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mercredi 6 novembre 2013

Rotting Christ+Twilight Of The Gods+Negură Bunget+Krysentemia

Bistrot St So - Lille

U-Zine

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Direction le Bistrot de St So pour aller voir les grecs de Rotting Christ en concert gratos ! C’est tellement le foutoir dans leur pays que la perspective d’un toit pour dormir et d'un repas chaud vaut tous les cachets du monde.
Pour commencer la soirée, c’est donc les membres de Krysantemia qui montent sur scène en arborant chacun un t-shirt à l'effigie de leur groupe, histoire de crier au public encore peu nombreux« remember me ! ». A mon humble avis, une statue géante qui crache du feu aurait eu plus d’impact. Musicalement, on a le droit à un death metal qui m’a franchement séduit avec les deux premiers morceaux, qui ont d’ailleurs titiller mon étonnement de voir un groupe de cette qualité totalement inconnue au bataillon, mais j’ai vite compris pourquoi car le reste du concert est vite devenu finalement assez chiant, un peu comme se farcir un chrysacier dans la forêt de Jade. Dommage.

Arrive ensuite Negură Bunget, formation black/pagan utilisant divers instruments traditionnels tel qu'une flûte de Pan, un tambour ou encore une trompette.
Ouais, une trompette.
Bon, je ne sais pas trop ce que ça a de traditionnel, mais quand on sait que le bistrot St So est une ancienne gare, pas étonnant d’y voir des Roumains y jouer de la trompette. A la base, je ne suis pas fan du black metal qui tape sur des bouts de bois mais je doit dire que certains passages m’ont plus que séduit, que ça soit en pur Black metal ou les passages plus planants. Par contre, en contrepartie, il y a eu des passages bien nuls façon venez-danser-la-farandole – « lolnope »- et ils n’ont pas eu toute mon attention sur la durée du set. Mitigé donc sur l’ensemble, mais plutôt agréablement surpris sur ce que j’attendais à la base.

Arrive ensuite Twilight Of The God, super groupe comptant dans ses rangs l’encapuchonné chanteur de Primordial et le gros … qui fut crée à la base comme groupe de reprise de Bathory, et qui bien sûr, ce soir, ne nous délecta d'aucun titre de Bathory, préférant promouvoir son album sorti cette année et nous proposa son heavy tout gentillet. Bon, y a moyen de kiffer si on est dans le trip, mais c’est vraiment pas mon cas.

Le plateau se conclut par Rotting Christ, et là, c’est pas du tout la même catégorie, autant les 3 premiers groupes faisaient ressortir une impression de « oui mais non » assez mitigée, là, les Grecs maîtrisent leur concert de bout en bout et, pour quelqu’un comme moi qui les a toujours considéré comme des seconds couteaux bon à faire des premières parties sympas, ils m’ont foutu sur le cul. Le public, qui cette fois, se masse bien devant la scène, réagit extrêmement bien et c’est là qu’on voit sur les moults pits et slams que les mecs de la sécu sont pas rodés : dès que ça se chamboule un peu, ils sont complètement paumés les gaillards !

Le groupe déroule son concert de façon hyper rodée donc et efficace, ça headbangue en rythme, lève la guitare et interagit avec le public. Du classique mais qui fait toujours son petit effet quand la musique suit bien avec l’énergie dégagée, ce qui est le cas ce soir. Alors que les titres s’enchaînent, Alan Averill viendra même pousser la chansonnette sur un titre, suite aux demandes incessantes de Sakis Tolis pour le faire monter sur scène. Le groupe revient en rappel pour conclure un set qui, mine de rien, se révéla bien meilleur que ce que j'avais pu espérer, et Rotting Christ quitte ainsi Lille, après m'avoir mis l’idée en tête que, la prochaine fois que je les verrai dans un gros fest, j’y réfléchirai à deux fois avant de décider de les schinter !