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Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Metallica

Master of Puppets

LabelElektra Records
styleThrash Metal
formatAlbum
paysUSA
sortiefévrier 1986
La note de
U-Zine
9/10


U-Zine

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1986, l'année charnière pour le Metal avec la sortie de deux albums qui révolutionneront à jamais ce style : Reign In Blood de Slayer et l'album qui nous intéresse Master Of Puppets. Avant cette date, revenons aux sources de Metallica. Le groupe s'est formé en 1981 autour de Lars Ulrich et James Hetfield à San Francisco en engageant Ron Mc Govney puis le défunt Cliff Burton à la basse et Dave Mustaine (qui créera par la suite son propre groupe, Megadeth, « ennemi » de Metallica) à la guitare qui sera lui aussi vite remplacé par Kirk Hammett d'Exodus juste avant l'enregistrement de leur premier album Kill'Em All. Ce disque permettra au groupe de faire sa première tournée en compagnie entre autre d'Anthrax tout en préparant leur prochain album nommé Ride The Lightning qui connaîtra un succès assez conséquent avec rapidement 500 000 exemplaires vendus. Avec ses deux sorties en deux ans, les Four Horsemen mettent à l'amende beaucoup de groupes d'Heavy de l'époque. Puis 1986 approche et les Mets nous mettent l'eau à la bouche en nous annonçant que MOP serait le renouveau du Thrash. Ils n'avaient pas tord.

Le disque démarre avec l'un des hymnes du groupe « Battery » et son intro à la guitare sèche enchaîné à l'électrique pour enfin déboucher au bout d'une minute sur un des plus gros riffs Thrash de l'histoire. On en prend plein la gueule pendant les quatre minutes restantes et l'envie de sauter partout se fait de plus en plus pressante surtout quand arrive le solo qui va décupler cette envie. Cette énorme entrée en matière nous promet un album excellent mais nous sommes encore loin d'imaginer sa grandeur.
C'est alors qu'arrive la mythique « Master Of Puppets » qui est dans la lignée du premier titre jusqu'au break qui en a sans doute fait et en fera encore pleurer plus d'un avant de retourner à quelque chose de plus musclé pour la fin. Ce morceau parle de drogues et sa deuxième partie représente bien pour moi un drogué passant de l'état d'extase totale à un sentiment de persécution pour retrouver sa came.
La chanson qui suit est pour moi, toutes proportions gardées, la moins intéressante de l'album. « The Thing That Should Not Be » est en effet un peu trop « basique » et traîne en longueur malgré un solo de toute beauté.
Puis vient la deuxième ballade de la discographie du groupe après Fade To Black, j'ai nommé « Welcome Home ( Sanitarium ) », une chanson très émouvante à propos d'une personne enfermée dans un asile qui ne veut qu'une chose, sortir de cette enfer. Il n'en faudra guère plus pour vous faire tirer vos premières larmes. L'un des trois grands moments d'émotions avec la chanson titre et « Orion » ( non pas moi ).
Mais chaque chose en son temps, car « Disposable Heroes » débute à 200 à l'heure et nous replonge dans un bon vieux Thrash entrecoupé par une grandiose minute de solo. Loin d'être la meilleure composition mais reste que l'énergie que déploie Mets rend la chanson très bonne et agréable à écouter.
« One, Two » et hop on est déjà à la sixième chanson. « Leper Messiah » ne semble être au départ qu'une chanson de plus mais à partir de la troisième minute, et ce riff tout simplement énorme ( pour moi, le riff de l'album ), elle va devenir complètement folle entre riffs assassins et solo monstrueux.
Et nous arrivons à LA chanson de l'album et sans doute de la discographie de Metallica : « Orion ». Une instrumentale qui fut la dernière grande composition du maître Cliff Burton avant sa mort le 27 Septembre 1986 dans l'accident du bus du groupe sur une route gelé en Suède. A travers ce titre, c est donc d'abord un hommage à un grand bassiste qui a fait beaucoup pour Metallica ( Nous sommes plusieurs à penser sur MW que Cliff était Metallica. ) et pour le Metal en général. Musicalement, « Orion » ( Non pas moi, arrêtez de jouer aux cons !! ) a tout pour charmer entre les soli de guitares et les soli de basse exécuter à merveille par Kirk Hammett et Cliff. On se sent véritablement dans un voyage interstellaire avant de se poser sur cette fameuse étoile, à partir du solo de basse aux environs de la quatrième minute et explorer cet endroit au départ inconnu mais qui se révèle si beau avant de reprendre notre beau voyage sur la fin du titre.
Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, « Damage Inc » est là pour conclure les hostilités. Elle démarre avec une intro aérienne, comme une suite à « Orion », jusqu'à l'explosion des instruments ( Dur retour à la réalité après le rêve ?) qui nous rappelle que Metallica, c'est avant tout un des groupes de la Bay Area Thrash. En tout cas, la violence est de mise avec ce dernier morceau qui vous achèvera une bonne fois pour toute. On ne voit donc pas passer ces cinq dernières minutes tout comme les cinquante cinq minutes précédentes.

Du point de vue de la production, il y a toujours ce son assez crade mais qui donne un charme à l'album. Tous les instruments sont audibles, y compris donc le travail du bassiste.

La performance des musiciens est excellente tant au niveau des guitares avec le super soliste qu'est Kirk Hammett que de la batterie. Je ne reviens bien sûr pas sur Burton. Je pense qu'avec ce disque les Four Horsemen ont atteint leur sommet artistique. C'est peut être ça qui fera que cet album est une légende qui a influencé tous les plus grands de la scène Métal actuelle. Si vous voulez donc savoir d'où vient le Métal, écoutez ce chef d'œuvre qui vous fera passer une heure de pure jouissance.

1 Battery
2 Master Of Puppets
3 The Thing That Should Not Be
4 Welcome Home (Sanitarium)
5 Disposable Heroes
6 Leper Messiah
7 Orion (Instrumental)
8 Damage, Inc

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