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dimanche 19 juin 2011 - U-Zine

Hellfest 2011 - Dimanche (jour 3)

Open air - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

DIMANCHE 19 JUIN

Liste des groupes commentés :

Audrey Horne - Zuul FX - Impureza - Turisas - SUP - Last Days Of Humanity - Atheist - The Ocean - Firewind - Arkona - Orphaned Land - Duff McKagan's Loaded - Tsjuder - Pain Of Salvation - Cavalera Conspiracy - Kylesa - Grave - Anathema - Grand Magus - Morgoth - Black Dahlia Murder - Judas Priest - Korpiklaani - Electric Wizard - Therion - Ozzy Osbourne - Hawkwind - Opeth - Kyuss Lives! - Dark Tranquillity

Audrey Horne
Mainstage 2
10H20 > 10H50

David > Le jour se lève, j'émerge dans ma tente, et une musique bien sympatoche m'accompagne dans mon éveil... "C'est quoi ça?" Ce sont les Norvégiens de Audrey Horne qui délivrent une musique bien rock'n'roll qui donne la pêche comme il faut! Le réveil est tout de suite plus facile... Mais du coup j'aurais bien aimé y être! Raaa, pourquoi les journées de festival ne commencent-elles pas à midi?

Zuul FX
Mainstage 1
10H55 > 11H25

GazaG > Super dur le lever du Dimanche ! Du coup je passe sans trop de motivation devant Zuul FX. Les mecs sont tout le contraire de moi : réveillés, motivés, motivant, tout en avoinant. Au niveau musical, je trouve ça « mouais », je n'arrive pas à rester accroché des chansons entières, dommage. Mais il faut quand même reconnaître que lancer un pit à 11h00 du mat', un dimanche, au Hellfest, et avec succès, ce n'est pas donné à tout le monde. Donc bravo à eux.

Eternalis : C’est avec les doux français de Zuul FX que nous débutons ce troisième jour de festival. Et autant dire que les parisiens n’y vont pas avec le dos de la cuillère en matière de brutalité puisque l’entame est un peu soutenue pour nos cervicales après deux jours intenses.
Le groupe entame au pied levé « The Maze » du dernier opus puis un dantesque « Here is Pure Hatred » tiré de leur meilleur album « Live Free or Die ». Steeve est imposant et charismatique au chant, dans une forme olympique, tandis que Karim distille sans soucis ses cartouches ciselées et puissantes, derrière un mur de son pachydermique.
Le groupe fout une ambiance du tonnerre, en continuant avec un « Beat the Crap Out...» et ses « Fuck Off » royalement brutal et en ramenant de plus en plus de monde des coins du site.
Trente petites minutes pour apprécier de la qualité des parisiens sur scène, qui remercieront chaleureusement un tel accueil pour un dimanche matin. Une bien belle prestation pour débuter la journée…à refaire, mais en club, et en forme !

Shawn > Arrivé sur le site du festival et je vois de loin ce grand blond sur scène ... J'regarde mon planning : SUP. Bordel il ressemble vachement à Steve Petit, c'est pas SUP sur scène ?! Ah bien, c'est grand temps de se réveiller, c'est bien Zuul FX qui ouvrira la Mainstage1 en lieu et place de Sup initialement prévu. Ca tombe bien, j'aime pas SUP ! Ne connaissant que mal Zuul, je ne reconnaitrai que le dernier titre I8U, qui fait toujours autant d'effet en live avec les années.

Impureza
Rockhard Tent
10H55 > 11H25

David > Foutue panne de réveil! Oui je sais, c’est facile comme excuse, mais mon réveil a vraiment pas sonné. Du coup, j’ai facile loupé 10 minutes du show des frenchies d’Impureza sous la Rock Hard, que je ne voulais pourtant absolument pas louper (ceux qui suivent se souviendront peut-être que « La Iglesia Del Odio » fut mon album de l’année 2010) ! C’est sur « Besar La Mano Del Infame » que j’arrive dans une tente déjà bien remplie pour l’heure, et que dire à part qu’Impureza ne m’a pas déçu. Les mecs sont très motivés par un public déjà bien réactif à leur brutal death sauce flamenco, et leur style particulier passe avec brio l’épreuve du live !

Le truc dont j’avais un peu peur, c’est qu’à l’instar de pas mal de groupes aux sonorités différentes, des samples soient joués sur scène. Que nenni, la guitare flamenco est bel et bien là et c’est le guitariste Lionelito (me fait toujours marrer ce pseudo) qui lâche sa guitare électrique pour des sonorités plus olé olé sur l’intro de « Las Iglesias Del Odio » ou « La Checa Del Perverso ». Evidemment, tout cela n’empêche pas le groupe de proposer un brutal death qui avoine bien comme il faut, soutenu par un batteur très à l’aise techniquement ! Le son bien que pas excellent, permet de profiter de la musique d’Impureza qu’elle soit brutale ou plus romantique. Un bien bon moment qui s’achèvera sur le morceau d’ouverture de l’album, « El Gitano Maldino », et laissera une très bonne impression à l’audience, d’après les retours que j’ai eu suite à cette prestation. J’espère sincèrement que ces gars se feront connaître davantage, ils le méritent vraiment !

Turisas
Mainstage 2
11H30 > 12H00

GazaG > Une bien belle fosse attends Turisas à 11h30 … qui ne commencera qu'à 11h40, super les mecs (je ne sais pas à qui revient la faute donc je préfère cracher sur tout le monde, en l'occurrence : « les mecs »)
On aura le droit à 20 minutes qui passeront trop vite. Quel dommage ! L'alchimie entre le groupe et les spectateurs ne demandait qu'à monter en intensité. Côté son, ce n'est pas trop mal, on arrive, avec un certain effort néanmoins, à distinguer tous les instruments. Saleté de MainStage 2. Niveau musique à proprement parlé, c'est assez carré. Les nouvelles compos se feront un peu poussives lors de l'épreuve du live (où est passé Stand Up And Fight ?), alors que les classiques passent comme papa dans maman. Dans l'ensemble un bon concert, parsemé de petites déceptions . Attention Turisas, tu ne dois pas te reposer sur tes lauriers et tu dois arriver à l'heure (aussi).

Shawn > Turisas, c'était clairement le principal groupe que j'attendais en ce dernier jour. J'imaginais déjà entendre en live des titres comme "Rasputin", "As Torches Rise" ou encore "The March Of The Varangian Guard" et "Stand Up And Fight" de leur dernier album. Alors que les fans se bousculent déjà devant la Mainstage 2, le groupe traîne à arriver sur scène une attente d'une 10aine de minutes qui a amputé d'autant de temps leur set. Ainsi, le groupe ne jouera que 4 titres, dont certes les très bons et incontournables "To Holmgard and Beyond" et "Battle Metal" mais aussi de deux titres de leur dernière production, et malheureusement pas les deux meilleurs titres. Enorme déception pour ma part, un set bien trop court, seulement 4 titres dont deux passables ... Scéniquement c'était pourtant bien sympa mais le public est clairement resté sur sa faim ... Dommage.

Setlist :
To Holmgard and Beyond
Take the Day!
The Great Escape
Battle Metal

SUP
Mainstage 1
12H05 > 12H45

Rone > Enfin! Enfin j'ai pu voir SUP! Certes, un concert aux alentours de midi MAIS sur une grande scène, c'était devenu chose inespérée pour les fans du combo si l'on prend en compte leur rareté scénique. Setlist satisfaisante et professionnalisme ambiant ont comblé la majorité des spectateurs présents. Comment ne pas se laisser emporter par un Pain Injection ou un The Cube? Un éveil des sens tout en douceur en somme.

Setlist :
Intro
March of the Neovocyts
Deliverance
Bangs in My Head
Pain Injection
Ex-Animo
4TX.31B
The Cube

Last Days Of Humanity
Rockhard Tent
12H05 > 12H45

Caacrinolas > Dire que l’annulation et les raisons de l’annulation d’Anal Cunt au Hellfest m’ont chagriné n’est qu’euphémisme, il y avait alors à l’époque peu de chances d’avoir un remplaçant qui me ferait plus d’effet que la bande à feu Seth Putnam. Et pourtant, le Hellfest l’a fait…ils ont fait venir ni plus ni moins que l’un des plus gros groupes qui soit en matière de Goregrind, j’ai nommé : Last Days Of Humanity. Alors oui j’étais enthousiaste, voir même heureux mais bizarrement je n’attendais rien du groupe en live, de par les quelques échos et vidéos que j’avais pu voir dans le passé. Oui mais tout ça c’était sans compter sur le fait de voir le groupe avec un tout nouveau line-up. Et alors que j’attendais sagement de voir à quelle sauce j’allais être mangé par le groupe… voilà que le groupe commence son set par… « Born To Murder The World » rien que ca, inutile de dire que ça vous lance un set, et si en plus de ça vous avez un son convaincant (oui oui un son convaincant pour LDOH c’est possible), un groupe qui tient la route scéniquement et une set liste de porc bah c’est la claque assurée. Je n’attendais donc rien et je repars au final avec un très bon moment en poche, et visiblement je n’étais pas le seul. Reste à voir le groupe en club maintenant.

David > En cette fin de festival, les organismes commencent à s’épuiser, je decide donc que Turisas ne vaut pas la peine que je me bouge de la Rock Hard. Honnêtement, Last Days Of Humanity sur album, j’aime pas du tout. C’est donc par simple curiosité (et aussi par manque de grind) que j’assiste à la prestation des Néerlandais. Heureusement, LDOH sur scène, c’est pas si dégueu que je le pensais ! Est-ce parce que le son était étonnamment bon ? Ou parce que le groupe avait décidé de jouer ses morceaux les plus audibles, les plus « dansants » ? Un peu des deux, en tout cas le résultat est là : j’ai kiffé et l’appel du pogo n’a pas été long à se faire ressentir.

Bon, faut reconnaître qu’un atout inattendu était présent pour le plaisir des yeux : le nouveau bassiste du groupe est une bassiste, Mélanie, et très agréable à regarder avec ça (pourquoi je parle pas un mot de Néerlandais moi…) ! Même si une nana dans un groupe de goregrind, forcément ça incite certains mâles aux suggestions les plus salaces. A noter la présence à la guitare de Roel Nijdam, Monsieur Anal Penetration himself, qui m’a rappelé mes fous rires devant ce one man band au Lille Winter Grindfest. Si on ajoute le vocaliste assez furieux, on a de quoi faire un bon concert de grind qui fait du bien par là où il passe ! Le public en redemandera d’ailleurs alors que le groupe avait déjà commencé à ranger son matos… Les Hollandais reviendront pour un rappel de deux morceaux à la grande satisfaction des fans. Bonne surprise !

Hraesvelg> Gruiiiiiik !!! Troisième matin, troisième agression sonore, même si il s’agit là de la moins sauvage : ça blast à fond par moment mais le son de lavabo qui émane du « chanteur » aplati quelque peu la violence musicale. Le son est franchement bon, pas trop fort et les basses si gênantes semblent avoir quitté la Rock Hard. Mention spéciale au gros boxon qui semble régner dans l’esprit de ces gens, du genre « on remballe et puis en fait non, on fait des rappels, ou pas ? ».

Shawn > Un des groupes que j'écoute depuis des années avec parcimonie (oui parce que au bout de 10 minutes, on en a rapidement marre) et je m'attendais à un concert complètement barré, foufou et avec des titres ultra brutaux dans le genre tentative de faire le max de bruit en le minimum de temps. Au lieu de ça, j'ai trouvé un groupe fade, peu mouvant, avec des titres mous du genou en comparaison à leur rendu sur album. Grosse déception.

Atheist
Mainstage 2
12H50 > 13H35

David Atheist était un des groupes que j’attendais le plus, étant un grand fan de leurs deux premiers opus, “Piece Of Time” et “Unquestionable Presence”. Ce qui semble être le cas de beaucoup de monde dans la fosse, si j’en crois les réactions du public de la Mainstage 2. Les Floridiens en ont d’ailleurs bien conscience, puisqu’une grande part de la setlist sera consacrée à ceux deux offrandes. C’est donc sur le morceau éponyme « Unquestionable Presence » qu’Atheist balance la sauce. Et là, c’est le drame. Pourquoi le monde est-il si cruel ? Pourquoi le son a-t-il été si bon sur beaucoup de groupes pour se vautrer lamentablement sur THE formation de death technique ? Trop de basses (beaucoup trop !) et pas assez de guitares, c’est déjà raté pour avoir un excellent show.
Car oui, malgré un leader charismatique et qui ne joue pas d’un instrument, c’est pas chez Atheist qu’il faut chercher un concert foufou, l’intérêt était bel et bien dans le son. Pourtant, ça joue et ça joue même très bien, puisque les instrumentistes interprètent les morceaux les plus techniques à la perfection ! Les compos de dernier album (« Second To Sun », « Live And Live Again ») passent plutôt bien, mais on finit quand même par avoir du mal à supporter ce son. Un show loin d’être inoubliable en tout cas, j’espère pouvoir revoir ce groupe dans de meilleures conditions.

GazaG > Mon concert du Hellfest. Mon moment à moi. Ma déception à moi.
Pourquoi, non mais sérieusement ; Pourquoi à chaque fois que le Hellfest programme un groupe de Death Technique le son est-il mauvais ? Déjà l'année dernière avec Necrophagist, le son était exécrable. Avec Obscura ça cassait pas des briques non plus. Là, même tarif mais en MainStage. Il faut que les mecs de la régie comprennent une chose : il faut MONTER les grattes bordel ! Baissez le reste, on s'en fou ! Un vrai coup de gueule parce que c'est vraiment foutre un concert en l'air. Bon sinon, le reste.

Avec JupiterAtheist à créé à lui seul deux écoles. Les déçus, et les contents. Je fais parti de cette seconde catégorie. Du coup pour moi, les nouvelles compos passent plutôt bien alors que les anciennes font l'unanimité dans la fosse, relativement clairsemée. Peut-être la faute au son ou peut-être que les gens s'en foutent d'Atheist. M'en fous, ça fait plus de place. Le groupe communique bien avec le public, nous contant que c'est leur concert de 2007 en ce même lieu qui leur à donné l'envie de refaire un album (c'est beau hein ?). Le set est vraiment carré, aucun pain sur les solos et ça file vite (pour peu qu'on connaisse la chanson afin de trouver les guitares). En résumé, un super show d'Atheist, à mettre à la poubelle. A revoir dans un bien meilleur endroit.

Setlist :
Unquestionable Presence
On They Slay
Second to Sun
Mineral
Live and Live Again
Retribution
Mother Man
Piece of Time

The Ocean
Terrorizer Tent
13H30 > 14H10

David > Fatigué, j’ai décidé aujourd’hui de pas faire le warrior. Quand j’ai vu le monde agglutiné devant la Terrorizer pour The Ocean, j’ai même pas cherché à rentrer. Et vu (ou plutôt écouté) de l’extérieur, ça avait l’air vraiment cool. Un son excellent, une ambiance forte perceptible de l’extérieur… Mais j’ai bien fait de pas entrer à l’intérieur, car la setlist était axée uniquement sur les deux derniers albums du combo, qui m’horripilent. Sauf que voilà, il y eut « For The Great Blue Cold Now Reigns » (ou « Orisirian » pour les pointilleux, mais je préfère prendre les sous-noms : c’est vrai quoi, dans “Precambrian” comment on fait pour se souvenir des noms qui se ressemblent tous ?) Et vu le son énorme que le groupe avait (j’étais à l’extérieur de la tente donc c’était peut-être pas pareil pour le public de la Terrorizer), j’ai juste pris un pied monstrueux. Rien que pour ce morceau, le show valait la peine d’être écouté.

Setlist :
Anthropocentric
The Grand Inquisitor I : Karamazov Baseness
Swallowed by the Earth
Orosirian
The Origin of Species
The Origin of God

Firewind
Mainstage 1
13H40 > 14H25

Eternalis : Une des grandes attentes en matière de power de ce week end, et l’attente sera globalement récompensée, même si on retiendra peut-être plus l’intensité d’HammerFall la veille. La faute à un son parfois capricieux, et un Apollo emmêlé dans le câble de son micro plusieurs fois, et à la peine au début sur « The Ark of Lies » et « Head Up High ».
A part ça, Gus G est un tueur des plus charismatiques, beau gosse en diable, se démenant d’un bout à l’autre de la scène en jouant toujours à une vitesse ahurissante de précision et de dextérité, en soli ou rythmique. Quand à Bob Katsionis, égal à lui-même, il alterne la guitare et les claviers avec une facilité déconcertante…vraiment impressionnant. A noter que le batteur présent était, si je ne me trompe pas, l’actuel bassiste de Nightrage…à vérifier.
Sinon, la setlist piocha dans chaque opus, entre le lourd et puissant « Set the World on Fire », le speed « ‘till the End of Time », les singles explosifs et ayant foutu une ambiance d’enfer « Tyranny » et surtout l’ultra connu et hymnique « Falling to Pieces ». S’ajoutera aussi le plus vieux « I Am Anger » des familles pour compléter une set-list courte mais efficace.
Un groupe affable, proche de son public, souriant et heureux d’être là…on en oublierait presque que à ce moment de la journée, sous le soleil brulant du dimanche, la fatigue commençait sérieusement à se faire sentir et que les jambes devenaient très lourdes…

Orion > En attendant le set d'Orphaned Land, je regarde de loin le show des Grecs. Je dois dire qu'en live, c'est nettement meilleur que ce que j'en avais entendu en studio et devant la qualité globale des compositions, je me suis demandé si je n'avais pas écouté un mauvais album du groupe. A approfondir.

Setlist :
The Ark of lies
Head up High
Mercenary Man
World on Fire
Gus G.guitar solo
Till the End of Time
I am the Anger
Falling to pieces
The Fire And The Fury
 

Arkona
Rockhard Tent
13H40 > 14H25

GazaG > Énorme set de la part des Russes (pour peu qu'on aime le Pipo Metal) ! Pas besoin d'écrire un pavé : un son de bonne qualité, couplé à des musiciens carrés qui communiquent. Rajoutez à cela une fosse super motivée, qui danse et félicite chacune des chansons de la formation, et vous obtenez un super concert, tout simplement.

Hraesvelg> Une fois de plus, voir les russes sans instrumentiste c’est toujours une petite déception. Une fois de plus je suis resté scotché par la qualité de la section rythmique. Une fois de plus Masha a démontré ses qualités de frontwoman et de chanteuse, modulant les sentiments au fil d’une musique riche en rebondissement. Le public, important, démarre au quart de tour. Grosse ambiance pour un set joué carré devant un public conquis d’avance. A bientôt !

Shawn > Malgré ma passion pour le folk/pagan, je n'ai jamais réellement accroché à Arkona sur album. Sur scène, on ne peut que s'incliner devant la puissance scénique et musicale dont fait preuve la formation russe. Avec une Masha "Scream" très en voix, on ne peut qu'être impressionné par la performance vocale de ce tout petit bout de femme ! Comme pour Skyforger, le public sera particulièrement réactif et se permettra des danses improvisées. Fort bon moment.

Orphaned Land
Mainstage 2
14H30 > 15H10

David > Retour en Mainstage 2 pour un show d’Orphaned Land qu’on pourrait résumer en deux mots : amour et communion. Le groupe a volontairement choisi les morceaux les plus à même de faire intervenir le public (« The Kiss Of Babylon », « Sapari ») et ce dernier répond magnifiquement bien aux sollicitations de Kobi Fahri, le vocaliste de la formation toujours aussi en voix et charismatique, habillé tel un gourou (ou Jesus, c’est comme vous voulez). Applaudissements, reprise des airs les plus connus, sauts ou tout simplement mouvements du bras de gauche à droite, la foule est en totale symbiose avec le groupe et ça fait sacrément plaisir !

Le son est nettement meilleur que pour Atheist plus tôt dans la journée, sans atteindre des sommets il n’empêche pas de suivre le concert. La seule chose qui m’a déçu sur ce concert, c’est les samples. Encore, que le chant féminin soit samplé je peux le comprendre (quelque part, dommage que la danseuse qui vient sur quelques morceaux ne soit pas aussi la chanteuse), mais les guitares orientales le sont aussi ! Etait-il impossible de faire comme Impureza plus tôt le matin, accrocher l’instrument à un pied pour que le guitariste alterne entre l’’électrique et l’orientale ? Je ne pense pas, en tout cas ça enlève un peu le côté immersif.
La non présence des morceaux les plus longs (et les plus intéressants) de la formation est aussi dommageable de ce côté, mais c’est plutôt un parti-pris de la part des Israëliens : privilégier les compos accrocheuses pour faire monter l’ambiance, plutôt que montrer de quoi est réellement capable le groupe. On peut le comprendre, d’autant qu’à voir les réactions du public, c’est un parti-pris gagnant pour Orphaned Land. Reste le message porté par la formation, résolument pacifiste, à l’image de Kobi et la danseuse brandissant les drapeaux Israëlien et Libanais en disant « We’re all brothers and sisters ». Christine Boutin aurait sûrement apprécié.

Orion > Il ne fallait pas être dans les premiers rangs pour ce concert, vous m'auriez entendu chanter faux bien comme il faut. La setlist était très classique mais l'énergie et l'amour que met le groupe dans sa musique viennent compenser cette très légère déception. Orphaned Land est un groupe prônant la Paix et l'Amour et il est impossible de ne pas être réceptif au message des Israëliens qui ont une nouvelle fois sorti un grand show fédérateur comme peu de groupes peuvent le faire. Il n'y a qu'à juger par les bras en l'air dans la foule entière (de la scène à la table d'ingé) sur la reprise du riff d'« Ornaments Of Gold » (vérifiez sur la vidéo d'Arte). Impressionnant. On regrettera que le groupe joue avec des samples pour les instruments et la voix féminine mais bon, en configuration festival, on ne peut pas vraiment les blâmer.

En tout cas, Orphaned Land a offert autant d'amour à son public qu'il en a reçu en contrepartie et c'est bien le principal.

Rone >Vive la vie!

Setlist :
In Thy Neverending Way (Epilogue)
The Kiss of Babylon (The Sins)
Birth of the Three (The Unification)
Olat Ha'tamid
Sapari
Ocean Land (The Revelation)
Thee by the Father I Pray
Norra el Norra (Entering the Ark)
Ornaments of Gold

 

Duff McKagan's Loaded
Mainstage 1
15H15 > 16H05

John> Ayant raté l’édition précédente et donc par la même occasion Slash, il me tardait de voir un ex-Guns N’ Roses sur scène, à défaut de les voir réunis. Premier concert qui m’intéressait vraiment ce dimanche et hélas ce vu vraiment moyen. Rien à dire sur la prestation d’un groupe carré comme il faut, mais musicalement, il faut avouer que ce n’est pas bien terrible. Mais on retiendra surtout cette reprise de « It’s So Easy » des Guns ! Putain je l’aurai enfin eu en live ! Et rien que pour ça, je ne regrette pas d’être resté devant Duff et son Loaded.

Setlist :
Executioner's Song
We Win
Dead Skin
Dark Days
Seattlehead
Sick
Follow Me to Hell
Your Name
Lords of Abbadon
Attitude (Misfits cover)
It's So Easy (Guns N' Roses cover)

Tsjuder
Rockhard Tent
15H15 > 16H05

Caacrinolas > Ni plus ni moins que LE concert que j’attendais le plus du hellfest, voir peut être même de l’année. Après 5 ans d’absence c’était bel et bien au Hellfest que se faisait le premier concert de reformation de Tsjuder, et bizarrement ça s’est presque pas vu. Un trio qui retrouve immédiatement ses automatismes, un son un peu fort mais qui se retrouvait convenable selon là où se plaçait mais surtout que des tubes « Lord Of Terror », « Kill For Satan » L’excellente « Ghoul » et cerise sur le gâteau « Sacrifice » de Bathory en toute fin de set devant un public en transe. Inutile de dire que Tsjuder est bel et bien de retour et quand on voit ce que donne les deux nouveaux morceaux joués ce jour là le prochain album ne laissera aucune place aux compromis.

David > « No Synthesizer, No Female Vocals, No Fucking Compromise »! Un programme alléchant pour les méchants Norvégiens de Tsjuder. Un programme respecté à la lettre qui m’aura mis une méchante baffe ! Le trio joue un black metal 100% Satan et surtout 100% bourrin, le tout avec un excellent son, bien agressif ! Enfin, quand je dis 100% bourrin, ne pensez surtout pas que Tsjuder se limite à du blast non-stop ! Car en plus d’avoir un frontman/bassiste charismatique et un guitariste bien dynamique, les affreux ont un batteur, Christian Svendsen, qui possède un feeling rock’n’roll bien séduisant ! Ça apporte une touche assez groovy au concert, qui finalement comporte pas mal de passage black’n’roll ou black/thrash, ce qui n’est pas pour me déplaire bien au contraire !

Ce feeling contraste assez avec l’ambiance voulue par le groupe, qui est très froide, « evil » j’ai envie de dire. Les Norvégiens sont terriblement haineux (heureusement, pour jouer une telle musique !) quand ils jouent leur musique, et respectueux en dehors, face à un public qui semble prendre autant son pied que moi, à en juger les acclamations. Et pour mettre un public même néophyte dans sa poche, que joue un groupe de black metal ? « Sacrifice » ! Cette cover de Bathory a tellement été entendue dans n’importe quel concert de black qu’on est difficilement surpris à l’annonce de ce morceau… mais qu’est-ce que c’est efficace ! De quoi parfaitement achever cette prestation intense. Faudra vraiment que j’me choppe les albums moi…

Hraesvelg > Bordel ! Dire que j’avais fait une croix sur la possibilité de voir le groupe en live. C’eut été dommage, d’autant que les fiers pratiquants de « True Nowegian Black Metal » ont tout annihilé : haine intacte et agression sonore manifeste malgré une disposition des lieux éloignant le groupe de ses fans. Anti-Christian assure le show dans son style unique. Le son est impeccable, la prestation sans faille. Pour le reste, pas évident de mettre des mots sur des sensations très particulières.

Rone >Vive la mort!

Shawn > Putain de merde, voilà du true black metal sans compromis, sans voix féminine et sans clavier comme le dit explicitement leur crédo. Un vent froid venu de Norvège, avec le corpse paint, les bracelets à clou et une musique black métal de haute qualité. Le regard des bassiste et guitariste en dit long sur la haine qu'ils instaurent dans leurs titres. L'ambiance est froide, austère, presque pesante, l'alchimie idéale pour un grand concert de black metal. Notons par ailleurs la technique de batterie plus proche du frappé heavy metal que du blast habituellement utilisée dans le black métal. Un grand moment.

Pain Of Salvation
Mainstage 2
16H10 > 16H55

GazaG > Totalement passé à côté du groupe. Pourtant j'ai essayé d'entrer dans leur univers, mais rien n'y a fait, la mayonnaise n'a pas pris. Les gars sur scène ont pourtant l'air motivé, même si le public reste mitigé tantôt "mouais" tantôt subjugué . Le Progressif, ce n'est pas fait pour moi.

Orion > Le pinacle du festival comme l'a si bien dit Daniel Gildenlow, le chanteur-guitariste-maître à penser pour qualifier son groupe face à un public plus curieux qu'autre chose. Le groupe n'est encore que trop peu connu dans la sphère Metal alors qu'il est une référence absolue du Rock Progressif.

Si j'avais raté ce concert, j'aurais été très déçu. Très très déçu même. Je m'attendais à un show classique avec de l'« America », du « Inside », de l'« Undertow » et du « Handful Of Nothing ». Je me suis totalement fourvoyé. A la place que des titres que je n'ai jamais entendu en live à l'exception du classique et magnifique « Ashes ». « Linoleum » et « No Way », c'était logique puisque je n'avais pas encore vu le groupe en concert depuis la sortie Road Salt One. « Ending Theme » et « Idioglossia », j'espérais secrètement les voir un jour mais pas aujourd'hui. D'ailleurs, pour la petite histoire, je me demande si les gens ont tilté et ont été gênés par le fait qu'« Ashes » et « Idioglossia » aient quasi le même refrain (concept oblige). Ma plus grosse surprise fut ce final sur l'exceptionnelle (et je pèse mes mots) « The Perfect Element ». Un très grand moment de Musique que ce titre de dix minutes que je ne pensais plus voir en live.

Pain Of Salvation aura été le premier groupe à se produire sur la mainstage à réussir à créer une ambiance, un quasi silence par moment comme j'en avais vu seulement pour Triptykon (mais sous la Rock Hard) jusque là. Je ne fais que le répéter mais ne rater pas ce groupe en live. Une amie que j'ai croisée en larmes juste après le concert en ferait autant.

"I've reached The Perfect Element"

Setlist :
Remedy Lane
Of Two Beginnings
Ending Theme
Linoleum
Ashes
No Way
Idioglossia
The Perfect Element


 

Cavalera Conspiracy
Mainstage 1
17H00 > 18H00

Caacrinolas > Alors oui j’ai vécu le concert en faisant la queue pour mon sandwich poivrons/Bœuf épicé mais sérieux il serait temps de tirer sur la corde de cette façon… Max est plus que fatigué sur scène, il n’a plus de voix, il joue sur…2 cordes et les reprises de Sepultura j’en parle même pas tellement c’était honteux pour le groupe. Quand je vois Kisser continuer de refuser une reformation avec le line-up original que les moutons de fans bornés réclament comme pas permis, j’espère juste une chose c’est qu’il reste sur ces positions et qu’on ne subisse pas ça un jour. Laissons les légendes là où elles sont.

GazaG > Cela va devenir une tradition : « Chaque année au Hellfest vous aurez droit à du Sepultura, même si ce n'est pas eux ». Max est de retour au Hellfest avec CC. Les nouvelles compos sont plus ou moins bien accueillies par le public, alors que les classiques marchent toujours. Mais ces classiques sont de plus en plus poussifs et de moins en moins efficaces. Ce que je veux clairement dire, c'est que Max à besoin de vacances. Niveau gratte, ça peut passer, mais niveau voix, sur une chanson comme Roots Bloody Roots, c'est un massacre. Du coup un concert bien mitigé, entre la découverte de nouveaux titres sympas, et la désillusion de Max.

John> C’est devenu incontournable (hélas ?), la famille Cavalera et affilié était de retour encore une fois au Hellfest. Après un show plutôt convaincant en 2008 (« Arise » quoi !!), Cavalera Conspiracy est de retour ! Mais on le sait tous, Max Cavalera n’est plus que l’ombre de lui-même ! Pour l’avoir vu maintes et maintes fois en concert, la descente est de pire en pire. Même si le bon esprit et ce côté familiale sont très sympathiques, le père Max fait de plus en plus de peine à voir. Le concert en lui-même reste correct, bien que les titres de ce second opus m’auront ennuyés comme jamais, revoir un « Territory » ça fait toujours plaisir.
On notera la présence des deux plus jeunes enfants de la tribu Cavalera pour la reprise de Nailbomb, venu foutre un gros bordel sur scène. Mais s’il y a bien quelque chose à retenir de cette prestation c’est bel et bien Marc Rizzo, guitariste phénoménal sur qui se repose le groupe.

Orion > A peine le show de Kylesa terminé que je me dirige vers la mainstage me placer pour voir Anathema et j'aurais la poisse d'assister au dernier morceau. La poisse car le son est ignoble. Je reconnais le début de « Roots Bloody Roots » et arrivé au break, je ne reconnais plus rien, une chanson de ce standing complètement gâchée, c'est honteux.

Shawn > 2008 Cavalera Conspiracy, 2009 Soulfly, 2010 Sepultura et enfin 2011 Cavalera Conspiracy de nouveau. Pas une année de Hellfest où je n'aurai entendu les mythique "Roots Bloody Roots" ou "Refuse/Resist". Malheureusement pour le père Cavalera, c'est avec Sepultura que j'ai le plus pris de plaisir. Quoi qu'il en soit, la formation Cavalera & Co nous offrira une poignée de titres de leurs deux albums ainsi que des bon vieux morceaux de l'époque Sepultura. On notera l'excellent Territory que je n'attendais pas du tout. Comme à son habitude depuis des années, Papa Cavalera se déplace toujours en famille à l'image de son fils Ritchie qui viendra assurer les voix sur Black Ark et mini-Igor qui prendra la place de son ongle Igor (vous suivez ?) sur Cockroaches, reprise de Nailbomb. Globalement, même si le groupe a toujours autant de succès (et j'en veut pour preuve la marrée de slammeurs), musicalement et scéniquement Max Cavalera n'est plus que l'ombre de lui même se contentant de gratter une corde à vide pendant que Rizzo fait tout le travail. Ce dernier est véritablement pilier du groupe et il y a fort à parier que sans lui, Cavalera Conspiracy et Soulfly ne seraient plus. Mitigé donc.

Setlist :
Warlord
Inflikted
Sanctuary
Terrorize
Refuse/Resist (Sepultura cover)
Territory (Sepultura cover)
The Doom Of All Fires
Killing Inside
Blunt Force Trauma
Ultra-Violent
Black Ark (with Ritchie Cavalera on second vocals)
Cockroaches (Nailbomb cover) (with Little Igor on drums)
Roots Bloody Roots (Sepultura cover)

Kylesa
Terrorizer Tent
16H10 > 16H55

Orion > Enfin je verrai Kylesa dans une formation complète. On se rappelle du traquenard en 2009 où le groupe avait joué sans son chanteur-guitariste Phil Cope, retenu à la douane. On est donc rassuré de le voir sur scène, les cheveux courts. On déchante un peu quand sa guitare fait des siennes avant même le premier riff. Une minute plus tard, deux notes résonnent mais pas n'importe lesquelles, celles de la fabuleuse « Don't Look Back » que je n'attendais pas d'entrée. Ce titre pose parfaitement l'ambiance d'un show qui fera la part belle aux deux derniers albums du groupe, Static Tensions et Spiral Shadow pour mon plus grand bonheur. Le son laisse un peu à désirer et Laura a du mal à se faire entendre alors qu'elle semblait plutot à l'aise vocalement. Certains reprocheront aux groupes son manque de communication mais cela me semble aller de paire avec le spleen de la musique, très introspective qui serait brisé par de longs discours. Le show des Américains est très maitrisé, rien n'est laissé au hasard, tout s'enchaîne à merveille. Peut être que ça manque un peu d'esprit Rock'n'Roll. C'est tout ce que je peux reprocher au groupe ce jour là.

Setlist :
Don't Look Back
Unknown Awareness
Said And Done
Tired Climb
Distance Closing In
Bottom Line
Forsaken
Crowded Road
Running Red
Scapegoat
Hollow Severer

Grave
Rockhard Tent
17H10 > 18H00

David > Avec tout ce que le death Suédois a apporté au metal, ça aurait été une honte de ne pas avoir un seul représentant de la scène au Hellfest! Sauf que Grave ne possède pas le même son mélodique que ses compatriotes : Grave, c’est du death old school bien plus burné, gras, caverneux, que la plupart des groupes de la scène Scandinave. Je dirais même plus bourrin que les groupes de death qui ont foulé cette même scène les deux jours précédents (Bolt Thrower, Possessed). Et pour ainsi dire, je suis un grand fan du culte « Into The Grave ». Alors quand après l’introduction, les Suédois ont entamé « Deformed », je suis parti en live total, me laissant porter par l’appel du pit !

Grave sort encore de bons albums, mais en live s’appuie surtout sur ses perles passées, en fait surtout une : pour ses 20 ans d’existence, quasi tout l’album « Into The Grave » a été joué, et dans l’ordre s’il vous plaît (enfin, pour la fin je ne me souviens plus trop)! Voir s’enchaîner à la suite des tueries comme « Deformed », « In Love », « For Your God » ou encore « Obscure Infinity » aura été un très grand moment pour moi. Autant dire que je n’ai pas ménagé mes efforts durant les 50 minutes de show ! A noter également la présence du très lourd « Rise », qui se fond très bien dans la setlist. Le son est bien gras, le public répond présent et le combo Suédois est très motivé. Ola Lindgren, seul membre d’origine et frontman du groupe, s’est entouré d’un bon line-up puisqu’on sent des mecs bien impliqués, headbanguant à tout va et n’hésitant pas à haranguer la foule : encore une leçon de death metal dans la gueule !

Hraesvelg > Bizarrement, je me suis grave fait chier (désolé) alors c’est peut être l’effet post Tsjuder, la fin du fest qui s’approche, trop de brutalité qui tue la brutalité, mais le cœur n’y était pas. Le principe de jouer un album en entier et dans l’ordre, pourquoi pas … le frontman s’en amuse en faisant mine de chercher le titre de « la chanson numéro 5 ». Les mecs sont bien dedans, ça avoine, le public lâche tout donc je reste jusqu’à la fin mais plus pour l’ambiance que pour la zique en elle-même.

Setlist probable :
Intro
Deformed
In Love
For Your God
Obscure Infinity
Hating Life
Into The Grave
Extremely Rotten Flesh
Haunted
Day Of Mourning
Inhuman
Banished to Live

Anathema
Mainstage 2
18H05 > 18H55

Orion > Anathema, ça faisait longtemps tiens. Je les avais quittés fatigués et le moral dans les chaussettes en février lors de la tournée française, je les retrouve en pleine possession de leurs moyens avec une grosse banane comme seul un album comme We're Here Beacause We're Here peut en offrir dont le groupe ne jouera que quatre morceaux (bah oui, j'étais habitué à l'entendre en entier). Le groupe fidèle à son bon goût a choisi de nous offrir les quatre meilleurs morceaux allant même jusqu'à jouer « Dreaming Light ». A coté, quatre classique les accompagneront avec toujours ce firmament atteint avec « Closer » qui fout dans une transe pas possible à chaque fois. Le monde autour de moi n'existe plus dès que j'entends ses notes. « A Natural Disaster » et Lee Douglas arriveront à me foutre les frissons presque comme la première où je l'avais en live et « Fragile Dreams » permettra au public de bien se défouler. Il est juste dommage que le son était trop rempli de basses, ce qui a empêché le groupe d'atteindre les sommets qu'il atteint en salle.

Dernière question aux spécialistes : C'est moi ou ce n'était pas Les Smith aux claviers ? Il m'a semblé beaucoup plus jeune.

Setlist :
Thin Air
Summernight Horizon
Dreaming Light
Closer
A Natural Disaster
Deep
A Simple Mistake
Fragile Dreams

Grand Magus
Terrorizer Tent
18H20 > 19H05

David > Merde alors, pourquoi j'avais coché ce groupe sur mon running-order déjà? Ah oui, j'avais vu sur le net qu'il s'agissait de doom/stoner. Bah en fait, c'est du heavy metal avec le chant qui va bien avec et que je déteste. Les fans auront sûrement apprécié, moi j'ai juste trouvé ça chiant comme la mort. Deux morceaux et zou, on va se positionner dans la Rock Hard pour Morgoth.

Setlist :
Kingslayer
Like The Oar Strikes The Water
Silver Into Steel
I, The Jury
Hammer Of The North
Ravens Guide Our Way
The Shadow Knows
Iron Will

Mr. Big
Mainstage 1
19H00 > 20H00

Eternalis : LE concert hard du week end ! La claque et la classe absolue réunie au cœur de la mainstage 1 pour le grand retour des vétérans new-yorkais d’Eric Martin, Paul Gilbert et la superstar Billy Sheenan, toujours aussi allumé derrière sa basse. Duo flamboyant et d’un niveau technique venu d’ailleurs, le guitariste et le bassiste se paient le luxe de partir en improvisation totale dans des délires que seuls eux peuvent comprendre devant des fans ébahies.
Débutant de la manière la plus traditionnelle qui soit avec le désormais culte « Daddy, Brother, Lover Little Boy », Mr.Big met d’entrée le feu au hellfest avec un son puissant et clair où la moindre note est distinctible. Eric est très en voix et n’hésite pas à faire chanter le public de ci et là. Le fameux solo des perceuses sur ce premier morceau n’est pas oublier et c’est avec un certain bonheur que l’on peut enfin voir « en vrai » ce soli si caractéristique et unique des deux ovnis (15 ans qu’ils n’étaient pas venu en France !). «Green-Tinted Sixties Mind » poursuit avec son intro légendaire et magnifique, avant d’entendre quelques morceaux du nouvel opus, à savoir « Undertow » et le plus sauvage « American Beauty », qui passe allègrement le cap de la scène. « Colorado Bulldog », rapide et destructeur à souhait, nous rappelle au bon souvenir d’une agressivité rare chez les américains, et surtout que ces gars là peuvent sortir n’importe quoi de leur instrument respectif. « Alive & Kickin » apportera un petit brin bluesy au show avant l’inévitable « Shy Boy », rouleau compresseur par excellence chanté par Billy puis un mythique « Addicted to That Rush » initié par les délires de chaque musicien, puis repris en chœur des dizaines de fois par une foule aux anges.
Un moment inoubliable du festival, joué par les plus grands et nobles musiciens qui soient, sincères et souriants, et en aucun cas à un seul moment condescendant ou égocentrique…un bien moment de rock n’roll au sens large du terme, comme le métal nous en offre trop peu. C’était en ce début de soirée, qu’il fallait en profiter…

Setlist :
Daddy, brother, lover, little boy
Green-Tinted Sixties Mind
Undertow
American Beauty
Alive And Kickin'
Road to Ruin
Shy Boy (David Lee Roth cover)
Around the World
Take A Walk
Billy Sheehan solo
Paul Gilbert solo
Colorado Bulldog
Price You Gotta Pay
Encore:
Addicted To That Rush
Baba O'Riley (The Who cover)

Morgoth
Rockhard Tent
19H10 > 20H00

David > Les fans de death metal avaient vraiment un programme en béton cette année au Hellfest : en ce dimanche, pour ceux qui n’ont pas encore été rassasiés par les Hail Of Bullets, Grave et autres Bolt Thrower, il restait encore les Allemands de Morgoth. Le meilleur pour la fin ? S’il n’y avait pas eu Bolt Thrower la veille, j’aurais certainement dit oui ! Reformé pour quelques dates afin de fêter les 20 ans de « Cursed », les teutons devaient logiquement nous réserver une setlist 100% axée sur les débuts du groupe : pas de surprise donc, mais un pied intégral lorsqu’on entend l’introduction de l’album culte retentir sous la Rock Hard Tent…

Dans la logique des choses, « Body Count » prend la suite et c’est la baffe : merde alors, ce groupe a vraiment été séparé plus de 10 ans ? Thilo Melies (guitariste) et Mark Reign (batteur) donnent l’impression d’avoir toujours été là, et les membres d’époque ont retrouvé leurs 20 ans ! Mais un homme planait littéralement sur scène ce soir : c’était Marc Grewe, le vocaliste de Morgoth.

Je tiens à le préciser direct pour qu’il n’y ait pas de malentendu : je suis pas gay ni groupie de Morgoth ni quoi que ce soit d’autre ! Mais je suis littéralement tombé sous le charme, aussi bien vocalement que scéniquement, du frontman Allemand. Du début à la fin, il arpente la scène, harangue vigoureusement le public, son pied de micro dans les mains, tape du poing dans le vide si bien qu’on se dit que le mec, même sans être actif en groupe, n’a jamais dû se trouver bien loin des pits ! Scéniquement épatant ! Et encore si ce n’était que ça… mais vocalement, la prestation de Marc Grewe a été MONSTRUEUSE ! Un chant éraillé différent du growl, carrément old school, et une puissance vocale assez hallucinante !

Il faut dire aussi que le son de Morgoth ce soir-là était phénoménal : chaque instrument rendait parfaitement, et avec un son à la fois old-school et d’une clarté très agréable. La setlist, elle continue d’arpenter l’album « Cursed », mais également les démos qui l’ont précédé (« Pits Of Utumno » et en final le dévastateur « White Gallery » !). Dur de choisir avec Bolt Thrower, mais le groupe teuton a peut-être la meilleure prestation de death metal du week end en fin de compte…

Setlist :
Cursed
Body Count
Exit To Temptation
Travel
Resistance
Suffer Life
Pits Of Utumno
Burnt Identity
Sold Baptism
Isolated
White Gallery

Doro
Mainstage 2
20H05 > 20H55

Audrey W. > Doro nous arrive toute rayonnante sur scène en compagnie de ses acolytes. Ils nous délivrerons un très bon set, soutenu par un public bien réceptif et réactif.
 


Setlist :
Intro
Earthshaker Rock (Warlock cover)
I Rule the Ruins (Warlock cover)
Burning the Witches (Warlock cover)
Running From The Devil
Night Of The Warlock
Metal Racer (Warlock cover)
Für Immer
True as Steel (Warlock cover)
Hellbound (Warlock cover)
Burn It Up
All We Are (Warlock cover)

Black Dahlia Murder
Terrorizer Tent
20H50 > 21H40

GazaG > La Terrorizer est blindée à l'arrivée de TBDM. Et les Américains se sont pas foutus de notre gueule. Du début à la fin, ça avoine sévère. C'est rapide, incisif, et sans temps mort (ou juste un pour faire la promo du dernier bambin : Ritual). Le son est assez bon, même si on cherchera de temps en temps les riffs de la guitare mélodique. Les musiciens sont content d'être là et le montrent bien. Des pistes de Ritual seront mises en avant, et passeront très bien le test du live, alors que les classiques sont toujours aussi monstrueux sur scène. La foule demandera un rappel, mais pas de ça au Hellfest (à part si on s'appelle Mayhem). Une bien belle prestation des Américains.

Setlist :
A Shrine To Madness
Everything Went Black
A Vulgar Picture
Moonlight Equilibrium
Malenchantments of the Necrosphere
Statutory Ape
Necropolis
What A Horrible Night To Have A Curse
Miasma
I Will Return
Funeral Thirst
Blood in the Ink

Judas Priest
Mainstage 1
21H00 > 22H25

Caacrinolas > Après avoir malheureusement raté Morgoth mais pour la bonne cause (Interview de Tsjuder) c’était devant les légendes de Judas Priest que le festival continuait son bonhomme de chemin. Alors oui je l’avoue je n’ai jamais été un grand fan de Judas et c’était plus par curiosité que j’allais voir ce concert. Et même si je ne suis pas un gros amateur d’heavy j’ai tout de même passé un très bon moment, Rob Halford ça reste quand même une sacrée voix et ça montre qu’on peut avoir la classe même avec une dégaine digne des pires backroom. Puis merde « Breaking The Law » « Painkiller » et « Hell Bent For Leather » (avec la Harley sur scène s’il vous plait) enchainés c’était quand même bonnard.

Hraesvelg > Première et certainement dernière fois que j’aurais pu approcher le « Metal God » et sa troupe et bordel, il y en a qui vieillissent bien et qui donnent des leçons de maitrise aux petits jeunes : voix unique et non trafiquée, guitaristes à bloc, riffs tranchants, solos enlevés ! Rob Halford est véritablement impressionnant : alors que certains courent de long en large sur scène, lui l’arpente en marchant : LA Grande Klasse ! Et que dire de son arrivée en Harley pour les rappels, il fallait viser juste pour ne pas risque la chutte ! Et l’enchainement des 4 derniers titres est tout bonnement phénoménal ! Très grand moment, qui devait normalement marquer ma fin du fest … mais parfois le destin en décide autrement et rien ne m’avait préparé à ce qui allait arriver ensuite.

Eternalis : The King is Died, Long live the King ! Les maitres du metal ont tiré en ce dimanche soir du Hellfest une révérence honorable à 40 ans de carrière, avec un Rob Halford étonnement en voix, un Glen Tipton aux petits oignons et un petit nouveau à la six-cordes impressionnants de vélocité et de simplicité dans ses épaules de remplaçant de (excusez du peu) KK Dowing. Et on peut dire que le jeunot s’en est tiré à merveille tant il a paru être détendu et livrer ses torpilles comme sur des roulettes. Entre vieux morceaux issus même de « Rocka Rolla », classiques inestimables à la « Breaking the Law », « Hell Bent for Leather » (et sa fameuse entrée sur Harley Davidson), l’archi attendu « Painkiller » (que ce pauvre Rob ne parvient tout de même plus à chanter décemment tant il est technique…), la sublime « Blood Red Skies » et son solo déchirant de près de trois minutes, le mythique « Night Crawler » ou encore le plus récent « Angel of Retribution », le Priest a livré une prestation de haute volée et a surtout fait vivre avec honneur la légende qu’il est aujourd’hui.
Alors certes, il est temps de raccrocher, entre un Ian Hill constamment caché derrière la fumée ou un Rob Halford justement bien terne parfois, et se privant de communiquer pour se concentrer sur ses vocaux, réalisés un peu comme un robot (courbé en deux). Mais ne boudons pas notre plaisir…nous avons vu un grand Judas Priest ce soir là, et c’est sur l’hymne « You've Got Another Thing Comin' » chanté et rechanté par la très massive foule s’étant rassemblée sur les deux mainstage réunies pour l’occasion, que le concert pris fin dans un déluge de lights et de pyrotechnie. Un grand moment chanté à l’unisson, comme on les aime tant en festival. Un instant fédérateur…

Orion > Une des dernières possibilités de voir ce groupe mythique en concert. Je suis donc resté du début à la fin et je dois vous avouer que je me suis bien fait chier. Non pas que le groupe ait réalisé une piètre prestation mais la musique n'arrive pas à me pénétrer (seul Hraesvelg y arrive) jusqu'aux dernier morceaux du set. La mélodie de « Breaking The Law » arrive à casser ma carapace et je me surprends, dès lors, à bouger la tête. Puis après, quand tu ajoutes « Painkiller » et « Hell Bent For Leather » avec Rob qui arrive avec sa harley, c'est juste trop la classe.

Rone >Cela faisait 40 ans qu'ils existaient et c'était leur tournée d'adieu. Concert à ne rater sous aucun prétexte donc! Ce fut un très grand moment que de conclure sur une prestation de cet accabit. La voix du Rob perfore encore les tympans de son audience ainsi que les solos de guitares servis sur un plateau d'argent. Rares sont les concerts de Heavy Metal auxquels j'assiste mais celui-ci restera gravé sur du marbre dans mon panthéon metallistique.

Shawn > N'ayant entendu que Breaking the Law et Painkiller, j'ai visiblement loupé un grand moment étant donné les échos très positifs suite à leur prestation. Quoi qu'il en soit, une entrée en Harley sur Hell Bent for Leather, ça vaut tout l'or du monde ! Classe, très très classe !

Setlist :
Rapid Fire
Metal Gods
Judas Rising
Starbreaker
Victim of Changes
Never Satisfied
Night Crawler
Beyond the Realms of Death
Blood Red Skies
The Green Manalishi (With the Two-Pronged Crown)(Fleetwood Mac cover)
Breaking the Law
Painkiller
------
Hell Bent for Leather
You've Got Another Thing Comin'

Korpiklaani
Rockhard Tent
21H35 > 22H25

GazaG > Pour donner une idée de l'ambiance sous la tente : si le concert s'était déroulé dans un pub Open Bar, la fosse serait passée de sobre à coma éthylique en l'espace de 2 chansons. Comme d'habitude, le Pipo Metal de Korpiklaani fait mouche. Des danses improvisées sur plus de 15 mètres (« Non, mais non, on n'est pas en Bretagne, on ne peut pas danser comme ça » ; « Ta gueule et vient ! »), petit pogo devant, gestes improbables au fond, on aurait pu faire un documentaire animalier sur les habitants de la RockHard. Niveau musique, le groupe ne prend pas spécialement de risque, restant dans un Koorpiklani très « classique ». De mémoire on a eu le droit à Tequila du nouvel album, très bien accueillie. En fait tout à été bien accueillis, tant les Finlandais ont dégagé une énergie positive. Un bon moment de fête, avant d'aller reprendre des forces.

Electric Wizard
Terrorizer Tent
22H10 > 23H00

Shawn > Ne connaissant que bien peu le groupe, c'est purement par curiosité artistique que je me suis aventuré dans une Terrorizer Tent bondée et surchauffée. La masse compacte empêchant tout mouvement, c'est donc de très loin que j'ai suivi le concert d'Electric Wizard. Un concert tout en intensité, en nuance, en ambiance, avec un fond de scène sur lequel sont projetés tout type d'images représentant l'homme et sa condition. Musicalement, j'ai pris une claque.

Självag > Le Wizard en concert, ça plait ou ça plait pas. Personnellement, c'est la seconde fois que je les voyais cette année, et ils m'ont encore ensorcelé. Comme d'habitude une experience unique, un grand voyage, aidé par un son lourd et planant. Justin est en voix, et une fois de plus, aucun pain ne sera à reprocher. La setlist est simplement énorme, un peu plus best-of que celle de la dernière tournée française concentrée sur le dernier album Black Mass. J'avais beau m'attendre à une grosse baffe, j'en ai eu une bonne dizaine ! Follow the Wizard !

Setlist :
Satanic Rites of Drugula
The Nightchild
The Chosen Few
Return Trip
Dopethrone
Funeralopolis
Witchcult Today

Therion
Mainstage 2
22H30 > 23H20

Orion > Je n'avais pas vu Therion depuis le changement de line up (le concert pour les vingt ans à Paris), j'y avais laissé un Cris Johnsson plutôt sobre et je le retrouve, trois ans et demi plus tard, extravagant, habillé en chef d'orchestre. La setlist, festival oblige, sera constituée de classiques avec même la reprise d'Abba, « Summernight City » en final et de deux morceaux du petit dernier Sita Ahra. En fait, seul la présence d'« Abraxas » me surprendra beaucoup mais passera l'épreuve avec brio. Le trio de chanteur, Snowy Shaw (lui aussi très extravagant), Tomas Vikström qui connaitra de gros problèmes de micros sur « The Blood Of Kingu » (le micro ne marche que par intermittence) et Lori Lewis est juste époustouflant. J'ai plus de réserves pour Linnéa Vikström qui n'apporte rien à la musique du groupe.

Eternalis : Les suédois avaient la lourde tâche de passer derrière le pape du métal en personne et c’est sans contexte qu’ils ont relevé le défi dans un genre, il est vrai, quelque peu différent.
Théâtral au maximum, Therion, c’est pas moins de huit musiciens sur scène, avec ses deux choristes et les chefs d’orchestre que sont Thomas Vickström et Snowy Shaw, juste derrière un Cristopher Johansson tout souriant et visiblement heureux de faire partie de la fête.
Profitant en plus de la nuit, les lights prennent une ampleur supérieure pour un spectacle visuel magnifique (une danseuse arabisante viendra même sur scène le temps d’un morceau). On regrettera néanmoins quelques soucis de son, particulièrement Thomas étant coupé constamment au micro sur « The Blood of Kingu » tant et si bien que l’on ne l’entendait pas la moitié du temps.
Mis à part cela, les suédois maitrisent la scène et auront livré beaucoup de morceau de l’époque « Theli » / « Vovin », en laissant pas mal de côtés leur album plus récent, mis à part un petit « The Perennial Sophia » et deux morceaux du dernier opus, à savoir « Hallequin » et « Kali Kuya pt III ».
Un concert un peu trop court pour un groupe de la trempe de Therion, qui n’aura casé que peu de morceaux en cinquante petites minutes, et auront eu la lourde tache de passer derrière une légende vivante. Un bon concert, mais une petite sensation de manque, autant de temps que de titres. A revoir…en tête d’affiche cette fois !

Setlist :
The Blood of Kingu
Cults of the Shadow
The Rise of Sodom and Gomorrah
Hellequin
Abraxas
Ginnungagap (The Black Hole)
Kali Yuga, Pt. III
To Mega Therion
Summer Night City (ABBA cover)
 

Ozzy Osbourne
Mainstage 1
23H25 > 00H55

Caacrinolas > J’aurais réellement aimé voir Electric Wizard mais rien que devant le monde qui était déjà en dehors de la Terrorizer j’ai sincèrement eu la flemme de me frayer un passage au milieu de tous. Ce qui nous amène donc au bouquet final du fest : MONSIEUR Ozzy Osbourne. Alors oui Ozzy ressemble davantage à une momie qu’autre chose sur scène, oui au niveau de la voix c’est plus la folie d’antan, oui il bouge plus des masses mais sérieux qu’est ce qu’on s’en fout. Voir des titres comme « Mr.Crowley » « Bark At The Moon » ou « Mama I’m Coming Home » et qu’en plus de ça il nous sert la crème de Black Sabbath y’a plus à tortiller du cul pour chier droit. Donc oui scéniquement parlant ce n’était pas la joie mais voir tout le monde chanter d’un seul homme sur « Iron Man » ou headbanguer en même temps sur « Paranoid » ça c’était juste parfait et une magnifique façon de finir un week end qui s’est encore une fois déroulé sans aucun accroc.

John Ozzy ! La tête d’affiche que j’attendais le plus ! Après un concert absolument somptueux et énorme en septembre dernier à Bercy, il me tardait de revoir le prince des ténèbres. Une heure et demi de set, de tubes où le public chante à l’unisson, Ozzy est grand. Même si vocalement et physiquement il était moins en forme qu’à Bercy, le concert fût tout de même excellent, quel pied de réentendre ces vieux Sabbath ou encore les classiques « Bark At The Moon » ou « Crazy Train ».

Orion > Il est vieux, gâteux, n'a plus sa voix mais Ozzy reste Ozzy mais voir sur scène des « War Pigs », « Iron Man », « Paranoid » et même des « I Don't Know », « Crazy Train », ça n'a pas de prix surtout qu'Ozzy a toujours le chic pour bien s'entourer entre les anciens de la maison Rob Zombie, Tommy Clufetos et Blasko, Adam Wakeman (fils du célèbre Rick Wakeman, membre de Yes ayant joué sur l'album Sabbath Bloody Sabbath) et bien sur Gus G. De la crème qui en fait juste ce qu'il faut sans tomber dans la caricature comme sur « Rat Salad ». Une heure et demi de concert qui en paraissent trente. Un vrai bon moment.

Shawn > L'apothéose, pas moins que ça. Voir Ozzy Osbourne un jour, ça relevais presque de l'utopie, du rêve ... Et pourtant. Quel concert mes amis, une setlist parfaite, tapant aussi bien dans les classiques de Black Sabbath que dans Blizzard Of Ozz. Merde quoi, on a quasiment le top du top de la discographie d'Ozzy, le fin du fin dont la majeur partie était déjà présente sur le live à Budokan, LA référence ! Accompagné d'excellents musiciens, c’en n'est que meilleur. Il faut reconnaître qu'à ce niveau là, le Madman a su y faire, après Randy Rhoades, Zakk Wylde, voici donc à la guitare Gus G. Alors que je suis personnellement un pro-Wylde, je n'ai qu'à m'incliner devant la fraîcheur du jeu du leader de Firewind. Son solo de guitare sera à ce titre bieeeeeeeeen meilleur que la chiure sonore que nous a sorti Zakk la veille. Ceci dit, Gus G a gardé beaucoup du gimmick de son prédécesseur tels que les harmoniques sifflées ou certains arrangements propre à Zakk Wylde.

Il faut reconnaitre, comme me le fera remarquer les quelques habitants de Clisson qui étaient juste à coté de moi et à qui j'ai expliqué en fin de concert la portée d'un titre comme Paranoid, Ozzy est un leader scéniquement à la ramasse. Beh c'est pas faux ... Heureusement qu'il est bien entouré car seul, malgré son aura et son influence sur la scène métal actuelle, il est totalement dépassé. Plusieurs fois, il nous aura fait le coup typique : je décroche le micro du pied, je me dirige vers la droite, j'ai fait 3 pas mais je me demande ce que je fous là, demi-tour, je reviens remettre le micro sur son pied. Heu ... lol ? Quoi qu'il en soit, son aura formidable doublé au talent de ses musiciens, et j'ai eu l'impression d'être dans le DVD de Budokan l'espace d'une heure et demi avec une setlist à chialer. J'en veux encore putain ... Long live the king.

"I CANT FUCKIIIING HEEEEAR YOUUUU !"

Setlist :
I Don't Know
Suicide Solution
Mr. Crowley
Bark at the Moon
War Pigs (Black Sabbath)
Road to Nowhere
Shot in the Dark
Rat Salad (Black Sabbath) (with guitar and drum solos)
Iron Man (Black Sabbath)
Fairies Wear Boots (Black Sabbath)
I Don't Want to Change the World
Crazy Train
-------
Mama, I'm Coming Home
Paranoid (Black Sabbath)

Dark Tranquillity
Rockhard Tent
23H25 > 00H25

Audrey W. > Dark Tranquillity sera le dernier groupe du festival que j'aurais vu, j'étais complètement morte mais j'ai beaucoup aimée leur prestation, le chanteur toujours aussi révolté traversant la scène de par en par, en toute somme grosse énergie, a revoir encore et encore !

Setlist :
At the Point of Ignition
The Fatalist
Lesser Faith
Misery's Crown
Monochromatic Stains
Iridium
Focus Shift
Dream Oblivion
Lost To Apathy
ThereIn
Final Resistance
Terminus (Where death is most alive)

Hawkwind
Terrorizer Tent
23H30 > 00H30

Hraesvelg > Par un hasard, qui n’existe pas mais que je m’explique mal, qui fait les grands moments, je me suis retrouvé sous la terrorizer à attendre, au niveau de la console du son pour bénéficier d’un rendu optimum, que les veterans legendaires de Hawkwind daignent apparaître. A l’image de certains groups que je ne serais peut être pas allé voir pour eux même, l’un des grands intérêts du Hellfest c’est, à mon sens, d’offrir à côté d’une programmation plutôt extrême ce genre de groupes de légendes. Certains s’en plaignent, je m’en réjouis et je profite. J’ai toujours aimé la musique et la démarche du groupe, de ce que j’en ai entendu, qui malgré une image bien space ne me semble pas convenir à ces odieux déjointés, leur musique étant un peu trop speed et les guitares trop présentes pour être véritablement planante. Toutefois la puissance hypnotique délivrée par le groupe est bien réelle, et j’en ai fait les frais : alors que je regardais le ballet des étonnantes danseuses mélé à la projection de formes évolutives, je suis complètement parti (certainement victime collatérale de l’enfumage généralisé de la tente) emporté bien loin des sphère terrestres. La redescente a été plutôt rude, et a légitimé mon départ avant même la fin du set : je me sentais souillé, saloperie de musique psychédélique. Très grand moment, expérience unique quoique un brin « spéciale ».

Opeth
Mainstage 2
01H00 > 02H00

John> Quoi de mieux qu’un concert d’Opeth pour clôturer ce 6ème Hellfest ? Rien ! Opeth a livré un concert absolument magnifique où l’ambiance était vraiment spéciale, un brin de mélancolie dans l’air. Un « In My Time Of Need » à vous filer le coup de blues, avant un final en apothéose avec « Master’s Apprentices » et l’envoûtant « The Drapery Falls ». Un set qui m’aura filé la chair de poule et la larme à l’œil, c’est tout retourné et rêveur que je regagne ma chambre d’hôtel, à l’année prochaine !

Orion > Les jambes sont très lourdes, le dos fait souffrir et les yeux se ferment tout seuls. Je regrette la programmation ce soir là car je n'ai pas pu apprécier le show comme il fallait. Il faut dire que les gars bourrés au Sky qui parlent à coté de toi sur un titre comme « Face Of Melinda », ça n'aide pas à l'immersion. Beaucoup de grands moments surtout quand un titre comme « Master's Apprentices » est joué mais je ne suis pas ému comme je le devrais. Même les surprises « In My Time Of Need » et « Hex Omega » auront du mal à m'atteindre. Je suis vraiment déçu mais ce n'est en aucun cas la faute du groupe (ou l'on retrouve l'ancien claviériste d'Yngwie Malmsteen, Joakim Svalberg) et d'un Mike, toujours aussi drôle (« J'espère que avez apprécié notre première partie, Ozzy Osbourne »). Je me rattraperai à Paris en novembre prochain.

Setlist :
The Grand Conjuration
Face of Melinda
The Lotus Eater
In My Time Of Need
Master's Apprentices
The Drapery Falls
Hex Omega

Kyuss Lives!
Terrorizer Tent
01H00 > 02H00

Självag > Putain, Kyuss ! Quel concert phénoménal ! On aura même pas remarqué l'absence de Josh Homme, tant le son de guitare est semblable à son jeu. Les fans ont eu ce qu'ils voulaient : des classiques reproduits à la perfection par un groupe emmené de front par son chanteur mythique John Garcia. La setlist est telle que tout le monde la désirait, un pot pourri des meilleurs morceaux. Les fans ont le sourire, moi y compris. On en ressort les yeux plein d'étoiles, quelle belle façon de conlclure cette édition 2011 qui aura été vraiment géniale au niveau des concerts.

Setlist :
Gardenia
Asteroid
Freedom Run
Thumb
One Inch Man
Molten Universe
Whitewater
El Rodeo
100°
Supa Scoopa and Mighty Scoop
------
Odyssey
Green Machine

Cradle of Filth
Rock Hard Tent
01H00 > 02H00

Eternalis : le voici donc enfin…le tant attendu dernier concert de ce festival, alors que la fatigue commence sérieusement à tirer les jambes et broyer les épaules.
Entre Opeth et Cradle, vous comprendrez que mon choix fut fait en l’honneur des anglais, avec l’espoir que toutes les mauvaises langues à propos du berceau de Dani ne soient que foutaises égoïstes. Et bien…
Comment dire ? Non le son n’était pas le problème, si ce n’est que les soli de Charles Hedger étaient inaudibles, malgré le fait que Dani se soit plus occupé à engueuler son ingé son qu’à regarder le public sur les trois premiers morceaux…il se foutait de nous ? C’est franchement l’impression que cela donnait, d’être le spectateur d’une répétition où rien ne semble allé comme monsieur le désirerait. Techniquement, le groupe est carré de chez carré mais entre les pucelles hystériques au premier rang, le manque de présence de musiciens qui visiblement n’étaient pas d’humeur et une intensité proche du néant, je peux vous dire que du troisième rang où je me tenais, je n’étais pas bien secoué…le vide sidéral.
Dani n’a jamais réussi à insuffler ne serais-ce qu’un soupçon de folie, d’envie dans son set…et ce n’est pas sa nouvelle coiffure coupée court avec les cheveux orange qui me fera dissiper cet effet de voir un groupe pas du tout concerné par ce qu’il fait (et pourtant, il a très bien chanté). Dès lors, l’effet est d’autant plus grave lorsque l’on regarde la qualité presque jouissive de la setlist, à savoir un morceau par album. Le pur bonheur, entamé par un « Funeral in Carpathia » (qui, vu la tête des jeunes, leur était inconnu) puis par le furieux enchainement « Honey & Sulfur » et « Lilith Immaculate ». Cradle continuera avec « Nymphetamine Overdose » mais, faute de goût, se contentera de la version single à mon grand dam (saccage commercial quand tu nous tiens…et cette claviériste ne sachant pas chanter…). « Ebony Dressed for Sunset », « Forest Whispers my Name » et « The Principle of Evil Made Flesh » continueront avec violence et chaos mais sans jamais m’émoustiller plus que cela, complètement passif à un spectacle creux, sans artifices ni maquillages théâtraux comme le groupe nous y a habitué depuis des années. Seul "Her Ghost in the Fog" fera réellement participer le public...
Le génial, mais ici massacré, « Cruelty Brought the Orchids » terminera les hostilités avant un « Mannequin » aussi plat qu’en studio…
Un seul mot me reste à la bouche…déception…immense lorsque je me souviens de la setlist magnifique mais devant ce manque de mobilisation général, ce concert qui semblait plus les faire chier qu’autre chose…
Ce n’est certainement pas avec un tel concert que le groupe redorera son blason scénique, ni que l’envie de les voir seul me viendra à l’esprit (tenir une demi-heure de plus ? Jamais…). Reste des artistes phénoménaux en studio mais qui, définitivement, ne tirent rien de l’épreuve live…

Setlist :
Funeral in Carpathia
Honey & Sulfur
Lilith Immaculate
Nymphetamine Overdose (single version)
Her Ghosts in the Fog
The Principle of Evil Made Flesh
Ebony Dressed for Sunset
The Forest Whispers my Name
Rappel :
Cruelty Brought the Orchids
Mannequin