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dimanche 21 juin 2015 - Michael

Hellfest Open Air 2015 - Jour 3

Val de Moine - Clisson

Michael

Avocat le jour, rédacteur sur Horns Up la nuit et photographe à mes heures perdues.

Difficile de se remettre d'un samedi pareil. Des prestations de qualité, un feu d'artifice mémorable et des kilomètres parcourus sur le site du Hellfest à jongler entre les scènes. Les jambes sont lourdes, les yeux fatigués, l'épiderme mis à rude épreuve par un soleil clissonnais qui ne faiblit pas, mais le moral est au beau fixe car la journée s'annonce encore radieuse avec une programmation particulièrement riche et éclectique ratissant très large.

Du fan de Death Metal mélodique qui pourra apprécier les prestations de trois fers-de-lance de la musique de Gothenburg (In FlamesAt The Gates, Dark Tranquillity) ainsi que The Haunted, au fan de Neo Metal qui pourra fraire craquer ses genoux sur la musique qui a rythmé s ajeunesse avec Korn et Limp Bizkit en passant par un instant fraîcheur sous la Valley avec la présence attendue de WeedeaterSaint Vitus et Eyehategod. De quoi retourner un public qui n'en demandait pas tant.


Le Brumisateur / Ventilateur, accessoire de l'année.

Retour en textes et en images sur ce dernier jour de festival.

Liste des groupes commentés :

Iron Reagan - Hypno5e - Witchthroat Serpent - Hawk Eyes - Nidingr - Lost Society - Tribulation -Eths - The Great Old Ones - Code Orange - The Haunted - Red Fang - Dark Tranquillity -Hollywood Undead - Snot - Exodus - Weedeater - Grave Pleasure - Nuclear Assault - Morgoth - Eyehategod - Cavalera Conspiracy - Alestorm - Epica - Cannibal Corpse - Limp Bizkit - Samael - The Exploited - At the Gates - Saint Vitus - In Flames - Triptykon - NOFX - Korn - Superjoint Ritual - In Extremo.


Iron Reagan
Main Stage 02
10:30 > 11:00

Di Sab : Ils pouvaient pas passer une heure plus tard ? Bon c’est pas grave, c’est le dernier jour, j’aurai tout le temps de dormir le lendemain. Dans la file pour rentrer, peu de monde, beaucoup de jeans slims troués, de Nike montantes, de backpatches DRI et de casquettes Suicidal Tendencies… les thrashers sont dans la place, Iron Reagan aussi. Tony Foresta sait réveiller les festivaliers avec un crossover beaucoup moins riche en riffs (à mon sens) que Municipal Waste mais beaucoup plus « rentre-dedans ». Après, le problème d’un set comme celui-là c’est qu’il n’y a pas grand-chose à écrire : les morceaux s’enchaînent à vitesse grand V, ce qui fait qu’en 30 minutes, le groupe joue facile la moitié de leur discographie, soit une bonne grosse quinzaine de titres (si ce n’est plus). Je retiendrai les très bons Close to Toast et Drop the Gun. Le public ne perd pas son temps et c’est toujours marrant de voir des gens assez motivés pour faire des circle pits à 10h30 un dimanche, tandis que toi, tu fais un effort pour porter ton verre de jus à tes lèvres. L’heure et la fatigue accumulée ne me permettent pas de rentrer corps et âme dans le concert, mais un réveil vitaminé comme celui-ci est appréciable. 

Romain : C’est déjà le dernier jour. La fatigue est de plus en plus présente, mais je rassemble toute ma volonté pour être debout à 10h30 devant la Main Stage 02 pour assister à la prestation d’Iron Reagan ! Le soleil tape déjà fort, il n’y a évidemment pas un nombre très important de festivaliers devant la scène, mais ceux présents ont l’air assez réveillé et motivé pour se défouler sur du crossover thrash. Et on le voit dès l’arrivée des Américains sur scène, accueillis par grand nombre de circle pits composés d’une grosse partie du public. Ça réveille, les musiciens eux-mêmes ont l’air surpris de voir autant d’énergie en cette heure si matinale. Du coup, le groupe est lui aussi à fond et enchaîne les titres de moins d’une minute pendant son set. L’avantage pour un groupe de ce style, c’est qu’avec même une demi-heure de temps de jeu, on peut entendre une grosse partie de la discographie, le groupe n’ayant à l’heure actuelle que 2 LP au compteur. Musicalement, on reste très proches de Municipal Waste, mais les compositions du quintet sont diablement efficaces, et on n’a pas envie d’en demander plus. Et quoi de mieux qu’un pogo dans la poussière pour bien se réveiller ?

Shawn: Dur de choisir entre les copains de Witchthroat Serpent et Iron Reagan que j’attends de voir depuis si longtemps… Sur des créneaux de trente minutes, la force des choses oblige à faire des choix et c’est donc sur la seconde partie du set d’Iron Reagan que se basera ce report. Arrivé alors que le public est en plein circle-pit effréné sur Miserable Failure, le constat est sans appel : les Américains cartonnent. Le thrash étant à l’honneur depuis des années sur la Mainstage 2, Municipal Waste avait déjà allégrement retourné le sol poussiéreux clissonnais : place maintenant à leur side-project Iron Reagan. Les gimmicks et l’esprit restent globalement similaires, de même que le timbre de voix de Tony Foresta et ses appels à mettre le zouk dans le pit. Le public, déjà en forme dès le lever, répond sans attendre et lance un circle-pit sur chaque titre. La reprise de Cannibal Corpse, A Skull Full of Maggots fera des dégâts sur les nuques déjà endolories par deux jours de headbanging. En définitive, même si on sent planer l’ombre de Municipal Waste à chaque instant, Iron Reagan se dévoile comme un véritable rouleau compresseur en live. À revoir sans attendre !

Setlist :
Cycles of Violence 
Drop the Gun 
Eat, Shit and Live 
Your Kid's an Asshole 
Miserable Failure 
A Skull Full of Maggots (Cannibal Corpse cover)
?I Won't Go 
Four More Years 
Insanity Plea(se)? 
U Lock the Bike Cop 
Bodies 
Eyes Piss Tears 

Hypno5e
Altar
10:30 > 11:00

GazaG : En ce dimanche matin, l’Altar tire un peu la gueule. Peu de monde attend Hypno5e à 10:30. Précédemment entendue en salle, la musique des Montpelliérains ne m’a jamais spécialement touché. Mais en festival, le contexte est différent. Donnons-leur une seconde chance. Au final, malheureusement, ça ne prend toujours pas. Les parties lentes et planantes sont trop longues et cassent l’inertie créée par les passages plus violents. C’est regrettable, mais ça ne fonctionne pas. Cependant, le reste de la fosse clairsemée prend son pied et applaudit chaleureusement le groupe. Les zikos sont ravis de jouer au Hellfest et sont bien motivés, même à un horaire aussi précoce. Hypno5e a comblé les aficionados de leur musique, et c'est le plus important.


Witchthroat Serpent
Valley
10:30 > 11:00

Shawn : Comment aborder simplement et objectivement le report d’un concert quand les musiciens sont des copains ? Car Witchthroat, digne représentant de la scène doom toulousaine encore balbutiante, mène sa barque depuis un an avec la sortie de leur premier album éponyme. Groupe le plus jeune du festival (deux ans au compteur !), il n’en est pas moins inexpérimenté puisque Fred Bolzann, guitariste-chanteur, est aussi la tête pensante de Darvulia en plus d’expériences passées chez Fornication et Malhkebre. Les fans d’Electric Wizard en auront pour leur compte puisque Witchthroat Serpent est l'un de leurs nombreux héritiers. Malheureusement, un groupe encore jeune à une heure aussi matinale n'attirera pas foule et c’est seulement devant un public d’initiés que les Toulousains feront leur offrandes au stoner/doom brumeux. Une ode à la lenteur, rejoignant la chaleur écrasante de ce début de matinée. Parfait pour ouvrir la Valley et sa journée chargée (Weedeater / Eyehategod / St Vitus, que demander de mieux ?). London Dude !

Setlist :
Intro
Have You Never Seen the Substitute
Serpenta Ritual
A Caw Rises From My Guts
The Next Black Moon
Priestess of Old Ghosts

Nidingr
Temple
11:05 > 11:35

Schifeul : Je commence cette ultime journée du Hellfest sous la Temple avec Nidingr, groupe de Black norvégien mené par un frontman qui arbore un T-shirt avec une sorte de Rascar Kapac dans le dos et qui se coltine une bonne tête de skin. Quand en plus de ça il traîne tout le long du set une grimace/sourire façon bras droit de méchant de film qui surjoue, on s'attend à tout moment à ce qu’il entonne un chant des ultras de son club de foot de D2 norvégienne préféré. Mais encore une fois ce concert de Nidingr fait figure d'excellente découverte (putain cette année j’étais vraiment puceau des groupes d’ouverture… au moins je ressors avec plus de nouveaux trucs à écouter que d’habitude !).


Lost Society
Main Stage 02
11:40 > 12:10

Michaël : Le thrash, c'est agréable à toute heure de la journée. Surtout quand c'est joué par une bande de jeunots très énergique qui nous offre un rétro-thrash avec du headbanging, des sourires et du mouvement sur scène. Alors, certes, à l'image d'un dernier album, "Terror Hungry" pas très inspiré, le groupe n'est pas des plus innovants et ressort tous les clichés du genre. Mais c'est frais et ça offre un spectacle agréable sur la Main Stage à cette heure de la journée. Le public répondra d'ailleurs présent et un pit d'irréductibles jamais atteints par la chaleur et la fatigue se formera même sur Brainded. Surtout, oser porter un t-shirt Doge sur scène, ça nous offre l'exception qui confirme la règle : oui, certains Finlandais savent rire.

Setlist :
Spurgatory 
KILL (Those Who Oppose Me) 
Tyrant Takeover 
Terror Hungry 
Braindead Metalhead 
Overdosed Brain 
Braindead ('Til The End) 

 

Tribulation
Altar
11:40 > 12:10

GazaG : Poser une étiquette sur la musique de Tribulation est une tâche compliquée. Tantôt Black, tantôt Death, cherchant même parfois du côté du Rock des 70s, les Suédois composent avec des influences très contrastées. Le tout sans rentrer dans les travers de l’expérimental. Ce premier concert de Tribulation va répondre à la question suivante : la sauce prend-t-elle en live ? Inutile de teaser, la réponse est oui, oui et re-oui. Le magnifique drapeau de fond de scène déployé derrière les musiciens est une porte ouverte à leur univers et à leur démarche progressive. Tribulation va prouver que l’on peut faire des choses originales en matière de Black/Death en 2015. On est porté par cette musique, sans pour autant être passif. En effet, quand Johannes Andersson commence à beugler, terminés les plans progressifs invitant à la refléxion, et place à la violence. Mais une violence douce et non agressive. Voilà le paradoxe qu’arrive à créer Tribulation. Cet enchaînement d’émotions forme une atmosphère unique, que le groupe retranscrit parfaitement en live. Le retour sur Terre, au Hellfest est violent. On aurait aimé un set un peu plus long, pour avoir une introduction, un développement, et une fin digne de ce nom. Un des moments forts du festival.

Lactance : Tribulation c'est un peu le groupe hypé du moment qu'il fallait voir à tout prix cette année au Hellfest. Pourtant, même si la critique semble unanime, je dois dire que je ne suis pas un fan inconditionnel du dernier album, le fameux Children Of The Night, qui peine à rivaliser pour ma part avec The Formulas Of Death ou encore l'excellent The Horror. Enfin bref, je suppose qu'on s'en tape hein ! En toute honnêteté j'ai été assez surpris par la performance des Suédois alors que je n'avais pas d'attentes précises les concernant. Il faut dire que les gars arrivent à mettre tout le monde d'accord sans trop de problème tout en étant affublés d'un look efféminé et de petits hauts légers tout droit achetés au H&M du coin. À ma grande surprise, le Death occulte marqué par ses influences rétro se montre également assez convaincant dans l'ensemble et me réconcilie quelque peu avec le dernier essai en date du combo. À l'instar de leurs petits camarades d'In Solitude aperçus l'année dernière cette fois-ci sous la Mainstage, les membres de Tribulation auront donc su montrer l'étendue de leurs capacités devant une Altar visiblement contentée.

Eths
Main Stage 01
12:15 > 12:45

Michaël : Comme pour beaucoup, Eths me rappelle l'époque du collège. Pas particulièrement fan de la musique du groupe, ma curiosité m'a emmené devant la Main Stage en ce début de journée. Et j'ai trouvé la prestation globalement quelconque. Non pas que ce soit mauvais, loin de là, mais l'on ne ressent pas l'atmosphère des titres du groupe sur scène. L'alternance voix parlée / voix criée ainsi que les ambiances lourdes et pesantes ont fait la renommée de la musique d'Eths. Et le rendu live, qui plus est en pleine journée, n'est pas du meilleur accabit. Rachel Aspe minaude un peu et le tout manque cruellement d'énergie et de violence sur les passages qui le méritent, en dépit des mouvements de Staif. Cependant, à en croire le public venu très nombreux en dépit de l'heure, ce dernier semble avoir apprécié ! Et c'est tant mieux.

Setlist :
Samantha
Adonaï
Sidus
Méléna
Bulimiarexia
Ex Umbra In Solem
Crucifère

The Great Old Ones
Temple
12:15 > 12:45

Di Sab : Tekeli li est l’album de l’année 2014. C’est arbitraire mais c’est comme ça, faudra vous y faire. Du coup, je suis bien content de revoir les Bordelais et apparemment, je ne suis pas le seul. En effet, comme à chaque fois qu’un groupe français joue, la foule est conséquente et parmi elle, certains scandent (comme ils le peuvent) la fameuse litanie « Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn ». Backdrop de Lovecraft derrière eux et encapuchonnés, The Great Old Ones débarquent sur l’intro samplée Je ne suis pas fou qui sera logiquement suivie par Antartica (et son passage en mid-tempo qui démonte tout). Contrairement à Cthulhu, le combo ne rêve pas plus qu’il n’attend et profite de son (trop) maigre temps de jeu pour confirmer son statut de fleuron de la scène française. Le fait de jouer en plein jour n’est pas dérangeant, le black atmosphérique des Grands Anciens est autosuffisant, cependant, l’expérience doit être plus totale en club, avec des lights adaptées. À la prochaine, ça ne devrait tarder !     

Schifeul : “Iä, Iä, Cthulhu fhtagn ! Iä, Iä, Cthulhu fhtagn !“ Comme ce mec qui hurle cette prière en R'lyehian, beaucoup de monde attend le concert de The Great Old Ones avec impatience ! Depuis la sortie de Tekeli li, le groupe a pris une autre dimension et des concerts d’une intensité rare ont permis aux Bordelais de se forger une solide réputation. Bien entendu, un concert dans les conditions du Hellfest n’égalera en rien ce que l’on peut se prendre dans une petite salle, mais encore une fois TGOO a soufflé l’assistance, et cela dès le départ avec un indicible Antartica mené de main de maître par un groupe possédé, en particulier Benjamin Guerry, qui hurle ses paroles les yeux exorbités. Après trente minutes de set vécues au bord de la transe, The Great Old Ones repart à Arkham, laissant la Temple dévastée.

Setlist :
Je Ne Suis Pas Fou 
Antarctica 
The Elder Things 
Visions of R'lyeh 
Behind the Mountains 
(Outro)

Code Orange
Warzone
12:15 > 12:45

Lactance : Mine de rien, cette troisième journée de festival démarre plutôt bien. Après le réveil en force que m'a procuré Iron Reagan et le live somme toute sympathique de Tribulation, je m'empresse d'aller à la Warzone dans l'idée de bien finir ma matinée avant d'aller bouffer. C'est que j'attends un peu au tournant les kids de Code Orange, les petits protégés de l'écurie Deathwish Inc. et de Kurt Ballou. Eh bien, mal m'en a pris, car la performance du combo est loin de dépasser mes attentes... Les interludes bruitistes présents entre les morceaux cassent sévèrement le rythme du set et la présence scénique des jeunots me laisse franchement sur ma faim (je sais qu'avoir un des chanteurs derrière les fûts peut être un véritable défi mais merde les gars, vous jouez du Hardcore, un peu plus d'entrain !). Le soleil à son zénith n'arrange pas non plus les choses du côté des festivaliers qui accusent un sérieux coup de mou en cette troisième et dernière journée de fest'. Bref, ambiance mollassonne pour un public encore timide et première déception de la journée. 
 

The Haunted
Main Stage 02
12:50 > 13:30

Michaël :The Haunted, c'est bon, c'est brut, c'est un parpaing dans ta face. C'est un joli mélange de death et de thrash avec un soupçon de death mélodique pour mieux faire passer la pillule. En 40 minutes de set, Marco Aro nous aura montré que son allure de hooligan anglais n'est pas usurpée une fois le micro en main, avec une hargne sans pareille. Petit plaisir du jour, le groupe jouera la très efficace, mélodique et puissante D.O.A. qui est tout aussi excellente en live que sur cd. L'occasion pour les énervés des premiers rangs, en dépit de l'heure et de la chaleur déjà présente, de courir dans tous les sens et de se chauffer les épaules. Une très bonne mise en bouche.

Setlist :
No Compromise
99
Trespass
The Premonition
The Flood
Time (Will Not Heal)
Eye of the Storm
D.O.A.
My Enemy
Trend Killer
Dark Intentions
Bury Your Dead
Hate Song

S.U.P.
Altar
12:50 > 13:30

 

Sofy Major
Valley
12:50 > 13:30

 

Red Fang
Main Stage 01
13:35 > 14:15

Romain : Red Fang … L’un des groupes les plus surestimés de la scène stoner ces dernières années selon moi. La preuve en est que les ricains se trouvent sur la Main Stage 01 en début d'après-midi. Ayant vu le groupe pour la première fois au Desertfest londonien quelques semaines plus tôt après m’être vu recommander le groupe en live de très nombreuses fois, la prestation du quatuor m’avait fortement déçu. Mais n’ayant rien d’autre de prévu à cette heure-ci, me voici devant la scène, prêt à donner une nouvelle chance au groupe. Dès les premiers morceaux, je constate que les barbus sont plus en forme que la fois précédente, et le public également. Ça donne déjà plus envie de profiter de la prestation du groupe. Mon état un peu second m’aide également à apprécier davantage le groupe enchaînant ses morceaux les plus classiques. Mais même si la prestation du quatuor me convainc plus, je m’ennuie tout de même sur certains morceaux, surtout durant une deuxième moitié de concert qui tourne en rond. Pour moi Red Fang tourne vite en rond et ne brille pas par son originalité. Mais avec quelques titres se détachant du lot, le groupe fait son effet, et finit son set avec un Prehistoric Dog finissant de convaincre les festivaliers. Un concert au-dessus de mes espérances donc. Je reste toutefois persuadé que c’est devant une moins grande assistance que ce type de formation doit se produire en live.

Shawn : Red Fang monte et monte depuis maintenant 4 ans. A tel point qu’on les voit de plus en plus dans l’Hexagone, passant même 3 fois en moins de 18 mois sur certaines villes comme Toulouse. Les p’tits gars de Portland nous avaient régalés avec leurs deux premiers opus, frais et inspirés. Whales & Leeches, leur troisième album n’avait pas convaincu tout le monde, et avait laissé une sérieuse sensation d’inachevé. Est-ce là le signe de la chute après quelques années d’ascension fulgurantes ? Quoi qu’il en soit, leur présence sur la Mainstage a de quoi surprendre puisque c’est habituellement la Valley qui accueil ce type de musique, et la proximité offert par la tente n’aurait été que bénéfique. Alors que le groupe semble si intense en petite salle, ici avec l’immense espace d’une scène trop grande pour eux, Red Fang semble en roue libre. Peu inspiré, peu impliqué, le groupe donne l’impression d’avoir perdu sa fougue et sa foi. Une grosse déception d’un groupe qui avait laissé sous-tendre beaucoup (trop ?) d’espoirs. Affaire à suivre.

 

Khold
Temple
13:35 > 14:15

 

OFF!
Warzone
13:35 > 14:15

Setlist :
Void You Out 
I Don't Belong 
I Got News for You 
Crawl 
Now I'm Pissed 
Over Our Heads 
Blast 
Poison City 
King Kong Brigade 
Legion of Evil 
Time’s Not on Your Side 
Meet Your God 
Borrow and Bomb 
Wiped Out 
Jeffrey Lee Pierce 
Panic Attack 
Mr. Useless 
No Easy Escape 
Hypnotized 
Rat Trap 
Wrong 
Red White and Black 
Black Thoughts 
Darkness 
Upside Down 

Dark Tranquillity
Main Stage 02
14:20 > 15:00

GazaG : Arrivé à la bourre, donc chopé en plein milieu de son set, Dark Tranquillity semble remuer la foule devant la MainStage 2. Vu le peu de groupe Death programmés sur les deux scènes principales, on évite de les manquer. Les vétérans Suédois disposent d’un bon son, permettant à leurs plans mélodiques et autres claviers de ne pas se faire manger par le combo basse/batterie. Car il arrive que la musique de Dark Tranquillity invite à la réflexion, demandant une certaine implication. Ainsi, voir une fausse aussi réceptive fait sacrément plaisir. La fusion Dark Tranquillity + MainStage semble fonctionner. Les zikos ne sont pas particulièrement dynamiques, mis à part Mikael Stanne, parcourant la scène de part en part, heandbangant et haranguant le public. L’alchimie est là. En somme, quand la fin du concert arrive, on regrette d’être arrivé en milieu de set, car on en veut plus.

Michaël : Dire que Dark Tranquillity est un groupe que l'on voit régulièrement en France est un doux euphémisme. Ces dernières années le groupe a multiplié les dates dans l'Hexagone et surtout à Paris. Du coup, la surprise est moindre et l'on devient forcément plus exigeant sur ce qui nous est proposé par le groupe. Et l'on a beau être un amoureux de death mélo et de la discographie du groupe (les débuts, en tout cas), la prestation du Hellfest 2015 ne restera pas dans les annales. Déjà, en raison d'un mix écrasant les samples du groupe et, par là même, ôtant le charme de plusieurs titres (noramment Terminus). Ensuite, par une setlist sans grande surprise. Enfin, par un groupe ni très souriant ni très mobile, à l'exception de Mikael Stanne, qui ne vieillit décidément pas. Sans plus, donc.

Setlist :
The Science of Noise
The Silence in Between
Terminus (Where Death Is Most Alive)
The Wonders at Your Feet
Through Smudged Lenses
State of Trust
ThereIn
Misery's Crown

Ne Obliviscaris
Altar
14:20 > 15:00

 

Hollywood Undead
Main Stage 01
15:05 > 15:45

Michaël : Hollywood Undead fait partie de ces groupes sur lesquels on aime taper. Parce que c'est un peu facile, parce que c'est mainstream, parce que ça cherche à attirer un public jeune un peu foufou. Et puis une fois qu'on est devant, pour autant que l'on ne soit pas insensible au rap et à la fusion rap/rock, on se rend compte que ce n'est pas si mauvais que ça. On bouge un peu, on gueule aussi. Les refrains comme sur Usual Suspects qui ouvre le set des natifs de Los Angeles sont entêtants et entrainants. Puis on rentre vite dans le rang en espérant que personne ne nous a vu bouger la tête et apprécier la prestation.

Setlist :
Usual Suspects 
Undead 
Tendencies 
Been to Hell 
Dead Bite 
Gravity 
Another Way Out 
Kill Everyone
Folsom Prison Blues (Johnny Cash cover)
Bullet 
War Child 
Comin' in Hot 
Day of the Dead
Everywhere I Go
Hear Me Now 

 

Carach Angren
Temple
15:05 > 15:45

 

Snot
Warzone
15:05 > 15:45

GazaG : On circule bien dans la Warzone, y’a de l’espace (pas comme pour Body Count, hein). On se place stratégiquement à côté de la régie, parfait. Snot et ses protestations arrivent sur la Warzone, et vont prouver que ces éternels seconds couteaux en ont encore dans le ventre. Quelle énergie déployée par le groupe pour faire bouger la fosse ! Le mélange Punk / Hardcore / Funk fonctionne toujours et t’oblige à bouger ton popotin. Le nouveau chanteur Carl Bensley s’accapare très facilement la scène et utilise son charisme pour fédérer la foule. Concrètement, même si le groupe n’a rien sorti depuis une quinzaine d’années, ça continue de marcher en live, et plus particulièrement en festival. Snot n’arrive pas à faire oublier sa funeste histoire, mais il semble que la mémoire de Lynn Strait est honorée aujourd’hui. C’est le principal.

 

Exodus
Main Stage 02
15:50 > 16:40

GazaG : Vu en salle au Divan du Monde le mois dernier, j’ai déjà eu l’occasion d’apprécier la nouvelle mouture d’Exodus avec le retour de sir Steve Souza aux affaires. Pour les impressions musicales, je vous revoie au report sur les site le plus swag du net qu’est HornsUp. La qualité de la musique sera donc sacrifiée sur l’autel du bordel, puisque c’est dans le pit que ça se passe. Dès que la formation arrive sur les planches, en envoyant Black 13 en pleine face, le premier circle pit s’ouvre. Il ne se refermera jamais. Seuls quelques Wall Of Death viendront casser le cercle. Un circle pit constant sur 50 minutes de set, avec des moments longs et soutenus (solo de Body Harvest), plutôt original. A noter qu’un nouveau genre de circle pit vient d’apparaître, celui où normalement au centre il y a un mosh pit, et bien là non. A la place, c’est un autre circule pit. Un petit circle pit dans un grand circle pit. Bien évidemment, les deux ne tournent pas dans le même sens, occasionnant quelques accrochages. Grâce au mec le plus prévoyant du fest, Vivi, nous somment armés de masques, et pouvons se reposer pépère sur le côté, histoire de capter un tantinet la musique. Au final, le concert est passé assez vite, quasiment aucune coupure, tant au niveau de la musique que du bordel devant la scène. La fosse à Exodus : c’est vraiment n’importe quoi en festival. On ressort déguelasse et plein de poussière, mais on l’a bien cherché.

Sleap : Après les avoir raté comme une grosse merde lors de leur tournée de 2012 (quel line-up !), je n'avais toujours pas eu l'occasion de voir Exodus en live. Mais le retour de Zetro au chant ne rendra ma première fois que meilleure ! Le soleil tape fort en ce milieu d'après-midi devant les Main Stages, et la pelouse a une nouvelle fois laissé place à la poussière... Le pit s'annonce éprouvant. Et ce n'est pas peu dire vu la taille de celui-ci. Dès les premiers morceaux, extraits du dernier album, on assiste à un véritable marathon. C'est la première fois que j'assiste à un circle pit DANS un autre circle pit (en plus des nombreux walls of death qui en égratignent plus d'un) ! De loin, Zetro me fait de plus en plus penser à Chuck Billy avec sa carrure maintenant assez imposante. Le chanteur assure toujours autant et s'approprie bien le style vocal de son illustre prédécesseur sur les énormes Piranha ou Bonded by Blood. Le remplaçant de Gary Holt (maintenant chez Slayer) se débrouille également très bien et rend d'ailleurs hommage à ce dernier en interprétant le début de Raining Blood. Dommage que le son ne soit vraiment pas de qualité sur les Main Stages en ce moment... J'aurais également aimé plus de titres du premier album (qui fête ses 30 ans cette année) mais le final sur le culte Strike of the Beast suffit à me donner la pêche. C'est donc un premier concert très énergique pour ma part, mais j'attends de revoir le groupe avec un temps de jeu plus long et surtout un meilleur son afin de pleinement exulter. 

Setlist :
Black 13 
Blood In, Blood Out 
Children of a Worthless God 
Raining Blood (Slayer cover)
Blacklist 
Body Harvest 
Bonded by Blood 
The Toxic Waltz 
Strike of the Beast 

Weedeater
Valley
15:50 > 16:30

Di Sab : Dernière ligne droite qui commence avec un des concerts que j’attendais avec impatience. Bon ok, ça me fait chier de rater Exodus et le petit dernier est bien nul, mais je me devais de voir Dixie Dave. Fidèle à sa réputation, casquette vissée sur la tête, le bougre maitrise l’art de la grimace (son strabisme aide) et fait le show, entre deux lampées de Jack. Il est aidé par son batteur qui est de profil, au premier plan et passe le concert à jongler avec ses baguettes et à donner des coups de pieds comme il peut. Le son est parfait et permet de mieux apprécier les nouvelles compos bien qu’aucune n’arrive à la cheville d’un Monkey Junction par exemple avec son groove poisseux qui incite à ne rien foutre à part fumer de la weed. D’ailleurs le public ne s’y trompe pas et enfume comme jamais la Valley (qui en a pourtant vu d’autres au cours du weekend). La setlist fait très mal et est joué le meilleur de Weedeater (Wizard Fight  putain !), on peut juste regretter l’absence d’une des meilleurs cover qui soit : Gimme Back my Bullets. Dixie Dave est venu, a vu, a vaincu, sans aucune peine. On n’en attendait pas moins.

John : Assurément l’un des concerts du weekend sous la Valley. Tout le backline est resserré sur l’avant de la scène et c’est la tête dans les baffles et les retours que le trio de Wilmington débarque sur scène. Dixie Dave, plus white trash tu meurs, est fidèle à sa réputation et débarque avec une bouteille de Jack Daniels bien entamée. Ca joue fort et lentement, Travis Owen martyrise sa batterie et envoie des coups de pieds dans son charley et la Valley entière prend son panard à grand renfort de fumette. Une prestation suivie de prêt par Jimmy Bower et Brian Patton qui prendront la relève juste après, quelle après-midi ! 

Romain : Après avoir loupé la dernière date du groupe à Paris à mon plus grand regret, c’est sans hésitation que je me rends à la Valley pour assister à la prestation de Weedeater. Présent plusieurs minutes avant le début du set, c’est sans surprise que je vois des joints se rouler de tous côtés de la tente au milieu d’une odeur d'herbe omniprésente. Une mise en condition obligatoire pour certains pour un groupe au nom aussi explicite. Puis vient le trio redneck sur une scène réduite par la proximité des amplis avec le public. Ça crée un côté assez intimiste. Musicalement, rien à redire. Dave Collins armé de sa guitare basse et de sa bouteille de Jack Daniel’s assure le show en vivant ses morceaux corps et âme. Idem pour Travis Owen, batterie au centre de l’espace visuel, et jouant de profil avec une énergie difficilement égalable. Ça frappe les cymbales et les fûts avec lenteur mais puissance, ça tape sur le charleston avec le pied… La sueur coule de partout. Du coup, on en oublie Dave Shepherd à la guitare, complètement écrasé par la présence de ses deux collègues. Mais ce dernier exécute ses riffs à la perfection. Le son est très bon pour le stoner bien crasseux du groupe, le trio est en osmose avec son public… Un groupe à revoir !

Shawn : Après les trois avis de mes collègues, bien peu de choses à rajouter. Le fait de jouer sur une configuration très à l’avant de la scène confère à celle-ci des allures de club, l’espace pour jouer étant considérablement réduit. Mais cette proximité est précisément pour se rapprocher au maximum du public, quitte à fusionner avec. Connaissant l’esprit tordu de Dixie Dave, il en est presque surprenant qu’il n’ait pas encore pensé à poser ses amplis dans le pit photo, quitte à jouer en équilibre sur les baffles. Bref,  une véritable leçon de stoner/sludge redneck, fleurant bon l’huile de vidange, la weed et le Jack’. La folie dans le pit sur le combo Wizard Fight/Good Luck & Good Speed résume à lui seul l’esprit du groupe. Une valeur sûre que l’on ne se lasse pas de voir, les personnalités de Travis Owen et Dixie Dave font le reste. Presque dommage pour le coup d’avoir un guitariste aussi effacé ! On espère de tout cœur revoir le père Dixie aux manettes de Bongzilla d’ici peu … 10 ans d’attente ça commence à être long !

Setlist :
Hammerhandle 
Mancoon 
Turkey Warlock 
Jason....the Dragon 
Goliathan 
Cain Enabler 
God Luck and Good Speed 
Wizard Fight 
Monkey Junction 
Time Served 
Bully 
Weed Monkey 

A Day To Remember
Main Stage 01
16:45 > 17:35

Setlist :
The Downfall of Us All 
2nd Sucks 
Right Back at It Again 
City of Ocala 
I'm Made of Wax, Larry, What Are You Made Of? 
All Signs Point to Lauderdale 
Mr. Highway's Thinking About the End 
Have Faith in Me 
Sometimes You're the Hammer, Sometimes You're the Nail 
All I Want 
The Plot to Bomb the Panhandle 

Grave Pleasures
Temple
16:35 > 17:25

Di Sab : Enchaîner Weedeater avec Grave Pleasures… Y’a des changements d’ambiance un peu rudes comme ça, mais bon, c’est la « magie du Hellfest » comme ils disent. En tout cas, cela fait plaisir de voir les ex-Beastmilk être placés aussi haut sur l’affiche en n’ayant qu’une seule sortie (l’excellent Climax) à leur actif. On soupçonne un coup de cœur du staff. Il n’y a pas foule sous la Temple, dommage pour le groupe, tant mieux pour nous et tant pis pour les autres parce que ça suintait réellement la classe. Le Deathrock de Grave Pleasures aux refrains über catchy a fait fureur avec des titres tels que Genocidal Crush qui font déjà figure de hit. Le chanteur Kvohst rayonne par son charisme et occupe très bien la scène. Le dynamisme du concert en général est un bon gros doigt d’honneur à tous les metalleux un peu cons qui voient « la musique gothique » (ce qu’est Grave Pleasures pour eux) comme un truc de dépressif mou. Le groupe profite de son temps de jeu pour nous balancer deux nouveaux morceaux tirés du futur album Dreamcrash (qui sortira le 4 septembre) : je ne me rappelle plus des titres joués mais ce qui est absolument sûr c’est qu’ils sonnaient très bien. Le pont de l’un d’entre eux m’a littéralement scotché. Une dernière explosion sur Love on a Cold World, ma favorite que j’attendais depuis le début du set, et un des tous meilleurs concerts touche à sa fin. S’il te plait Hellfest, je sais que les concerts de Killing Joke, de Fields of the Nephilim ou de Grave Pleasures ne sont pas les plus attendus par le public et qu’il n’y a jamais foule, mais s’il vous plaît, au vu de la qualité des shows proposés par ces artistes aux frontières de la « ligne éditoriale » du festival, continue à les inviter. En attendant les Sisters of Mercy sur une Mainstage! 

 

Nuclear Assault
Main Stage 02
17:40 > 18:30

Sleap : Moi qui n'a vraiment pas beaucoup de groupes à voir en cette dernière journée, il faut en plus que trois d'entre eux jouent en même temps... Après avoir vu une partie du show de Eyehategod, je remets donc les pieds à la Main Stage 2 pour le second dépucelage Thrash de la journée : Nuclear Assault. J'arrive sur l'excellent Critical Mass qui fait déjà secouer les têtes. Mais je remarque tout de même beaucoup moins de monde que pour le concert précédent. Un pit beaucoup plus petit et moins peuplé, à l'image du son qui a l'air de s'être encore détérioré... John Connelly est méconnaissable (j'ai vraiment cru que c'était un autre frontman en arrivant) mais ses vocaux n'ont en revanche pas faibli d'un iota. Le chanteur arrive encore à tenir des notes assez hautes pendant un certain temps. Il n'hésite d'ailleurs pas à blaguer entre les morceaux (« Sing if you know the lyrics » avant l'instrumentale Game Over). Mention spéciale à Glenn Evans qui a également toujours autant de peps derrière les fûts. Ce dernier, avec un grand sourire, n'arrête pas de balancer des baguettes au public tout le long du show. Malgré le son brouillon, je suis tout de même très heureux d'entendre l'enchaînement Sin / Betrayal ou encore la furieuse doublette My America / Hang the Pope en fin de set. J'espère entendre plus de morceaux de Game Over lors des nombreuses fois où je reverrai le groupe cet été, mais ça reste un sympathique premier concert !

Setlist :
Rise from the Ashes 
Brainwashed 
New Song 
Critical Mass 
Game Over 
Butt Fuck 
Sin 
Betrayal 
Analogue Man In A Digital World 
Died in Your Arms 
Wake Up 
My America 
Hang the Pope 
Lesbians 
Trail of Tears 

Morgoth
Altar
17:30 > 18:20

Schifeul : Beaucoup de monde se presse sous la Altar pour voir les Allemands de Morgoth défendre Ungod, son nouvel album sorti plus tôt cette année, et premier opus depuis Feel Sorry for the Fanatic sorti il y a presque 20 ans et leur reformation en 2010. Pratiquant un death à l’allemande, le set du groupe n’est pas follement original mais foutrement efficace. Il n’en faut pas plus pour mettre à genoux la Altar en 50 min de set maîtrisées de bout en bout.

Setlist :
Ungod 
Sold Baptism 
Under the Surface 
Body Count 
Snakestate 
Burnt Identity 
God Is Evil 
Resistance 
Traitor 
Nemesis 
Isolated 

Eyehategod
Valley
17:30 > 18:20

Di Sab : John vous racontera ça mieux que moi, mais en gros c’était comme à Rouen il y a trois mois sauf que Mike IX n’était pas raide à chier (fait suffisamment rare pour être souligné). Eyehategod sont et resteront les rois de la boue. Si tu les as déjà vu c’était comme d’habitude, c'est-à-dire mortel et si tu les as jamais vu, c’est que tu le fais exprès parce qu’ils tournent non-stop partout et il faut corriger cela, « you have to understand that » comme dirait Ice T.  

John : Il était inconcevable de manquer Eyehategod bien qu’au final je les aurais vu trois fois en à peine deux mois. Après un premier très bon concert à Rouen, Mike IX et les siens reviennent sur le sol français dans une toute autre configuration. Si je préfère voir les américains dans un petit club et que je peste un peu devant le monde sous la Valley, il me faudra pas plus d’un titre et demi et le break de « Lack Of Almost Everything » pour fermer ma gueule et dandiner du cul sur les riffs poisseux de Jimmy Bower. Côté setlist, nous auront à peu de choses près (pas le même temps de jeu) la même chose qu’à Rouen avec les classiques « New Orleans Is The New Vietnam », « Blank / Shoplift », « Sisterfucker », « Jackass In The Will Of God », « Serving Time In The Middle Of Nowhere » ou encore « Peace Thru War » et seulement trois extraits de l’album éponyme à savoir « Medecine Noose », « Agitation Propaganda ! » et « Parish Motel Sickness ». Si comme Di Sab je prends sacrément mon pied, je dois avouer que j’attendais de pieds ferme la date au Glazart seulement deux semaines plus tard. 

Shawn : La dernière fois que j’avais eu l’occasion de voir Eyehategod, c’était à Toulouse en 2013 sur l’ultime date de leur tournée européenne. Une date qui, sans le savoir à l’époque était un peu particulière puisque la dernière pour le batteur Joe LaCaze, décédé tragiquement d’insuffisance respiratoire trois jours plus tard. Deux ans plus tard, le groupe s’est relevé de cette épreuve, a trouvé un nouveau frappeur en la personne de Aaron Hill et s’est enfermé en studio pour accoucher d’un album éponyme aux allures de purgatoire. Mais si les temps ont été durs pour Eyehategod, sur scène, le groupe ne laisse rien paraitre. Avec un Jimmy Bower toujours aussi taquin et peu avare en grimaces et un Mike Williams étonnamment éveillé, la mouture du groupe qui nous est présenté est probablement l’une des meilleures de ces dernières années. Enchaînant les brûlots sludge, le combo emmène le public se baigner dans cette ambiance chaude et boueuse propre au bayou louisianais. Lorsqu’on sait par ailleurs qu’un certain Phil Anselmo traîne dans les parages, attendant son heure, on s’attendrait presque à le voir surgir sur scène pour jouer Sisterfucker comme en 2009. Il n’en sera rien. N’empêche qu’avec des titres aussi haineux et crasseux que New Orleans Is The New Vietnam ou Jackass In The Will Of God, Eyehategod aura marqué les esprits.

 

Cavalera Conspiracy
Main Stage 01
18:35 > 19:35

Caacrinolas : Max, s’il te plaît, cesse donc toute cette mascarade. 

Michaël : Des décennies. Des décennies que Max Cavalera et ses 42 groupes arpentent le monde pour jouer les mêmes riffs, les mêmes mélodies. Alors oui, c'est efficace, ça reveille en vous des instincts primaires ou alors ça vous fait revivre votre enfance lorsque vous écoutiez Sepultura ou Soulfly. Mais, objectivement, on a encore assisté à une prestation sans saveur d'une légende du metal à la perdition. Quelle purge !

Setlist :
Babylonian Pandemonium 
Sanctuary 
Terrorize 
Refuse/Resist (Sepultura cover)
Territory (Sepultura cover)
Sum of Your Achievements (Nailbomb cover)
Torture 
Beneath the Remains / Desperate Cry / Dead Embryonic Cells (Sepultura cover)
Killing Inside 
We Who Are Not as Others (Sepultura cover)
Inflikted (Extended bridge)
Roots Bloody Roots (Sepultura cover)

 

Alestorm
Temple
18:35 > 19:25

GazaG : Au début, Alestorm traitait d’effroyables malédictions, de trésors incroyables, et des lois cruelles de la piraterie. Maintenant, Alestorm traite de bière et de rhum. Sur CD, les Ecossais sont beaucoup plus originaux et percutants sur des compos Heavy et épiques que sur du Metal festif amené par de la picole. Captain Morgan’s Revenge reste le meilleur skeud des pirates, à n’en pas douter. Les nouvelles productions tendent, selon votre serviteur, vers la redite et la facilité. C’est donc avec une petite crainte que l’on s’avance vers l’Altar. La fosse est déjà blindée de monde 20 minutes avant le concert. Plus de place sous la tente, c’est devant un écran géant qu’il faut suivre le show. Le succès d’Alestorm vient d’être prouvé avec autant de monde pour ce concert. Les Ecossais déboulent, et la première surprise vient du lineup. Alestorm s’est doté d’un Keyboarder ? Ca sent le sapin pour le côté Heavy. Le set commence avec les dernières compos du groupe, qui certes font bouger des culs, mais qui n’invitent plus au voyage et à l’abordage, un couteau bloqué entre deux rangées de dents. Enfin arrive le trio That Famous Ol' Spiced / Nancy the Tavern Wench / Keelhauled, pour rattraper le coup. Le public est à fond et s’offre au groupe, ballons de plage et bateaux gonflables s’ajoutent à la fête. Même si 1741 (The Battle of Cartagena) passe plutôt bien, on finit avec l’exécrable duo Drink et Rum, deux compos de Folk Metal à bière, que Korpiklaani aurait pu écrire il y a 10 ans. Allez ça suffit. Alestorm navigue sur l’océan du succès, et grand bien lui en fasse. Il semble que les formations de Pipeau Metal prometteuse sacrifient leur originalité sur l’autel du Metal de taverne, à l’image d’un Equilibrium qui n’est plus que l’ombre de lui même. Bonne route.

Shawn : Si Alestorm avait suscité beaucoup d’espoirs en 2008 avec la sortie de Captain Morgan’s Revange, étant alors qualifié de dignes héritiers de Running Wild, le groupe écossais nous montre en revanche depuis deux albums des gros signes de faiblesses. Le dernier en date, Sunset of the Golden Age relève d’ailleurs plus de la blague que du sérieux tant l’absence d’inspiration y est flagrante. Pourtant, cette chute vers la médiocrité en studio s’accompagne curieusement d’un succès croissant sur scène. Et pour preuve, il fallait venir à l’avance sous la Temple pour pouvoir avoir la chance d’apercevoir la scène. De mémoire, probablement l’une des foules les plus compactes du week-end sur cette scène. Là où le bât blesse, c’est dans la mentalité du public présent : s’autoproclamant pirates, vikings ou païens, mais se torchant sans s’en rendre compte avec la notion même de paganisme et avec les croyances qui y sont associées. C’est donc parti pour une grosse heure de cirque, à prendre donc avec un certain second degré parfois agaçant. Slam en tutu rose, déguisement cheap de mauvais goût et autres excentricités. Je passerais probablement pour un gros blasé mais quand on voit comme le groupe et son public a réussi l’exploit de piétiner un tel héritage, on a affaire à du grand art. Ceci étant, sur scène, si l’on excepte un Christopher Bowes aux yeux tellement explosés qu’ils sentent la cocaïne à des mètres, on retiendra surtout Máté Bodor, nouveau guitariste déjà très à l’aise dans son rôle. En bref, la foire à la saucisse sur une setlist se concentrant principalement vers les titres les plus festifs. Beau déballage de beaufitude.

Setlist :
Intro
Walk the Plank 
The Sunk'n Norwegian 
Shipwrecked 
Magnetic North 
That Famous Ol' Spiced 
Nancy the Tavern Wench 
Keelhauled 
Rumpelkombo 
1741 (The Battle of Cartagena) 
Drink 
Rum 
Questing Upon the Poop Deck 

Epica
Main Stage 02
19:40 > 20:40

GazaG : Sous les tentes, le son est difficile à maitriser, on le sait. En revanche, sur les MainStages, il n’y a pas d’excuse, surtout le Dimanche, les deux journées précédentes permettant de s’accaparer le matériel et l’environnement. Messieurs les techos, vous n’avez donc aucun argument valable à nous présenter pour justifier le massacre en règle qui a été opéré durant la prestation d’Epica. Basse omniprésente bouffeuse de solos et grosse-caisse qui tue tous les riffs, merci les gars. Bah c’est sur que quand le batteur faisait de la double, on le savait. La pauvre Simone à beau sourire, les zikos ont beau secouer leur chevelure dans tous les sens, le set d’Epica est flingué, point. Bon on va quand même parler de la setlist pour la forme, parce qu’avant que le son ne soit charcuté, on entendait les intros, quand même. Et puis certains riffs, parfois. Nul doute que les compos de The Quantum Enigma, bourrées de sympho, se sont faites bousiller par le son déguelasse. Du coup le reste passe mieux, comme Martyr of the Free Word. Mais ce n’est pas assez pour sauver un show, malheureusement. A revoir, bien sûr, mais dans de meilleures conditions. Dommage.

Setlist :
Originem 
The Second Stone 
The Essence of Silence 
Martyr of the Free Word 
Chemical Insomnia 
The Obsessive Devotion 
Sensorium 
Unchain Utopia 
Victims of Contingency 
Sancta Terra 
Consign to Oblivion 

Cannibal Corpse
Altar
19:30 > 20:20

Caacrinolas : Bon je ne vous aprends rien, hein, Cannibal Corpse est et reste mon groupe de death favori et chacune de leurs prestations me rend fou. Celle-ci ne fera pas exception. Il faut dire que commencer sur un morceau aussi lourd et puissant que « Scourge Of Iron » ca vous met direct dans le bain. Certes cela a été classique, certes la setlist n’a quasi (voire pas pas du tout) changé mais bordel, à ce moment là je m’en fichais et le reste du public aussi. J’en veux pour preuve le pit durant « Hammer Smashed Face » qui fut probablement l’un des plus violents du weekend. Oui, Corpsegrinder à un peu perdu de voix. Oui, Paul a toujours un jeu aussi rudimentaire mais honnêtement on s’en fiche. A défaut d’avoir fait la prestation du siècle, Cannibal Corpse aura livré une prestation honnête, efficace et directe. Je n’en demandais pas moins. 

Sleap : Contrairement à la veille, c'est aujourd'hui la seule fois où je mettrai les pieds sous l'Altar. Mais ce n'est pas n'importe quelle fois, puisqu'il s'agit, pour l'occasion, d'un de mes groupes préférés : Cannibal Corpse. Et, au vu du public, on constate une nouvelle fois que les bouchers américains restent le groupe de Death Metal le plus populaire de la planète. L'Altar est déjà bien remplie plus d'une demi-heure avant le début du show (petits et grands, fans de Death mais également de Black, de Heavy, de Hardcore, etc.), Cannibal Corpse rassemble c'est le moins que l'on puisse dire. Cependant, malgré le monde et l'ambiance électrique, on n'atteint pas la folie escomptée. Bon, le groupe n'est évidemment pas réputé pour sa présence scénique, mais c'est à croire que cela influe sur le public d'aujourd'hui. Ou peut-être est-ce la lassitude ? Dans tous les cas, le pit ne semble pas particulièrement fou (à part sur Hammer Smashed Face, où je me vois reculer de près de 5 mètres), et les gens moins ''dedans''. Les speechs et annonces sont exactement les mêmes (« Try to keep up with me », « This is a love song », etc.) et les morceaux aussi. Il faut dire que le court set (50 minutes !) ne permet pas au groupe de nous offrir une setlist exemplaire. L'ouverture mid tempo sur Scourge of Iron n'est, à mon sens, pas des plus judicieuses pour mettre dans le bain. Quant aux titres du nouvel album (toujours les mêmes), ce ne sont également pas les plus efficaces, si ce n'est Icepick Lobotomy et son break complètement dingue. Pour ma part, quelque soit le show de Cannibal Corpse, je serai toujours à fond quoi qu'il arrive, mais je reconnais tout de même que le concert de ce soir ne figurera clairement pas parmi les meilleurs du groupe. Espérons un peu plus de variété durant leur tournée de Juillet / Aout. 

Setlist :
Scourge of Iron 
Demented Aggression 
Evisceration Plague 
Stripped, Raped and Strangled 
Kill or Become 
Sadistic Embodiment 
Icepick Lobotomy 
I Cum Blood 
Make Them Suffer 
A Skull Full of Maggots 
Hammer Smashed Face 
Devoured by Vermin 

Limp Bizkit
Main Stage 01
20:45 > 22:00

Michaël : Un concert de Limp Bizkit, cela donne toujours l'impression d'être un grand n'importe quoi. Outre quelques longueurs entre les titres, on pense notamment à l'accoutrement de Wes Borland, à ce dernier qui ne cesse de jouer des riffs d'autres groupes (et surtout de Metallica) donnant l'impression d'un grand jam, ou bien encore à Fred Durst qui balancent des phrases sans queue ni tête ou harangue la foule à contretemps. Quoi qu'il en soit, le groupe, en reprenant une grande partie des titres de l'époque Chocolate Starfish qui ont fait (et font toujours) son succès, aura retourné la foule ce soir. Tout le monde saute, ça slamme dans tous les sens. Le Hellfest mange dans la main de Fred Durst et répond à ses moindres sollicitations. La palme revenant probablement à l'enchaînement My Generation / Livin' It up qui aura fait jumper tout le monde dans tous les sens. Comme souvent par le passé, le groupe nous gratifiera d'une reprise de Killing In The Name Of, reprise par un public très très nombreux. Probablement l'un des plus compacts devant les main stage du weekend. Un réel bon moment pour l'une des meilleures prestations du Hellfest, qui aura ramené beaucoup d'entre nous en enfance.

Schifeul : Première partie de cette fin de Hellfest en mode néo-metal avec Korn, Limb Bizkit investit la main stage 01 pour un show qui était tout de même bien mou ! Ok le pit a l’air tout foufou mais cela a l’air plus dans une optique de voir en live les morceaux qui ont fait jumper au lycée plutôt que ce qui se passe sur scène. En même temps, même pas un mois avant j'ai vu BABYMETAL interpréter Onedari Daisakusen, du coup, la bande à Fred Dust paraît bien fade à côté et c’est pas Wes Broland et ses rétroviseurs qui vont changer la donne.  

Setlist :
Full Nelson
Thieves (Ministry cover)
Hot Dog
Rollin' (Air Raid Vehicle)
Gold Cobra
Cover Medley
My Generation
Livin' It Up
Killing in the Name (Rage Against the Machine cover)
My Way
Break Stuff
Take a Look Around

 

Samael
Temple
20:30 > 21:30

Setlist :
Intro
Black Trip 
Celebration of the Fourth 
Son of Earth 
Till We Meet Again 
Mask of the Red Death 
Baphomet's Throne 
Flagellation 
Crown 
To Our Martyrs 
Ceremony of Opposites 
Rain 
The Ones Who Came Before 
The Truth Is Marching On 
My Saviour 

 

The Exploited
Warzone
20:30 > 21:30

Romain : Il est temps pour moi de prendre ma dernière dose de pit punk du festival. Et j’en ai bien besoin, n’ayant pas pu mettre un pied à la Warzone pour le tant attendu Body Count de la veille à cause du monde. Même problème plus tôt dans la journée m’ayant avec regret fait louper le concert des Ramoneurs de Menhirs. Mais le quatuor hardcore est là pour déchaîner un public ne demandant que ça. On retrouve un Wattie Buchan toujours aussi en forme et énervé qu’au début de l’histoire du groupe il y a déjà plus de trente années de cela. Fameuse crête rouge toujours dressée, le chanteur gueule ses textes anars avec haine devant un énorme pit composé d’incessantes tentatives de slams. Les musiciens présents avec lui ne se font pas écraser pour autant par la présence et l’énergie du frontman, avec un guitariste et bassiste n’hésitant pas à occuper la totalité de la scène. Mention spéciale à Irish Bob à la basse, débordant de charisme et qui a l'air bien content d'être là, n’arrivant pas à dissimuler son sourire et à jouer du regard avec les premiers rangs. Il n’hésite pas à violemment headbanguer, envoyant valser ses larges et longues dreads dans tous les sens. Les titres s’enchaînent sans baisse de régime, pour arriver à la fin d’un concert où dans la pure tradition punk, le groupe invite le public à rejoindre le public à ses côtés lors du culte Sex And Violence venant succéder au non mois culte Fuck The USA. C’est donc plusieurs centaines de festivaliers, dont la majorité des plus ivres de l’assistance, qui envahissent la scène en quelques minutes. Cachant complètement les musiciens, ceux-ci n’ont pas l’air d’avoir envie de descendre malgré les « Get out of the stage ! » répétés en vain par Buchan après un Punks Not Dead (peut-être la plupart n’ont pas le niveau suffisant pour comprendre cette phrase pourtant basique). Après une longue attente, les festivaliers rejoignent enfin la fosse et le quatuor écossais peut venir conclure avec un Was It Me mettant le feu jusqu’à la dernière seconde. Comme d’habitude, The Exploited a su créer un joyeux bordel, et je ne me lasse pas de les voir en live.

Setlist :
Let's Start a War (Said Maggie One Day)
Fightback
Dogs of War
UK 82
Chaos Is My Life
Dead Cities
Alternative
Noize Annoys
Never Sell Out
Troops of Tomorrow [The Vibrators cover]
I Believe in Anarchy
Holiday in the Sun
Cop Cars
There Is No Point
Beat the Bastards
Fuck the System
S.P.G.
Porno Slut
Army Life
Maggie
Fuck the USA
Sex & Violence
Punks Not Dead
Was It Me


In Flames
Main Stage 02
22:05 > 23:05

Michaël : In Flames c'est une histoire d'amour qui dure depuis longtemps. En dépit de quelques rebondissements ces dernières années avec des albums qui font débat, le navire suédois suit son chemin à travers les flots et continue, en réalité, de s'améliorer. En live en tout cas. Car après une date au Bataclan qui a ravi les fans du groupe, les suédois ont confirmé ce soir qu'ils étaient une valeur sûre de la scène Death mélo. Si Anders ne cesse pas d'être léger entre les chansons en s'amusant des gens qui filment avec leurs téléphones ou des VIPs, il continue de chanter avec ses tripes au milieu de Bjorn et compagnie qui enchaînent les sans-fautes. Surtout, le choix des setlist est très cohérent. Ce soir-là au Hellfest, le groupe nous aura concocté une setlist de titres récents, principalement extraits de la période post Reroute to Remain et dans une veine très mélancolique. Je pense notamment à l'enchaînement The Quiet Place / Delight and Angers / The Mirror's Truth / Take This Life / My Sweet Shadow qui n'est pas des plus joyeux. Le groupe parvient à préserver l'atmosphère pesante, mélancolique voire même triste de ces titres en live, en dépit du caractère festif d'un festival. Et c'est là toute la qualité d'un Anders Friden en forme. Celle de blaguer sur les circonstances dans lesquelles la chanson Take This Life a été créée pour ensuite l'interpréter de la plus belle des manières.
Le groupe nous aura également épargné les titres de son dernier opus en jouant simple Everything'sGone qui n'est pas déplaisante et Paralysed qui elle l'est. Surtout sur le refrain où Anders est limite, pour ne pas dire faux. Petite surprise du soir, le groupe est entré sur scène avec Only For The Weak ce qui n'est pas fréquent. Mais c'est surtout la présence d'un petit Bullet Ride sorti de derrière les fagots et d'un Drifter que je n'ai pas souvenir avoir entendu en live depuis des années, qui aura fait ma soirée. Espérons que le groupe continue sur cette lancée à jouer quelques titres plus rares, comme Resin lors de la dernière tournée. En tout cas, ces titres aux riffs tranchants et dynamiques auront permis au public venu en masse de danser et secouer leur tête une dernière fois du weekend. Pour résumer In Flames a fait du In Flames, et ce fut grand.

GazaG : Le Dimanche soir, l’état physique n’est pas le même que celui du Jeudi soir. Le corps à souffert du soleil, de la soif, parfois de coups portés et reçus, parfois de substances aliénantes. Le Dimanche soir, c’est le soir des choix. Faire son papy et rentrer, ou bien trouver la force de continuer d’enquiller des concerts. Allez, faisons un effort pour In Flames. Certains les croient morts et non-inspirés, d’autres partis dans des contrés musicales trop lointaines. Toujours est-il que la foule est plutôt fat quand les Suédois débarquent sur la MainStage 2. Pas de grosse surprise pour ce show. Le son est correct, ce qui est un miracle vu le concert d’Epica qu’on s’est tapé plus tôt dans la soirée. Les compos des derniers skeuds ne cassent vraiment pas des briques (Paralyzed ?). Le groupe est plutôt chaud en cette heure tardive et remerciera le public d’être toujours là. Heureusement, les éternelles The Quiet Place et Take This Life restent des tueries. Ce contraste caractériel des concerts d’In Flames perdure et semble éternel. Un show sans surprise et en demi-teinte, donc.

Setlist :
Only for the Weak 
Everything's Gone 
Bullet Ride 
Where the Dead Ships Dwell 
Paralyzed
Deliver Us 
Cloud Connected 
Drifter 
The Quiet Place 
Delight and Angers 
The Mirror's Truth
Take This Life
My Sweet Shadow 

At The Gates
Altar
21:35 > 22:35

Michaël : Il y a eu globalement peu de mauvaises combinaisons et de doublons fâcheux dans ce Hellfest. Mais cette fois-ci, programmer At The Gates et In Flames en même temps, deux monstres du death metal mélodique suédois, n'était pas une idée fameuse.

Schifeul: On quitte un Limp Bizkit un peu nul pour se rendre sous la Atlar pleine comme un œuf se prendre une branlée par At The Gates ! Après un Death and the Labyrinth issu du dernier album du groupe, "At War with Reality", afin de poser les bases, At The Gates commence à dérouler sec avec un Slaughter Of The Soul dantesque ! D’ailleurs, l’album du même nom sera le plus représenté dans la setlist, ce qui m’arrange car je le considère comme le meilleur du groupe. Les Suédois ont l’air contents d’être là et c’est un Tomas Lindberg tout sourire sous sa casquette qui balance ses hits death mélodiques à la gueule des festivaliers qui ne demandent que ça. Clairement l'une des highlights de cette édition 2015 !

Setlist :
Death and the Labyrinth 
Slaughter of the Soul 
Cold 
At War With Reality 
Terminal Spirit Disease 
The Circular Ruins 
Under a Serpent Sun 
Heroes and Tombs 
World of Lies (feat. Marco Aro from The Haunted)
City of Mirrors 
Suicide Nation 
Nausea 
Kingdom Gone 
The Book of Sand (The Abomination) 
Encore:
Blinded by Fear 

Saint Vitus
Valley
21:35 > 22:35

Di Sab : Report écrit par un gros fan boy de Wino (je n’ai pas le t shirt « Wino Army » mais c’est un peu tout comme), si je dérape dans la mauvaise foi, pardonnez-moi d’avance. Honnêtement, je sais pas quoi penser de ce concert. J’ai conscience que c’est un moment rare, que Reagers n’a rien fait avec eux depuis vingt ans désormais et que même lorsque Wino est le frontman, la setlist est composée à moitié de morceaux de l’époque Reagers et que, par conséquent, ça ne peut être que bien de voir ces morceaux chantés par leur vocaliste originel. Mais Wino bordel ! Aucun timbre de voix ne sied mieux aux riffs suintant l’ennui de Chandler que le sien. Reagers est certes plus dynamique et plus souriant mais quand le nom de ton dernier album est tiré d’un anti-dépresseur, je ne sais pas si c’est un atout. Bon ok j’arrête, honnêtement, c’est vraiment chouette d’entendre Dark World tiré du très bon Die Healing (j’aurais tout de même préféré Trail Of Pestilence et son riff bien glauque mais ne chipotons pas), et puis le riff de Zombie Hunger est l'un des meilleurs de tout Saint Vitus et en plus Born Too Late n’a pas été massacré par les envolées lyriques dont Reagers peut être capable (sérieusement, sa voix « habituelle » sur Born Too late aurait transformé « Everytime I’m on the street » en un vers de Gavroche dans la comédie musicale des Misérables). Un moment vraiment agréable donc, qui permet d’entendre des titres qui ne sont pas joués habituellement, mais en espérant néanmoins avoir Wino pour la prochaine date en France, il ne va pas être banni d’Europe à tout jamais parce qu’après tout, à tout péché miséricorde.  

Sleap : Dernier concert sous la Valley me concernant, et certainement celui que j'attends le plus de tout le week-end sur cette scène. En effet, ce n'est pas seulement Saint Vitus qui joue ce soir, c'est Saint Vitus avec Scott Reagers (le chanteur original du groupe) ! Et pour notre plus grand plaisir, les californiens débutent le concert sur du Die Healing (que l'on aura jamais l'occasion d'entendre avec Wino au chant). Raaaah les frissons ! Niveau qualité sonore, la Valley est de très loin la meilleure des scènes du Hellfest. Le son est massif tout en gardant le côté feutré des albums studio. Je m'explose le peu qu'il me reste de voix sur l'énorme White Magic / Black Magic ou encore la terrible doublette Burial at Sea / Saint Vitus (précédé d'un émouvant speech de Dave Chandler). J'ai beau adorer Born to Late, le premier album Saint Vitus reste de loin mon favori, quelle chance de pouvoir l'entendre quasiment en entier ce soir ! Contrairement au bassiste Mark Adams, le batteur semble complètement fou derrière son kit et ne cesse de faire de grands gestes et tricks de baguettes entre ses frappes vigoureuses. Je n'ai rien à dire sur Dave Chandler, allez voir Saint Vitus en live pour constater que c'est tout simplement l'un des guitaristes les plus classes du monde. Quant à Reagers... Je suis impressionné par sa justesse vocale plus de trente ans après avoir enregistré ces titres. Certaines de ses montées dans les aigus sont même encore plus renversantes en live que sur album. Même si je reste sceptique par rapport au lâcher de ballons de baudruche pendant le final de Born to Late (décision du Hellfest je présume), ce concert n'en reste pas moins ma claque du festival. Je vais avoir du mal à redescendre...

Setlist :
Dark World 
One Mind 
Zombie Hunger 
War Is Our Destiny 
White Magic/Black Magic 
White Stallions 
Burial at Sea 
Saint Vitus 
Born Too Late 

Triptykon
Temple
22:40 > 23:40

Di Sab : Au Hellfest 2011, le combo suisse avait hérité du pire horaire qui soit : le samedi soir en même temps que la reformation de Coroner. C’était pas plus mal cela dit, on a pu voir Bolt Thrower qui n’est pas repassé au Hellfest depuis, tandis que Triptykon se présente devant nous pour défendre Melana Chasmata, qui n’a même pas besoin d’être défendu tant il a été encensé par la critique. Le groupe arrive en toute sobriété et d’emblée balance une version de Procreation of the Wicked hyper lourde et ralentie. Le tempo doomy ajouté au son si particulier de Triptykon (et retranscrit en live à la perfection) donnent une toute autre allure aux titres de Celtic Frost, un peu comme si Tom G proposait des reprises de ses propres compos. Pendant une heure, tu perds totalement le contrôle du reste de ta nuque. Ton menton est condamné à tapoter ton sternum (si t’es souple ou que t’as un grand cou) tellement chaque passage démolit tout. Entre Circle of the Tyrants et une version démente de Goetia, on ne sait vraiment plus où donner de la tête. Quant au show, pour le peu que j’en ai vu à travers mes cheveux, Tom G ne semble pas extravagant et laisse son art parler pour lui-même. On aurait pu regretter l’absence de titres de Hellhammer mais je pense qu’un titre comme Messiah, par exemple, aurait nui à la cohérence générale du concert (beaucoup plus heavy et moins tranchant que n’importe quel titre de Hellhammer). Le concert finit sur le monolithe The Prolonging, pièce de vingt minutes qui clôt, tout en larsens, le meilleur concert de l’édition. Ne les loupez ni au Motocultor, ni au Fall Of Summer. Sous aucun prétexte.

Romain : N’ayant vu que peu de concerts de black metal pendant le festival, aller voir Triptykon et ses membres de Celtic Frost me semble être l’assurance d’un bon concert. Connaissant assez mal la nouvelle formation de Tom G, je m’attends à voir un set dans la veine de son groupe précédent. Quelle surprise ça a été de découvrir des morceaux beaucoup plus lents et lourds tendant vers le doom metal ! L’atmosphère créée mélange bien la noirceur et la puissance des deux styles. En grand amateur de doom, je suis évidemment conquis. Idem lorsque certains morceaux de Celtic Frost sont repris mais ralentis à l’image des autres compositions du quatuor. Je ne regrette pas d’avoir mis les pieds à la Temple.

Sleap : Ce concert de Triptykon me paraît bien fade après l'extraordinaire show de Saint Vitus. Je suis toujours content d'entendre les quelques tubes de Celtic Frost joués ce soir (pas de Hellhammer cette fois), mais la fatigue et la claque précédente ne me font pas rentrer dans le show plus que ça. Cependant, ce ne sont pas les occasions qui vont manquer cet été, espérons tout de même une durée de set un peu plus longue...

Setlist : 
Procreation of the Wicked (Celtic Frost cover)
Tree of Suffocating Souls 
Circle of the Tyrants (Celtic Frost cover)
Goetia 
Altar of Deceit 
The Usurper (Celtic Frost cover)
The Prolonging 

Korn
Main Stage 01
23:10 > 00:25

Caacrinolas : Donc en guise de clôture on a le droit à Korn certes, mais Korn qui joue son premier album en entier et dans l’ordre. Mini-événement donc, et quand en plus de ça vous avez un Jon Davis qui ressort le pantalon ADIDAS pour l’occas', il ne manque plus que les petites poupées sur scène pour se croire en 1994. Tout était réuni pour passer un excellent moment, le son était là, le groupe était en forme et puis… PATATRA : sur l’intro de Clown la sono saute pour la quatrième fois du week end, et durant cinq minutes le groupe tergiverse quant à savoir ce qu’il fait ou pas. Grosse frayeur dans le public, va-t-on revivre une désillusion comme en 2007 ?  Finalement non, le groupe revient sur scène mais une bonne partie de l’ambiance à foutu le camp, dommage pour un concert qui était parfait jusqu’à cette fameuse coupure. Korn et le Hellfest, une histoire de galère. 

Schifeul: Contrairement à 2013 où Gojira avait attiré plus de monde que le combo de Bakersfield, cette année Korn fait la fermeture de la main stage 01 devant une affluence gigantesque, et concert spécial oblige, le groupe va jouer en intégralité et dans l’ordre son premier album. N’étant pas particulièrement fan du groupe (j’apprécie juste quelques morceaux de la première partie de leur carrière), je pense juste rester quelques titres car c’est quand même l'acte inaugural de tout un mouvement musical qui est joué ce soir, avant de vaquer à d’autres occupations. Après une intro agrémentée de feux d’artifices, Blind ouvre le bal, montrant un Korn présentant une hargne retrouvée et c’est cette intensité qui me fait finalement rester tout le set, malgré une panne de courant qui a laissé présager du pire juste avant Clown. Heureusement le concert est reparti d’équerre sans baisse d’intensité, avec un énorme Shoots and Ladders et sa cornemuse que je n’avais jusqu'alors vécu qu’en medley en live. Cerise sur le gâteau, en toute fin de set on a le droit à Falling Away from Me et Freak on a Leash, qui sont pour moi les deux meilleurs titres de Korn sorti de l’album éponyme. Putain de concert qui m’a définitivement réconcilié avec Korn.

Setlist :
Korn
Blind 
Ball Tongue 
Need To
Clown 
Divine 
Faget 
Shoots and Ladders 
Predictable 
Fake 
Lies 
Helmet in the Bush 
Daddy 
Encore:
Falling Away from Me 
Freak on a Leash 

Superjoint Ritual
Valley
23:45 > 00:45

Di Sab : Sachant que le clash Nightwish In Extremo puait la défaite, le metal sans sucre, le fan d’Adopte un métalleux et la fin de pack au camping, Superjoint (Ritual) a fini mon édition 2015. Dans un festival ayant une affiche aux allures de best of, avec peu de surprises et d’exclusivités, Superjoint fait figure d’exception, sachant que la bande à Anselmo donne ici son tout premier concert européen. Et quel concert putain ! Anselmo est fidèle à lui-même, c'est-à-dire bourré, humble, drôle, communicatif et reconnaissant. On le sent réellement content d’être ici (mais personne n’en doutait), il demande des ovations pour ses musiciens (en particulier pour Bower qui a joué deux sets dans la journée) et pour ses potes (« fuckin' Eyehategod man »). Entre les interventions, ça joue précis et ça avoine archi-sévère. Line-up oblige, Use Once and Destroy est surreprésenté (14 titres sur les 15 joués, le quinzième étant le très punkisant Waiting for the Turning Point) et c’est tant mieux, car je le trouve vraiment plus varié que A Lethal Dose… et beaucoup plus groovy. Les vocaux d’Anselmo sonnent exceptionnellement bien, alors qu’on le sentait à la peine ces dernières années, en particulier sur les cris aigus, mais ce soir on ne sera pas déçus. Le public accueille Anselmo comme un Roi (mais après tout, n’est-il pas celui du Hellfest ?) et donne ce qui lui reste de force, d’autant plus que les longues pauses entre les morceaux sont des breaks bienvenus, où chacun peut admirer les talents de roteur de Philou. Une dernière dose d’adrénaline pour une édition qui s’annonçait décevante mais qui a agréablement surpris, surtout en termes d’organisation et de professionnalisme. Haters gonna hate et à l’année prochaine, j’espère. 

John : Et la voilà la baffe du festival, mon cœur balançait entre le premier album de Korn en intégralité et Phil Anselmo, mais Philou l’emportera toujours, et je suis bien content de mon choix ! Si la prestation du bougre l’an passé sur la même scène fut laborieuse (merci l’alcool), cette fois-ci ce fut l’opposé ! Après tout Phil arrivait tout juste du Canada à la suite d’un show avec Down et repartait de suite après le concert, cela laisse peu de temps pour boire. Grand bien lui fasse puisque pour son deuxième concert depuis la reformation en 2014, Superjoint fêtait ici son premier set sur le sol européen, et quelle heure de concert ! Dès les premières notes d’un « Oblivious Maximus », le public se met à dépenser le peu d’énergie qui lui reste après trois jours intenses. « It Takes No Guts » confirme que ce concert va être dantesque, Phil Anselmo est en forme, tout comme ses comparses et Jimmy Bower qui joue là son deuxième set de la journée. Quasiment tout « Use Once And Destroy » est passé en revue, sur les 15 titres interprétés ce soir-là, seul « Waiting for the Turning Point » sera extrait de « A Lethal Dose Of American Hatred », et c'est tant mieux ! La violence du pit atteindra son apogée sur l’enchaînement « The Alcoholik » (dedié à Mike IX d’Eyehategod) / « Fuck Your Enemy » où le devant de la Valley se transforme en un énorme circle pit. Les riffs enragés de Kevin Bond, qui a laissé ses dreadlocks à la maison, ne laissent aucun répit au public et c’est sur le titre éponyme que le quintet de la Nouvelle-Orléans tire sa révérence. Le public acclame pendant de longues minutes Superjoint et il y a de quoi. Si vous n’étiez pas sous la Valley à ce moment-là, vous pouvez vous en mordre les doigts et vous dire que votre vie ne vaut pas grand-chose. 

Romain : On peut le dire, Phil Anselmo est un habitué du Hellfest et a désormais l’habitude d’headliner la Valley avec l’une de ses nombreuses formations. La puissance du fameux chanteur de Pantera est réputée, de même que son taux d’alcoolémie sur scène. Mais ce soir c’est un peu spécial : nous avons droit au tout premier concert européen de Superjoint (Ritual), groupe existant pourtant déjà depuis 1993. C’est devant un public enfumé par l’herbe que Philou déboule sur scène, ivre, sans surprise. Cela ne l’empêche pas d’assurer son set avec énormément de puissance dans la voix. Le son est bon et le public est déchaîné pour l’un des derniers concerts du festival, le dernier pour beaucoup. J’assiste même à un moment du concert à la création du plus gros pit vu à la Valley durant ces trois jours. Superjoint sait mettre l’ambiance, et on s’amuse à voir Anselmo complètement bourré dialoguer avec le public ou avec ses musiciens entre les morceaux, à roter, et à tenter de se souvenir du morceau qu’il doit annoncer. Et le concert suit son cours, la très bonne setlist venant embellir ce moment. La Valley fut alors fermée de la meilleure des manières. A l’année prochaine Philou ?

Setlist :
Oblivious Maximus 
It Takes No Guts 
Everyone Hates Everyone 
The Introvert 
4 Songs 
Antifaith 
Drug Your Love 
Little H 
Haunted Hated 
Creepy Crawl 
The Alcoholik 
Fuck Your Enemy 
Ozena 
Waiting for the Turning Point 
Superjoint Ritual 

Nightwish
Main Stage 02
00:30 > 01:45

Setlist :
Shudder Before the Beautiful 
Yours Is an Empty Hope 
Amaranth 
She Is My Sin 
My Walden 
Élan 
Weak Fantasy 
Storytime 
I Want My Tears Back 
Stargazers 
Ghost Love Score 
Last Ride of the Day 

In Extremo
Temple
00:50 > 01:50

Romain : Le festival se termine, il est l’heure du dernier concert, le choix est donc important afin de clôturer cet évènement de la plus belle des manières. Aucun concert ne m’intéressant particulièrement, je décide de me diriger vers la Temple voir du folk metal. Premier concert de ce style durant les trois derniers jours, le choix me semble judicieux pour finir le week-end dans la bonne humeur. C’est donc au milieu d’un public assez peu compact que je me fraie un chemin et traîne mon corps fatigué pour assister au set d’In Extremo, profitant du son des vielles à roues, des cornemuses et autres instruments traditionnels européens à cordes et à vent issus du Moyen-Âge. Je rassemble mes dernières forces pour profiter du concert des Allemands. Premier constat : le son est bien réglé et la balance habilement gérée afin d'entendre correctement chaque instrument. La bande est de bonne humeur sur scène et partage cela avec le public avec son folk qui n’en fait pas des caisses. On assiste à de légers pogos de fin de week-end agrémentés de slams. Le chanteur ose même demander un wall of death sur l’un des derniers morceaux qui n’est pas boudé par les festivaliers. Malgré la répétitivité du set, In Extremo nous fait passer un bon moment venant agréablement mettre un terme à cette dixième édition du Hellfest, sans prise de tête. 
Au-delà de l’aspect de plus en plus disneylandesque du festival mis en avant par grand nombre de personnes, je ne boude pas mon plaisir après le grand nombre de superbes concerts vus en trois jours, et ce dans une grande variété de sous-genres de metal. Le Hellfest a de fortes chances de me revoir l'année prochaine !

 

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C'est sur le concert d'In Extremo que se termine notre live-report du Hellfest Open Air 2015. Une dixième édition riche en émotion qui aura, semble-t-il, mis tout le monde d'accord. En dépit de quelques problèmes de sons sur les Main Stage et d'un son pas toujours au niveau sous les Altar et Temple, le weekend aura été riche en prestations de très haut niveau. L'on se demande déjà, à l'exception de la venue de certains groupes qui n'ont encore jamais foulé le sol clissonnais, comment la onzième édition pourra faire mieux tant la barre fut haute.

C'est l'occasion pour toute l'équipe de rédaction d'Horns Up de vous remercier d'avoir lu ce live-report et, d'une manière générale, de nous suivre assidûment (à en croire nos statistiques !) depuis le mois de janvier 2015, date de la fusion entre le webzine U-zine.org et 2Guys1TV. Nous ne pouvions rêver mieux et c'est grâce à vous.

 

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Crédits :

Textes par l'équipe Horns Up.

Les photos de Tribulation,  S.U.P., Khold,  Grave Pleasure, Epica, Superjoint Ritual et Nightwish par Peggy Cremin de BlackStage Live Photography.
Découvrez son travail :
https://www.facebook.com/BlackStageLivePhotography
http://www.blackstage-photography.com/

Les photos de Lost Society, Sofy Major, OFF!, Ne Obliviscaris, Snot, Exodus et Korn par Julien Chazeaubénit, de Photo-Concert.
Découvrez son travail :
http://www.photo-concert.fr/photos-hellfest-2015.html

Les photos de Samael par "Gwenn Negative Art".
Découvez son travail :
http://sashimi1980.wix.com/negative-art
http://negative-art.e-monsite.com/

Photos d'ambiance et des autres groupes par Michaël et Shawn, équipe Horns Up.

Photos