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vendredi 22 avril 2016 - Shawn

Xtreme Fest

Nathan (Chargé de communication)

Shawn

Anciennement responsable du webzine U-zine.org. Actuellement chroniqueur éclectique et live reporter basé à Toulouse.

Désormais considéré comme valeur montante, à l'image du Fall of Summer ou du Ragnard Rock, l'Xtreme Fest s'est forgé après 3 éditions une solide image dans le paysage musical hexagonal. Cette 4éme édition se tiendra à Cap'Découverte, un parc de loisir aquatique à 20 minutes d'Albi et à une grosse heure de Toulouse les 29, 30 et 31 juillet. C'est à 4 mois de l'évènement, que nous rencontrons Nathan, chargé de communication du festival lors de la "Xtreme Fest Before Party", au Métronum de Toulouse, pour le concert du Bal des Enragés ...

 

Salut Nathan, comment vous sentez-vous, toi et tes équipes, à quatre mois de cette quatrième édition de l’Xtreme Fest ?

On se sent bien, il reste encore beaucoup de travail à faire, il nous reste que quatre mois et on sait que ça passe vite. On est plutôt bien, les indicateurs sont au vert puisqu’on est sur la même base en billetterie que l’an dernier. Vu qu’on avait fini complet, on va croiser les doigts pour que ça continue dans cette dynamique-là !

Retournons sur l’édition 2015 … quel bilan en avez-vous tiré ?

L’an dernier c’était excellent, pour moi c’était la meilleure édition parce qu’on était plus sûr de nous. L’organisation était mieux puisqu’on connaissait mieux le site. Les équipes de bénévoles étaient super, il y a eu du beau temps, avec la proximité du lac juste à côté du festival ! Il y a eu des choses magnifiques dans ce lac, je me rappellerai toujours du circle pit sur Bohemian Rhapsody et les méga-plats. Comme on était en plus complet, ça fait plaisir … on a bossé toute l’année dessus donc voir que ça fonctionne, que le projet tient la route, que les festivaliers semblent content, c’est tout benef’ ! Après, il y a toujours des petits points négatifs évidemment, on essaye de les résoudre au fur et à mesure des années

 

A la fin de la seconde édition, en 2014, le festival accusait un déficit important et semblait en sursis d’un point de vue financier. Où en est-on à l’heure actuelle ?

Effectivement, le déficit était important et suite à ça, on a mis en place un plan de trésorerie sur 4 ans pour rembourser les dettes. Heureusement que l’on a des partenaires qui nous suivent et qui ont acceptés de faire des paiements avec échéance. J’en profite pour les remercier, sans eux le festival ne serait pas possible ! Et du coup, pour l’année 2015, l’objectif est rempli pour cette année-là, donc il reste 3 ans à cravacher pour remonter la pente. Après, ce qu’il faut savoir, c’est qu’avec Pollux, on a (en plus du festival) une saison de musique actuelle à l’année, mais ça ne pèse vraiment rien d’un point de vue financier comparé à l’Xtreme Fest. Donc ce n’est pas ça qui nous aide à remonter la pente, tout est misé sur le fest ! C’est quitte ou double !

A part la seconde édition qui avait lieu au Parc des Expositions d’Albi, toutes les autres éditions (dont celle à venir cette année) se tiennent à Cap Découverte. Est-ce définitivement votre point d’attache ? Comment voyez-vous les limites du lieu vis-à-vis de l’avenir du festival qui semblaient déjà atteintes en 2013 et 2015 ?

On va essayer d’en faire notre port d’attache, comme on l’avait dit en conférence de presse l’an dernier. Le but c’est de ne plus trop bouger niveau lieu, déjà parce que le site est super agréable : le lac en contrebas pour se baigner avec le téléphérique gratuit, la verdure, tout est vraiment chouette là-bas. Egalement, nous voulons fixer les dates pour ne plus bouger. De ce côté, ça a beaucoup évolué, la première édition était début aout, ensuite c’est passé mi-juillet, et on repasse cette année à fin juillet. Le but final étant d’avoir un référentiel espace-temps fixe pour que tout le monde s’y retrouve et identifie le festival à un lieu et à une date bien précise. On y travaille, mais ça n’est pas toujours évidement notamment au niveau de la programmation, de la disponibilité des artistes, ça peut fluctuer.

En ce qui concerne le lieu, il n’est effectivement pas extensible parce que pour l’instant on organise le festival sur la Maison de la Musique, dont on ne peut évidemment pas pousser les murs. En revanche, le site en lui-même est très grand puisque là où est actuellement positionné le camping, ça s’appelle « L’Espace Grand Festival », donc on pourrait l’utiliser comme un espace de festival, en mode open air avec des chapiteaux. L’endroit est prévu pour, donc on peut s’imaginer beaucoup de choses. Il y a d’autres options, comme en contrebas de la Maison de la Musique, où il y a des terrains de foot. Il y a donc plusieurs espaces que l’on peut essayer de zguener comme on dit chez nous !

 

Comme tu l’as dit au niveau des dates, le festival s’est décalé d’une semaine par rapport à l’an dernier et aura lieu fin juillet. Pourquoi ce choix ? De même, vous n’avez plus lieu le même week end que le Resurrection Festival avec qui vous étiez partenaires, est-ce que cela a un impact niveau booking ?

Il y a eu deux éléments qui ont été à l’origine de ces dates, le booking d’abord, mais également le fait que l’an dernier, l’Xtreme Fest avait lieu une semaine après un autre festival de musique généraliste à Albi qui s’appelle Pause Guitare. Le fait est que l’on a beaucoup de bénévole en commun. L’idée initiale, c’était que tout le matériel qui est loué à Pause Guitare (technique, régie, etc.) vont directement sur le site de l’Xtreme Fest au lieu de repartir chez les fournisseurs. C’est-à-dire qu’ils organisaient le démontage en fonction de nous, ils nous amènent le matériel et on s’occupait des retours, pour économiser sur les frais de structure et de transport pour les deux évènements. On l’a fait, mais c’était très dur pour les bénévoles d’enchainer les deux week-end, avec le montage et démontage, humainement ce n’était pas possible. On ne peut pas leur demander ça… L’Xtreme Fest est sacrément extrême et Pause Guitare il y a beaucoup de taff également. C’est donc pour cette raison qu’on laisse un peu plus de distance, pour prendre de l’air et laisser les gens se reposer avant d’enchainer sur un nouvel évènement.

En ce qui concerne le Resurrection Festival, eux aussi se sont décalés pour des raisons de booking également. Du coup, cette année on se débrouille en solo. Pour moi en tant que chargé de communication, c’est plutôt cool puisque je vais aller assurer la promotion de l’Xtreme Fest en Espagne, ce que je ne faisais pas avant par respect pour le Resurrection.

 

Des changements sont-ils à attendre au niveau par exemple de la restauration, ou du camping ?

Il y a pas mal de changements à ce niveau-là. La nouveauté cette année c’est qu’il va se passer beaucoup plus de choses au camping. Il y aura un chapiteau avec une scène et des groupes s’y produiront. Une sorte de Metal Corner si tu veux. On retrouvera au camping un mini-village avec des stands de merchandising et de restauration type food trucks.

Pour la restauration sur site, au niveau de la Maison de la Musique, il y aura aussi des food trucks. L’an dernier, nous avions fait le pari d’organiser nous-même la restauration des festivaliers (avec un food-truck en complément). Il se trouve que ça a été compliqué puisque financièrement et humainement ça nous demandait beaucoup de moyens : une équipe dédiée de bénévole, un groupe électrogène, et finalement on s’y retrouve pas forcément. Le service n’est pas aussi qualitatif que ce que peuvent proposer les professionnels de la restauration. Il y aura donc une séléction de food trucks proposant une large variété de nourriture.

 

L’affiche 2016 a été intégralement dévoilée. Peux-tu nous la présenter ? Qu’est-ce qu’elle t’inspire cette affiche ?

Tu pourras constater que cette année, l’affiche est beaucoup plus metal que punk/hardcore. C’est parce que les groupes de punk qui sont disponible sur l’été ne le sont pas sur cette période-là. Il reste toujours dans les « seconds couteaux » quelques bons groupes, je pense notamment à Rise of The Northstar qui était prévu l’an dernier et qui n’avait pas pu venir. Il y a donc ces groupes-là qui feront le plaisir des coreux et des punks.

 

Y aura-t-il trois scènes comme les années précédentes, une sur le skatepark et les deux autres dans le festival ? Il était question d’une scène ouverte au niveau du lac, certains ayant même suggéré l’idée d’une barge flottante, qu’en est-il ?

(Rires) Ça serait trop bien ! On n’a pas encore le budget pour la barge flottante, mais ça serait génial ! Ca sera effectivement comme l’an dernier, avec 3 scènes, avec en plus un chapiteau sur le camping comme je te le disais avant. Celle-ci sera ouverte de 11h à 14h. On va essayer également avec des groupes d’organiser des déambulations et amener les gens au site du festival une fois les concerts du camping terminés. Sur les groupes du camping, il va y avoir du gros gros zguen … bon, j’vais t’en dire un … Andreas & Nicolas ! (rires) Donc plutôt des groupes déconne, au réveil c’est ce qu’il faut pour partir avec la fougue.

Un groupe surprise reste à être annoncé. Aujourd’hui étant un jour spécial à ce propos … est-ce que tu peux officiellement nous le dévoiler ?

(Rires) Effectivement, ça devient officiel à partir d’aujourd’hui, on peut donc le dire, les points d’interrogation qu’il y avait sur l’affiche c’est le Bal des Enragés. On ne pouvait pas l’annoncer avant puisque l’on travaille avec SPM Prod qui organise ce soir au Métronum ce groupe, et du coup on ne voulait pas leur faire du tort vis-à-vis de ça. Ça devient donc officiel à partir de maintenant !

 

Il y a deux ans l’affiche du festival représentait un Godzilla, l’an dernier un poulpe qui tirait des lasers. Cette année, c’est une sorte de King Kong. Est-ce une volonté du festival de coller à une certaine image de la pop-culture ou c’est juste la folie de votre graphiste ?

Il y a un peu des deux ! On lui donne des orientations, on est effectivement parti sur les animaux un peu emblématiques, les gros monstres. Peut-etre que l’an prochain ça sera le Loch Ness … ça serait bien en phase avec le lac d’ailleurs ! Il n’y a pas de volonté manifeste de coller à cette image, mais ça parle à tout le monde, c’est monstrueux, ça fait donc référence à l’extrême, donc c’est plus dans ce sens là.

 

Nathan, un grand merci à toi pour ta disponibilité, je te laisse le mot de la fin ! …

Venez nombreux, venez-vous éclater ! Pour ceux qui ne connaissent pas, parlez-en autour de vous, essayez de prendre des infos, les gens vous diront bien comment ils l’ont vécu. SOYEZ ZGUEN !

Plus d'infos : http://xtremefest.fr/