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jeudi 12 février 2026

Sylosis + Revocation @Paris

Machine du Moulin Rouge - Paris

Michael

Avocat le jour, rédacteur sur Horns Up la nuit et photographe à mes heures perdues.

Ce début d'année 2026 a de quoi donner le tournis, avec autant de tournées internationales qui foulent les planches des salles de France et de Navarre. Même avec toute la volonté du monde, difficile de ne pas passer à côté de certaines dates. Pour d'autres, cochées dans l'agenda depuis pas mal de temps, la donne est différente : interdiction de les rater. Cette date à la Machine du Moulin Rouge en faisait partie, tant le dernier album de Revocation m'a régalé et tant Sylosis est toujours un plasir en live.

 

Revocation

Le groupe de death / thrash américain n'en finit plus de pondre des albums de qualité. Leur dernière galette, New Gods, New Masters sortie en septembre 2025 chez Metal BLade Records a confirmé tout le bien que l'on pense du combo. Rapide, technique, efficace, le cocktail a tout pour plaire aux amoureux de musiques hybrides et d'envolées à la guitare. Sur scène, Dave Davidson a toujours dégagé une simplicité et une humilité particulièrement plaisantes ; qualités qui transpirent du reste de tout le groupe, avec une prestation sans artifices, sans discours interminables. Juste du son, et du bon.

Côté setlist, le groupe nous aura offert trois titres de leur petit dernier pour autant de réussites sur scène, « Sarcophagi of the Soul » en tête. Le grand test du live est rempli avec brio. Pour le reste, trois titres de Netherheaven que les Américains ne finissent plus d'étréner ; c'est d'ailleurs peut-être le seul bémol de la prestation du soir : on aurait aimé un peu plus de nouveauté et de variation, au delà des titres du dernier album que l'on a découvert avec plaisir.

Quoi qu'il en soit, c'est après la classique « The Outer Ones », toujours aussi forte, que le groupe a quitté la scène, copieusement applaudi. Quel plaisir de les voir sur scène ; toujours.

Setlist :
Cronenberged
Sarcophagi of the Soul
Existence is Futile
Diabolical Majesty
Galleries of Morbid Artistry
Dystopian Vermin
Strange and Eternal
The Outer Ones

 

Sylosis

Sur le papier, cette date avait tout du moment casse gueule. Avec des balances longuettes en raison de problèmes techniques (une partie des lights ne fonctionnant d'ailleurs pas pendant le show) et un Josh annonçant dès le début du concert qu'il est malade et que sa gorge le fait souffrir, on pouvait légitimement avoir peur de se trouver avec un concert de Sylosis au rabais. Et que nenni, les Brittaniques ont livré une prestation remarqué et remarquable, dans une salle quasi-comble acquise à leur cause.

Une grosse bagarre, sur scène et dans la fosse, certainement bien aidée par une setlist solide qui aura balayé la quasi-intégralité de la carrière du groupe. Un gros plaisir de pouvoir de nouveau entendre « Heavy is The Crown » devenue rare en live ; une belle surprise également de pouvoir entendre trois titres du prochain album The New Flesh qui sortira le 20 février prochain, avec toutefois des fortunes diverses. Malgré tout, ce sont les titres de Conclusion of an Age et d'A Sign of Things to Come qui sont les plus efficaces. « Pariahs » et « Deadwood » sont vraiment devenus les deux immenses bangers du groupe, taillés pour faire suer le pit.

Pas avare de remerciements pour le public, Josh aura livré une prestation plus que raisonnable pour un type malade. Moins de coffre, mais compensé par encore plus de coeur. Sylosis et son metalcore teinté de thrash est décidement toujours une réussite en live. Vous l'aurez compris, ceux qui auront la chance d'être au Hellfest en juin prochain doivent s'empresser de cocher le concert de Sylosis dans leur running order, pour prendre une nouvelle dose ou pour compenser le fait d'avoir raté cette date parisienne.

Setlist :
Erased
I Sever
Worship Decay
Heavy is the Crown
Poson for the Lost
All Glory, No Valour
Where the Sky Ends
Eclipsed
Servitude
Reflections Through Fire
Teras
Pariahs
Deadwood
The New Flesh

Un grand merci à Garmonbozia, pour l'accréditation, et à la Machine du Moulin Rouge, pour l'accueil.

Photos