Live reports Retour
mercredi 13 août 2014 - Michael

Summer Breeze 2014

Open Air - Dinkelsbühl

Michael

Avocat le jour, rédacteur sur Horns Up la nuit et photographe à mes heures perdues.

Chaque année U-zine vous fait vivre de nombreux festivals à travers l’Europe. Du très classique Hellfest ou bien encore de l’épique Motocultor en passant par le très original Carpathian Alliance, U-zine essaye de vous faire vivre quelques-uns des meilleurs festivals qui existent en Europe. Cette année encore, je me suis rendu auSummer Breeze pour profiter de ce festival qui m’est cher, de par sa programmation mais avant tout son cadre et sa population. Plus petit que le Hellfest, plus chaleureux et surtout moins surchargé, il est l’occasion de célébrer le métal sans se faire marcher dessus.

Me voici donc reparti en Clio (qui échouera lamentablement à 99 894 kilomètre lors du retour, sans avoir l’occasion de fêter les 100 000 kms lors d’une belle occasion) jusqu’en Bavière, soit près de 900 kilomètres aller. Voilà qui devrait rassurer ceux qui seraient effrayés par la distance, car s’il y a bien des voyages en bus d’organisés, il est tout à fait possible de s’y rendre en voiture, même avec une épave (épave qui m’avait toutefois déjà emmené au Metal Camp en Slovénie.

Pour présenter le festival à ceux qui ne le connaitrait pas, je me permets de reprendre la description de l’an dernier, qui servira de fil rouge. Je ne ferai pas l’affront de faire une description exhaustive du festival, puisque cela a déjà été fait par Shawn les années précédentes mais également par Ralf Nuesser, organisateur du Summer Breeze, dans le cadre de l'interview réalisée avec ce dernier l'an dernier.Toutefois, permettez-moi de vous présenter brièvement Dinkelsbühl. Au coeur de la bavière, moins de 12 000 habitants, Dinkelsbühl est une charmante bourgade traditionnelle et historique avec son Mcdo, des commerçants souriants (mais qui ne prennent pas la carte bleue), ses odeurs champêtres et ses maisons bucoliques.

S’agissant du festival, trois scènes : une grande tente, bien aérée et où le son est globalement meilleur que sous les Altar et Temple du Hellfest, et un réel espace « open air » avec la Main Stage et la Pain Stage plus petite. Une quatrième stage, appelée Camel Stage (sponsorisée par la marque) alterne avec la T-stage. De taille moindre elle a tout de même pris beaucoup d’ampleur et d’importance par rapport aux éditions précédentes.

Pour le reste, la junk food y est légion mais de plus en plus de stands végétariens font leur apparition et sont d'ailleurs rapidement pris d'assaut aux heures de pointe. La bière également. Les tarifs étant légèrement moins chers qu’au Hellfest s’agissant de la nourriture (3,50 la baguette garnie à titre d’exemples, 5 euros le hot dog) mais parfois plus cher s’agissant de la boisson (équivalent pour la bière mais plus cher qu’en France pour les softs qui sont à 3 euros 50 et non 2 euros 50).

S’agissant de l’hygiène, des points d’eau sont répartis dans le camping pour pouvoir faire un brin de toilette ainsi que des douches (mieux agencés que l'an dernier, d'ailleurs) et des douches se situent également juste à la sortie du festival, à 1km de marche, dans un complexe sportif pour 2 euros.

Bref, un lieu où il fait bon vivre. Surtout : 1. Les allemands sont gentils même s'ils sont étonnamment sales en festival ; 2. Vous découvrirez de nombreux groupes allemands complètement décalés ; 3. Les allemandes sont à moitié déshabillées dès que le mercure dépasse 12° C, ce qui n’est pas négligeable cette année puisque pour la première fois le Summer Breeze n’a pas eu lieu sous un soleil torride mais sous un temps mitigé fait d’éclaircies, de beaucoup de vents et de rares mais puissantes averses (sauf le jour du départ, évidemment).
 

Jeudi 14 août

« Cette année, c’est plutôt le “Summer Freeze” »


 

Aborted*
Pain Stage
12h00>12h45

Après une courte nuit dans le VIP Camp, je me rends sagement sur le site du festival (pas encore trop abimé par les averses qui tomberont au cours des trois jours, à l’exception des abords de la tente), afin de voir la prestation d’Aborted. Je ne suis pas un immense fan de leur death et pourtant, je suis bien rentré dans un set tout aussi vivant qu’intense et devant un public tout de même assez nombreux pour le premier concert de la journée.

Le groupe alterne les titres des premiers albums tels que Meticulous Invagination ou la remuante Parasitic Flesh Resection avec des titres de son nouvel opus comme Coffin Upon Coffin qui emporte clairement mon suffrage, en live tout du moins. Les belges ont clairement mis le paquet en ce jeudi matin faisant très vite oublier la petite déconvenue d’un temps pas aussi ensoleillé que lors de toutes les éditions précédentes.

Du côté du public, ça se tabasse un peu mais rien de bien méchant, on ne peut pas blâmer les mecs de ne pas vouloir se cramer dès le matin, surtout après surement enfilé un hot dog danois ou des frites hollandaises.
Bref, Aborted a fait le boulot et aura réussi à me surprendre avec un show carré, puissant et sans concession.

Set-list : Meticulous Invagination, Parasitic Flesh Resection, Coronary Reconstruction, Hecatomb, Coffin Upon Coffin, Necrotic Manifesto, Fecal Forgery, Expurgation Euphoria, The Holocaust Incarnate, Sanguine Verses (…Of Extirpation), The Origin of Disease, The Saw and the Carnage Done 

The Unguided
Main Stage
12h50>13h35

Delain
Pain Stage
13h40>14h25

Chaque année, le Summer Breeze fait le plein de groupes symphoniques, qui marchent à merveille en Teutonie. Cette année, le premier groupe du genre sera Delain, hollandais (comme souvent). Et autant dire qu’ils ne laisseront pas, en dehors des fans du groupe, un souvenir impérissable aux spectateurs d’un jour, si ce n’est grâce au haut très très transparent de la miss Wessels et un joli nipslip by the way. Avec un son pas forcément à l’avantage du groupe et mettant trop en avant le chant, on va assister à un show assez mou malgré une setlist sous forme de best of. On sera tout juste sorti de notre torpeur pour le titre The Gathering.

A revoir (le cas échéant) dans de meilleures conditions.

Set-list (de mémoire) : Go Away, Get the Devil Out of Me, Army of Dolls, The Gathering, Mother Machine, Pristine, Virtue and Vice, Not Enough, We Are the Others.

Karbholz
Main Stage
14h30>15h15

C’est ce que je vais appeler les “groupes allemands de milieu d’après-midi au Summer Breeze qui nous font marrer sur le coup mais qu’on ne réécoutera jamais”. Karbholz c’est un genre de rock/métal assez entrainant avec un frontman qui ressemble à un type tout droit sorti d’un 38 tonnes Mercedes teuton. Ça chante en allemand, les riffs sont très génériques mais le public semble vraiment aimer surtout que tout ce beau monde communique beaucoup et lâche deux trois blagues en allemands, de quoi nous mettre automatiquement sur la touche.

Setlist : Ich hör mir beim Leben zu, Was wirklich zählt, Tag für Tag, Nacht ohne Sterne, Beinhart, Diese Stadt, Fallen & Fliegen, Timmi halt's Maul.

Skeletonwitch *
T Stage
15h45>16h30

Skeletonwitch c’est un groupe dont j’ai toujours pas mal entendu parler sans jamais vraiment y prêter une oreille attentive ni même avoir l’occasion de les voir en live. Et à vrai dire leur métal assez aérien et fluide a très vite fait mouche sous la T-stage. Quelques riffs bien ravageurs et surtout un frontman juste assez communicant et poseur pour un show carré, rythmé et loin d’être ennuyant. Si, au final, leur musique ne m’a pas complètement emballé,Skeletonwitch a eu l’occasion de réchauffer les corps présents avec une belle prestation.

Set list : I Am of Death (Hell Has Arrived), From a Cloudless Sky, Burned From Bone, This Horrifying Force (The Desire to Kill), Crushed Beyond Dust, Beneath Dead Leaves, Serpents Unleashed, Stand Fight and Die, Beyond the Permafrost, Unending, Everliving, Repulsive Salvation, Of Ash and Torment, Within My Blood, More Cruel Than Weak 

Eluveitie *
Main Stage
16h10>17h10

Cela fait désormais plus de dix fois que je vois les suisses en live, que ce soit en salle ou en festival et je commence doucement mais surement à me lasser, surtout que les derniers opus m’ont un peu laissé de marbre. Je fais partie de ceux qui ont du mal avec l’époque Post-Slania. Toujours est-il que c’est une des plus grosses affluences du weekend à cette heure (16h). C’est en effet devant un très gros public, chauffé à blanc qu’Eluveitieva offrir un show très carré, dynamique et globalement moins chiant que ce à quoi il m’avait habitué les dernières fois que je les avais vu.

Certes, côté setlist, rien de bien original, mais tout m’a paru plus fluide avec un son excellent (en face de la scène en tout cas), et un Chrigel monté sur ressort et qui vient dynamiser une scène assez immobile compte tenu du nombre de personnes. Thousandfold et iNis Mona remportent, comme toujours le suffrage d’un public survolté qui va enchainer applaudissements, cris et crowd surfing sans jamais s’essouffler. A l’inverse, l’enchainement A Rose for Epona et Havoc n’a pas eu l’effet escompté tout comme The Call of the Mountains, qui sonnt un peu en carton live.

Au final, la douce sensation d’avoir vécu une des meilleures prestations d’Eluveitie pour ma part depuis quelques temps.

Setlist : Origins, The Nameless, From Darkness, Thousandfold, Neverland, A Rose for Epona, Havoc, Inis Mona, The Silver Sister, The Call of the Mountains, The Siege, King.

Science of Sleep
Camel Stage
16h30>17h00

Cette année le metalcore n’aura pas été le principal attrait du festival (et plus généralement tus les groupes en –core). Pourtant quelques groupes vont venir ravir les porteurs de combinaisons casquette-debardeur-short malgré les 16 degrés, le vent et les averses.

Premier groupe du genre du weekend, Science of Sleep, petit groupe allemand officie sur la Camel Stage qui, au fil des années, est d’ailleurs passée d’une petite scène déconnade où jouent tout juste quelques groupes à vocation humoristique par jour à une réelle scène qui alterne avec la tente. Emmené par un frontman remuant et aux mimiques assez drôles, le groupe va nous offrir un metalcore somme toute assez classique mais avec quelques fulgurances et surtout sans abuser de breakdowns. De quoi faire bouger la centaine de personnes qui se massent devant la petite scène. Une surprise assez agréable car, il faut l’avouer, la camel stage n’aura que très peu souvent suscité d’émotions de notre part lors du weekend. A réécouter dans de meilleures conditions mais la performance du chanteur du groupe ne nous aura pas laissé de marbre.

Mors Principium Est **
T Stage
17h00>17h45

Là, on passe dans un registre au dessus et bien différent. On passe dans le registre de ces groupes finlandais géniaux qui, très discrets et malheureusement trop peu connus, se font très rare en live. Après quelques rares occasions manquées, c’était enfin l’occasion pour moi de voir ce combo en live. Et je n’ai clairement pas été déçu même s’ils ne sont pas des bêtes de scène avec très peu de mouvement et de communication.

Mais quel plaisir de pouvoir entendre Altered State of Consciouness en live devant mes yeux ébahis et une tente tout de même assez garnie pour le groupe. A l’instar de The Black Dahlia Murder, le groupe terminera sur son titre du dernier album intitulé I Will Return qui prend clairement son ampleur en live malgré un son pas toujours au rendez-vous. Ville Viljanen est assez discret sur scène, mais ne manque pas de remercier à de multiples reprises le public venu acclamer ces génies du death métal mélodique finlandais. On pourra forcément regretter l’absence de certains titres cultes (notamment dans l’album Termination = Liberation que j’avais adoré) mais 45 minutes de Mors Principium Est demeure une des grandes satisfactions du weekend.

Setlist : Departure, Bringer of Light, Altered State of Consciousness, Destroyer of All, Pressure, Finality, Birth of the Starchild, Encore : I Will Return 

Gothminister
T Stage
18h15>19h

Là, je ne suis pas venu pour la musique qui m’ennuie profondément mais pour le spectacle. Car Gothminister en live, c’est un peu un mindfuck (dans un registre certes different de JBO). Les quelques photos ci-dessous en témoigneront avec quelques passages assez théâtraux om l’on ne comprend pas vraiment ce qui se passe devant nos yeux et un frontman qui en fait délibérément trop.

On en ressort tout aussi trouble qu’amusé. Par contre, côté musical, on est dans du très classique et du pas franchement transcendant. En tout cas, rien qui ne me fasse vibrer mon short Billabong.

Arch Enemy *
Main Stage
18h20>19h20

Tout le monde était impatient de voir Arch Enemy en live pour se faire une idée (i) des qualités scéniques et vocales d’ Alissa White-Gluz en live, (ii) de la façon dont aller sonner War Eternal en live et enfin (iii) de ce à quoi ressemblerait le groupe avec les deux changements de line-up. Et le résultat est assez mitigé, mais pas dans le sens attendu. Je m’attendais à trouver les titres de War Eternal assez ennuyeux en live (comme ils m’ont laissé cette impression en CD) tout en assistant à une prestation solide… et ce fut tout le contraire. J’ai été plutôt ravi du rendu des nouveaux titres mais un peu déçu par le groupe que j’ai trouvé un peu mou du genou. J’ai tout de même hâte de voir le groupe d’ici à la fin d’année pour me faire une idée en salle.

A voir donc.

Setlist : Yesterday Is Dead and Gone, War Eternal, Ravenous, My Apocalypse, You Will Know My Name, Bloodstained Cross, As the Pages Burn, Dead Eyes See No Future, No Gods, No Masters, We Will Rise, Nemesis, Fields of Desolation

Rise of the Northstar
Camel Stage
19h00>19h30

Un groupe français au Summer Breeze cela ne se manque pas. Surtout quand il s’agit d’un nom qui tourne de plus en plus sur les réseaux sociaux. Du coup, nous nous sommes rendus avec mon acolyte sur la camel stage afin de pouvoir apprécier.

Les franciliens, qui usent (et abusent un peu, il faut le reconnaître) des clichés du genre ont été étrangement intéressant (pour moi) sur scène avec du mouvement malgré l’étroitesse, un son correct et une prestation solide. Maintenant il est évident que le groupe est polarisant compte tenu des faits et gestes du chanteur, un tantinet démonstratif, même si c’est parfois le genre qui veut ça.

Le public aura eu l’air d’apprécier le spectacle, assez nombreux. C’est surtout sur le titre Show Me Your Respectque le public se sera un peu chicoté dans un terrain bien laminé. Pour résumer, un bon moment.

Setlist : Phoenix, Besita, Sound of Wolves, Welcame, Show Me Your Respect, DMSS, Protect Ya Chest.

Equilibrium *
Pain Stage
19h25>20h25

Ca y est ! J’ai la réponse ! Après des années à être déçu des prestations d’Equilibrium que j’ai toujours trouvées carrées et correctes mais jamais transcendante en raison de l’absence de réelle communication avec le public malgré un genre assez festif qui s’y prête, j’ai enfin trouvé la réponse à ce sentiment : Robse est aussi compétent en anglais que ma grand-mère. Du coup, sur ses terres, il a discuté, rigolé, sorti quelques blagues, bu plusieurs litres de bières le tout en échangeant avec la foule. Cela correspond d’ailleurs tout à fait à l’orientation du groupe qui en a terminé avec certains titres violents et profonds (VerratSnuffel et autres perles de Sagas et Turys Fatyr) et qui nous blinde la tête de titre plus festifs et remuants.

Au final on ressort convaincu d’avoir vécu un bien meilleur live que lorsqu’on est les voit en France en raison de cette proximité et ces échanges avec le public. Maintenant, musicalement, je reste d’autant plus convaincu que l’Equilibrium que j’aime est définitivement mort depuis la sortie de Rekreatur

Pour le reste, rien à ajouter. Les nouveaux membres s’incorporent à merveille dans le mix même si l’on n’est pas sans regretter la discrétion de la fratrie Volkl.

Setlist : Was lange währt, Blut im Auge, Waldschrein, Karawane, Wirtshaus Gaudi, Met, Wingthors Hammer, Der Ewige Sieg , Unbesiegt.

Behemoth ***
Pain Stage
21h50>22h50

Pour ceux qui ont déjà vu Behemoth dans un autre festival cet été, il ne fallait pas s’attendre à du changement. Le groupe renforce années après années son côté théâtral sur scène au plus grand plaisir de ces fans et des curieux qui assistent à des shows assez spectaculaires et plein d’effets pyrotechniques (surtout lorsqu’ils ont lieu la nuit, comme ce fut le cas ce jour).

Rien de bien nouveau donc côté setlist, mais un enchainement de gifles à travers les albums. Comme d’habitude, si je suis le seul à vibrer sur At The Left Hand Ov God et Slaves Shall Serve, c’est Ov The Fire And The Void et Conquer All qui emportent le suffrage du public très très nombreux devant la Pain Stage à cette heure tardive. Le rappel sur les titres Chant For Ezkaton 2000 et O Father O Satan O Sun! clôture un show sans réelle surprise mais terriblement efficace et qui justifie, si cela en était encore besoin, le statut de tête d’affiche du groupe et plus généralement un statut du groupe qui ne cesse de croître.

Nergal, un peu plus loquace que lors du show du Hellfest, ne manquera pas d’haranguer la foule et d’échanger un peu pour remercier un public fidèle et, très mobile ce soir.

Définitivement une des prestations du weekend.

Setlist : Blow Your Trumpets Gabriel, Ora Pro Nobis Lucifer, Conquer All, As Above So Below, Slaves Shall Serve, Christians to the Lions, Ov Fire and the Void, Alas, Lord Is Upon Me, At the Left Hand ov God, Chant For Ezkaton 2000 e.v., O Father O Satan O Sun!.

Children of Bodom ***
Main Stage
22h55>00h25

Chaque élément à son unité de mesure. L’échelle de Richter pour les tremblements de terre, l’échelle de Beaufort pour le vent… pour Children of Bodom j’ai créé l’ « échelle de Blooddrunk ». Ainsi, plus le ratio du nombre de chansons du quatuor Something Wild / Hatebreeder / Follow The Reaper / HCDR est grand par rapport au nombre de chansons de Blooddrunk et Relentless Reckless Forever, plus la prestation est bonne.

Et là, que dire ? 1 titre de SW, 2 de HB, 5 de FTR, 5 de HCDR, 1 de AYDY?, deux titres du dernier album qui est loin d’être aussi mauvais mais surtout 0 titre de Blooddrunk et RRR. Si vous ajoutez cela à un Alexi Laiho qui va être plutôt précis dans son jeu de guitare, un Roope tout aussi précieux qui n’en fera pas trop et une communication avec le public simple mais efficace (fini les "fucking" à tout va), on obtient un show de Bodomd’une très grande qualité avec un son excellent.

On aurait aimé un petit All Twisted ou un Toward Dead Ends que le groupe a récemment joué, mais on ne va pas gâché le plaisir d’avoir enfin eu le droit à un show excellent de la part du groupe. Peut-être de quoi réconcilier les finlandais avec leur public d’antan ? En tout cas nous avons énormément apprécié ce show de notre côté.

Setlist : Hate Me!, Needled 24/7, Kissing the Shadows, Bodom Beach Terror, Sixpounder, Halo of Blood, Scream for Silence, Hate Crew Deathroll, Lake Bodom, Angels Don't Kill, Are You Dead Yet?, Follow the Reaper, Everytime I Die, Bodom After Midnight, Silent Night, Bodom Night, Downfall, Encore: In Your Face.

Eskimo Callboy
T Stage
00h45>01h45

C’est bien connu, en fin de repas, il faut toujours une petite douceur sucrée. Et quoi de mieux qu’un eskimo (jeu de mot label rouge). 

Sous la tente, les allemands de Eskimo Callboy vont distiller ce subtil mélange qui exaspère les uns et fait mouill… et envoute les autres, à savoir un metalcore légèrement indus blindés de sons électros. Avec des lights qui rendraient n’importe qui épileptique le groupe (très jeune) va enchainer des titres remuants et faire rendre dingue un public nombreux et complètement acquis à la cause des gamins aux visages peints.

On ne sait d’ailleurs pas vraiment quoi penser d’une telle prestation qui en soit n’est pas exceptionnelle mais très remuante et qui se révèle parfois efficace. On est en plein dans un metalcore festif pour adolescents. Ce que l’Allemagne semble adorer.

Vendredi 15 août

« On se brosse les dents où on mange une tête brulée ? »

Crucified Barbara
Main Stage
12h50>13h35

Un bon rock frais, fondant offert sur un plateau par une brochette de jolies filles dynamiques et souriantes à souhait. Pas ma tasse de thé et certainement moins divertissant que les brillantes Lez Zeppelin vues au Hellfest il y a peu, mais de quoi savourer un bon repas végétarien allongé dans l’herbe avec plaisir.

Setlist : The Crucifier, Sex Action, To Kill A Man, Everything We Need, In Distortion We Trust, Sell My Kids For Rock n' Roll, My Heart Is Black, Electric Sky, Rock Me Like the Devil, Into the Fire.

Deadlock *
Pain Stage
13h40>14h25

Venus faire la promotion de leur dernière galette The Re-Arrival les allemands ont distillé leur metalcore mélodique dans une prestation millimétrée sur la pain stage. Pas forcément convaincus musicalement par le groupe, j’ai en revanche été agréablement surpris sur scène avec une certaine dynamique (malgré une chanteuse enceinte et le départ de leur batteur historique il y a quelques mois, Tobias Graf) et un son vraiment correct. Sans être renversant, les allemands ont offert un show cohérent pas phagocytés par les mimiques du genre. Décidément, la scène metalcore allemande est foisonnante…

Setlist : Dark Cell, An Ocean's Monument, The Brave / Agony Applause, Dead City Sleepers, Code of Honor, Earthlings, I'm Gone, Renegade, The Arsenic River, Awakened By The Sirens.

Omnium Gatherum *
T Stage
14h30>15h15

Cette année, il était impossible de se plaindre pour les fans de death metal mélodique, à un tel point que je suis même passé à côté de The Haunted qui jouait en même temps que Children of Bodom. Autre groupe finlandais remarquable, Omnium Gatherum a offert au public relativement nombreux de la T-stage un show tout en simplicité (même si Markus Vanhala, également guitariste d’Insomnium est un tantinet poseur) mais également tout en efficacité. En nous jouant leurs grands classique sans oublier quelques titres de leur dernière galette sortie en 2013 Beyond comme Luoto et The Sonic Sign (qui rendent très bien d’ailleurs). D’excellents riffs, des soli impeccables et une bonne humeur évidente, >Omnium Gatherum nous a enchanté ce jour.

Setlist: Luoto, New Dynamic, New World Shadows, The Sonic Sign, Nova Flame, Living in Me, Nail, Deep Cold.

Wolfheart **
T Stage
15h45>16h30

Wolfheart c’est mon coup de cœur 2013. Winterborn, le premier opus du groupe sorti en 2013, n’est pourtant pas né de rien, mais de l’esprit de l’ancien Before The Dawn Tuomas Saukkonen dont le talent de composition n’est plus à mettre en doute. Surtout, ce qui m’a plus dans cet album, c’est l’atmosphère, lourd, froid, pesant. Et les finlandais parviennent à merveille à retransmettre cette énergie et cette lourdeur en live avec un jeu sans concessions, très peu de communication envers le public et une simplicité évidente. Petit cadeau du soir, le groupe nous offre Susi un titre inédit, après nous avoir invité à ranger nos appareils photos et autres téléphones portables, et à se concentrer sur la musique.

Pendant près de 40 minutes, le groupe nous aura emporté dans son univers à part, pour le plus grand plaisir des fans. Un essai transformé en live malgré les quelques problèmes techniques.

Setlist : The Hunt, Strength and Valor, Gale of Winter, Ghosts of Karelia, I, Susi, Breathe, Routa Pt. 2.

August Burns Red
Pain Stage
19h25>20h25

Avec le recul, plus je repense à leur prestation et moins je suis convaincu, même si je l’ai tout de même appréciée sur le moment. Car si le groupe a été aidé par un son correct et une période de beau temps, Jake Luhrs en fait de plus en plus sur scène et peut vite devenir agaçant. Tout ce jeu avec le micro, les mimiques aux caméras font perdre l’aspect un peu brut de la musique du combo. Heureusement que certains « tubes » commeBack Burner ou White Washed, venue clôturer le set, ont permis de se chauffer les cervicales en prévision d’une soirée haute en couleur.

Setlist : Internal Cannon, Composure, Fault Line, Back Burner, Beauty in Tragedy, Marianas Trench, Poor Millionaire, Meddler, Provision, The Eleventh Hour, Empire, Spirit Breaker, Drum Solo, White Washed.


 

Carcass ***
Main Stage
20h30>21h45

Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir toute la prestation du groupe puisque nous avons été invites, nous autres photographes, à une visite guidée de la main stage se terminant par le balcon de la scène. Mais du peu que j’ai vu, et surtout de que j’ai entendu à leur propos, Carcass, malgré les années, a encore fait mal, très très mal. Et j’ai hâte de les revoir bientôt (autrement qu’en première partie d’Amon Amarth, hum hum).

Setlist : Buried Dreams, Incarnated Solvent Abuse, Cadaver Pouch Conveyor System, This Mortal Coil, Reek of Putrefaction, Unfit for Human Consumption, The Granulating Dark Satanic Mills, Genital Grinder / Pyosisified (Rotten to the Gore) / Exhume to Consume, Keep On Rotting in the Free World, Captive Bolt Pistol, Corporal Jigsore Quandary / The Sanguine Article, Heartwork.

Hypocrisy **
Pain Stage
21h50>22h50

Depuis désormais plus de 20 ans, nul ne peut passer à côté des suédois d’Hypocrisy. Fer de lance de la scène mélodeath avec des groupes comme At The Gates et In Flames, leur concert s’annonçait d’ores et déjà comme un moment incontournable du festival. Et force est de constater que l’on n’a pas été déçu !

Le groupe aura réussi à retourner tout le monde malgré le froid avec un show sans concession puissant qui a encore une fois rappelé, comme en 2010 déjà, à quel point ce groupe est tout en haut de la hiérarchie du death mélo. Valley of the Damned ou autres Roswell 47 et Eraser auront réussi à réchauffer les corps et les coeurs dans une ambiance magique. Quelle claque !

Setlist : End of Disclosure, Valley of the Damned, Fractured Millenium, Killing Art, The Eye, War-Path , Fire in the Sky, The Final Chapter, Roswell 47, Adjusting the Sun, Eraser.

Machine Head ***
Main Stage
22h55>00h25

L’arrivée prochaine de Killers & Kings, un nouveau bassiste… les raisons de se presser devant la main stage malgré le froid ce soir étaient très nombreuses outre le fait que le groupe est un monstre en live. Et malgré une averse en milieu de set qui aura fait trembler tout le monde pendant quelques minutes, personne ne pourra décemment ressortir indemne d’une telle prestation.

J’ai eu l’occasion de voir de très nombreuses fois le groupe, mais je crois que l’on est encore monté d’un niveau cette fois –ci avec une parfaite combinaison d’une setlist de haut vol, d’effets visuels et pyrotechniques bien lachés, d’une très bonne présence scénique, d’un jeu carré et fluide et d’une communication avec le public excellente.

L’enchainement de quelques vieux titres comme BulldozerOldThe Blood The Sweat The Tears et un départ surImperium ont clairement lancé le concert sous les meilleures auspices. Ajoutez à cela de demi-surprise, à savoir la parfaite intégration dans le groupe du bassiste Jared MacEachern (qui n’aura pas massacré le final sur Halocomme ce bon vieil Adam Duce) et un titre Killers and Kings excellent en live.

En bref, Machine Head a fait du Machine Head, voire peut-être mieux. A noter également que le groupe a joué la reprise du groupe Ignite qui consittue la side B du single K&K intitulée avec le chanteur du groupe Zoli Teglas.

Setlist : Imperium, Beautiful Mourning, Locust , The Blood, the Sweat, the Tears, Ten Ton Hammer, Darkness Within, Bulldozer, Killers & Kings, Davidian, Encore: Aesthetics of Hate, Old, Intro (Our Darkest Days) (Ignite cover, Bleeding (Ignite cover, Halo.

Insomnium **
T Stage
00h45>01h45

Comment pourrait-on mieux finir une journée comme celle-ci qu’avec d’autres maîtres finlandais du death métal mélodique tels que Insomnium ? Pendant près d’une heure, ces derniers vont faire planer une T-stage très remplie avec un death mélodique toujours aussi ambiant, léché et puissant.

Le groupe nous offrira d’ailleurs plusieurs titres de sa dernière galette intitulé Shadows of the Dying Sun telles que While We Sleep ou encore Ephemeral qui m’aura bien plus convaincue en live que sur cd.

Encore une fois, le groupe nous aura offert une prestation géniale, maîtrisant leur espace et menant à la baguette un public subjugué par tant de mélodie et de puissance.Insomnium est définitivement rentré dans mes groupes live préférés.

Setlist : The Primeval Dark, While We Sleep, Only One Who Waits, Down With the Sun, Revelation, Unsung, Ephemeral, The Promethean Song, Drawn to Black, Mortal Share, One for Sorrow.

Samedi 16 août

« 70 000 tons of metal, it’s like everyone has a backstage pass !»

Kampfar *
Pain Stage
13h40>14h25

C’est sous un soleil couvert mais une bonne luminosité que les black metalleux norvégiens de Kampfardébarquent sur la Pain Stage en cette heure. Et il faut dire que celle-ci est bien peu propice à leur musique malgré un Dolk toujours aussi remuants sur scène qui se sera évertué à faire remuer et crier la foule, pas forcément très compacte en ce « matin ».

Car il est vrai que programmer un groupe de black dans l’heure de midi n’est pas le meilleur move de la journée pour le Summer Breeze qui aurait bien mieux fait de les faire jouer sous la tente afin d’éviter l’effet pétard mouillé.

Setlist : Mylder, Troll, Død Og Trolldom, Swarm Norvegicus, Vettekult, Ravenheart, Our Hounds, Our Legion.

Texas In July
T Stage
14h30>15h15

Sans trop connaître le groupe, je me disais qu’il ne pouvait s’agir que d’un groupe de metalcore, compte tenu de leur nom. Et je n’ai pas été surpris à ce titre là. Pour le reste tout est assez classique mais bizarrement c’est bien plus efficace que certains autres groupes du genre avec une musique ouvertement simple mais qui, qu’on le veuille ou non, nous emporte un peu. 

Après avoir rapidement moshé avec un mec déguisé en banane je quitte la tente en me disant que j’ai beau dire que je déteste le metalcore, je me prends toujours au jeu.
Pas trop de fioritures, de bons riffs et pas de discours inutiles, une prestation plutôt pas mal ! La palme revenant àHook, Line and Sinner et Broken Soul pour les titres remuants qui font mosher à tout va.

Setlist : Cry Wolf, It's Not My First Rodeo, Hook, Line and Sinner, Broken Soul, Aurora, Without a Head, Bed of Nails, Magnolia, Elements, C4.

Brainstorm
Pain Stage
15h20>16h05

Si les allemands sont fan d’indus et de folk, ils aiment aussi avant tout le bon vieux heavy metal. Et on en avait pas encore eu vraiment à ce jour. C’est donc là que les allemands de Brainstorm entrent en jeu avec un heavy assez tonique mais très loin d’être original (en live en tout cas). Un petit moment un peu longuet à suivre avec un groupe qui aura toutefois réussi, avec une bonne dose de communication, à faire bouger la foule légèrement clairsemée.

Obituary *
Main Stage
16h10>17h10

Obituary c’est toujours un bon moment en live. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la découverte d’un death metal assez lent, ambiant, très old school. Pour les connaisseurs c’est toujours l’occasion de se rompre deux/trois cervicales sur quelques riffs bien gras.

Maintenant, pour avoir vu le groupe de nombreuses fois en festival ces dernières années et ne pas être un grand fan de leur musique, je trouve que les prestations se suivent et se ressemblent avec très peu de mouvement à l’exception du chanteur, John Tardy. Mais ne faisons pas la fine bouche, on sait tous qu’on a kiffé la vibes comme personne sur Slowly We Rot et qu’il est toujours bon d’entendre ces légences américaines du death metal.

Setlist : Stinkupuss, Intoxicated, Bloodsoaked, Immortal Visions, Gates to Hell, Infected, Visions In My Head, Violence, Chopped in Half, Back to One, Dead Silence, Inked In Blood, I'm in Pain, Slowly We Rot.

Septicflesh
T Stage
18h15>19h00

Septicflesh c’est toujours mon dilemme en live. J’aime beaucoup ce groupe sur cd, avec ses atmosphères, ses ambiances. Mais le groupe m’ennuie profondément en live sans pour autant que je puisse expliquer ce sentiment. Et là, de nouveau, je ne suis pas entré dans la prestation des grecs que j’ai trouvé molle malgré une setlist plus qu’agréable. A en croire les visages des gens présents, je dois bien être le seul.

Setlist (de mémoire) : The Vampire from Nazareth, Communion, A Great Mass of Death, Order of Dracul, Pyramid God, Prototype, Persepolis, Anubis.

Mono Inc. *
Pain Stage
19h25>20h25


Mono Inc. avait été l’une des surprises en 2010 lorsque j’avais foulé pour la première fois ce festival. Aujourd’hui, si bizarrement la foule était moins grande que par le passé, le groupe a encore une fois réussi ce pari magique de transformer une musique très générique et un chanteur à la voix très limitée en un show dynamique, entraînant et très dansant. Sous le soleil couchant et avec quelques effets pyrotechniques, les allemands auront grandement réussi la promotion de leur dernier album The Clock Ticks On. Il faut dire que pour bouger, du bon metal indus/alternatif avec des rythmes très simples et un peu de communication fait parfaitement le boulot. On aura même eu le droit à une reprise de Gary Moore !

Setlist : Heile, Heile Segen, Symphony of Pain, Gothic Queen, Arabia, Temple of the Torn, Seligkeit, Passenger, Revenge, After the War(Gary Moore cover, Voices of Doom, Get Some Sleep.

Hail of Bullets *
T Stage
20h45>21h30

Hail of Bullets c’est l’efficacité à l’état pur. Pas de petite musique d’intro, pas beaucoup de discussions, pas de mouvements sur scène, juste des putain de riff death metal façon parpaing qui viennent te labourer la gueule alors que le festival touche à sa fin, que t’as froid, que t’es fatigué, que t’as pas bien dormi depuis 5 jours. Une efficacité redoutable qui tient surtout au côté bon enfant du groupe avec des sourires, quelques gestes vers la foule et une musique bien léchée qui vise à, lentement mais sûrement, vous décrocher la tête du reste du corps.

Comme toujours Operation Z et On Coral Shores lance des petites buchettes à un public très nombreux pour voir les néerlandais évoluer. Je ne pensais jamais dire ça de ma vie mais Hail of Bullets est un death metal raffraichissant.

Setlist : Swoop of the Falcon, Operation Z, General Winter , DG-7, On Coral Shores, Red Wolves of Stalin, Tokyo Napalm Holocaust, Ordered Eastward.

Wintersun **
Pain Stage
21h50>22h50

Alors là, comment ne pas m’étaler trop longuement ? Je suis quasiment venu à ce festival pour Wintersun. Bien qu’un peu déçu par Time I (même si les explications récentes de Jari m’ont fait comprendre que tout n’est pas si simple avec Nuclear Blast), j’attendais de pied ferme un groupe comme celui-ci.

Et autant le dire tout de suite, j’ai un peu été douché. Mais façon douche froide. Non pas que le groupe a été mauvais car ce n’est pas le cas, on sait tous que Jari et ses compères sont des grands musiciens mais certainement pas des grands showman, mais par les conditions du concert en lui-même. A côté de la Pain stage le terrain n’est pas droit, et sur certaines têtes d’affiches où le public est nombreux il n’est pas rare de ne absolument rien voir. Après avoir galéré pour trouver un spot potable, on se rend vite compte que le son n’est pas à la hauteur. Comme souvent par le weekend, tout est en stéréo. A droite de la scène vous entendez un guitariste, du côté gauche l’autre guitariste. Si parfois ce n’est pas dérangeant, là ça a clairement enlevé une partie de la magique de Wintersun puisque j’étais quasiment privé de tous les leads de Jari. Alors si on ajoute cela le fait que l’orchestration et la voix sont parfois inaudibles…

S’agissant de la prestation en elle-même, le groupe nous a concocté une setlist très courte en ne prenant pas que le meilleur. Si un démarrage sur Sons of Winter and Stars est toujours du meilleur effet, l’enchainement avec la lancinante Land of Snow and Sorrow m’a laissé de marbre. Si ce titre prend de l’ampleur sur cd lorsqu’on l’écoute au calme, il est clairement chiant en live et on n’aurait préféré, pour une prestation à cette heure si unBeautiful Death ou même des titres plus courts comme Beyond the Dark Sun.

Heureusement, après une Time très intéressante mais dont le rendu live n’est pas si exceptionnel que ça (avec un son pareil en tout cas), le groupe nous envoie The Way Of The Fire dont le rendu est correct, mais surtout un final démentiel avec les deux meilleurs titres du groupe (oui oui) à savoir Winter Madness et Starchild. L’occasion de violer les oreilles de ma voisine allemande qui avait l’air de s’en foutre du show avec un bon grosWintttttttttteeeeeeeeeeeeeeerrrrrrrrr ou encore de prouver à l’Allemagne entière que je chante très mal sur le break dépressif de Starchild.

Pour résumer, un show correct clairement saboté par un son vraiment mauvais et une setlist qui n’était pas adapté à l’horaire de passage. Mais j’ai vu Wintersun, et c’est si rare que ça ne se refuse pas.

Setlist : When Time Fades Away, Sons of Winter and Stars, Land of Snow and Sorrow, Darkness and Frost, Time, The Way of the Fire, Winter Madness, Starchild.

Heaven Shall Burn ***
Main Stage
22h55>00h25

Dernier concert pour moi du Summer Breeze, hésitant à aller me coucher compte tenu de la longue route qui m’attendait le lendemain (en Clio, toujours), j’ai finalement décidé de rester encore une heure pour voir Heaven Shall Burn en live. Et je n’ai pas été déçu…

J’ai toujours apprécié la musique du groupe sur cd mais sans plus. Et là nous avons assisté à un show très puissant, carré, bien aidé par un son excellent qui laisse transparaître tout le talent des guitaristes du groupe. Bien que ne communiquant au public qu’en allemand (ce qui est souvent le cas au Summer Breeze), les natifs de Saalfeld m’ont mis une belle claque, eux qui m’avait laissé sur ma faim au Hellfest il y a quelques années. Il faut également dire que jouer la nuit, en tête d’affiche devant tant de monde avec des effets pyrotechniques et un son excellent change la nature de la prestation.

Afin de ravir un publiuc nombreux et complètement acquis à sa cause, le groupe nous jouera une reprise deBlind Guardian (Valhalla pour cloturer son show en plus de ses tubes habituels tels que Einzeit ouCounterweight, venue ouvrir en fanfare le set des allemands.

Bref, un excellent moment plus qu’inattendu.

Setlist : Counterweight, Land of the Upright Ones, The Omen, Combat, Voice of the Voiceless, Hunters Will Be Hunted, The Martyrs' Blood, Behind a Wall of Silence, Godiva, Black Tears (Edge of Sanity cover, Awoken, Endzeit, Die Stürme rufen Dich, Of No Avail, The Weapon They Fear, The Disease, Trespassing the Shores of Your World, Encore: Valhalla (Blind Guardian cover).

Fin de festival à Dinkelsbühl.

Encore un excellent moment passé dans ce festival à taille raisonnable malgré une météo changeante et des nuits très froides. Si les allemands nous ont étonnés par leur saleté (détritus partout…) on aura encore pu apprécier leur hospitalité et leur amour de la musique avec un public dévoué et réactif. 

J’espère que vous, chers lecteurs, présents ou non à ce Summer Breeze, vous aurez apprécié ce live report autant que j’ai apprécié passer quelques jours à Dinkelsbühl. Je m'excuse par avance à tous ceux qui attendaient quelques mots ou quelques photos des nombreux groupes que je n'ai pas pu voir (y compris certaines têtes d'affiches comme Watain ou Testament, mais je n'ai pas - encore - le don d'ubiquité).

Je tiens à cette occasion à remercier l'organisation du Summer Breeze, tous nos contacts presse et encore et toujours mes chaussures de trail Salomon. 

A l’année prochaine !