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mercredi 9 février 2005 - U-Zine

Bleeding Through

Marta

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Bleeding Through était de passage à Paris, dans la petite salle intimiste de l'Espace Curial à Paris en compagnie de Cult Of Luna. C'était donc l'occasion révée pour U-zine d'interviewer la claviériste du groupe. Malgré le fait que cette dernière était pressée de revoir une amie présente dans la salle, Marta s'est quand même prétée pendant plus de 20 minutes au traditionnel jeu des questions réponses !

U-zine : Vous êtes actuellement en tournée avec Cult Of Luna, comment ça se passe ?
Marta (claviers) : Très bien ! C’est très agréable de se retrouver en tournée avec un groupe qui a son complètement différent du votre, et qui a donc des fans différents. Et puis, nous écoutions Cult of Luna avant cette tournée, donc c’est vraiment sympa de tourner avec un groupe que l’on écoute.

Ce n’est pas trop le bordel ? Sachant que vous êtes 6 et que Cult Of Luna sont 7 !
(rires) Plus on est fou, plus on rit ! Et puis, sept personnes dans un groupe, ça peut paraître énorme... Mais nous sommes 6 donc, en faît, je ne trouve pas que ce soit si nombreux que ça. Je m’entends vraiment bien avec tout le monde, donc c’est génial qu’ils soient tant. Et puis, notre nombre ne pose pas de problème… Mise à part sur scène, comme ce soir (rires).

Il y a un an, vous jouiez en France en tant que première partie de Sick Of It All, et aujourd’hui vous êtes tête d’affiche. Quel effet ça vous fait ?
Disons que la différence principale vient du fait que le public était venu en masse pour Sick Of It All, la dernière fois, et beaucoup d’entre eux, n’avaient jamais entendus parlé de nous ! Les fans de SOIA sont vraiment des fans die hard, donc, ils n’étaient vraiment pas là pour nous. Ca nous a cependant permis de faire nos preuves.
Sur cette tournée, nous sommes la tête d’affiche ! Et même si Cult Of Luna est également sur l’affiche, je pense et j’espère que le public est venu pour nous voir ce soir ! On sait que ce soir, on jouera devant une fosse en notre faveur, car si les gens ne nous aimaient pas, ils ne seraient pas venus (rires).

On vous attendait en France au mois de Novembre et vous avez subitement annulé, quelle en fut la raison ?
On avait prévu de faire une tournée Européenne en Novembre depuis un bon bout de temps, puis on nous a proposé de faire parti du Headbanger’s Ball Tour avec Cradle Of Filth. Cette offre était très intéressante, malgré le fait qu’on voulait revenir en Europe, on n’a donc pas pu résisté et on a signé ! Et d’ailleurs, ce fut vraiment un tournée géniale pour nous…

En parlant de l’Headbanger’s Tour… Vous avez du jouer devant un public nombreux et sur des grandes scènes, alors qu’aujourd’hui vous jouez dans une petite salle. Quelle est la configuration que tu préfères ?
Ce n’est pas vraiment une question de public en fait… J’aime les deux, en fait ! C’est intense de jouer dans une petite salle, mais c’est énorme de jouer devant un public venu en nombre.
Quand je repense à l’Ozzfest, j’ai trouvé ça tout simplement… Incroyable et énorme ! Mais je pense qu’on préfère vraiment jouer dans des petites salles, car c’est plus intime et on peut ressentir toute l’énergie qui émane du public. (elle réfléchit) En fait, qu’importe le public ou la taille de la salle, il faut juste que l’ambiance soit intense ! On veut pouvoir être en symbiose avec la foule !

Vous avez enchaîné les tournées telles que l’Ozzfest, l’Headbanger’s Ball puis cette tournée Européenne… Tu n’en as pas marre d’être sur les routes ?
Non, pas du tout ! Nous vivons pour tourner ! Et puis, il nous arrive de rentrer l’espace d’une semaine chez nous afin de se ressourcer et d’être prêt à repartir en tournée. On adore tourner et c’est notre boulot, notre vie…
Il peut arriver de se sentir fatigué, tout particulièrement pendant une grosse tournée, mais le fait de rentrer chez nous quelques semaines et parfait. La vie en tournée, nous manque même chez nous !

Parlons plus du groupe maintenant… Que signifie Bleeding Through ?
C’est plus une question pour notre chanteur ça… Je pense que ça signifie quelque chose comme survivre… Bleeding Through, c’est s’accrocher, enfin je crois. Mais, demandes lui plus tant (me désignant le chanteur en pleine interview…).

Votre musique est un habile mélange entre du death, du black, du hardcore… Comment définirez-tu le style que vous pratiquez ?
Je le définirai comme un mélange d’un peu de tout. Je n’aime pas mettre notre groupe dans une case affiliée à un style particulier. On a tellement été influencés par différents styles de musiques qu’il est difficile de définir un style…
Mais il est vrai que nos racines viennent du hardcore, et c’est notre principale source d’inspiration avant tout le reste.

Vous êtes pourtant très souvent décris comme un groupe de metalcore ! Que penses-tu de ce nouveau style qui englobe énormément de groupes ?
Je trouve ça marrant qu’il y est cette dénomination. Il y a de plus en plus de groupes qu’on appelle metalcore, c’est pourquoi nous faisons tout pour innover et se sortir de ce mot globalisateur. On ne veut pas se limiter à un son !

Lorsqu’on regarde des photos du groupe, on pense tout de suite que vous êtes un groupe d’emocore. Est-ce un effet voulu ? Car votre style vestimentaire est vraiment en décalage avec votre musique !
Je ne sais pas vraiment ce qu’est l’emocore, mais nous sommes un groupe différent de ce qui se fait aujourd’hui. Nous ne nous habillons donc pas pour ressembler à un groupe de hardcore, mais tout simplement en fonction de nos goûts personnels. On s’habille classiquement et tout en noir…
Etre fashion n’est vraiment pas notre priorité au sein du groupe. On s’habille sur scène comme on est vêtu dans la vie de tous les jours.

Penses-tu que Bleeding Through ait été aussi connu si tu n’avais pas été dans le groupe ? Sachant qu’il y a peu de femmes dans le monde du metal, ça attire les médias…
(embarrassée) Je pense que tu as raison dans un sens, car la nouveauté et la différence, le fait qu’il y est une femme dans le groupe, doit attirer certaines personnes. Mais j’espère que ce n’est pas une des raisons majeures pour laquelle le groupe marche.
J’essai de ne pas y penser, car je ne veux pas me sentir différente. Je suis traitée d’égal à égal dans le groupe et je ne veux pas qu’on me regarde parce que je suis une femme, mais parce que je suis une musicienne !
Mais il est vrai que ça doit attirée les regards et qu’on ne peut pas le nier… Et puis, si ça attire les gens, et qu’ils écoutent le groupe, ça a le mérite d’avoir un effet bénéfique sur le groupe.

Et ce n’est pas trop dur d’être une femme dans un groupe d’homme, surtout en tournée ?
Non, pas du tout… Enfin la plus part du temps (rires). C’était dur au début, car je me sentais différente, mais au fur et à mesure que le temps s’est écoulé, je me suis senti de plus en plus en confiance et en fusion avec eux. Je ne me sens plus du tout différente aujourd’hui !
Il m’est arrivé de faire parti de tournées avec quatre groupes et que des hommes… Et ça se passe très bien, même le fait qu’il y ait une autre fille ne me déplaira pas du tout. Au contraire !

Qu’est-ce que le deal Roadrunner / Trustkill Records vous a apporté ?
Cette tournée dans un sens ! Mais on n’a pas encore eut l’occasion de sentir les effets de ce deal jusqu’à cette tournée. Notre CD a été réédité sur Roadrunner, mais ça fait tellement longtemps qu’il est sorti que ça n’a pas fait une grande différence.
C’est donc seulement depuis quelques jours que nous ressentons les effets de Roadrunner. Aujourd’hui, on fait plus d’interviews que jamais par exemple (rires) !
Mais le deal est récent, on pourra donc mieux juger de l’impact de Roadrunner dans quelques mois.

Attardons maintenant sur This Is Love, This Is Murderous… Beaucoup de gens pensent que c’est votre premier album, comme le prends tu ?
Oui, ça arrive souvent… Et ce n’est effectivement pas le cas, vu qu’on a déjà sorti Portrait Of The Goddess en 2002, et qu’on également enregistré une démo qui s’appelle Dust To Ashes, qui n’est sorti chez aucun label, d’ailleurs.
Mais, ce que je retiens surtout, c’est que certaines personnes connaissent nos compos de Portrait Of The Goddess, ce qui est impressionnant sachant qu’il faut le commander en import ici !

Est-ce que le fait d’être sur Roadrunner va vous permettre de tourner un troisième clip ?
Non, on n’en ferra plus jusqu’à la sortie de notre prochain album. On diffusera notre prochain clip juste avant la sortie du futur album afin de faire une sortie de mise en bouche…

En parlant de votre nouvel album… Tu peux nous en dire un peu plus ?
On a déjà composé 5 titres qui sont plutôt heavy et qui nous plaisent énormément. Il y a également des parties beaucoup plus catchy et mélodiques, surtout au niveau du chant… Je pense qu’il est dans la continuation de ce que nous avons déjà fait par le passé.
On aime vraiment ces nouveaux morceaux et on a hâte de finir cet album pour être de retour !

(S’en suit une démonstartion de catch par deux membres de Bleeding Trhough devant nous pendant une ou deux minutes provoquant un fou rire général)

Et y a t’il un titre de défini ?
Non pas vraiment… Ca change très souvent ! Mais on a finallement décidé d'appelé ça The Truth, enfin pour le moment… Mais, il faudrait voir ça avec Brian !

Et quand pouvons nous espérer entendre ce nouvel album ?
Je pense qu’il devrait sortir au mois de Septembre prochain. Enfin, j’espère !

Allez-vous continuer à utiliser des extraits de films comme sur This Is Love, This Is Murderous ?
J’en sais rien. L’idée a été évoquée, mais rien n’est encore arrété pour le moment.

Et comment avez-vous eut cette idée d’insérer un extrait de film sur un titre ?
On avait tous adoré le film The Boondock Saints, on n’a donc trouvé ça sympa d’incorporer une citation dans le morceau. Et ça a vraiment coller !

Pour finir, tu as récemment joué avec AFI lors d’une émission spéciale sur MTV dédiée à The Cure. Tu peux nous en dire un peu plus ?
AFI est mon groupe favori depuis très longtemps et on avait déjà tourner avec eux. A côté de ça, j’écoute The Cure depuis que je suis toute petite.
C’était génial de pouvoir venir à Londres enregistrer avec eux. Il y avait également plein d’autres groupes qui sont venus à cette soirée et qui ont joué comme les Deftones, Blink… et puis Marilyn Manson présidait le show.
J’ai pu renconter The Cure et joué un de leur morceau sur scène, ce qui fut une expérience formidable, et je l’ai pris comme une sorte de récompense.

Tu veux rajouter quelque chose ?
Euh oui… (elle réfléchit pendant un long instant)
(En français dans le texte) Merci et à bientôt in Fury Fest !

Merci beaucoup à Marta pour sons amabilité, ainsi que Karine et Sabrina.