Chronique Retour

Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Sonata Arctica

The days of grays

LabelNuclear Blast
stylePower Metal
formatAlbum
paysFinlande
sortieseptembre 2009
La note de
U-Zine
5.5/10


U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Je me rappelle encore il y a quelques années… quand avec ma guitare sur les genoux, je grattais et m’égosillais sur 8th commandment. Sonata Arctica était pour moi l’alliance parfaite d’une voix « chantée » (précision étonnante non ?) mélancolique, et d’un metal tonique et technique.

The days of grays a vu le jour début septembre 2009. Après un UNIA très décevant à mes yeux, j’aspirais à un Sonata Arctica retrouvé. Malheureusement, avec le départ du brillant Jani Liimatainen pour des raisons somme toutes assez sombres, le pessimisme était de rigueur.

C’est donc avec une certaine appréhension que la première écoute fut accomplie. L’album commence par une pièce instrumentale (original) intitulée Everything Fades to Gray. Et premier constat, la bande de Tony Kakko est surement tombée amoureuse de Simone Simons. L’impression d’être sur un album d’Epica ne peut être évincée. C’est par une voix féminine que Deathaura commence. Le parallèle est troublant.

Si la musique de Sonata Arctica s’est complexifiée, structurée, elle a néanmoins perdu en originalité. L’écoute est poussive, les chansons redondantes. Si Flag in the ground vient relever le niveau d’un opus bien terne, il semblerait que les finlandais subissent le contrecoup de la crise... Surabondance d’intro et de breaks au piano, où la voix de Tony Kakko est posée à la perfection (trop). Leur musique est carrée, pas de doute. Mais on se croirait dans un Disney, pas dans un cd de metal. Fullmoon, Black sheep ou encore the Power of one ont montré la voie d’un metal mélancolique, plein d’émotions. As If the World Wasn't Ending, The Ending ou No Dream Can Heal a Broken Heart nous montrent la voie d’un metal sous Lexomil, au rabais où tout sonne aussi vrai qu’un livre de Marc Lévy.

J’ai toujours considéré le power metal comme une musique remarquable. L’alliance de l’émotion et de la rage, de la torpeur et de la rébellion. Malheureusement, Sonata Arctica bascule dans une musique qui n’a plus grand chose à voir avec le metal et qui perd une partie de sa magie. Encore une fois, ne nous méprenons pas, d’un point de vue purement objectif cet opus est très bon. Les musiciens sont justes, les envolées vocales de Tony Kakko sont bien plus maitrisées que par le passé. Mais cette douce alchimie qui faisait d ‘Ecliptica ou de Silence des albums « de chevet » n’est plus que poussière.

The last amazing grays et Flag in the ground sortent du lot et forment ce qu’il faut retenir de cet album.

Sonata Arctica est un groupe de plus en plus apprécié, et je suppose que cette évolution n’est pas si catastrophique aux yeux de tous. Malgré tout ce n’est pas sans plaisir que je me rendrai à leurs futurs concerts. Néanmoins, comme un vieux couple usé par le temps, je ne serais là que pour les souvenirs d’un temps révolu.

1. "Everything Fades to Gray (Instrumental)" – 3:07
2. "Deathaura" – 7:59
3. "The Last Amazing Grays" – 5:40
4. "Flag in the Ground" – 4:09
5. "Breathing" – 3:55
6. "Zeroes" – 4:24
7. "The Dead Skin" – 6:15
8. "Juliet" – 5:59
9. "No Dream Can Heal a Broken Heart" – 4:33
10. "As If the World Wasn't Ending" – 3:49
11. "The Truth Is out There" – 5:04
12. "Everything Fades to Gray (Full Version)" – 4:30

Les autres chroniques