affronter Terminator Genysis le lendemain.

Shock
Edgecrusher
Smasher/Devourer
Powershifter
Linchpin
Damaged
Protomech
Archetype
Soul Hacker
What Will Become?
Martyr
Scapegoat
Demanufacture
Zero Signal
Replica