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Album

09/12/14 - U-Zine

Napalm Death

Time Waits For No Slave

LabelCentury Media
styleGrindcore Fondateur
formatAlbum
paysAngleterre
sortiejanvier 2009
La note de
U-Zine
9/10


U-Zine

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27 ans de carrière, quatorze albums, une multitude de splits, un groupe qui en a influencé des milliers, souvent imité jamais égalé, LE père fondateur du Grindcore... Vous l’aurez sûrement compris, il s’agit là de Napalm Death qui nous revient deux ans tout juste après son dernier album « Smear Campaign ».

Un album de Napalm Death, c’est comme un bon vin qu’on déguste entre potes. On connaît le goût, on sait dans quel état ça va nous mettre, mais on n’y résiste jamais trop longtemps. Ce « Time Waits For No Slave » ne fera pas exception à la règle, les britanniques ayant encore une fois frappés très fort. Si l’album débute par un titre tout ce qu’il y a de plus Napalm, avec un « Strongarm » tout ce qu’il y a de plus classique, cet album s’annonce tout de même comme l’album le plus éclectique du groupe depuis « Enemy Of the Music Buisness ». Si la majorité des titres reproduisent encore ce son reconnaissable entre mille, ce son qui a fait la force du groupe, certains titres arrivent à nous surprendre plus que fortement ! Et ce n’est pas un mal pour un groupe qui continuait d’être toujours efficace mais qui commençait lentement mais surement à tourner en rond... Preuve en est avec ces écarts plus que visibles dans des styles totalement éloigné de Napalm Death à la base tel que ce passage purement black sur la très fougueuse « Work To Rule ». Mais que les fans se rassurent, Napalm Death restera toujours Napalm Death, et ce n’est pas l’odeur old school des titres tels que « De-evolution Ad Nauseum» ou « Feeling Redunant » qui me feront dire le contraire. Mais encore une fois, d’un autre côté, on arrive à retrouver des sonorités clairement modernes comme le début « Larceny Of the Heart ». Mais le véritable changement de cet album n’est t-il pas finalement le chant de Barney ?
Car si la bête conserve toujours son chant aussi enragé que les paroles sont engagées, il fait preuve d’évolutions assez notoires comme sur « Work To Rule » ou la très dansante « Fallacy Dominion » (tout en renouvelant les expériences du passé comme le chant clair sur le titre éponyme déjà utilisé sur « Smear Campaign »). L’autre grosse attraction de cet album est Mitch Harris ! On le connaissait survolté lorsque qu’il s’agissait de chanter, désormais il est devenu tout simplement hystérique comme on peut le constater notamment sur « Downbeat Clique ». Notons également que le double chant utilisé à plusieurs reprise entre lui et Barney est du plus bel effet et qu’il ne renforce qu’un peu plus la brutalité de cet album pas loin de la bombe atomique.

Je désespère vraiment de voir, qu’une fois de plus, je n’ai rien à reprocher au groupe, même la pochette est superbe. Donc oui, Napalm Death est encore là et à ce rythme ils ne s’arrêteront d’être efficaces qu’une fois morts et enterrés, et vu la longévité de ces dinosaures, ça risque de ne pas être pour demain. Je finirais tout simplement par une phrase tout conne aperçu dans la chronique de Smear Campaign mais qui résume parfaitement la situation : NAPALM RULES.

1. Strongarm
2. Diktat
3. Work to Rule
4. On the Brink of Extinction
5. Time Waits for No Slave
6. Life and Limb
7. Downbeat Clique
8. Fallacy Dominion
9. Passive Tense
10. Laurency of the Heart
11. Procrastination of the Empty Vessel
12. Feeling Redundant
13. A No-sided Argument
14. De-evolution Ad Nauseum

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