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samedi 6 février 2010

Machine Head + Hatebreed + Bleeding through

Zénith - Paris

U-Zine

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Il y a 3 ans, Machine Head sortait son dernier opus, « The Blackening », qui reçut un accueil quasi unanime du public, certains magazines allant jusqu’à classer l’album parmi les dix meilleurs disques de la décennie. Après avoir tourné avec Trivium, avoir accompagné Slipknot mais surtout Metallica sur les routes, la bande d’Oakland n’avait toujours pas effectué de tournée en tête d’affiche jusqu’à présent.
Le « Black Procession Tour » est alors le premier headlining tour du quatuor et sera le dernier avant de partir composer le successeur du « Blackening », qui verra sûrement le jour en 2012, d’après les confessions d’Adam Duce lors d’une interview que nous avons réalisé le 6 février, au Zénith. Quelques heures avant le début du concert et avant même l'ouverture des portes, on entend déjà des « Machine Fuckin' head, Machine fuckin' head ! », et comme souvent le public parisien s'est révélé être particulièrement en forme tout au long de la soirée. Dans cette tournée, Robb Flynn et sa bande ont emmené dans leurs bagages Bleeding Through et surtout Hatebreed. Tout était donc réuni pour une grande fête du métal à Paris.

De part une musique manquant cruellement d'originalité et de singularité, le set de Bleeding through se veut anecdotique et n'a absolument pas retenu notre attention. Peut être nous changerons d'avis puisqu'ils ont confirmés sur scène leur présence à l'édition 2010 du Hellfest.

Hatebreed

Le premier plat de résistance arrive concrètement avec Hatebreed qui vient nous présenter son éponyme 5ème album. Il était intéressant de revoir le groupe, car la dernière venue des ricains dans notre pays remontait alors à l’année dernière, lors du Hellfest qui était plus une tournée de transition avec la promo de «For The Lions», l’album de reprises.

Ce dernier album en date a divisé le public, mais Hatebreed a ce soir l’envie de montrer qu’il est toujours bel et bien là, et balance d’entrée de jeu, à la surprise général un «I Will Be Heard» dévastateur, qui clôture généralement le set des 5 ricains. Le ton est donné, Hatebreed n’a que 45 minutes devant lui pour donner le tout meilleur de son répertoire et enchaîne avec les véritables classiques de ces 5 albums sans s’éloigner des sentiers battus et en ne proposant même pas la moindre cover. Petite déception, un «Escape», un «Ghost Of War» ou un «Refuse/Resist» aurait certainement eu leur petit effet sur les quelques frileux venu exclusivement pour Robb et ses sbires. C’est tout de même un public relativement acquis à la cause d’Hatebreed présent ce soir au Zénith, Jasta se comporte en véritable fermier, les mains pleines de graines, face à des poules qui en redemandent sans cesse. A la moindre demande du chanteur, le public s’exécute et ne se fait pas prier pour former un, voir 3 cicles-pit au même instant.

En résumé, Hatebreed reste fidèle à lui-même et les 2 nouveaux morceaux joué ce soir s’intègrent parfaitement au reste du répertoire, un peu comme s’ils avaient toujours été là et sont d’ores et déjà des titres incontournables. On regrettera donc ce temps de jeu un peu court qui a contraint le groupe à réduire son set, mais on prend rendez-vous pour une prochaine date en tête d’affiche qui s’annonce déjà comme brutale !

Setlist : 

1. I Will be heard
2. Never let it die
3. Tear it down
4. Last breath
5. In ashes they shall reap
6. Merciless tide
7. Everyone bleeds now
8. Live for this
9. Before Dishonor
10. To the threshold
11. Perseverance
12. Doomsayer
13. Defeatist
14. Proven
15. Empty promises
16. Destroy everything

Manu.

Machine Head

Voici le moment fatidique, Machine Head joue enfin devant son public, qui à visiblement bien rajeunit depuis la tournée avec Slipknot. Le rideau cachant la scène tombe, le Zénith est plongé dans le noir, l’introduction acoustique de « Clenching The Fists Of Dissent » retentit, la tension monte, le pit semble prêt à exploser lorsque Robb Flynn apparaît sur scène.
« Waaaaar », le mot est lâché, la fosse du Zénith se transforme en champ de bataille et le public réagit à la moindre parole de Robb.
Le son sera globalement très puissant tout au long de la soirée bien que chargé en basse, les guitares restent audibles.
Après l’enchaînement toujours aussi massif de « Clenching… » et « Imperium », Robb Flynn annonce qu’à l’occasion la durée du set sera longue (1h45 !) et que le groupe en profitera pour jouer des raretés et des vieilleries. La setlist fût tout simplement jouissive, quel pied d’enfin voir des titres tels que « Struck A Nerve » ou « Spine » en live. Machine Head ira jusqu’à rejouer l’excellent « The Burning Red » à la place d’un « Descend The Shades Of Night », qui apportera de la fraîcheur au set, ou même l’excellent « Exhale The Vile », un des seuls bon morceaux tiré de « The Burning Red ».
Les 105 minutes du set passent à une vitesse fulgurante, Machine Head a livré une des meilleures prestations qu’il m’ait été donné de voir et le public survolté le lui rend tout aussi bien enchaînant de nombreux circle pit dont celui de « Block » tout simplement impressionnant, prenant quasiment toute la fosse du Zénith.
Septième fois que je vois le combo d’Oakland et j’en sors toujours sur le cul, impressionné par le rouleau compresseur qu’est Machine Head en live et le charisme du ‘sieur Flynn qui est pour moi le meilleur frontman en activité.
C’est après un rappel renversant où le groupe a interprété le sublime « Halo » et l’inévitable « Davidian », que Machine Head quitte la scène sous les acclamations d’un Zénith conquit, les absents auront eu tort, ce fût tout simplement un concert magistral.

John.

Si Machine Head laisse parfois indifférent sur cd, force est de constater qu’en live le groupe met toujours tout le monde d’accord. Derrière un Robb Flynn qui est surement l’un des meilleurs « frontman » du monde, le groupe dégage une telle puissance qu’il est difficile de résister à l’appel de la fosse. Martelés par les « Headbang motherfuckers, headbang » et les plus grands classiques du groupe, le public parisien s’en est donné à cœur joie. Alors que « The Blackening » vient récemment d’être nominé pour la catégorie d’album de la décennie), Machine Head vient confirmer tout le bien que l’on pense de cet opus, sur cd comme en live. « Halo », « Aesthetics of hate » ou bien encore « Clenching the fist of dissent » et sa longue montée en puissance sont remarquables en live. Unique bémol de la soirée, le groupe n’aura pas joué ce que je considère comme sa meilleure chanson live, à savoir « The Blood the Sweat the Tears » qu’ils n’auront fait raisonner que peu de fois dans leur tournée. Néanmoins, durant plus d’une heure quarante-cinq de show, le groupe a passé en revue tous leurs albums contentant fans de la première heure et jeunes convertis (de plus en plus nombreux il est vrai). Je vivais comme John mon septième concert de Machine Head, et… comme une envie de les revoir très rapidement.

Michaël.

Setlist :

1. Clenching the Fists of Dissent
2. Imperium
3. Beautiful Mourning
4. Spine
5. Ten Ton Hammer
6. Now I Lay this Down
7. Struck A Nerve
8. Aesthetics of Hate
9. Old
10. The Burning Red
11. Exhale The Vile
12. Bulldozer
13. Block

Encore:
14. Halo
15. Davidian