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dimanche 22 juin 2008 - U-Zine

Hellfest 2008 - Jour 3

Plein air - Clisson

U-Zine

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Alors que les déluges sonores du Hellfest 2008 durent depuis déjà deux jours, le meilleur s’annonce pour la fin ! Outre l’annulation de dernière minute de Necrophagist suite à la blessure de Romain Goulon (batterie), rien ne semble noircir le ciel de Clisson. Pas même le temps qui s’avèrera excellent durant toute la journée de dimanche, à l’image des groupes présents.

Les groupes commentés dans nos lignes :

Main stage :
Misanthrope + Eths + Meshuggah + Opeth + NoFX + Motörhead + Slayer

Second stage :
Municipal Waste + The Dillinger Escape Plan + Obituary + My Dying Bride + At The Gates + Morbid Angel

Discover stage :
Between The Buried And Me + Year Of No Light + Origin + Rotten Sound + Dying Fetus + Shai Hulud + Comeback Kid + Cult Of Luna + Envy

MAIN STAGE :

Misanthrope :par Alexis

Voir un groupe tel que Misanthrope ouvrir les hostilités du dimanche, ça a de quoi surprendre ! Habitué au Fury Fest, jamais une formation de la carrure des français n’avait ouvert le festival auparavant (certes ils sont français et se produisent sur la main stage, mais tout de même !).
On retrouve donc un S.A.S. de l'Argilière et toute sa bande en grande forme. Tous semblent vraiment contents de faire partie de l’aventure Hellfest. Les fans misanthropiques sont présents malgré l’horaire « matinal ». Malheureusement pour eux, les côtés grandiloquent et décalé du groupe étaient aujourd’hui moins à l’honneur. Les membres font une prestation très pro et parfaitement rôdée. Niveau setlist, ils savent envoyer la sauce. Cette dernière est fortement axée sur leur dernier album (« Les Retourneurs de Pierres », « Le Passager du Hasard » et « Névrose ») et il n’y aura malheureusement aucun morceau de « Métal Hurlant ». La formation a également opté pour des classiques tels que « Empereurs du Néant » et « Bâtisseur de Cathédrales » qui font inévitablement leur effet dans l’assemblé ! Avec du champagne (ou plutôt du mousseux) qui coulait « à flot », Misanthrope aurait pu encore jouer deux heures aux vues de la fougue et du plaisir qu’ils dégageaient…

Eths :par Caacrinolas

Ce qui était sympa au hellfest cette année c’est que Ben Barbaud et les siens ont décidé de nous faire débuter les journées par des bonnes tranches de rire. Après Ultra Vomit et ses blagues potaches le vendredi, après Blazing War Machine et son black « Auchan » metal, le hellfest nous propose donc les petits français d’Eths.
Bon je ne vais pas vous faire une bio, ce groupe est connu de la plupart d’entre nous. Remplaçant de luxe après le désistement de Soilwork, Candice et ses comparses se devaient de combler le public.
Personnellement je le suis entièrement, j’en ai toujours mal aux côtes. Alors oui une explication s’impose, que l’on aime ou pas ce groupe, force est de constater que la charmante Candice en a tout de même dans le bide, avec une voix que ne reniera pas bons nombres de chevelus. Mais voila tout le potentiel du groupe se retrouve gâché par un jeu de scène approchant l’efficacité d’un flan périmé. Entre des musiciens qui montrent toutes les gimmicks possible du néo-metal et une Candice au sommet de son art, on avait tout… Et vas y que j'me touche l’entre jambe, et vas y que j'me fous à genoux devant mon gratteux et je ne vais pas encore parler des paroles du groupe, ça donnerait à Jean Roucas l’occasion de ressortir un livre.
Mais le plus dommage dans tout ça c’est qu’Eths semble encore résigner à ne jouer que pour le public qu’il avait il y a 5-6 ans de ça, mais malheureusement ce dernier a grandi mais nul doute qu’avec des titres comme « Ondine » et son magnifique refrain digne d’un Walt Disney, le groupe retrouvera du monde. Ca peut passer pour de la méchanceté gratuite c’est sûr mais à coté de ça j’en viens vraiment à regretter l’époque ou l’ancien line-up était encore là et qu’Eths était autre chose qu’une vaste farce.
Bon j’ai aussi pour ambition de me prendre encore plus d’insultes qu’Alexis avec sa chronique de Sôma mais ça c’est un secret ok ?


Meshuggah :par Orion

C’est long, très long un concert de Meshuggah, surtout quand on aime pas la musique du groupe. J’ai une impression désagréable d’entendre les même rythmiques durant les quarante cinq minutes de show. En plus, le son est encore dégueu. Seule chose à retenir en ce qui me concerne : le charisme du chanteur qui en impose pas mal. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour être bien placé pour Opeth ?

Setlist :1) Perpetual Black Second - 2) Bleed - 3) The Mouth Licking What You've Bled - 4) Electric Red - 5) Pravus - 6) Rational Gaze - 7) Straws Pulled At Random - 8) Future Breed Machine


Opeth : par Orion

J’ai bien fait de me coltiner Meshuggah tant le show d’Opeth était au dessus de mes espérances. Je craignais ce show dans le jour et de plus, sans Peter Lindgren. Mais mes doutes laissent très vite place à du bonheur. On a l’impression d’avoir à faire avec un groupe tout neuf. Pour preuve : il y a une nouveau guitariste qui a déjà fait oublier le susnommé Peter et un Martin Mendes les cheveux courts et qui (surprise!) bouge le long de la scène. Et là, où l’on se rend compte que ce groupe a la classe, c’est au niveau du son. De tout devant, c’était le meilleur son du festival sur la grande scène.
Rajoutez à cela, l’humour de Mike et une setlist des plus heavy avec des titres oubliés des dernières tournées à l‘exception de « Demon Of The Fall » (Dont « Master’s Apprentices », je n’aurais jamais pensé la voir en live un jour) et vous avez le meilleur show du festival tout simplement.

Setlist :1) Demon Of The Fall - 2) The Baying Of The Hounds - 3) Master’s Apprentices - 4) Heir Apparent - 5) The Drapery Falls

NoFX : par Alexis

La surprise du festival ! Pas dans le sens « découverte » mais plutôt que personne ne s’attendait à ça. Après avoir charrié le métal (extrême) pendant quelques minutes, NoFx entame un marathon à mi-chemin entre musique et beaux discours. Les américains se sont vraiment crus dans leur salon et n’hésitaient pas à bavasser entre deux blagues, taillages de costumes et insultes. L’accueil du public a été très bon et les métalleux présents sont plutôt venus pour passer un bon moment que pour lancer des bouteilles d’eau sur la gueule d’un des rois du punk/rock. Mais rien d’étonnant ; beaucoup d’entre eux ont été éduqués avec leur musique donc surprenant que l’ambiance soit excellente. Je ne connaissais pas foule de titres du combo mais ceux que je connaissais sont tous passés à la casserole à savoir « Dinosaurs Will Die », « Stickin In My Eye », « The Brews » et bien sûr leur reprise de « Champs Elysees ». Outre un concert sévèrement entravé par les interruptions entre chaque titre et la courte durée des morceaux, ce concert sera sûrement un des meilleurs souvenirs de ce festival !

Motörhead :par Aghahowa

Encore un groupe de 3, et quel groupe ! Un Lemmy qui met tous les potards d’ampli à fond en arrivant, un Phil qui paraît décontracté sur scène, un Mikkey qui est toujours aussi monstrueux derrière les fûts : C’est Motörhead, et ils jouent du rock'n roll !
Nombreux ont été les fans du groupe à avoir attendu devant pendant NoFX, et dès que ces derniers ont quitté la scène, il s’est passé un phénomène assez dangeureux : il semblait y avoir environ 250-300 personnes avec un bracelet 1 jour, qui étaient venus rien que pour NoFX, qui sont partis. Ce qui a eu pour conséquence une poussée très forte des fans de Motörhead pour arriver devant. Vous imaginez comme c’est agréable, 1h avant que le groupe n’arrive, alors que rien ne se passe sur scène, d'être déja devant, sur le champ de bataille...
Le groupe a livré une excellente prestation, un peu émaillée par quelques soucis de voix de Lemmy (occasionnels mais discernables), mais à son âge, on lui pardonne.
Qu’importe, tout le monde en a eu pour son compte, et même plus, avec la charmante surprise à la fin…
Phil Campbell a été parfait, exécutant avec brio toutes ses parties de guitare, avec une quiétude qui contraste avec la difficulté de son jeu. Mikkey Dee a cogné toujours aussi fort et nous a régalé pendant son solo (quel solo !!). De plus, on peut souligner que cette exercice est plutôt rare en festival, donc on ne peut qu’en être satisfait.
Les speachs crus de Lemmy entre les morceaux (contre les politiciens entre autres), l’hommage à Thin Lizzy (pendant la reprise « Rosalie ») ont séduit.
Le clou du spectacle (au-delà des traditionnels mais si bons rappels « Ace Of Spades » et « Overkill »), fut l’apparition de strip-teaseuses pendant « Killed By Death » (les crevards, il y a beaucoup de photos dans le diaporama). Celles-ci ondulant, dansant, crachant du feu, se frottant contre Lemmy et l’une sur l’autre, ont émoustillé le public qui en redemandait. A la fin, chacune d’elle est venue embrasser l'indéboulonnable bassiste, et je n’ai eu qu’une idée en tête à ce moment là : Lemmy va se farcir 5 gonzesses dans le bus ce soir pendant que je dormirai tout seul dans ma tente… Héhé, ça a du bon d’être une rock star.
Motörhead a livré l’un des grands shows du festival, mais un autre énorme allait arriver ensuite…

Setlist :1) Dr Rock – 2) Stay Clean – 3) Be My Babe – 4) Killers – 5) Metropolis – 6) Over The Top – 7) I Got Mine – 8) One Night Stand – 9) Rosalie (Thin Lizzy cover) – 10) In The Name Of Tragedy + Mikkey Dee drumsolo – 11) Just Cos You’ve Got The Power – 12) Going To Brazil – 13) Killed By Death – 14) Ace Of Spades (rappel) – 15) Overkill (rappel).

Slayer :par Aghahowa

La performance de Slayer au Hellfest 2007 avait été plutôt bonne, même si on sentait que le poids des années se faisait plus pesant sur certain(s)…
Leur retour en 2008 pour clôturer le festival devait être le bouquet final à un week end dantesque. Et bien un peu comme tous les groupes (à différentes échelles) de la main stage qui ont terminé chaque jour, Slayer a été une déception. Et quelle déception !
Le groupe a joué ses classiques, tout en mettant en avant son dernier album Christ Illusion, mais on commence à s’en lasser. Entre un Kerry King et un Jeff Hanneman qui ne bénéficient pas d’un son correct (aïe les solos), un Tom Araya qui semble avoir besoin de plus en plus de temps de pause entre les morceaux (mais il assure à la basse et presque tout le temps à la voix… Arhhh il ne crie plus sur « War Ensemble » au début, depuis un bout de temps déja), Slayer a paru être en roue libre en ce dimanche soir. C’était comme s’ils étaient là et allaient à la pointeuse du Hellfest, histoire de faire acte de présence.
Dave Lombardo est le seul qui a semblé être opérationnel à 100%, mais le malheur fut qu’il a joué chronologiquement après un certain Pete Sandoval
Bref, le groupe a joué, a pris son temps, et aurait pu faire mieux.
Néanmoins, restent toujours les tubes « War Ensemble », « Raining Blood », « Angel Of Death », etc., qui nous font irrémédiablement hocher la tête. Aussi, Slayer nous a débusqué son trésor du soir, j’ai nommé le morceau « Ghosts Of War », que beaucoup n’avaient jamais vu joué sur scène.
Mais ce n'était pas suffisant (c’est Slayer, on a le droit d’en exiger plus), et le manque de communication font que ce concert de clôture est une semi déception. En atteste les nombreux festivaliers à avoir regagné le camping prématurément.

Setlist :1) Disciple – 2) Cult – 3) Chemical Warfare – 4) Ghost Of War – 5) War Ensemble – 6) Jihad – 7) Eyes Of The Insane – 8) Supremist – 9) Payback – 10) Dead Skin Mask – 11) Hell Awaits – 12) South Of Heaven – 13) Raining Blood – 14) Mandatory Suicide (rappel) – 15) Angel Of Death (rappel).

SECOND STAGE :

Municipal Waste : par John

Comment se mettre en jambe de bon matin après deux premières journées excellentes ?
Et bien aller voir les fous furieux de Municipal Waste ! Un crossover sur-vitaminé, qui ne manquera pas de vous plaire. C’est bête, ça sonne déjà vu, mais on s’en fout ! C’est bon enfant et énergique, ça envoi le boulet, que demander de plus ? Même après deux jours de folies, les festivaliers s’en donnent à cœur joie dans le pit enchaînant circle pit sur circle pit durant tous les morceaux. D’ailleurs le pauvre spectateur déguisé en Bob L’Eponge en aura pris pour son grade puisque le chanteur aura demandé lors d’un wall of death d’attaquer ce brave homme (« I want a fucking wall of death ! And attack Sponge Bob »)… Excellente prestation mais à revoir en salle, sans les 2 mètres séparant la scène du public.

The Dillinger Escape Plan :par Orion

Toutes les personnes les ayant déjà vus en live ne tarissaient pas d’éloges envers leur prestation. Il faut avouer que même une personne le découvrant ne peut rester de marbre. Ca bouge, ça saute, ça casse, ça grimpe partout (C’est le chaos) et le pire c’est que ça joue quand même super bien. The Dillinger Escape Plan revisite ses anciennes sorties ( Calculating Infinity avec entre autre « 43% Burnt », Miss Machine avec « Setting Fire To Sleeping Giants », « Panasonic Youth » et même Irony Is A Dead Scene avec « When God Dogs Do Bad Things ») et bien sur le tout nouvel album, Ire Works et ses « Fix Your Face », « Milk Lizard » et plus surprenant, l’irrésistible « Black Bubblegum ». Le son est très brouillon mais connaissant bien les morceaux, ça ne me gène pas à outre mesure surtout devant ce groupe de fous au sens propre comme au sens figuré. A revoir dans une petite salle.

Setlist :1) Panasonic Youth - 2) 43% Burnt - 3) Fix Your Face - 4) Lurch - 5) Setting Fire To Sleeping Giants - 6) When Acting As A Particle - 7) Nong Eye Gong - 8) Milk Lizard - 9) When Good Dogs Do Bad Things - 10) Black Bubblegum - 11) Sugar Coated Sour - 12) Sunshine The Werewolf


Obituary : par Alexis

J’ai toujours aimé Obituary… mais à petit dose ! Je possède une grande partie de leur discographie mais l’album « Xecutioner's Return » a probablement été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase. Je n’attendais pas avec impatience ce set des floridiens et on ne peut pas dire que j’ai été déçu. Tellement j’avais la flemme de voir la bête de près, j’ai préféré l’ombre de quelques arbres pour profiter du concert (et Dieu sait que les places à l’ombre avec vue sur scène étaient chères !). Cependant, même si le groupe n’étaient pas très énergique, on ne pouvait esquiver quelques headbangs à l'écoute de certains riffs aussi cultes et qu’efficaces. Obituary en live, ce n’est pas pour moi !

My Dying Bride : par Orion

Pas de temps de repos, à peine la prestation d’Opeth terminée, il faut courir se placer pour voir My Dying Bride. D’emblée deux surprises : la présence d’une violoniste assurant également les claviers et un son plus que correct. Aaron vit sa musique à fond comme d’habitude et permet de rentrer dans le show plus facilement (malgré le soleil). De plus, même si ils n’ont pas joué « The Dreadful Hours », les Britanniques nous ont sorti trois titres mythiques, « The Snow In My Hand », « The Songless Bird » et l’indéboulonnable « The Cry Of Mankind » totalement irrésistibles sur scène mais je ne peux en dire autant des autres titres qui m‘ont ennuyé. Il n’empêche que si de son coté, Aaron finit allongé sur scène, du mien, je finis globalement enchanté par la prestation.

Setlist :1) Here In The Throat - 2) The Songless Bird - 3) From Darkest Skies - 4) And I Walk With Them - 5) The Cry Of Mankind - 6) The Snow In My Hand


At The Gates : par Orion

L’heure de la reformation de la légende du melodic death est arrivée. Voila une prestation qui change du celle de Carcass deux jours plus tôt. Ca bouge partout, c’est joyeux. Tompa est un putain de frontman qui se met le public en poche en moins de temps qu’il faut pour le dire. Quasiment tout Slaughter Of The Soul sera joué (Elle était où « Nausea » ?) avec comme point d’orgue en ce qui me concerne « Under A Serpent Sun », « Suicide Nation » et le rappel « Blinded By Fear ». Le groupe complétera le spectacle avec des titres de ses trois autre albums dont « Kingdom Gone » en final. Le public en redemande mais malheureusement, le groupe ne dispose que de quarante-cinq minutes, on en aurait bien voulu au moins quinze de plus. Snif!

Setlist :1) Slaughter Of The Soul - 2) Cold - 3) Raped By The Light Of Christ - 4) The Swarm 5) Terminal Spirit Disease - 6) Under A Serpent Sun - 7) Suicide Nation - 8) World of Lies - 9) The Burning Darkness - 10) Need - 11) Blinded By Fear - 12) Kingdom Gone

Morbid Angel :par Aghahowa

On les attendait depuis longtemps, ils nous reviennent avec un futur album prometteur (en atteste le nouveau morceau joué ce soir). Morbid Angel s’était donné une mission au Hellfest : tout détruire. Pour cela, le groupe s’est associé à Destructhor (Zyklon) à la guitare.
Le son était fort devant, mais Morbid Angel s’écoute fort…(Hahahaha - rire cynique façon David Vincent au début de « Maze Of Torment »). Pete Sandoval a fait une véritable démonstration de sa science à la batterie, pour mieux nous prouver qu’il en est l’un des piliers dans la musique extrême.
David Vincent a été détonnant de part sa voix (moins par sa basse, mais il n’a jamais été un Steve DiGiorgio, on le savait) et par son charisme bleuffant.
Trey Azagthoth a été exceptionnel dans son jeu malsain, bourrin, et son côté brut sans concession. Destructhor s’est avéré être un très bon choix de guitariste, grâce à une grande efficacité, une bonne maîtrise des morceaux du groupe, et ce, même s’il faisait preuve de statisme sur scène.
Morbid Angel avait des fans de choix tout devant (dans la fosse à photographes) : tout d’abord est arrivé Ralph Santolla (Obituary, Deicide, etc.), puis Mikael Akerfeldt (Opeth, Bloodbath). Tient, ça me fait penser qu'Ihsahn et Akerfeldt se sont connus en faisant la bringue avec Morbid Angel…(enfin, c’est toute une histoire).
Ces 2 fans apportaient un peu plus d’assise à Morbid Angel ce soir là (enfin, pour les premiers rangs qui les ont remarqués). Le pouvoir du groupe s’est répandu à travers tout le festival (Slayer en a subi les conséquences par la suite...).
La setlist était particulièrement bien sélectionnée (même si j’en entends certains qui grondent de n’avoir que des morceaux où David Vincent figure et figurait). La journée de folie du dimanche venait en quelques heures de connaître son zénith, et on n’est pas prêt de l’oublier. Morbid Angel sera à revoir en urgence jusqu’à plus soif en novembre, en tournée en tête d’affiche.

Setlist :1) Rapture – 2) Pain Divine – 3) Maze Of Torment – 4) Sworn To The Black – 5) Nevermore (nouveau titre) – 6) Lord Of All Fevers & Plague – 7) Chapel Of Ghouls – 8) Dawn Of The Angry – 9) Where The Slime Live – 10) Blood On My Hands – 11) World Of Shit (The Promise Land) – 12) God Of Emptiness.

DISCOVER STAGE :

Between The Buried And Me : par Alexis

Quel plaisir de pouvoir enfin voir Between The Buried And Me en live dans nos contrées ! Etant fan du groupe, je ne pouvais rater leur prestation. Mais malgré une attente de plusieurs années, je dois admettre que j’ai été déçu. Le groupe n’y est pas forcément pour quelque chose, ce qui n’est pas le cas du son de la Discover Stage. Alors que BTBAM joue beaucoup sur les lead guitares, elles n’étaient ici pas assez mises en avant ! Malgré ce défaut, cela n’empêche pas Tommy Rogers (chant) d’envoyer la patate. Tous les musiciens à cordes (ah, le bassiste) s’appliquent dans leur travail. Le public réagit bien à la musique et le groupe essaye de monter toute sa palette musicale avec des passages brutaux et d’autres plus aériennes. L’accent est mis sur leur dernier album dont la majorité des titres seront issus. Pour ma part, ce fut un plaisir d’enfin voir Between The Buried And Me mais j’aurais préféré les voir dans de meilleures conditions sonores…

Setlist :1) Selkies : The Endless Obsession - 2) Prequel To The Sequel - 3) Viridian - 4) White Walls

Year Of No Light : par Alexis

Ce concert n’était pas du tout au programme mais je ne regrette absolument pas d’y être aller suite aux conseils d’une connaissance. Croyant que c’était un groupe d’hardcore lambda, j’étais loin de m’attendre à un groupe post-core / sludge (et qui plus est français !). Avec une ambiance oppressante, Year Of No Light plonge l’auditeur dans une angoisse et un frénétisme glaçant. Lorgnant avec Isis ou Cult of Luna, les Bordelais mettent à l’état de zombies le public qui se met à faire d’étranges mouvements avec sa tête… On notera une fin de show plus post-core, et par la même occasion, meilleure en terme de qualité et d’émotion.

Origin :par Caacrinolas

Et revoilà le groupe que j’aurais le plus vu cette année : Origin.
Après avoir sillonné l’Europe en compagnie d’Impaled et Hour Of Penance, c’est malheureusement seul que le groupe se présente au Hellfest mais qu’importe. Origin cette année c’est 4 fois en live et c’est 4 mandales monstrueuses dans la gueule à chaque fois. Pas un seul point faible, pas un seul temps mais surtout PAS UN SEUL PAIN, et vu la musique pratiquée, inutile de dire que ça relève de l’exploit. James Lee est décidément un des frontman les plus communicatifs et les plus sympathiques, Paul Ryan et John Longstreth tout aussi énormes l’un que l’autre quant à Mike Flores je ne préfère même pas en parler tant il dégoute et écœure toute la concurrence possible, ce n’est même plus des mains qu’il possède à ce niveau c’est des aiguilles à tricoter.
Une putain de démonstration mais le pire c’est qu’à aucun moment on se sent lasser, non non juste un putain de concert ou les cervicales finissent complètement morte à la fin.
« Reciprocal », « The Aftermath », « The Burner » autant de raisons de s’agenouiller et la fin de concert sur « Portal » je ne vous raconte même pas l’ode à la poussière que c’était dans le pit.
En conclusion Origin en live à l’image de son dernier album, ça écrase toute concurrence en la matière puis ça la fait bien souffrir avant.

Rotten Sound : par Aghahowa

Me préparant pour aller voir Necrophagist (qui a annulé…), Rotten Sound devait faire guise d’échauffement. J’avais laissé ce groupe avec leur ancien batteur (Kai Hahto, aujourd’hui dans Wintersun) et c’était pour moi l’heure des retrouvailles.
Je me suis toujours amusé avec l’appellation de chaque musicien (1 lettre) et là, le batteur n’en avait pas : Sami Latva. La prestation du groupe a été très rythmée, et ce batteur a été à la hauteur. Les suédois, avec un album Cycles tout frais sorti cette année, ont eu le cœur à l’ouvrage. Un public et un pit bien en mouvement, un Q (guitare) qu’on aurait pu qualifier de Quick, un G (chant) en Gambler et un T (basse) en Torturer. Le son était bon, mais tout de même, Rotten Sound ne m’a que moyennement séduit. La faute à Origin qui était passé par le chapiteau un peu avant…

Dying Fetus : par John

Maintenant réduit à trois membres, les gars du Maryland sont là pour en découdre. Servis par un son parfaitement clair tout en étant ultra massif, c’est à coup de grandes baffes dans la gueule qu’on déguste ces 40 minutes. Même si le groupe reste statique, ce n’est pas le cas dans le pit, jamais vu une fosse aussi violente durant le festival, un minimum de 3 slammers constamment en l’air ainsi que de nombreux circle pit, mosh et bien sûr pogos s’enchaînent. John Gallagher et ses comparses en sont eux-mêmes étonnés !
Concernant la setlist, le trio pioche dans quasiment tous ses albums, nous offrant tout de même pas mal de titre de « Killing On Adrenaline » et « Destroy The Opposition ». Que dire de plus si ce n’est que ce fut juste ENORME ! Après la baffe que m’avait mis Origin quelques heures plus tôt, Dying Fetus me met la déculottée… Clôturant leur set sur le classique « Praise The Lord (Opium For The Masses) » Dying Fetus achève tout le monde, il doit faire au moins 40 degrés sous le chapiteau. En plus d’être l’un des meilleurs concerts du festival, c’est aussi le plus gros coup de chaleur. Bref, que du bonheur !

Shai Hulud :par Alexis

Aux vues du monde présent dans la salle, n’importe qui aurait mis sa main à couper que Shai Hulud ne fait pas dans le métal extrême. Mais il en faut plus pour arrêter un des groupes les plus respectés du hardcore (mélodique) ! Appréciant leur musique puisque l’écoute de certains de leurs titres me met la larme à l’œil (eh oui, je suis un grand sensible), je me suis décidé à jeter une oreille à leur musique version live. Au final, j’ai été un peu déçu car l’aspect hardcore pur et dur y est trop mis en avant en concert. Cependant le groupe semble content d’être là et ça me donne assez de gouache pour rester… quelques morceaux, avant d’aller faire un tour à l’Extrem Market.

Comeback Kid : par Orion

La prestation de Motörhead commençant à m’user, je file vers la tente pour voir nos coreux. Je me suis pris une belle claque par ce groupe de hardcore mélodique qui a le sourire et la niaque. La fosse est en totale fusion mais l’ambiance reste bon enfant. Pas de bagarre, de violence, juste un groupe prenant son pied avec son public. Un plaisir palpable.

Cult Of Luna : par Alexis

Indéniablement l’un des meilleurs (voire le meilleur) show de dimanche, j’ai nommé Cult of Luna. Quelle ambiance, mais quelle ambiance ! Le concert fut vraiment excellent du début à la fin. Armés de trois guitares, CoL est venu de Suède déverser un mur de riffs aussi aériens que dévastateurs. Quelle cervicale n’a pas souffert de l’intensité de leur musique ? Comment ne pas être émerveiller par des titres aussi beaux et une ambiance aussi prenante ? Que ce soit les morceaux, les guitares, le chant, la batterie, les lights, le public, l’atmosphère, les cous frénétiques de la foule,… quels éléments n’étaient pas parfaits ? Aucun. La beauté aura été de mise pendant tout le show ! Alors que certains peinent à retranscrire leur musique en live, Cult Of Luna réussit ce pari mais pas seulement. Les compositions de CoL prennent réellement vie une fois qu’elles sont jouées en live. Un pur bonheur que de clore ce festival par un tel set. Je m’en vais de suite me ruer sur la discographie du groupe !

Envy :par Orion

Avant d’aller voir Slayer (grave erreur d’ailleurs), je décide de rester dans la tente le temps de voir nos amis Nippons, ni mauvais. Après avoir pris un peu de temps pour s’installer, le show démarre et… Putain! On décolle immédiatement avec le groupe. Les sensations (Peut être dues à la fatigue) sont très étranges mais on va où le groupe veut que l’on aille et pas n’importe où, dans des endroits superbes. Dire que je n’avais jamais entendu une note de Envy avant. Je vais réparer très vite mon erreur et essayer de les revoir au plus vite.

Le Hellfest 2008 vient déja de fermer ses portes. Tout le monde est reparti de Clisson avec d'excellents souvenirs et la satisfaction de pouvoir dire aux autres : "J'y étais !"
Pour faire le pré bilan du festival, quoi de mieux que celui de ses organisateurs ?
Vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous :

Liens vers les 2 autres reports :
Hellfest - vendredi
Hellfest - samedi