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samedi 18 juillet 2015 - Team Horns Up

Xtreme Fest #3 - Jour 2

Cap'Découverte - Carmaux / Albi

Team Horns Up

Compte groupé de la Team Horns Up, pour les écrits en commun.

Nous sommes samedi, le réveil est poisseux … A quand le jour où les ingénieurs Quechua réussiront à inventer la tente isotherme qui garderait l’intérieur de la tente à température agréable même si celle-ci est exposée au soleil… Tout un concept à breveter ! Et c’est donc détrempé, l’œil mi-clos que s’éveille le camping. Le point fort de Cap’Découverte étant d’avoir à disposition un lac, nombreux sont les festivaliers à en profiter. Dès 15 heures, le festival débute avec la scène gratuite, l’occasion d’aller à la rencontre de la scène locale …

Evilness
Monster Energy Stage
15:00 > 15:45

Ludwig : Du pseudo Hardcore New Age flirtant avec le Metalcore. Franchement c'est le cliché du groupe que tu peux pas saquer, du pseudo beatdown de baltringue, des breaks aériens gavés d'arpèges discount, que du tapping incessant, comme disait Brassens, « le tapping est le solo du manchot ». Le chanteur qu'on a tous déjà vu partout et qu'on ne peut pas saquer, à savoir le maigrichon de 39 ans qui se prend pour un BG trovener dsa mère. Avoir des abdos parce que t'es maigre ne fait pas de toi un solide mec... Bref, le set est agaçant, quasi intenable. Les curieux, parents du Hellfest, et kevins locaux restent plantés devant la scène les bras ballants sans trop savoir que faire ou dire. Visiblement le cocktail tapping chiant + voix de screamo super gay + 150°C à l'ombre = viol cérébral.

Romain : A peine arrivé devant la Monster Energy Stage que j’entends le chanteur se plaindre du manque d’ambiance. Du coup je tente de m’ambiancer. Sauf que le core à casquette c’est vraiment pas ma came, du coup je préfère aller me prendre une bière à la buvette située quelques mètres plus loin, surtout qu’il fait toujours aussi chaud que la veille. J’assiste donc à la fin du concert un peu en retrait, observant les quelques festivaliers ne sachant pas trop quoi faire. Sur scène le chanteur est quand même assez actif et communicatif, tandis que le bassiste… Ah bah tiens il est où le bassiste ? Y en a pas ? C’est triste. Bon beh il n’y a plus qu’à attendre le set suivant…

Prout : Comme mes copains en pire.

Shawn : Evilness, c’est un peu le groupe qui nous avait gavé jusqu’à l’indigestion il y a quelques temps sur Toulouse. Le groupe était alors partout : à chaque concert, dans chaque salle, et même dans la rue via des concerts sauvages. On avait alors un peu de mal à prendre du recul. Depuis, le groupe s’est calmé et a appris à se faire plus discret. Pour autant, leur présence sur scène n’est pas fortuite puisque de nombreux fans, beaucoup de Toulousains, se pressent déjà. La chaleur rend déjà le set difficile à supporter et lorsque le vocaliste réclame un circle-pit dès le premier titre, on sent que la séance de torture ne fait que commencer !! Sans surprise, le public déjà dégoulinant ne réagit pas, s’économisant pour la suite du festival. Notons en revanche la très bonne reprise de Meshuggah, New Millenium Cyanide Christ ainsi qu’un titre chanté en duo avec Romain Reaper, leur fan n°1.


Oldskull
Monster Energy Stage
16:15 > 17:00

Ludwig : Le nom annonce la couleur ! Oldskull est véritablement le premier groupe local convaincant de tout le Fest. Certes toute personne ayant traîné ses grolls sur Toulouse les a déjà vu 75 fois, mais leur son reste toujours appréciable. Comme son nom l'indique, Oldskull donne dans l'old school, sans pour autant être de la repompe, on sent le gros whorship des premiers Obituary, Onslaught et Sepultura, c'est un hommage à travers des riffs et constructions musicales empruntés aux grands d'un autre âge, Oldskull est la bouffée de crasse rafraîchissante après un vendredi beaucoup trop clean musicalement parlant. Les gars sont du coin et semblent très fiers d'être sur cette scène, bien décidés à redorer le blason de la scène locale, mis a mal par leurs prédécesseurs. Seul bémol, un son dégueu qui ne rendait pas justice a un guitariste pourtant très bon !

Prout : Le chanteur arrive sur scène nous promettant du Death Metal, du coup cool, on va check ça ma gueule. Mais en fait qui dit Death Metal ne dit pas forcément la cam' du mec qui idolâtre le blast par dessus tout. Avec Oldskull (super le nom soit dit en passant), on flirte avec le vieux Death Metal crasseux à la Obituary voire le Thrash Metal fin 90' pas très content. Outre le fait que ce soit mon anti-cam, j'ai bien du mal avec le chant assez monocorde et le manque d'allure générale du chanteur qui donne l'impression de s'être trompé de scène. Ouais ça peut faire connard mais quand tu fais du live et que tu prétends jouer du Death Metal (et pas du Thrash Death, non non), bah tu sors tes pecs pour taper de la calotte de ses morts, surtout en début d'aprèm à 70°C à l'ombre. Un peu de tenue que diable !

Romain : Du death qui tend vers le thrash avec un chanteur visiblement encore dans les vapes à cause d’une soirée un peu trop alcoolisée. Le pire c’est qu’il nous demande à nous si c’est à cause de la gueule de bois qu’on n’est pas en train de foutre le bordel. Eh non, c’est juste à cause de la température caniculaire. D’ailleurs je me suis barré avant la fin du set, à la recherche d’un bon spot à l’ombre, mon cerveau étant en train de fondre dans ma boîte crânienne. Et bien que plutôt efficace, Oldskull ne parvint pas à me retenir.


Adrenalized
EMP Stage
17:15 > 17:45

Prout : J'ai pas regardé bien longtemps le show d'Adrenalized car le blast d'Infest m'a très vite rappelé à l'ordre, mais de ce que j'en ai vu, c'était pas très très fameux. Adrenalized c'est un Punk Hardcore mélodique pour skateurs dépressifs avec sa bonne dose de chant clair. Vu que je fais pas de skate, que je déteste le chant clair, que j'aime pas la mélodie et que je ne suis pas dépressif, la dose de Hardcore qui restait était insuffisante pour toucher mon côté punk. Next.


Infest
Monster Energy Stage
17:30 > 18:15

Ludwig : Ah mais comme j'ai trop eu les boules de les louper, j'ai dû tracer récupérer mon matos de journaliste ultra street cred au camping (lol un calepin et un feutre) et du coup jsuis arrivé sur les 10 dernières minutes d'Infest, bon je les ai vus plusieurs fois dans différentes configurations de scène, et là franchement les voir sous le cagnard comme au pays avec la démo de BMX, c'était peut être que 10 minutes mais c'était fukkin awesome ! On connaît Infest, ce groupe de Grind basque excessivement violent, qui pourrait presque passer pour un groupe finlandais tellement c'est trop la bagarre intense et rapide sur scène. Bref cette recette, elle marche toujours, que tu les voies sur une scène de deux kilomètres ou sur une palette en sapin ils te mettent toujours la casquette en ébullition, t'essaies de piter mais c'est tellement violent et soutenu comme rythme que t'es trop en retard sur la musique et le temps que le pit se lance les mecs sont déjà 1000 fois plus péchus et brutasses que toi. En somme 10 minutes, ça fait chier, mais 10 putain de bonnes minutes quand même, après tout comme disait Chirac (respect éternel) « 7 minutes douche comprise ».

Prout : Infest c'est pour moi le groupe de la journée. Bon groupe de Grindcore basque, Infest est venu boter des culs à coup de blast, d'énergie affriolante et de gros dégueulages de sang de la bouche du chanteur. Ca gicle parfois vers du Rotten Sound, mais en moins chiant, voire du Power Violence rageux et pas content. C'est vraiment le genre de groupe qui fait dans le mosh friendly et ça déboîte pas mal de dents. Bam, blast !

Romain : Infest. On parle quand même du groupe qui a réussi à faire pogoter dix des trente personnes encore présentes devant la Monster Energy Stage. Niveau ratio, on est plutôt bon ! Et que ça envoie des poings dans tous les sens tandis que ça essaye de slammer par là… Le tout appuyé par du bon grindcore bien efficace. Un joyeux bordel en petit comité ! On a même eu droit à un circle pit dans lequel le chanteur a invité les cyclistes s’amusant au skate park juste derrière. Du coup voilà qu’une dizaine de types tournent accompagnés de deux BMX. C’était la séquence improbable du festival ! Et sur scène c’est presque autant le bordel que devant. Que demander de plus ?


Psykup
X Stage
17:45 > 18:30

Prout : Non !


DRI
EMP Stage
18:30 > 19:15

Eve : Alors ce groupe mais comment j'aime pas ! Genre, pas du tout, le sida des oreilles pour moi. Et ben là... Un des meilleurs concerts du fest pour ma part. Les mecs, malgré leur âge avancé et le soleil de plomb (oui oui même à 18h30), ils ont tellement envoyé du bois qu'on s'est pris des bûches dans la gueule (badum tss). Kurt Brecht a vraiment la classe, et du charisme à revendre. Le son est bon, devant, derrière, partout. La setlist est bien construite, et donne envie de secouer la tête même quand on connaît pas les morceaux (mon cas, donc). C'est tellement de la balle qu'en sortant, tu te sens obligé d'aller acheter un album et de faire semblant d'être un fan de la première heure. Promis, les gars, je dis plus jamais du mal de ce groupe ! Le pit est ultra violent, c'est la bagarre devant la scène. C'est noir de monde, et tout le monde kiffe. Y a même des gosses qui, casques sur les oreilles, secouent la tête aux côtés de papas ravis et enjoués. Le circle pit éclate et là c'est le bordel complet, les mecs kiffent, le groupe a l'air ravi et continue à nous donner tout ce qu'ils ont. Harald Oimoen est vraiment impressionnant : la ligne de basse a du caractère, et on sent que lui aussi. Merci D.R.I., vraiment. 

Ludwig : Comment te dire ça, j'suis venu un peu que pour eux et Toxic Holocaust en fait, donc inutile de dire mon report sera extrêmement partial parce que c'est un des putain de meilleurs groupes au monde ! A peine arrivée sur scène que la troupe entame Who Am I ? et alors mon slip fait une galipette et je redeviens une collégienne excitée en voyant son maître nageur en moule-burnes. Kurt Brecht semble un brin fatigué, pareil pour Spike Cassidy, les gugus sortent d'une grosse tournée, je comprends que ça tire un peu. Les morceaux défilent, Commuter Man, Syringes in the Sandbox, et là je deviens fou, Kurt, Spike et Harald Omoien pareil, D.R.I. est enfin réveillé, et ça devient la grosse bagarre, I Don't Need Society et Acid Rain s'enchaînent, on passe des périodes Punk Hardcore aux périodes Thrash Crossover du groupe avec une fluidité incroyable, le troupeau est chaud, les mandales pleuvent, tout le monde est converti, les coreux et les thrashouz s'unissent dans un pit dantesque que les musicos encouragent vivement ! Harald est déchaîné, sur Beneath The Wheel ses lignes de basses envoient tellement du pâté qu'elle me font trembler le fond de mes tripes et je sens ma salade mexicaine au thon qui fait du trampoline dans mon intestin grêle (les biologistes ou médecins me lisant voudraient m'acheter pour me battre), mais comment décrire un set aussi barbare, je vous plains tellement vous qui lisez ça sans avoir pu y être ! Kurt se déchaîne quand Thrashard arrive enfin, le public est en transe et Spike Cassidy a de nouveau 20 ans, le tout jeune batteur de D.R.I., fraîchement recruté, Brandon Karns semble apprécier tellement sa vie, il ne fait pas un faux pas et on pourrait presque croire qu'il a toujours été partie intégrante du line-up. Je ne saurais que dire de plus sans partir dans du gros léchage de fion de fan en ébullition, comme je l'avais dit, ce report est totalement partial, mais même, en étant un die hard fan du groupe je dois dire que c'est la meilleure prestation que j'aie vue des imbéciles sales et moisis.

Prout : La bagarre ! (Je vais pas répeter comme les copains, si ?!)


Iron Reagan
X Stage
19:15 > 20:15

Eve : Et allez, encore un groupe que je connais pas, t'façon ça va être pourri, j'ai pas envie d'y aller, c'est trop de la merde. Je traîne tout de même mon gros cul plein de cellulite jusqu'à la scène et observe de loin... Et là, violence ! Un son complètement Thrash m'assaille les oreilles, j'irais pas jusqu'à dire que j'apprécie, mais j'arrive pas à détester non plus, et ça me chiffonne. Les musiciens ont l'air d'avoir encore plus bu que moi (...!), non, en fait ils ont pas l'air, c'est le cas, et le public est d'une violence foutrement bagarreuse. Le set s'enchaîne tellement violemment qu'il en a le souffle coupé (oui bon je sais qu'un set c'est pas vivant, ça respire pas tout ça, c'est une métaphore m'voyez). Pensant venir pour la forme et repartir, je me surprends à rester presque tout le concert. Mais j'avoue que les coreux à casquettes qui se prennent des baignes dans le pit m'ont beaucoup aidée à apprécier le spectacle. 

Ludwig : Putain mais c'était tellement la grosse baston !! J'vous le dis franchement j'ai pris aucune note sur le groupe parce que je me suis battu comme un Spartiate sous lexomil tout le long du set, pas le temps de faire la baltringue de presse avec mon calepin d'inspecteur du FISC. Iron Reagan, comme son cousin Municipal Waste, suit un schéma simple et efficace, pas de délai de lancement, pas de fin progressive, le set est violent à crever de la première seconde à la dernière. Le groupe n'a beau avoir que 3 ans au compteur, ils sont tellement productifs que le set affiche des morceaux de toutes leurs sorties. Tout le public se transforme vite en immense déferlante humaine, même moi qui suis un beau bébé expérimente tout de même des états d'apesanteur. Le son est raw, il colle à l'image de Powerviolence qui émane d'Iron Reagan, Rob Skottis, Landphil Hall, Tony Foresta et Marc Bronzino se tire violemment la bourre sur scène, c'est un vrai putain de marathon, même Mike Muir fait pas autant de bornes pendant ses concerts, Ryan Parrish semble dégoûté d'être coincé aux fûts alors que tous ses petits copains s'amusent sans lui. Câlin mon pote. Big Up au moment où Rob Skottis tente de régler son ampli basse, ivre mort sur scène et manque de se gaufrer les gencives sur le drumrack, ça pose l'ambiance et le décor, on est saouls, mais comme il faut, suffisamment défaits pour être improbables mais sans être incohérents pour autant. Jelejur ! Un foutu putain de set, Iron Reagan ne déçoit pas, c'est même tout l'inverse, un groupe qui dépasse les espérances est aussi rare qu'appréciable.

Prout : Putain un des meilleurs shows de tout le fest ! C'est ouf comment je ne suis pas fan de Thrash Crossover de manière générale mais y a deux groupes, je suis obligé de baisser mon pantalon devant eux tellement c'est la teuf sur scène. Le premier, bien entendu, c'est Municipal Waste, qui a prouvé années après années qui c'étaient les bonhommes sur scène. Le second, c'est désormais Iron Reagan qui limite met à l'amende son papa. Toujours le cul entre deux chaises entre le Hardcore des chaumières et le Thrash Metal du grand frère, les Américains distribuent les mandales plus vite qu'un curé te filerait l'eucharistie, même si tu viens accompagné de ton ptit frère et ses copains du CP. Sur scène comme dans le pit c'était tellement vlà le merdier ! Entre les zicos raides à chier qui font n'imp', le public hétéroclite à souhait qui tabasse tout et la bonne ambiance sous-jacente, c'est avec un putain de smile que je passe ce putain de moment. Big up nigger !

Romain : Putain d’Iron Reagan ! Après les avoir vus le dernier jour du Hellfest à 10h30 pour un set d’uniquement trente minutes, mon envie de revoir les ricains sur une plus longue durée était grande ! Et c’est avec toujours autant de violence et de hargne que le groupe enchaîne les morceaux d’en moyenne 14 secondes devant un public hors de lui. C’est la bagarre générale dans le pit, avec circles, pogos incessants, slams de tous les côtés… Seule la présence de quelques coreux clichés en short-casquette fut à déplorer : je suis désolé mais non, prendre un circle pit à contre-sens tout en balançant ses poings partout, non, c’est juste pas possible. Ce souci mis à part, on profite de la violence du supergroupe de hardcore qui t’envoie une nouvelle claque dans la gueule  à chaque morceau. Rien à redire sur la prestation. Bon après, je vous avoue que j’ai pas trop orienté mon attention à ce qu’il se passait sur scène, trop occupé à survivre au milieu de la foule. Le temps passe vite et voilà qu’il ne reste déjà… Que deux morceaux ? Oui malheureusement le quintet se barre quinze minutes avant la fin de l’heure prévue, et comme je suis un blaireau qui ne sais pas lire correctement un running order, j’ai également loupé le premier quart d’heure du set. Ce fut l’instant tristesse pour moi, n’ayant finalement pas eu droit à un show plus long qu’au Hellfest. Mais bon, ce fut tellement intense que me plaindre serait mal venu ! Et puis s'ils avaient vraiment joué une heure on aurait eu droit à l'intégralité de leur discographie, et faut quand même en garder pour les autres fois. C'est avec la voix commençant à sérieusement fatiguer que je quitte la salle dégoulinant de sueur et sourire aux lèvres.

Shawn : Dur d’expliciter un ressenti sans tomber dans la redite de mes collègues, mais clairement ce live était l’un des plus aboutis du week-end : un groupe avec de l’énergie à revendre, des titres courts et percutants, des circle-pits, des dauphins gonflables, … Même sur scène tout le monde y donne de sa personne avec la magistrale chute de Rob Skotis (basse) devant un Tony Foresta hilare. Iron Reagan ne fera tellement pas dans la dentelle qu’il enchaînera 6 de leurs titres les plus courts sans temps mort. Par ailleurs, les Américains font preuve d’adaptation, et due à la présence de Cannibal Corpse à l’affiche, ça n’est finalement pas Skull Full of Maggots qui sera joué comme reprise mais Don't Tread on Me, de Cro-MagsMiserable Failure sera le point d’orgue du set avec un immense circle pit de rigueur ! Que du bonheur !!

Setlist :
I Won't Go 
Insanity Plea(se)? 
Close to Toast 
Cycles of Violence 
Obsolete Man 
Government Surveillance 
Tounge Tied 
The Living Skull 
Drop the Gun 
Spoiled Identity 
Zero Gain 
Miserable Failure 
Broken Bottles 
Your Kid's an Asshole 
In Greed We Trust 
I Ripped That Testament a New Asshole 
Paycheck 
Don't Tread on Me (Cro-Mags cover)
Four More Years 
Eat Shit and Live 


7 Seconds
EMP Stage
20:15 > 21:15

Prout :7 Seconds putain ! Le groupe il a genre 35 ans, et il envoie toujours la putain de purée sur scène ! Niveau Punk Rock à tendance Hardcore super rafraîchissant et fraternisant, on n'a pas mieux. Le public connaisseur est aux anges ça se voit, et il hésite pas à reprendre de plus belle les refrains et autres chœurs du groupe. C'est tellement trop comme ça que j'imagine cette scène, c'est trop les copains, la famille. Du coup même la tarlouze néophyte que je suis prend son pied grâce à cette putain de communication qu'arrive à prodiguer le chanteur. Dommage juste que le gratteux ait un T-Shirt H2O, parce que ce groupe c'est vraiment trop de la merde mais bon, ils ont joué 99 Red Balloons, leur tube cover du groupe allemand Nena des années 80', et leur cover de If The Kids are United de Sham 69, rien que pour ça je suis content.


Cannibal Corpse
X Stage
21:15 > 22:15

Eve : Direction la tête d'affiche de la soirée, dans la joie et la bonne humeur. Enfin... Presque. Quand t'es une gentille glameuse c'est quand même un peu un calvaire (mais que foutais-tu à l'Xtreme Fest dans ce cas, me diriez-vous, et vous n'auriez pas tort). Mais ça reste agréable à l'écoute, bien que le manque d'éclairage dû aux épileptiques sur scène est un peu ennuyeux. Enfin, agréable pendant quatre ou cinq morceaux, parce que, franchement, c'était assez difficile pour moi de faire la différence entre chaque titre. Le jeu de scène n'est pas vraiment développé, le chanteur peut s'avérer heureux d'avoir les cheveux longs sinon ben il se passerait un peu rien quoi. En plus il a pas de cou, c'est un peu perturbant. Mais au vu des fans, quand on apprécie bien le groupe, on zouke quand même vachement. Tout le monde a l'air content en sortant, alors ça doit être moi qui suit un peu trop critique. Sûrement.

Ludwig : Ah franchement c'était nul...  Entendons-nous bien, j'apprécie Cannibal, bien que puriste (ouais je préfère Barns et de loin mais bon, c'est plus possible de voir ça sur scène depuis longtemps) je dois dire que j'apprécie Georges Fischer, c'est un excellent chanteur, bien que ce soit un gros con (on est tous d'accord là-dessus). Enfin bref, le show commence, les lights sont nazes, on sait que Cannibal est un groupe d'épileptiques donc on les pardonne, et la densité sonore incroyable du groupe envahit la salle, un son tellement dense qu'on ne distingue pas du tout le jeu de basse, pourtant fantastique d'Alex Webster, je suis tristesse, Corpsegrinder entame sa classique danse du sèche-linge, au risque de sortir la même vanne moisie que tout le monde, franchement si il était chauve son jeu de scène serait considérablement amoindri. Bref le gros abrège toutes ses parties de chant, la densité indigeste du son rend difficile le discernement des pistes, même pour une oreille fine, on a quand même à un excellent Sentenced to Burn, et un Hammer Smashed Face dévastateur, mais le reste est relativement plat et manque vraiment d'âme, le jeu est très, très propre techniquement parlant, mais les musiciens manquent de conviction, on sent qu'ils s'emmerdent et qu'ils tournent en rond sur scène à rejouer constamment les mêmes morceaux. On sent que Cannibal entame sa descente dans l'oubli, les derniers albums s'essouflent, le jeu de scène du groupe prend la même direction, la fanbase reste folle, mais le reste du public, bien qu'ébahi de voir un groupe d'une telle ampleur semble peu convaincu.

Prout : Chuis venu, j'ai bu, je m'en souviens plus.

Romain : J'ai vu les quinze dernières minutes, c'était juste suffisant pour pas que je commence à m'emmerder, surtout que le son était loin d'être bon. Mais Mr Corpsegrinder sait motiver les troupes quand il s'agit de gueuler, piter, et surtout headbanguer. Même si, lorsqu'on a pas de cou, c'est plus simple de fouetter les mouches comme il le fait.

Setlist :
Scourge of Iron 
Demented Aggression 
Evisceration Plague 
Stripped, Raped and Strangled 
Disposal of the Body 
Sentenced to Burn 
Kill or Become 
Sadistic Embodiment 
Icepick Lobotomy 
I Cum Blood 
Make Them Suffer 
A Skull Full of Maggots 
Hammer Smashed Face 
Devoured by Vermin 


The Exploited
EMP Stage
22:15 > 23:15

Eve : Hum. Bon. C'est parti. The Exploited étaient vraiment attendus, c'est quand même des légendes de la vague punk 80's, et également des vendeurs de t-shirts et autres goodies très doués (oui, on avait tous ce mec dans notre collège qui avait un t-shirt The Exploited pour chaque jour de la semaine). C'est donc assez impatiemment qu'on les voit entrer sur scène. Et là, ben, c'est la déception... Outre le son extrêmement mauvais, les mecs n'ont de punk que la crête : ils se sont sévèrement mis au goût du jour, histoire de plaire à tout le monde. Et ça sonne limite HxC. Si si. Le jeu de scène est inexistant, et on peine à reconnaître les morceaux... On ne leur enlèvera pas, cependant, leur calme et professionnalisme : en effet, ils ont eu de sévères problèmes de micro à plusieurs reprises. Larsens dans la tronche, micro qui marche pas, changement de micro, ah ben il marche pas non plus, changement de micro, celui-là il marche une fois sur deux, je pourrais avoir un autre micro svp ? Bref, une galère pas possible, bien des groupes auraient arrêté le concert après ça, mais ça n'a pas été leur cas. C'est à peine s'ils ont interrompu le morceau. C'est vraiment le moment du concert où on retrouvera l'esprit punk : le son est à chier, c'est clairement merdique, mais on joue quand même parce qu'on s'en bat les couilles.

Ludwig : On continue sur la lancée de Cannibal Corpse, The Exploited n'a pas su raccrocher les armes à temps et font désormais partie de ces groupes qui ont un jeu parfaitement rodé mais qui le débitent sans grande conviction. Le set est d'une propreté impressionnante, c'est pas ce que j'attendais d'un groupe de Punk supposément sauvage et crasse. Concrètement sur scène on aurait du NOFX (oula comme je vais me faire haïr avec ça) mais la version british quoi. Ca n'empêche pas le public d'être en extase totale, le côté légendaire du truc reste fortement appréciable, les hymnes du Punk de seconde vague entraînent, et malgré mon scepticisme, je me laisse moi aussi emporter au rythme des tubes du groupe (mouarf). Mais je dois dire que j'ai mal à mon punk en voyant ça, le set est tellement téléphoné, les passages gentiment Hardcore de Fuck The System ne colle pas, trop actuel, je dois dire que j'ai vraiment été déçu par ce set, je vois tous les kids qui se saisissent communément de certains morceaux pour pouvoir les reprendre à leur fête de lycée. Bref, désolé, je chie sur votre groupe légendaire, mais j'analyse leur prestation avec honnêteté, et la déception est toujours indigeste. Dommage.

Prout : Beaucoup trop propre, beaucoup trop mou, beaucoup trop pro, beaucoup trop fait chier.

Romain : The Exploited je commence à avoir l’habitude de les voir vu qu’ils ont pas mal écumé les festivals français ces derniers mois. Et n’en déplaise à certains de mes collègues, je prends toujours mon pied. Ok le son était pas top, ok y a eu des problèmes techniques. Maintenant tacler le groupe parce qu’il vend des casquettes… Je crois avoir vu dans ma vie plus de t-shirts et produits dérivés à l’effigie des Ramones ou des Sex Pistols que du quatuor écossais. Bon ok, eux ils ne tournent plus, mais est-ce vraiment la question ? Bon, parlons musique, comme d’hab le punk rock des origines du groupe prend une tendance de plus en plus hardcore. Du coup le concert est violent sous tous les abords. Dommage que la pluie, ayant gagné en cette même violence de manière exponentielle à partir du dernier quart d’heure de set, ait dû l’écourter (et accessoirement fait annuler le dernier groupe en extérieur de la journée). Bon beh du coup c’est parti il y a plus de temps à perdre, Wattie Buchan fait monter tout le monde sur scène pendant le classique Sex & Violence, comme d’hab. Si je ne me lasse pas du show des Exploited d'un point de vue musical, je dois avouer que le manque de spontanéité dans le set commence à me déranger quelque peu : chacun de leurs concerts se déroule exactement de la même façon, sans une once de surprise. En fait le seul truc qui change vraiment c’est de compter le nombre de mecs épousant le sol après des tentatives désastreuses de stage diving. Autre déception, dûe à la diminution du set : on n’a pas eu l’occasion de gueuler un Fuck The USA. Dommage. Mais comme une bonne partie de mes pairs, j’assiste au concert jusqu’à la fin tout en moshant sous une pluie battante. Je suis trempé, je n’ai plus qu’envie de me poser, pas trop loin d’une buvette si possible, et tant pis pour Ensiferum, la journée est désormais finie pour moi. A présent, le sujet qui taraude mon esprit est de savoir si je vais retrouver ma tente au même endroit que là où je l’ai laissée et dans le même état…


Ensiferum
X Stage
23:15 > 00:15

Eve : J'ai un cerveau sélectif, qui a choisi de ne plus se souvenir de ce concert. Ou alors c'est à cause de l'alcool.

Prout : Putain les groupes à bignou j'en peux plus !!! Toute cette merde néopurulente d'Eluveitie, Arkona ou Korpiklaani, j'te foutrais ça au gnouf moi ! Mais c'est pas le cas forcément pour Ensiferum. Quoi, c'était pas le cas jusqu'à Unsung Heroes, premier album véritablement merdique de la part d'Ensiferum. Mais avant, avant, ils avaient cette violence un peu power qui faisait la différence, qui te donnait envie de partir à la guerre. Et les merdes lamentables qu'ils continuent à nous pondre ont doucement commencé à se faire sentir sur scène. Cette fois-ci c'était pas si horrible, mais j'étais bien sec, je pense que ça a joué dans la balance. Bref, Ensiferum nous a fait un show sorti d'usine comme ils font désormais, c'est à dire le truc chirurgical, sans âme, qui passe car ils le font bien, comme un mec travaille bien à sa chaîne de montage à l'usine. Niveau spontanéité on repassera, mais si on aime Ensiferum, comme on aime rouler en Megane, on se sentira à l'aise et rassuré par ce confort de l'inaventure. Heureusement qu'il y a les copains pour foutre la merde parfois hein ?!

Shawn : Que l’on s’entende bien, j’adore Ensiferum. Le groupe est l’un des rares à avoir gardé l’état d’esprit originel sans tomber dans la facilité du pagan pouet pouet festif. Et malgré un dernier album loin d’être à la hauteur, sur scène c’est toujours un show de qualité. Il en sera de même encore une fois, mais alors … PUTAIN C’EST QUOI CETTE SETLIST DE MERDE ?! … Où sont passés les titres cool ?  Où sont les Tales of Revenge, et les Guardians of Fates ? Et bordel, pourquoi avoir retiré la culte Iron ou One More Magic Potion ? A la place, le groupe nous propose des titres pour moitié de leur nouvel album à la qualité décriée : mauvaise idée. Les quelques titres de From Afar sauvent heureusement la mise (From Afar et Twilight Tavern). Coté scénique, comme toujours, c’est Sami Hinkka à la basse, qui se charge de l’ambiance, le bougre arpentant la scène en long et en large avec ses mimiques et autres grimaces. En retrait, Emmi suinte comme d’habitude l’ennui  à plein nez, la pauvre claviériste semblant s’emmerder ferme. De l’Ensiferum des grands jours malgré une setlist difficile à comprendre… Reste plus qu’à espérer de meilleurs titres pour leur passage dans le coin à l’automne !


7 Weeks
EMP Stage
00:15 > 01:00

Shawn : Météo France l’avait pourtant prédit… La pluie et les orages étaient attendus en soirée. Et malgré une relative clémence des cieux jusqu’à présent, c’est bien pendant le set d’Ensiferum, qu’il s’est mis à pleuvoir à grosses gouttes. Un orage de chaleur, des éclairs et une pluie dense, une météo évidement non adaptée à la tenue d’un concert sur la scène extérieure. On a pensé un moment que 7 Weeks pourrait peut-être jouer sur la scène intérieure en s’installant directement après Ensiferum mais il n’en sera rien. On a même pensé un instant que le groupe limougeaud pourrait prendre le créneau de Rise of the Northstar, mais ça ne sera pas non plus le cas. Fin du festival donc pour cette journée de samedi, le public rejoignant le camping sous une pluie n’invitant pas à la fête … Il semble en revanche que le groupe soit d’ores et déjà prévu pour l’an prochain, c’est toujours ça !

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