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mardi 13 septembre 2005 - U-Zine

Opeth + Extol

La Locomotive - Paris

U-Zine

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Jusqu’à la sortie de Ghost Reveries, je ne connaissais Opeth que de réputation, n’ayant jusqu’à présent écouter que leur album atypique, j’ai nommé Damnation. Mais à la sortie du nouvel album des Suédois, je me suis plongé dans la discographie du groupe afin d’assister à leur concert en ce 13 Septembre, surtout que c’étaient les norvégiens d’Extol qui ouvraient pour eux !

C’est donc devant une Loco déjà quasiment pleine - le concert était complet depuis plusieurs semaines déjà - que mes norvégiens préférés montent sur scène sur le coup de 21h. Le groupe de white metal, qui avait déjà fait une forte impression lors de leur passage à la Boule Noire en mars dernier en première partie de Mastodon, préfère axer leur set sur leur dernier album The Blueprint Dives avec des titres comme leur single Pearl, In Reversal ou l’excellente The Death Sedative. Ainsi, le groupe développe une atmosphère très sombre grâce à un post-hardcore (proche d’Isis ou Cult Of Luna) parfaitement exécuté ainsi qu’à des passages plus progressifs, le tout renforcé par un son de très bonne facture… Néanmoins, je regrette qu’Extol ait zappé de leur set liste tout ancien titre aux influences extrêmes, seul le morceau Paralysis était là pour nous rappeler que la musique d’Extol n’avait rien à voir avec leur nouvelles sonorités.
Leur set fut tout simplement excellent et fut très bien accueilli par le public visiblement surpris par la musique des nordiques, vivement le retour du groupe en France, en tête d’affiche cette fois !

Puis vient l’heure de ceux que tout le monde attendait ce soir, c'est-à-dire la bande de Mr Akerfeldt de retour en France après un concert au Café de La Dance qui restera encore dans la mémoire de tous (de un parce que c’était la promo de Damnation, et de deux car beaucoup ont enchaîné avec une course poursuite pour voir les Deftones ensuite !). Le groupe est visiblement très en forme et décide d’entamer avec un premier morceau de Ghost Reveries : The Baying Of The Hounds littéralement acclamé par le public en délire à chaque mot de Mikael ! Le son est tout simplement quasi-parfait (même si le son du clavier était inaudible) et malgré le traditionnel statisme des membres, leur death progresif fait planer les 900 personnes présentes ce soir. Pas de doute, Opeth est dans un grand jour, ce soir (même si je n’ai aucun point de comparaison à ma grande honte). Entre chaque morceau, le leader suédois se fend de quelques blagues avant de présenter le morceau suivant. Ainsi après avoir interprété When, le groupe demande au public s’il aime Delivrance car ce sera le seul titre joué de l’album ce soir ! Puis vient l’enchaînement inattendu de deux morceaux de Damnation exécutés à la guitare électrique et non pas acoustique comme je m’y attendais suivi d’un morceau qui n’est pas du Napalm Death, mais qui est un mix parfait entre du death et du cock-rock, j’ai nommé The Drapery Falls, petit bijou du meilleur album d’Opeth à mon goût !

Le groupe ayant tout de même un nouvel album à promouvoir, le quatuor nous interprète leur single The Grand Conjuration en version normale rassurez-vous où Akerfeldt et Peter Lindgren se mettront face à face pendant le pont instrumental. Opeth jouera ensuite un titre de Still Life dédiée à la fille de Mikael avant d’achever leur set par un titre inédit en live Blackwater Park dont le tempo est parfait pour headbanguer dixit le chanteur, tout simplement jouissif !

Les Suédois reviendront sur scène nous interpréter un dernier titre, leur classique Demon Of The Fall toujours devant un public littéralement séduit.
Enfin, il serait incorrect de ne pas dire un mot sur le batteur de Bloodabth, Martin Axenrot, qui remplace temporairement Martin Lopez en attendant qu’il aille mieux. Ce dernier, qui n’est pas cher dixit Akerfleldt, n’a certes pas le toucher tout en finesse de Lopez, mais apporte un plus inconsidérable sur les parties plus agressives et death de la musique progressive des Suédois.

Après 1h50 de set, le concert d’Opeth s’achève… Le groupe aura été excellent ce soir et en aura séduit plus d’un, même s'il y a toujours des insatisfaits. Qu’importe, je suis totalement sous le charme ce soir et irait sûrement les revoir à la séance de rattrapage parisienne en décembre prochain !