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vendredi 25 octobre 2013 - U-Zine

Napalm Death + Coroner + Hail of Bullets + Wardruna + Stormcore + Awol + Benighted + ...

L'Etage - Rennes

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Oeuvrant de façon on ne peut plus active pour la scène Metal avec un grand "M" depuis désormais quinze ans, l'association Garmonbozia organisait son premier festival afin de célébrer cet anniversaire en Octobre dernier. U-Zine était présent et vous propose de revenir sur cet évènement. Nous nous excusons d'emblée pour ce retard de publication auprès de l'organisation et de tous nos lecteurs ... Enjoy !


VENDREDI 25/10/2013

► BODYFARM

Balin : Je m'excuse auprès des fans, je suis arrivé trop tard pour le concert des Hollandais de Bodyfarm. En guise de compensation, une petite vidéo d'un de mes compères.
 


► GOROD

Balin : Gorod est typiquement le genre de groupe que j’ai aimé à une époque et qui me laisse littéralement de marbre maintenant. Pourtant la formation est ô combien talentueuse : technique hallucinante, originalité des compositions, les mecs sont cools et n’ont pas choppés la grosse tête. Pourtant non, ce n’est plus pour moi. Le fait de les avoir vu un nombre incalculable de fois explique peut être cela, qui sait ? Il s’agissait du premier concert avec leur nouveau batteur, qui s’en sortira avec les honneurs. Les bordelais ont en tout cas l’air heureux d’être là, et le public le leur rend largement. Il faut dire que le succès de la formation a considérablement augmenté depuis quelques années (une tournée aux States en tête d'affiche, ce n'est pas rien) et la sortie du très bon Process of A New Decline (j’ai lâché après). La setlist piochera dans toute la discographie du groupe, pour finir par le désormais classique Disavow Your God, titre d’ouverture de Process of A New Decline. Une bonne prestation, aidée par un excellent son (ce qui n’est pas toujours le cas avec eux) mais qui n’est définitivement plus pour moi.
 


► XENTRIX

Balin : Xentrix était le seul groupe à l’affiche que je n’avais encore jamais vu en concert et qui m'intéressait avec Twilight of the Gods. Autant le dire de suite, le résultat aura été à la hauteur de l’attente. Incontestablement une des grosses baffes du week-end. D‘autant plus que ce n‘est pas tous les jours que l‘on peut voir les anglais en live ! Tout est réuni pour passer un excellent concert de Thrash Metal. Le quatuor anglais, auteur de quatre albums (de 89 à 96) est heureux d’être de retour et ne s’attendait clairement pas à un tel accueil. En effet, malgré la méconnaissance du groupe auprès du grand public, la fosse sera bien garnie et accueillera les anglais comme il se doit. Nos quatre musiciens en seront reconnaissants et vont nous servir une excellente setlist basée sur les deux premiers albums, Shattered Existence & For Those Advantage. Tant mieux, ce sont les deux que je possède (et que j’aime !) Riffs de tueurs, solis efficaces, refrains fédérateurs, un des grands moments du week-end.
 


► SADIST

Balin : Sadist, ce n’est clairement pas pour tout le monde. Personnellement j’ai bien le premier opus Above the Light (qui fête cette année ses vingt ans) et j’adule Tribe, le second album des italiens sorti en 1996. Le parterre sera assez clairsemé durant la prestation du quatuor italien. En effet, il est difficile de rentrer dedans quand on ne connait pas le groupe, Particulier en live, c’est le moins que l’on puisse dire ! Techniquement il n’y a rien à dire, Tommy Talamanca est un véritable monstre, alternant sans frémir guitare et synthétiseur de manière prodigieuse. Vous me direz, Andy, le bassiste, est loin d’être en reste non plus … Côté setlist, je regrette d’avoir entendu seulement un titre du terrible Tribe (le morceau éponyme). Il faut dire que l’accent sera mis sur les albums plus récents, ce qui n’est pas vraiment ma tasse de thé. Nous auront tout de même droit à un final en beauté sur un morceau du premier album, clôturant ainsi une bonne prestation d’un groupe décidemment à part de tout le reste.

► SHINING

Balin : N'étant absolument pas fan du groupe norvégien, ce fut sans moi ...
 



► AWOL (*reformation exceptionnelle - concert unique*)
► STORMCORE (hardcore - BZH) *mini set*

Balin : Encore une fois, n'étant pas du tout amateur de ce genre de hardcore, je passe mon tour.
 


 



► NAPALM DEATH

Balin : Après avoir vu les légendes de Birmingham un nombre incalculable de fois, je me suis lassé de les voir, spécialement en Open Air. Cependant en salle, c’est une toute autre affaire ! Il s‘agit en effet d‘une valeur sûre, la certitude de se prendre une véritable mandale. Et je ne vais pas y aller par quatre chemins, ce fût le meilleur concert du groupe auquel j’ai pu assister ! Le son était excellent son, le public déchaîné et la setlist était à la hauteur (même s’il manquera toujours trop de vieilleries) avec des classiques comme Pride Assassin (!), Suffer the Children, When All is Said and Done ou encore les titres éponymes des deux premiers opus. Les titres du dernier opus, Utilitarian, passent également mieux en live que sur album. Pour rester au niveau des morceaux plus récents, On the Brink of Extinction fait décidemment toujours son petit effet également. Le final sera des plus classiques avec la reprise culte des Dead Kennedys, Nazi Punks Fuck Off, The Kill et Siege of Power. Que dire de plus ? Un quatuor toujours aussi déchainé, encore là après tant d’années, engagé et fidèle à ses idées comme au premier jour, la très grande classe.
 


Setlist :

(Unknown)
Narcoleptic
The Wolf I Feed
Pride Assassin
From Enslavement to Obliteration
Suffer the Children
When All Is Said and Done
Lowpoint
Leper Colony
On the Brink of Extinction
Control
Protection Racket
Taste the Poison
Scum
Right You Are
Deceiver
Nazi Punks Fuck Off
(Dead Kennedys cover)
The Kill
Siege of Power


SAMEDI 26/10/2013

► NEGURA BUNGET

Balin : Arrivé malheureusement en retard, je ne verrais que les deux derniers morceaux. Les ayant déjà vu une fois, je savais ce qui m’attendait, ce qui n’était à priori pas le cas de tout le monde. N’étant jamais réellement rentré dans la musique des roumains en studio, je dois avouer que la mayonnaise prend relativement mieux en live. Le son est bon, meilleur que sous le chapiteau du Party San il y a trois ans en tout cas. Comme à l’accoutumée, la scène encombré de nombreux instruments traditionnels, faisant quelque peu passer la formation pour les ovnis de la journée. Je m’excuse d’avance auprès des fans irréductibles, je ne connais pas assez le groupe pour savoir de quel album est tiré chaque morceau. Les musiciens assurent et font preuve d’une bonne prestance mais ce groupe aurait dû finir la soirée et non l’ouvrir … Ce fut tout de même une bonne fin de concert pour ma part malgré tout et même si la fosse est clairement parsemée, le public semble être satisfait de la prestation des roumains qui sont assez rares en France pour que cela mérite d’être souligné.

Rone : Pensant être à la bourre pour assister au set de Voight Kampff, je me dépêche de monter à l'Etage et entend un brouhaha qui ressemble étrangement aux sonorités de mes roumains préférés. Les mecs effectuaient leurs balances à-la-cool comme si de rien n'était. Celles-ci ont mis une plombe à se terminer (probablement en raison de la quantité d'instruments à sonoriser et donc de pistes à régler...) pour finalement laisser la place au concert. Et quel concert ! Autant Negura Bunget est rare en live, alors en France et qui plus est dans l'Ouest de la France (hormis lors de leur passage sous un des chapiteaux au Hellfest 2009...), les roumains se font inlassablement désirer. La setlist est harmonieuse et mélange avec audace les plages acoustiques aux riffs rapides ainsi qu'aux lignes plus mélodieuses ravissant un public clairsemé mais vraisemblablement conquis. La part belle est faite aux deux derniers albums "Virstele Pamintului" et "Om" avec un petit bonus "découverte" avec le titre "Curgerea Muntelui" figurant sur le single fraîchement sorti (mais pas disponible à la table de merch) : "Gînd a-prins". Prestation de qualité avec des lights aux petits oignons, mais un peu trop courte. Comme toujours.

Setlist :
Pămînt
Cunoașterea tăcută
Țara de dincolo de negură
Curgerea muntelui
Norilor
Dacia hiperboreană

> TREPALIUM

Rone : Si nos frenchies de Trepalium sont récemment partis en tournée européenne avec le monstre landais Gojira, c'est bien qu'il y a une raison à cela. Toujours aussi groovy et déstructurée, leur musique est parfaitement maîtrisée en live malgré toute la technique et la rapidité qu'elle implique. Rajoutez à cela l'efficacité de leurs compos, une grosse énergie et un son correct et vous êtes quasi certains de passer un agréable moment. Ce qui fut plus ou moins le cas pour ma part malgré le fait que leurs prestations se suivent et se ressemblent un tout petit peu. Trepalium, on ne s'en lasse pas, en somme.


► TWILIGHT OF THE GODS

Balin : Twilight of the Gods était certainement un des groupes que j’attendais le plus du week-end. En effet, même si je savais très bien qu’ils ne joueraient pas de reprise de Bathory (j’aurais pas craché dessus mais bon), j’ai bien aimé le premier album de ce super groupe. Pour ceux qui ne connaissent pas, la formation se compose d’Allan Averill de Primordial, Rune Eriksen (Aura Noir, ex-Ava Inferi, ex-Mayhem), Nick Barker (Lock Up, ex-Cradle of Filth, ex-Dimmu Borgir, ex-Borgnakar, ex-Gorgoroth), Patrick Lindgren (Thyrfing) et Frod Glesnes (Einherjer). Et ce sera un des meilleurs concerts du festival pour ma part ! En effet, les titres de Fire on the Mountain passent très bien l’épreuve du live. On a ici droit à un savoureux mélange entre le côté mystique de Bathory et le côté épique de Manowar accompagné de la voix magistrale d’Alan, qui est définitivement un frontman hors du commun. Comme d’habitude, le chanteur encapuchonné occupe l’espace par une prestance hallucinante et un charisme impressionnant. Les autres musiciens ne sont pas en reste et le quintet nous livre ici un hommage musical et lyrique aux grands noms du Heavy Metal (le petit clin d'oeil à Judas Priest sur le dernier morceau fait par Alan qui chante en lunettes de soleil), mais également à leurs racines. Un concert très prenant qu‘il me tarde de revoir rapidement !

Rone : Clairement, Twilight of the Gods était un groupe dont j'attendais énormément, peut-être un peu trop. J'en étais resté sur leur prestation (en 2009 ou 2010, je ne me souviens plus très bien..) où ils livraient sans vergogne des reprises de Bathory dans une ambiance minimaliste et où deux torches assuraient à elles-seules la quasi-totalité du jeu de light. Oui mais non. Ils ont sorti un album depuis. Un album chouette, certes, mais pas renversant non plus. Même qu'en plus ils n'allaient jouer exclusivement que des morceaux de celui-ci. Il faut dire ce qui est, ça en jette, les zikos sont à l'aise et impressionnent par leur professionnalisme, Alan est vraiment un chanteur hors-pair, tout ça, tout ça... mais il manquait clairement un je-ne-sais-quoi. Puis, faut dire que le heavy à la longue, ça me fatigue.
Petit clin d'œil à Judas Priest et je me casse au bar.
 



Setlist :

Destiny Forged in Blood
Children of Cain
Preacher Man
Sword of Damocles
The End of History
Fire On The Mountain

► WARDRUNA

Rone : En plus du décalage horaire, ce soir-là, il fallait composer avec un décalage dans la programmation. Quelle ne fut pas ma déception d'arriver au beau milieu du set de Wardruna déjà bien entamé, dans une ambiance intimiste et calfeutrée. Il a malgré tout été assez facile pour moi de rentrer dans cette atmosphère mystico-runique que proposaient les norvégiens. Les lignes de chant mélodieuses féminines et masculines, parfois en canon couplées au son sourd voire lointain du tambour utilisé, au violon et aux autres instruments ont fait ressortir la grande puissance du Paganisme, de la manière la plus noble qui soit. Ce fut beau, ce fut grand, ce fut fabuleux. Un court Aller-Retour vers le Valhalla. Il est à noter que la chanteuse de Djerv assurait le chant sur cette tournée et qu'elle était enceinte. Chapeau bas madame!
Difficile de redescendre sur Terre après un concert pareil, j'en ai profité pour boire une absinthe importée d'Autriche. Ci-mer les demoiselles dont j'ai oublié le nom.

► ROTTING CHRIST

Balin : Rotting Christ n'était définitivement plus pour moi, ce sera direction le bar, désolé pour les fans.

► BENIGHTED

Balin : Comme pour Bodyfarm, je vous laisse avec une vidéo d'un de mes collègues, Benighted ne faisait absolument pas partie de mes goûts.
 


► HAIL OF BULLETS

Balin : Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pu voir Hail of Bullets, et à chaque fois, c’est la claque. Cette fois ne fera pas exception. C’est toujours un plaisir de retrouver l’armada hollandaise, menée par un Martin Van Drunen souriant et heureux d‘être là. Côté setlist, les morceaux du nouvel album (dont le fameux Pour le Mérite), qui passent d’ailleurs très bien l’épreuve du live, côtoieront les classiques du groupe (Red Wolves of Stalin, Kamikaze, Tokyo Napalm Holocaust) même si Berlin manque encore une fois à l‘appel. L’accueil du public est très bon, ça se bouge un peu dans la fosse. Le son est également satisfaisant, tout est donc réuni pour que cette véritable valeur sûre du genre en live assure le boulot comme il se doit.
 


Setlist :

Operation Z
Red Wolves Of Stalin
The Lake Ladoga Massacre
Pour le Mérite
On Coral Shores
Swoop of the Falcon
Kamikaze
Tokyo Napalm Holocaust
Ordered Eastward

► CORONER

Balin : Il y a encore quelques années je ne pensais jamais voir ce groupe que j’adule tant en live. Et pourtant il s’agit de la troisième fois que je les vois en concert! Si j’avais déjà énormément apprécié les deux premières fois en Open Air (Hellfest et Motocultor), ce sera la meilleure prestation des Suisses ce soir. En effet, le son est tout simplement dantesque, le show est carré au possible, la setlist, identique aux fois précédentes, est toujours de grande qualité, même s‘il me manquera toujours certains titres, comme Spiral Dream par exemple. Mais le public en aura pour son argent vu le nombre de classiques jouées en une heure (Masked Jackal, Metamorphosis, Son of Lilith, Grin entre autres sans oublier l’inévitable Reborn Through Hate pour clôturer le set). Je sais que de nombreux avis pourront diverger du mien, cependant je continue de penser que ce groupe est définitivement incroyable et à part de tout le reste. Immense respect pour le trio !
 


Setlist :

Golden Cashmere Sleeper (Intro)
Internal Conflicts
Serpent Moves
Masked Jackal
Metamorphosis
Son of Lilith
Semtex Revolution
Divine Step
Grin
Reborn Through Hate