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Série Noire #23 : Darkthrone, Galibot, Rosa Faenskap, Aversio Humanitas...

vendredi 5 juin 2026
Team Horns Up

Compte groupé de la Team Horns Up, pour les écrits en commun.

Comme chaque trimestre, la Série Noire d'Horns Up vous propose un parcours guidé des terres hostiles du black metal passant aussi bien par les immanquables que par les recoins plus confidentiels. Et cette fois, il y a de l'immanquable avec notamment les sorties de grands noms comme Darkthrone ou Melechesh, mais aussi du régional de l'étape avec les Ch'tis de Galibot. Bonne lecture et bonne écoute !

Groupes évoqués : Darkthrone | Rosa FaenskapGalibot | Malauriu | MelecheshAversio Humanitatis | Pure WrathPiołun | DoodswensAurora Borealis

Darkthrone – Pre-Historic Metal
Darkthrone en roue libre – Norvège (Peaceville Records)

Matthias : C'est bien vrai qu'il faudra un jour établir le ratio entre les bons albums de Darkthrone et... le reste. Parce que le dernier sans faute dans leur discographie doit quand même remonter à Old Star en 2019, et qu'ensuite, on s'est vraiment demandé à trois reprises si Fenriz et Nocturno Culto essayaient encore de proposer quelque chose ou s'ils avaient juste des factures à payer. Et puis est arrivé ce Pre-Historic Metal dont le nom avait au moins le mérite de me faire triper, amateur de pulp et de dinos animatroniques que je suis. Bon, mettons de suite fin à cet intenable suspense, non, nous n'avons pas affaire là à un grand cru de Darkthrone. Mais au moins cet album est fun : le morceau-titre nous offre un proto-black joyeusement régressif, avant d'enchaîner sur un « Siberian Thaw » quasiment stoner et aussi hypnotique que primitif. Fenriz se permet même un final en voix claire absolument hilarant qui laisse à rêver d'un monde dans lequel il aurait persévéré ses vocalises à la Isengard.

Bon, il y a bien quelques chouettes riffs qui peuvent rappeler un Malokarpatan, mais gardons les pieds sur terre. La suite de l'album essuie quand même quelques longueurs, même si « The Dry Wells Of Hell » nous offre encore des montées dans les aigus aussi inattendues que dorénavant indispensables. Est-ce que Pre-Historic Metal marque un renouveau dans la carrière de nos deux Norvégiens du chaos ? Non, certainement pas. Mais cet album-là peut au moins s'apprécier, comme une soirée DVD entre potes avec un gros pétard qui tourne.

 

Rosa Faenskap – Ingenting Forblir
Post black metal – Norvège (Fysisk Format)

S.A.D.E : Bien souvent, le suffixe "post" permet de rattacher un groupe à un genre dont il s'éloigne par certains aspects mais dont le cœur et l'esprit demeurent dans sa musique. Rosa Faenskap est à ce titre un groupe de post black metal, et plutôt talentueux avec ça. Le trio nous vient de Norvège, et propose donc une musique dont l'armature est résolument black metal : blastbeat, trémolo picking, chant hurlé, la palette du genre est complète. Mais Rosa Faenskap apporte régulièrement une lourdeur et une écriture qui l'écarte du black metal chimiquement pur. Le chant peut se faire plus growlé que criard, certains riffs sont emprunts d'une énergie hardcore (le début de « Klarhet i Kaos ») ou bien d'une pesanteur post-metal, et la production est loin d'incarner les normes du genre. Certes cet aspect tranchant et froid que cherche tout amateur du style est bien là, mais dilué dans un son qui se fait un peu plus vaporeux, sans jamais perdre en puissance. C'est d'ailleurs la puissance de frappe du groupe qui impressionne tout au long de Ingenting Forblir ("Rien ne dure", en VF), renforcée par la mise en place d'accalmies et d'interludes en arpèges. 

Rosa Faenskap propose un deuxième album très réussi, parvenant à concocter une recette bien identifiable et personnelle de post black metal. Un joli tour de force tant le créneau a pu être saturé.    

 

Galibot – Catabase
Black metal chtonien – France (Les Acteurs de l'Ombre Productions)

Matthias : Déjà remarqué dans la rubrique précédente, le projet minier du ch'Nord est déjà de retour, et non pas avec une réédition cette fois, mais bien avec un véritable nouvel album. J'étais curieux de la direction dans laquelle creuserait Galibot, et je suis plutôt content de voir le groupe s'inscrire dans ce black metal français « à texte » qui semble s'épanouir depuis quelques années. Littéraire, Galibot l'est dans tous les sens du terme, avec un « Jeanlin » directement inspiré du personnage de Germinal et tout aussi âpre que les lignes de Zola. Un court passage en voix – très – claire accentuant d'ailleurs encore le malaise en rappelant qu'on parle d'un enfant.

Nouvelle plongée en apnée dans l'enfer industriel, Catabase s'avère moins coup de poing que Euch'Mau Noir bis, mais explore plus profondément son univers minier en développant son aspect onirique, ou plutôt cauchemardesque ; celui d'une industrie qui a défiguré les familles comme les paysages, plusieurs générations après la fermeture des derniers puits. Tous les morceaux de Catabase ne marqueront pas autant les esprits, mais c'est là où Galibot s'essaie à de nouveaux styles que la flamme prend le mieux, comme sur le très lovecraftien « Les Montagnes Poussent sous Terre », où la voix de Diffamie perce l'obscurité torride et organique d'un black metal moderne qui sait rester incisif. À l'opposé et de retour à la surface, « Estaminet I » laisse supposer un moment de soulagement avant que le genièvre ne fasse monter une colère franchement hardcore, voire Oi! Avec sa voix masculine en pilier solide au comptoir, à la manière de Bolchoï ou Viande Rouge en leur temps - « Battez-vous ! » Et nul doute que ça ne manquera pas d'arriver dans la fosse. Depuis l'autre côté de la porte du Hainaut, le thème me parlait très personnellement, bien sûr. Mais Galibot démontre haut le poing que son black metal en français, torturé, social et revanchard, a bien assez de souffle pour inspirer un second album.

 

Malauriu – The Third Nail
Black metal / punk – Italie / Angleterre (Adirondack Black Mass)

S.A.D.E : Originaire de Sicile et désormais établi à Londres, Malauriu existe depuis 2013. Et en presque quinze ans, le trio mené par Schizoid s'est forgé une discographie touffue en split et EP, The Third Nail étant leur troisième long format. Et dans cette discographie, on retrouve un large spectre de genres allant du black metal au dark ambient. Ayant survolé les deux premiers albums du groupe pour les besoins de cette recension, j'ai découvert que l'approche proposée pour ce nouvel album est inédite pour le groupe. Foin ici de longues plages ambiant tortueuses et déroutantes, Malauriu balance un black metal bien punkisant de très belle fracture. Toujours inspiré par le versant mystique et occulte du folklore sicilien, The Third Nail est d'une efficacité exemplaire tant dans les riffs imparables que dans la production, à la fois rugueuse, agressive et lisible. En fin de parcours, Malauriu se paie le luxe d'une reprise de « Abuse Myself, I Wanna Die » de GG Allin, aussi joussive que régressive (à l'image de son compositeur original, me diriez-vous).

Si une exploration rapide et incomplète de la discographie de Malauriu donnait à voir un groupe un peu éparpillé, The Third Nail réduit le champ d'action pour un gain net en intensité et en agressivité. Clairement, un album qui fera des ravages en live, une activité que le groupe semble avoir reprise après quelques années loin de la scène.   

 

Melechesh – Sentinels of Shamash
Black thrashisant/folk moyen-oriental – Allemagne (Reigning Phoenix Music)

Matthias : Onze ans, par la barbe encore humide d'Uta-Napishtim ! Onze ans depuis la dernière sortie de Melechesh, alors que le groupe nous avait laissé en plan avec quelques albums vraiment solides. La formation de black/thrash moyen-oriental (pour faire simple, vu les origines diverses en son sein et les différents exodes de ses membres) n'avait jamais officiellement splitté, mais au bout d'un certain point dans l'inactivité, l'espoir d'un retour se faisait ténu... Jusqu'à cet EP de trois titres.

Si Sentinels of Shamash ne nous fait pas sortir de notre zone de confort entre les deux fleuves, ces nouvelles pistes fonctionnent à la perfection. « The Seventh Verdict » nous emmène dans les pas d'Enkidu jusqu'à la grande Uruk, cité du puissant Gilgamesh et théâtre de la première bromance d'aventure de l'histoire de l'humanité, avant qu'un « In Shadows, In Light » un peu plus death et mélodique ne vienne nous perdre dans une sarabande ésotérique. Si « Raptors of Anzu » m'a moins marqué, on reste sur des compositions très solides, d'autant plus que le metal extrême d'inspiration orientale n'est plus aussi vivace que durant la décennie précédente. Le seul regret sera de ne pas avoir un album entier à se mettre sous la dent.

 

Aversio Humanitatis – To Become the Endless Static
Black metal dissonant – Espagne (Debemur Morti)

ZSK : Le style de Blut Aus Nord, Deathspell Omega et consorts a eu tellement de succès et d’aura que certains petits malins du catalogage ont fini par créer une étiquette propre, le « dissonant black metal » (dont le penchant death existe également, avec notablement Ulcerate). Les Espagnols d’Aversio Humanitatis, qui pouvaient pourtant être classés dans une autre étiquette nerdy d’« othodox black metal » à leurs débuts, vont en devenir un logique représentant.

Seulement, si l’EP Longing for the Untold sorti en 2017 était plutôt prometteur, leur deuxième album (et premier de leur ère plus « moderne ») Behold the Silent Dwellers s’était avéré un peu mou et donc décevant. Mais Debemur Morti a maintenu sa confiance – l’Espagne n’ayant malheureusement pour elle pas grande réputation en matière de metal extrême – et To Become the Endless Static va corriger le tir. Sans apporter une quelconque singularité au genre, mais tout simplement en livrant un bon album, bien plus offensif que son prédécesseur.

Il y a tout ce qu’on attend du genre auto-proclamé « dissonant » en 35 minutes : des trémolos et arpèges aliénants, une batterie qui accumule les blasts tendus, un chant inquiétant possédé jusqu’au tripes et une atmosphère de chaos constante. Contrairement à Behold the Silent Dwellers, Aversio Humanitatis est plutôt inspiré dans ses compos et arrive à maintenir une certaine tension tout en variant les tempos. Il y a quelques petits passages à vide ou redondants mais To Become the Endless Static nous maintient sans mal dans sa dimension noire, dès le début sur « Long Stretch the Shadows » qui prend à la gorge jusqu’au final épique « Collapsing Into the Resonance » en passant par l’excellent morceau-titre ou encore le touffu « Strange Angles ». Rien de révolutionnaire au bout, mais une bonne rasade de « dissonant black metal », donc.

Pure Wrath – Bleak Days Ahead
Black metal atmosphérique – Indonésie (Debemur Morti Production)

S.A.D.E : Avec son quatrième album, Pure Wrath déroule la suite de son fil discographique en toute cohérence. Ryo, homme à tout faire de ce groupe venu d'Indonésie, travaille toujours son black metal atmosphérique avec des riffs amples et des mélodies aérées. Les longs titres de Bleak Days Ahead (et en particulier les deux parties de l'éponyme) prennent le temps de se poser, de répéter les riffs jusqu'à l'hypnose si besoin. Et quand, au milieu de la fureur, une accalmie se met en place, nous laissant le temps de respirer, c'est souvent parce que la cadence infernale n'attend que de reprendre de plus belle. Signé chez Debemur Morti depuis l'album précédent, Pure Wrath peut parfois faire penser à White Ward dans le son, même si l'aspect black metal de salon est moins évident. Mention spéciale au début trip-hop d'« Opaque Mist », aussi inattendu que bien pensé et bien amené.

Plus abouti que Hymn to the Woeful Hearts, Bleak Days Ahead s'égare parfois dans une surenchère à la pertinence discutable (quelques arrangements pas très heureux à base de d'instruments à cordes bien synthétiques m'ont fait tiquer). Reste que Pure Wrath continue de délivrer un black metal atmosphérique très bien fait qui mérite le détour.  

 

 Piołun – Exolvuntur
Black metal – Pologne (Malignant Voices)

ZSK : C’était passé inaperçu, mais Blaze of Perdition a splitté en décembre dernier, laissant derrière lui ses démons et un excellent Upharsin. Si Mānbryne va un peu prendre le « relai », cela ne veut pas dire qu’une autre voie est impossible. Elle sera incarnée par Piołun, le projet du guitariste XCIII ou Sorh ici. Déjà auteur de Rzeki goryczy en 2022, Piołun ne semble pas sur le papier être destiné à vraiment lui aussi prendre la voie de Blaze of Perdition. Et pourtant…

Passons sur Rzeki goryczy qui était franchement anecdotique pour creuser Exolvuntur. Dont on va tout de même ressentir le background de Blaze of Perdition à chaque instant, et même celui plus « atmosphérique » qui avait été incarné par un Conscious Darkness en son temps. Toutefois Upharsin n’est pas loin, d’autant que les morceaux restent relativement courts, mais toujours est-il qu’on retrouve le touché « XCIII » dans les compos de « Sorh » (et même... un chant typique). Piołun va toutefois en proposer une vision globale plus minimaliste et rigoriste.

Piołun nous est présenté comme étant inspiré par le black scandinave des années 90, et même si certaines campagnes promotionnelles ont tendance à balancer ça comme un joker magique, c’est plutôt réel ici et ça se ressent dès « Manifest kresu » et ses compos simplistes (dans le bon sens du terme) et même old-school. Cela est bien évidemment passé à la moulinette « polonaise » mais domaine black semi-underground, pas à la Behemoth (ou alors les très vieux albums). Sorh est inspiré et Exolvuntur se distingue surtout par sa composante mélodique très enlevée, qui atteint son paroxysme sur « Czas » avec une dimension très épique. Cela nous donne un bel album, certes un peu timoré par moments, mais qui revisite de façon intéressante l’héritage de Blaze of Perdition.

Doodswens – Doodswens
Black metal – Pays-Bas (Svart Records)

S.A.D.E : Mené par I, chanteuse et batteuse, Doodswens a sorti son deuxième album studio, éponyme, en avril dernier. Et si le black metal proposé par le groupe n'a aucune prétention à l'innovation, la qualité n'en est pas moins au rendez-vous. S'ancrant dans les grandes heures du black metal norvégien, Doodswens déploie une approche primitive de l'art noir, en inspiration directe des premiers Mayhem et Darkthrone, offrant même parfois un aspect épique à la Bathory. Mais globalement, l'émotion centrale de la musique des Bataves est la haine : à grands coups de hurlements rageurs — la voix de I est profonde et puissante — et de riffs malveillants, Doodswens construit une musique faite pour se purger des pensées poisseuses. Avec une production qui parvient à trouver un bel équilibre entre lisibilité et rudesse, le son parvient à être terriblement agressif sans perdre une certaine rondeur, notamment apportée par la basse. 

Avec la volonté farouche d'extraire ses pensées les plus sombres — Doodswens pouvant se traduire par « désir de mort » — I et ses comparses développent un black metal viscéral de très belle facture.  

 

Aurora Borealis – Disillusioned by the Illusion
Black/thrash/death – USA (Non Serviam Records)

ZSK : Ron Vento serait-il un grand fan de football ? Car cela fait quatre fois de suite qu’il sort un album peu avant la coupe du monde, histoire de boucler tout le taff de studio et de promo et d’être tranquille après. Bref, tout comme les bêtises de la FIFA, Aurora Borealis revient tous les quatre ans. Et si en foot il peut y avoir quelques surprises, il n’y en a pas avec Aurora Borealis. Mais comme avec la coupe du monde, on souffle au début et après on kiffe.

Je pourrai copier-coller ce que j’avais dit de Apokalupsis et Prophecy Is the Mold in Which History Is Poured, Aurora Borealis n’est pas un partisan du changement à tout va et même s’il a eu des aspirations plus mélodiques en 32 ans d’existence, le trio du Maryland (dont le line-up n’a pas bougé cette fois) fait toujours son black/thrash/death bien offensif aux thèmes ésotériques et/ou science-fictionnels. Disillusioned by the Illusion va même bien vite se situer dans la moyenne haute des désormais neuf albums de la formation.

Disillusioned by the Illusion bénéficie d’ailleurs d’une des meilleures sonorisations de la carrière d’Aurora Borealis, le chant typique de Ron Vento bave moins qu’à l’accoutumée même s’il faudra toujours l’apprécier (heureusement qu’il est souvent doublé en growl) ; et notons qu’ici la batterie de Mark Green claque parfaitement avec une sacrée palette de blasts bien sentis. Ce nouvel album est toutefois un brin linéaire, avec quelques pistes anecdotiques mais « Millisecond Pulsar », « Phase Transition » ou surtout « Those Yet to Come » avec ses excellents riffs thrash s’en sortent avec les honneurs. A nouveau sorti par un label différent (Non Serviam Records), Disillusioned by the Illusion est un bien bon album d’un groupe dont la carrière est discrète mais respectable. Et… c’est tout.

Antrisch – Expedition III : Renitenzpfad
Post-black atmosphérique – Allemagne (AOP Records)

Malice : Les Allemands d'Antrisch se sont faits une belle petite réputation dans le cercle des amateurs de black metal et d'expéditions qui tournent très mal - les deux thèmes vont assez bien ensemble. Dans une autre veine musicale, je ne peux pas me retenir de citer les exceptionnels Kauan et leur album de doom atmosphérique (Sorni Nai, 2015) sur le mystère du passage de Dyatlov. Mais revenons à nos Teutons : après un premier album (Expedition II : Die Passage) très bien accueilli et traitant des expéditions de John Franklin dans l'Arctique canadien, Antrisch revient avec un concept bien plus connu par chez nous, et surtout des cinéphiles. C'est en effet l'expédition de Lope De Aguirre, « le Loup Basque », immortalisé par l'interprétation folle de Klaus Kinski dans Aguirre ou la Colère de Dieu, que nous content ici les Allemands.

Le principal problème est là : des éléments forcément hispanophones narrés en allemand, c'est particulier. L'atmosphère de la musique d'Antrisch est très germanique, et encore plus sur ce nouvel opus : Kanonenfieber - entre autres - est passé par là, et on sent une influence potentielle dans la façon qu'a eu Christian Wolf (incroyable nom véridique pour chanter le non moins incroyable « Hidalgo infernal - Der baskische Wolf ») de mettre sa voix bien plus en avant. Mais une fois cette suspension de crédibilité dépassée (pas comme si l'oeuvre de Kinski était tournée en espagnol non plus...), Expedition III : Renitenzpfad est une vraie claque immersive, qui fera plaisir à ceux estimant que Der Weg Einer Freiheit a perdu de son mordant. Des ambiances étouffantes de « Abkehr » au génial final tout en lignes mélodiques « Canis lupum edit - Wolfsfalle | Verratener Verräter », voilà un album qui pourrait grappiller des places dans mon top annuel. 

 

 

Également dans le radar de la Série Noire :

  • On attendait de pied ferme le nouvel album de Non Est Deus, le projet à la Mgła de Noise (Kanonenfieber). Mais Blessings and Curses nous a déçus, passé le banger d'entrée qu'est « Show Mercy » on en a rien retenu...

  • La nouvelle trouvaille de Godz Ov War - polonaise bien entendu - se nomme Mansvara. Black/death typiquement polonais (avec des touches de... Mgła, encore) relativement moderne, Sable Odes to Nihility montre un groupe à suivre.

  • On ne savait pas trop où vous parler du dernier Venom, Into Oblivion : dans Chasse le Dragon ? Probablement pas, même si le Venom "de Cronos" est indéniablement très (trop) mélodique. Une chronique ? Trop peu à en dire. On se contente d'une mention : Into Oblivion est un album qui oscille entre autoparodie efficace mais peu utile (« Lay Down Your Soul ») et morceaux plus intéressants, qu'il aurait peut-être fallu oser sortir en singles (l'assez indus « Dogs of War », le mélodique « Legends »). Un album trop long, mais qui n'a rien de vraiment honteux.

  • Impossible de trancher entre votre envie de black metal et votre envie de hardcore ? On a la solution : écoutez le dernier ERDVE !