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jeudi 5 décembre 2019 - Dolorès

Alcest

Neige

Dolorès

Non.

Alcest a presque toujours fait partie de mon bagage musical, et ce fut une incroyable occasion que de pouvoir poser ces quelques questions à la tête pensante du projet. Je conseille également le podcast « Metal Talks | Alcest  » sur Spotify pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le nouvel album mais aussi l'évolution du groupe.

Interview réalisée le 26 novembre 2019.

 

On ne présente plus Alcest. Spiritual Instinct, qui est déjà le sixième album, est sorti il y a un peu plus d'un mois. Aujourd'hui, est-ce que tu pourrais expliquer à quoi ressemble une semaine lambda quand on est Neige d'Alcest ? Tes dernières semaines ou tes semaines à venir par exemple.

C'est assez exceptionnel car je suis en repos ! C'est le moment où j'ai un creux dans mon emploi du temps : pas d'interview, pas de concert pendant deux semaines. Alors que les semaines d'avant, j'avais un concert toutes les semaines et ça fait très bizarre parce que je n'ai pas eu ça depuis longtemps. T'es tellement occupé tout le temps que quand t'as du temps pour toi, tu ne sais même pas l'utiliser, tu ne sais plus ce que tu aimes, t'es un peu perdu. Donc c'est une semaine un peu particulière, je me retrouve face à moi-même.

Sinon, habituellement, c'est beaucoup d'e-mails, des concerts le weekend, là on a fait beaucoup de one shots à l'étranger. C'est assez pénible car tu es toujours trimballé à droite et à gauche. C'est vrai que je préfère les tournées, où au moins tu as un bloc, tu pars pendant un mois. Puis il y a eu la sortie de l'album avec beaucoup d'interviews, pas mal de promo, des photos, etc. C'est vrai qu'avec Nuclear Blast on ne savait pas trop à quoi s'attendre et ça représente quand même vachement plus de travail extra-musical.

 

Artwork par Fortifem



Tu as vu une énorme différence en passant chez Nuclear Blast ?

Oui, Prophecy ne sont pas très regardants sur tout ça et ils nous ont laissé faire ce qu'on voulait. Nous on a toujours aimé proposer du contenu en dehors de la musique, donc ça s'est fait naturellement, mais avec Nuclear Blast c'était encore plus gros. Pour un groupe de notre statut je pense qu'on a dû faire plus que ce qui se fait habituellement : on a sorti deux clips, il y a eu plein de photoshoots, etc. Donc oui, très occupé, même trop !
 

Concernant le nouvel album, comment a-t-il été reçu ? Y a-t-il des remarques particulières venant de journalistes, d'artistes ou d'autres personnes qui t'ont marqué ?

Il a été bien reçu, oui. Il y a des pays où il a été mieux reçu que d'autres. C'est un album qui revient un peu à nos mélodies et notre son très européens. Kodama était plus influencé par une autre culture, et c'était un langage musical assez différent. Là il y a certaines mélodies un petit peu médiévales ou celtiques, très épiques. Ça a très bien marché en Europe et en France notamment alors que je ne m'y attendais pas forcément. En France, on a mis du temps avant de trouver notre public, il y a eu des années avant que les Français comprennent ce que c'était qu'Alcest et qu'on cherchait pas à faire du Black Metal par exemple. En fait, on ne cherchait rien, c'est juste la musique qui me venait naturellement. Je pense que les gens écoutaient Alcest par le prisme du Black Metal, qui donne des idées complètement fausses sur le groupe. On a eu du mal à se trouver un public en France, et maintenant la tendance s'est inversée. On a beaucoup de soutien de la France, et encore plus avec cet album. Beaucoup de super chroniques, on a fait la couverture d'un magazine... A l'étranger, on a de bons retours en Europe et en Asie, mais aux Etats-Unis un peu moins. C'est peut-être un langage qui leur parle moins et ils ont plus aimé Kodama, qui était peut-être plus Post-rock, Rock indé.... Là il y a quand même un côté très européen, je pense, et c'est peut-être pas leurs références.

Sinon, nous on a la chance d'avoir des fans assez tarés. Ils sont vraiment investis. On a des fanpages dans beaucoup de pays différents, et les plus beaux retours qu'on ait c'est de nos fans. L'album n'était pas encore sorti qu'il y avait déjà des gens qui se faisaient tatouer la pochette ! C'est extrême. Je reçois des photos de gens qui sont tatoués toutes les semaines, pour me montrer à quel point cette musique compte pour eux. A chaque fois qu'on fait un concert, j'entends toujours des choses comme « votre musique m'a sauvé(e) », « j'ai perdu quelqu'un et votre musique m'a aidé(e) à me relever de tout ça ». C'est une musique très positive qui peut aider dans les périodes un peu sombres.
 

Selon moi, le groupe a une discographie qui évoque beaucoup l'enfance et l'adolescence. C'est sans doute lié à mon vécu car j'ai découvert Alcest quand j'étais vraiment entre ces deux périodes. A l'inverse, le nouvel album a quelque chose de très adulte, plus grave, solennel, sérieux. Est-ce que c'est une description qui te parle, que tu ressens et si oui est-ce que c'était un schéma volontaire ?

Complètement ! Je pense que j'ai mis beaucoup de temps à devenir un adulte et je sais pas si je le suis vraiment devenu... Je suis resté un peu ado. Mais c'est vrai qu'il y a une certaine gravité et une certaine lourdeur dans l'album, pas du tout typique de ce sentiment de jeunesse et de légèreté. Il est lourd et sombre, c'est peut-être l'album le plus « mature » enfin tous les groupes disent ça (rires) ! Mais ça n'a pas forcément que des bons côtés. Pour moi, l'album de la maturité n'est pas forcément le meilleur album. Il y a de très belles choses qui se font dans la fraîcheur.

Cet album-là a quand même été composé de manière très brutale et spontanée, donc je pense que ça contrebalance un peu ce qui pourrait être trop cérébral et adulte. Les émotions y sont vraiment brutes. Certains morceaux ont été écrits en une heure ou deux. Mais c'est un album qui est plus inquiet, avec l'âge adulte et toutes les inquiétudes et les angoisses qui vont avec et ça peut se ressentir dans l'album.

 

Artwork par Fortifem

 

Le symbolisme est très présent avec pas mal de clins d’œil littéraires et graphiques ou dans certains concepts qui sont abordés. Pourquoi t'être inspiré de ce mouvement artistique en particulier ?

C'est un mouvement qui ne parle pas de spiritualité directement. Mais pour moi c'est l'un des mouvements qui a le plus essayé de faire le lien entre le monde réel, tout ce qui est terre à terre, et les choses qui sont en dehors de nos perceptions, les grands mystères de la vie, le paranormal, la mythologie... Des concepts qui sont plus abstraits. Les deux se confrontent et c'est en ça que ce mouvement m'a toujours beaucoup plu. Alcest, c'est presque du symbolisme en musique. Une passerelle entre deux mondes, entre un monde plus spirituel et celui-là qu'on connaît tous. C'est très dur d'en parler d'ailleurs, c'est pour ça que c'est plus confortable pour moi d'en faire de la musique. Faut juste donner quelques clés, et les gens comprennent. Je pense qu'il y a tout un univers qui est au-delà de notre portée, quelque chose qu'on est pas capable de percevoir en tant qu'humain parce qu'on a des sens qui nous limitent. A travers ce prisme, notre vision de la réalité n'est pas objective. C'est ça qui m'intéresse dans Alcest et j'essaie de prendre un petit peu de cet autre monde-là pour le mettre ici. Le symbolisme c'est ça, essayer de toucher à quelque chose d'éthéré, hors du monde, et de l'apporter ici. C'est une vision spirituelle du monde sans forcément de concept religieux précis ou même de propos vraiment spirituel.
 

Le clip de « Protection » m'a tout de suite accrochée pour son esthétique et pour l'emploi de la danse, avec l'incroyable performance de Susanne Engbo Andersen.

Oui elle s'est bien donnée ! Je n'étais pas là, mais apparemment elle aurait fini en sang...
 

Ah quand même ! Est-ce que tu avais déjà en tête le type de danse que tu souhaitais pour ce clip ?

A la base je voulais un truc plus violent que ça. Un mélange de krumping et de danse contemporaine ! Je vais pas dire hip hop mais vraiment moderne et très agressif. Ça lorgne peut-être plus vers le contemporain mais ça marche très bien aussi. Ce qui compte c'est les émotions qui passent par la personne. Vu que c'est un morceau qui parle d'un combat intérieur, je pensais qu'il n'y avait pas meilleur moyen de montrer ce combat que par l'expression du corps et le ressenti de la danseuse. Tu peux voir qu'elle se débat contre quelque chose et qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a aussi une transformation où elle passe d'un état à un autre, ça rejoint la thématique du Sphinx... Je me suis toujours senti déconnecté, quelque chose d'autre. L'impression de ne pas faire partie de ce monde-là. Ça revient souvent dans Alcest, ce sentiment d'avoir un pied sur terre et l'autre ailleurs.

 

 

Tu avais en tête cette danseuse, et connaissais déjà ce qu'elle faisait ou pas du tout ?

Non, elle a passé un casting. C'est la personne qui a fait le clip qui a passé l'annonce. Il a reçu une trentaine de propositions, et comme dans Mulholland Drive il a fait « c'est la fille ! ». Il a eu un coup de cœur, même sur son visage. Elle a ce petit côté Alcestien, un peu elfique enfin... Les gens qui connaissent Alcest sauront ! Je sais pas si tu as vu la série The OA, qui est sur Netflix et qui est vraiment à voir, et c'est vrai qu'elle ressemble au personnage. Elle avait déjà fait des clips dansés, et il a vu direct qu'elle pouvait tout donner, parce que tu sais pas si la personne va être capable de se mettre à nu ou si elle va plutôt rester dans la réserve, et apparemment elle s'est bien investie. Ça fait plaisir, moi qui étais extérieur à ça, j'ai pas été sur le tournage et j'ai pas été en contact avec elle. Ça m'a touché, de voir quelqu'un qui se soit approprié le morceau. Il peut finalement parler à beaucoup de gens. Ce combat intérieur, l'idée que notre pire ennemi peut être nous-même.
 

Tu disais, concernant « Sapphire », que ça pourrait presque être du Amesoeurs. Est-ce que c'est quelque chose qui te manque au niveau style musical cette veine plus eighties, Post-punk ?

Oui c'est vrai. Comme je te disais je suis un gros fan de Post-punk, et à l'époque d'Amesoeurs ça me permettait de faire le lien entre le Black Metal et ça parce que c'était vraiment un mélange des deux. Aujourd'hui, ça fait dix ans que le projet n'existe plus mais j'ai toujours ce réflexe parfois de faire des riffs un peu new wave. Dans Alcest, tu peux parfois entendre qu'il y a des influences eighties. Et ce morceau, il est vraiment à la Cure. C'est marrant, on avait été invités par Robert Smith pour son festival en Angleterre (ndlr : le Meltdown Festival à Londres en 2018). Et c'est fou parce qu'on va faire un concert avec Mono à Londres, et apparemment il sera là, on doit lui réserver des places. Je vais me chier dessus, laisse tomber (rires) ! Il sera sûrement devant avec sa femme, en train de regarder le concert. Improbable, faudrait pas se foirer !

 

Photographie par Violent Motion

 

En parlant de veine eighties, j'aimerais revenir sur la soirée au Trianon, où Alcest a joué avec Perturbator sur fond d'illustrations de Fortifem. Je serais extrêmement curieuse de savoir comment tout s'est déroulé, des premiers balbutiements de ce projet, jusqu'au soir-même.

Ça a été très dur et très long à mettre en place. Ça a demandé énormément de travail. Personnellement, mais je pense que les autres groupes sont d'accord, si on avait su la montagne de travail que ça représentait on n'aurait peut-être pas accepté ! Mais finalement ça s'est bien passé.

Sur Arte, ils ont remixé l'ensemble. Le soir du concert c'était pas évident parce que notre ingé son n'avait pas entendu les deux groupes ensemble donc il savait pas forcément comment gérer les différentes parties. Donc c'est cool parce que la version Arte a fait en sorte qu'on entende peut-être un peu mieux James. Il y avait ses morceaux sur lesquels j'ai fait de la guitare, et lui a apporté ses touches de synthé sur les nôtres mais ce n'était pas des morceaux exclusifs comme ont pu le faire Regarde Les Hommes Tomber et Hangman's Chair. C'était plus du featuring. Mais ça nous a quand même demandé énormément de travail car avec James on est tous les deux complètement débordés. Ça a pas été évident de devoir faire de la place pour ça. On a répété peut-être 4 ou 5 fois. Mais ce qui est chouette c'est que ça nous a rapprochés. On se connaissait un petit peu mais sans plus, et maintenant on se connaît mieux et on est devenus hyper potes. Je pense que c'est pareil pour Regarde Les Hommes Tomber et Hangman's Chair, ils ont dû devenir assez proches. C'était finalement une très belle aventure. Forcément, ça a demandé du travail et le soir-même il y a toujours des petites choses qui se passent pas comme tu l'espérais mais je pense que c'est une soirée qui restera quand même dans les esprits. Quand on est montés sur scène, l'accueil du public m'a complètement surpris. Comme je te disais, il y a une dizaine d'années en France, Alcest c'était un peu le groupe bizarre. Il y a des gens qui adorent, d'autres qui détestent, et il n'y a rien entre les deux. Là j'ai l'impression qu'on a vraiment franchi un cap et trouvé un vrai public. J'ai l'impression qu'on a été accueillis comme un grand groupe ! Enfin je dis pas qu'on est un groupe de merde non plus, mais c'est vrai que ça faisait bizarre. En France... C'était vraiment chouette.
 

Je sais que justement, Hangman's Chair et Regarde Les Hommes Tomber vont refaire ce set-là au Roadburn. Vous, ça vous dirait pas de le refaire avec James ?

En fait, on va aussi jouer au Roadburn. James prépare quelque chose avec Cult of Luna et il m'a dit qu'il aurait peut-être pas le temps de se replonger là-dedans. Il fera peut-être un featuring sur un morceau... Refaire le set complet, je pense pas. Mais oui, Regarde Les Hommes Tomber et Hangman's Chair faudrait limite qu'ils le sortent, qu'ils en fassent un truc, parce que c'était vraiment chouette.
 

En parlant de collaboration, j'avais vu le concert de Vampillia au Motocultor cet été, où tu as chanté. Comment ça s'est décidé et préparé ?

Ça s'est pas décidé et ça s'est pas préparé (rires) ! Je leur ai écrit un mail avant qu'ils commencent leur tournée : « je peux chanter sur vos morceaux ? », ils ont répondu oui et voilà. On a jamais répété. C'est juste que je les aime trop, ces gars, que je voulais juste passer du temps avec eux, partir en tournée sur quelques dates. On a dû faire cinq tournées ensemble : trois au Japon, un en France pour Kodama et cette petite tournée que j'ai faite avec eux. Ça a beau être des Japonais qui parlent très mal anglais, on est devenus vraiment très proches. C'était surtout pour ça, pour me faire plaisir. Ça tombait pendant mes vacances et c'est marrant parce qu'on m'a dit « pendant tes vacances tu pars en tournée, d'accord quoi ». J'aurais pu en profiter pour me reposer mais pour moi c'était pas du travail, c'est le plaisir d'être avec eux. C'est vrai que j'aurais aimé qu'on prépare ça mieux, même au niveau du son. J'aimerais bien faire un truc avec eux, une vraie collaboration. En France, j'ai l'impression qu'ils ont un public aussi, un noyau dur qui les suit. C'est un groupe qui marche pas forcément très bien partout, mais à Paris je sais qu'il y a beaucoup de gens qui les aiment bien. C'est un mélange de styles vraiment barré, pas hyper accessible. Ils s'en foutent du Trve Black Metal machin, ils prennent dix secondes de Black Metal, ensuite ils font de la funk...

 

Photograhie par GazaG - Horns Up

 

Moi ça m'a beaucoup rappelé le groupe japonais Mutyumu, qui ont parfois des mélanges qui ressemblent un peu à ça.

Mais tu sais les groupes japonais, c'est toujours comme ça. Que des trucs de malade qui partent dans tous les sens. Je pense qu'ils sont tellement compressés dans leur vie, dans leur boulot, par les codes de la société, la manière de se comporter... Il y a énormément de règles sociales, donc quand ils peuvent se lâcher ça explose.
 

D'autres collaborations avec des groupes de prévues ? Ou que tu rêverais de mettre en œuvre ?

J'aimerais bien jouer sur le prochain Perturbator. James m'a plus ou moins dit que ça se ferait. Ça me plairait bien parce que ça me permettrait d'assouvir mon fantasme de son eighties, new wave, techno... J'adore ce genre de trucs et j'en fais pas, alors ça me ferait plaisir. Sinon j'aimerais beaucoup collaborer avec des gens extérieurs à la scène metal. Je suis un gros fan de Grimes, je la suis depuis qu'elle a commencé. Elle est devenue hyper connue maintenant, mais quelque chose comme en 2011 elle a joué dans des bars à Paris devant 50 personnes ! Maintenant elle doit faire un Zénith. Je suis un gros fan, j'adore son personnage complètement taré. Ce genre de collaboration ça m'intéresserait assez. Je veux pas collaborer avec un groupe « Blackgaze » par exemple.
 

Pour assouvir toutes tes envies d'autres styles, juste créer un nouveau groupe hors Alcest ça te tenterait pas ?

J'aurais pas le temps ! J'aimerais, mais j'essaie de prendre du temps pour moi, dans ma vie, pour faire des choses que j'aime. En ce moment, je me suis mis au japonais depuis un mois et demi, et c'est un langage qui est tellement difficile que ça me prend bien une heure par jour. Je fais du yoga, c'est hyper important et je ne peux pas ne pas en faire sinon je suis pas bien. J'aimerais avoir un groupe de new wave... Plus tard, quand je serai vieux.

 

Photographie par Andy Julia

 

Comment est-ce que tu vois les prochains mois ?

Pour le groupe on a encore quelques concerts : le truc à Londres avec Mono, quelques petits festivals. Ensuite, on va commencer les grosses tournées l'année prochaine. En début d'année, on a une grosse tournée européenne avec Kaelan Mikla, un groupe d'Islande et les Français de Birds In Row. Un mois en Europe, puis on partira un mois en Asie. Ça va être trop bien, on a une dizaine de dates en Chine, une petite semaine au Japon, Taïwan, peut-être Singapour... Un mois que dans des pays vraiment hyper dépaysants. Puis les festivals de l'été, et à la rentrée on refera sûrement une tournée. Plus d'une centaine de dates, l'année prochaine ! Sur une année, ça fait beaucoup.
 

Merci d'avoir répondu à mes questions. Si éventuellement tu as quelques mots à ajouter pour terminer cette interview, c'est le moment !

J'espère que les gens ont aimé l'album et qu'ils viendront nous voir pendant la tournée. On fera sans doute plus de dates en France plus tard, je crois qu'il y en a peu sur la première tournée. Merci à toi !