Chronique Retour

Album

09/12/14 - U-Zine

Napalm Death

Smear Campaign

LabelCentury Media
styleGrindcore Fondateur
formatAlbum
paysAngleterre
sortieseptembre 2006
La note de
U-Zine
8/10


U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Ahhh Napalm Death... Le groupe sans qui le grindcore ne serait sans doute rien, le groupe qui a inspiré toute une génération de groupes, le groupe suprême quoi…
Voir une nouvelle fournée du groupe est toujours un plaisir surtout après le très réussi « The Code is red…long live the code ». Doit t’on vraiment présenter ce groupe ? Je ne le pense guère, entrons donc directement dans le vif du sujet.

Alors que vaut t’il vraiment ce cd ? Et bien autant le dire tout de suite, c’est du grand cru made in Napalm. Rien n’a changé ou presque, après un intro plus que grandiose, on rentre directement dans le vif du sujet avec un « Sink Fast Let go » tout simplement gigantesque : Des blasts, Mitch Harris et son chant si particulier et c’est parti pour trois quarts d’heures de pure folie.
Et niveau évolution ? A l’ouest rien de nouveau me direz-vous ? Et bien oui et non.
Non car comme depuis leurs débuts les Napalm Death reprennent superbement leur recette à savoir un grindcore ravageur mené par son grogneur en chef le toujours charismatique Barney Greenway, et ce même si depuis 3-4 albums leur son s’est orienté un peu plus vers le death. Mais attention on parle de Napalm Death là... le groupe qui a sorti des albums comme « Scum » ou « From Enslavement To Obliteration », ne vous attendez pas à un son aseptisé non, ici c’est plutôt dans le genre « prends ta baffe et tend l’autre joue ».

Oui car les innovations ammenés sur cet album sont plus que nombreuses à commencer par la surprenante « In Deference » qui voit en featuring Anneke Van Giersbergen, oui oui, on parle bel et bien de la chanteuse du groupe néerlandais The Gathering et cette collaboration s’avère au final aussi efficace que surprenante. Les londoniens ont aussi eu la très bonne idée d’incorporer de nombreuses mosh-parts déjà présentes par le passé, il est vrai, mais celles-ci se retrouve encore plus renforcées sur ce cd comme sur « Fatalist » avec un break tout proche de la mythique « Suffer The Children ».
A noter également « When All Is Said And Done » qui s’inscrit directement dans la lignée des titres « mid tempos » à la sauce Napalm et qui devrait faire office de « single » étant donné son accessibilité.
On sent bien que Napalm a pris encore un plus de maturité dans son son comme l’atteste « Deaf and Dumbstuck (Intelligent Design) » qui est peut être la meilleur chanson de l’album.
Mais après tout cet album n’a quasiment pas de point faible si ce n’est son tout petit relâchement entre « Indentity Crisis » et « Rabid Wolves (for christ) », pas que ces compos soient mauvaises mais ils leur manquent un petit je ne sais quoi pour les mettre au même niveau que les autres…

Vous l’aurez donc compris, si Blockheads nous a sorti l’album Grind de cette année, les élèves aussi doués que possible se sont fait dépassé sur ce coup là par les maîtres du genre…
Et vu le niveau de cette petite galette, il risque bien de le rester très longtemps.


1. Weltschmerz (intro)
2. Sink Fast Let Go
3. Fatalist
4. Puritanical Punishment Beating
5. Well All Is Said and Done
6. Freedom Is the Wage of Sin
7. In Deference
8. Short Lived
9. Identity Crisis
10. Shattered Existence
11. Eyes Right Out
12. Warped Beyond Logic
13. Rabid Wolves (For Christ)
14. Deaf & Dumbstruck
15. Persona Nongrata
16. Smear Campaign

Les autres chroniques

Album

sept. 2004 U-Zine

Napalm Death

Leaders Not Followers: Part 2

Album

mai 2005 U-Zine

Napalm Death

The code is red… Long live the code

Album

janv. 2009 U-Zine

Napalm Death

Time Waits For No Slave

Album

janv. 2015 DarkMorue

Napalm Death

Apex Predator - Easy Meat

Album

sept. 2020 ZSK

Napalm Death

Throes Of Joy In The Jaws Of Defeatism