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Album

09/12/14 - U-Zine

Napalm Death

The code is red… Long live the code

LabelCentury Media
styleDeath/Grind
formatAlbum
paysAngleterre
sortiemai 2005
La note de
U-Zine
8.5/10


U-Zine

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Après l’interlude « Leaders not followers part 2 », album de reprise, Notre cher précurseur du grind Napalm Death revient en force avec un enième skeud, intitulé The code is red… Long live the code, produit par Russ Russel, trois ans déjà après la sortie du très honorable 0rder of the leech, déjà sous sa houlette. L’occasion pour le briscard Mark "Barney" Greenway ainsi que toute son équipe de montrer à la terre entière combien Napalm Death fait toujours figure de gros bras sur la scène Death metal, après quasiment deux décennies d‘existence.

Comme en fait référence le titre, l’album parle du "code rouge", qui est en fait le code universel mis en place lors des graves crises, comme le terrorisme dans le monde. Barney a donc voulu montrer du doigt dans les lyrics de cet opus le fait que notre société d’aujourd’hui est plutôt dans le rouge(note : c’est bête, moi qui adore cette couleur ^^). Le rouge me faisant penser à la couleur du sang, ça m’étonnerait que Napalm Death se soit barrer dans un trippe néo mélodique !!!

... et on s’en rend effectivement compte en rentrant de plein pot dans The code is red… Long live the code, puisque « Silence is Deafening » est ultra speed, suffoquant comme il faut, et agrémenté par moment de cri grind, pour finalement se calmer dans la dernière minute. Nous sommes déjà en présence d’un des meilleurs titres du skeud.
Je ne sais pas si on peut parler de vrai retour au source de la team (vu que le rythme est dans son ensemble un tantinet moins endiablé), mais la rage de l’époque Scum se retrouve aisément par moment, à l’image de la chanson évoquée précédemment donc, ainsi que la très entraînante « Vegetative State », et bien sûr « The Code Is Red…Long Live The Code », qui mettra tout le monde d’accord, avec ce refrain (« THE CODE IS RED… LONG LIVE THE CODE ! ») gueulé comme un avertissement sans frais. Barney n’oublie pas de foutre donc ses cris aigus grind par ci par là bien sûr (la fin de « Pay for the Priviledge of Breathing »). « Right You Are » est une chanson grind ultra speed ne durant que 52 secondes d'ailleurs.

Alors que ça démarrent à cent à l’heure sur « Sold Short » ou « All Hail the Grey Dawn », pour se calmer passablement par instant (la voix de Barney reste néanmoins implacablement enragé, ne pas se méprendre sur la bête. Celui ci nous vidange les oreilles de l’intérieur de bout en bout). Cette accalmie passagère nous permet à chaque fois de reprendre un peu son souffle et d’apprécier plus amplement l’efficacité des riffs, mais surtout de rendre l’ensemble plus agréable. Le vétéran Shane Embury s’en donne à cœur joie pour montrer toute l’étendue de ses capacités à la basse.

Afin d’apporter une touche de variété vocale non dénué d’intérêt, plusieurs featuring ont été invités sur l’album. Ils sont au nombre de trois : Jamey Jasta (Hatebreed), Jeff Walker (ex-Carcass), et Jello Biafra (ex-Dead Kennedys). Jeff Walker, pote à Barney entre autre, nous montre sur « Pledge Yourself to You » qu’il n’a rien perdu de sa superbe. Ses cris se superposent bien à ceux de Barney. Il en va de même pour Jamey Jasta, qui braille en duo avec Mark Greenway sur « Instruments of Persuasion ». La chanson fonctionne plutôt bien, je dirais même qu’elle détonne. Le timbre de voix Heavy de Jello Biafra dans « The Great and the Good » est plus surprenant en revanche, et bien que je le trouve original, m’est avis qu’il ne plaira pas à tout le monde.

Pour évoquer d’autres titres encore, j’ai retenu « Pay for the Priviledge of Breathing », sa splendide intro avec les roulements de batterie de Danny Herrera, ou « Pledge Yourself to You », qui sonne différemment par moment du son typique « Napalm Death », particulièrement sur la première partie de la chanson.

Les deux dernières pistes « Morale » et « Our Pain is their Power » font figure de morceaux atmosphériques très lent et macabre grosso modo, comme un petit complément servant à embellir le skeud (ils le font de merveilleuse façon, j‘ai fermé les yeux personnellement en les écoutant).

Le code est rouge, mais Napalm Death est dans le vert largement sur cet album, peut être en deçà de 0rder of the leech certes, mais valant bien sûr le coup d’oreille, grâce à l’aide notamment du brailleur Jamey Jasta en Featuring, pour ne citer que lui. Certains reprocheront au groupe de rester sur leur acquis, et de faire un album qui n’est pas très évolutif par rapport aux précédents. A ces mauvaises langues, je leur répondrait que celui ci joue le son qu’il sait le mieux faire, le plus efficace : du bon gros « NAPALM DEATH METAL » qui tâche ! Et puis, il a le mérite d’être revenu à un son encore plus brutal que les précédentes galettes, plus grindeux sur les bords. Le groupe reste fidèle à lui même, intègre, et c’est vraiment ça qui est le plus important. Rendez vous maintenant dans les salles obscures ces prochains mois, afin de vérifier en salle le rendu de ces nouvelles chansons...


01. Silence is Deafening
02. Right You Are
03. Diplomatic Immunity
04. Code is Red...Long Live The Code
05. Climate Controllers
06. Instruments of Persuasion (feat. Jamey Jasta)
07. The Great and the Good (feat. Jello Biafra)
08. Sold Short
09. All Hail the Grey Dawn
10. Vegetative State
11. Pay for the Priviledge of Breathing
12. Pledge Yourself to You (feat. Jeff Walker)
13. Striding Purposefully Backwards
14. Morale
15. Our Pain is their Power

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