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jeudi 15 juillet 2010 - U-Zine

Obscene Extreme Festival 2011

Hop - Trutnov

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

DISCLAIMER

Les propos recueillis dans ce live-report reflètent parfaitement les opinions de celui qui l'a écrit (moi donc).

Toute ressemblance avec des personnes ou des groupes de personnes existants ou ayant existé est totalement fait exprès.

L’Obscene Extreme Festival, ou OEF, c’est LE rendez-vous UG pour tout amateur de musiques extrêmes qui groovent. C’est comme une grosse omelette vegan dégueulasse où tu fous du Crust comme substitut d’œuf, du GrindCore à la place du fromage et enfin un mélange crasseux de vieilles herbes de Death Metal, de Punk ou encore de Noise. Tout ça prémaché et recraché dans une poelle pleine de gens venus de tout le globe et prêts à ingurgiter de la bouffe vegan et de la bière coupée à la flotte pendant 3 jours.

L’OEF 2010 s’est déroulé à Trutnov, en République Tchèque. Il a eu lieu du Jeudi 15 Juillet 2010 au Samedi 17 Juillet 2010 inclus.

L’Obscene Extreme c’est le festival des pires raclures qui côtoient de prêt ou de loin la scène Grind, prêts à en découdre avec les bonnes mœurs et avec la civilisation en générale. Et je m’en vais vous conter les péripatéti…euh… le bordel que j’ai vécu là-bas. Me demandez pas un rapport détaillé groupe par groupe, j’étais seul avec ma bite pour plus de 75 groupes, ça se fera au feeling, pour les groupes que j'ai vu et quand mon cerveau marchait encore.

MERCREDI 14 Juillet – Cannes, 1 jour avant le festival.

«Bah putain ça se voit qu'on est plus à Paris !»
«C'est net, elles sont trop bonnes les meufs ici.»

Arrivé la veille à Prague un petit détour au pré OEF se voulait être un moyen efficace de rentrer dans la fiesta. Après une veillé parisienne à fond de David Guetta pour le bal des pompiers et un avion disco des plus malmenant, une petite soirée Grind étaient ce qu’il nous fallait pour nous remettre d’aplomb. Plutôt que de se mettre dans l’ambiance, la soirée s’est plus résumée à se la mettre, avec devant nous Xaros, Whoresnation, Krush, Hovadah, Noxa et The Arson Project. Tout ce joli pti monde avait rendez-vous au RC Kain de Prague, un café-concert au bout de la ville. Un préfest au goût délicat puisque pour pratiquement 8€ on était parti pour voir des groupes qu’on allait revoir le lendemain à l’OEF. Tant pis, ce n’est ni les finances plus que serrées, ni le retard avéré de la troupe de frenchies qui nous empêcheront d’aller tâter du minipit tchèque.

La pinte à 2€ et me voici dans le pit des Xaros, toujours aussi crusty et efficace. On suit le cheminement de la soirée avec Kru$h et Hovadah mais alors ne me demandez surtout plus dans quel sens. Deux groupes de GrindCore / Crust assez incisifs et violents dans leur démarche et le pit s’enflamme. Après vous connaissez le pit dans ce genre de place. Ça finit plus sur la table qu’au devant de la scène. Un must !

Je me souviens particulièrement bien des retrouvailles annuelles entre français, ce qu’il en est de la musique est d’un tout autre ordre. Bref, on suit la soirée avec Noxa, du GrindCore indonésien très amusant, pas très carré mais qui file le smile. On s’échange quelques bières et des adresses e-mail en haut et oh putain !! J’ai raté The Arson Project. Bon ce n’est pas comme si je ne les avais pas déjà vu 15 fois non plus en deux ans mais bon, c’est toujours dommage. Arrive l’heure des français de Whoresnation. Je dois admettre que je découvre complètement le groupe où officie désormais l’ex chanteur d'Herpès de Crachat de Fillette. Bah putain vla la patate !!! Une vraie pile ambulante, le gars il saute partout, il rentre dans le pit à balle, c’est la guerre !! Du bon gros GrindCore bourrin et rentre dedans. Dommage que la bière tchèque ne soit pas très forte car la fatigue aidant, le public se fait sentir plus calme et moins réceptif. A part les français qui foutent la merde, comme d’hab.

Au final une bonne petite soirée haute en couleur ou plutôt hot en GrindCore, l’excellente entrée en matière pour un fest qui s’avère toujours être le meilleur du genre en Europe.

JEUDI 15 Juillet – 10h00 A.M.

« Putain déjà ?? »
« Ouai mais j’avance un peu. »

Hé merde… Il est 10h00 du mat’ on se fait virer du campus (12€ la nuit, avec douche et machine à laver). Putain on va devoir prendre le train de midi, ça va nous faire arriver à quelle heure encore cette connerie ?? Le festoche commence à 15h00 bordel on y sera jamais à temps ! Vite on fait les affaires et on court au train… quoi on court… Ça nous empêchera quand même pas de prendre de la bière pour le train. On reste des petites natures, faut qu’on prenne soin de nous-même!
Ouf, nous voici dans le train, on tourne en routine maintenant… Jusqu’à ce que ce putain de train se bloque on ne sait pas pourquoi en plein milieu de la voie. Mon tchèque étant super développé, j’ai très vite compris qu’on était juste dans la merde et que le voyage allait prendre 3 plombes. Bingo. Un voyage qui devait duré à la base un peu moins de 3h00, aura comptabilisé plus de 4h30 de train avec plus aucun moyen de se ravitailler… Ça y est je sens les premiers signes de manque. J’ai la gorge sèche, j’ai une putain d’envie de piter et d’aller me déchaîner sur le GrindFloor, on est dans la merde, j’vous l’dis.
Après avoir galéré comme pas possible dans Trutnov alors qu’en vrai le festival était à 15 min de la gare, je vais chercher mon passe vieux hippie (VIP en sanscrit), je lâche les affaires comme un malpropre et je cours dans le pit !

Ca y est enfin la journée commence !! J’aurais raté Purulent Jacuzzi qui auront joué que 10minutes, Cerebral Bore que je verrais le lendemain, Sexy Police, dont on m’a dit que la prestation était confuse, Mucus, qui, il parait, était rigolo et Tinner dont je n’ai pas compris si la prestation était bonne où si un des interprètes, de sexe féminin donc, était à l’origine de l’appellation.

Me voici devant Eardelete, mon premier groupe effectif de l’OEF. Je dois dire que j’adore le nom du groupe, ça veut franchement tout dire. Du Downbeat pas terrible à en croire mes notes avec peu de blast et du gruik. Si ça c’est pas un avis construit et objectif ! On enchaîne sur Beyond Terror Beyond Grace, un groupe de GrindCore tinté Death Metal pas dégueux du tout et assez efficace, la preuve, le groupe suit Cattle Decapitation pour leur tournée européenne. Lorsque je pose un regard dépité sur mes notes, qui ont pris la flotte soit dit en passant, j'y lis un timide « j'en sais rien j'étais raide ». Déjà, pour avoir pu écrire ça, c'est que ça devait aller, mais pour l'ambiance générale de groupe, c'est black-out total. On laisse la place à Ingrowing et aie aie aie, ça tabasse à mort. Comme toujours le blast est le maître mot lorsqu'on parle d'Ingrowing, je resterais néanmoins assez perplexe par le choix de l'ingé son quant au trig de la caisse claire du batteur tout simplement suraigu soit donc, ignoble. Pas mal de passages groovy qui ont un effet assez fédérateur sur le public.

The Arson Project... Comme me faisait justement remarquer un pote, alors qu'il n'était pas là, y'a deux ans tu voyais du Insect Warfare partout et cette année le groupe UG fédérateur, c'est bien The Arson Project. Tu vois du patch, du T-shirt à tout va, et ça se ressent du coup dans le pit qui commence à prendre de la gueule pour cette courte journée de festival. Bref, show bestial, énervé et violent. Du blast t'en veux, t'en prends, t'en veux pas ?? Bah t'en prends quand même. 'Sont pas contents les punks !

Aaaaaah, enfin General Surgery ! Putain, j'ai passé une bonne journée mais j'ai pas beaucoup dansé moi. Heureusement que les suédois sont là pour nous asséner leur Death Grind incisif, violent, mais à la fois ultra groovy. Le public suit, le smile à la bouche. Les zicos sont ensanglantés, comme toujours. Je l'indique histoire de pas décevoir les aficionados... Quoique, ils avaient qu'à être là.

Laissons maintenant place au groupe que j'attendais le plus de la journée : Cattle Decapitation. Cattle Decapitation c'est le groupe de Brutal Death Metal / GrindCore militant Vegan connu et reconnu depuis bientôt 15 ans. Leur style a évolué, leur violence aussi et ce soir-là, tout l'OEF a tremblé. Manque de pot, tout l'OEF est aussi passé totalement à côté du show bien trop violent et bien trop rapide (Gravity !!!) pour l'ensemble d'un auditoire composé principalement de fans de GrindCore de la vieille époque, de punks ou de crusts. De plus, le sous mixage du chant était assez désagréable et a fait perdre en puissance ce dernier, diminuant ainsi la prestance du chanteur, pour la personne qui venait juste de découvrir le groupe. Il n'empêche que ce dernier fera passer son message, non pas vegan, contrairement à ce que l'on aurait pu croire mais athéiste : „Are you high on life? Are you high on Jesus? Definitely not, huh?“. Prenez le comme vous voulez, mais Christine aura raison de croire qu'on a réussi à prendre notre pied dans le pit, sans l'aide de l'autre hippie barbu un peu plus camé mais malin que les autres grands gens de l'époque. Un peu déçu par le show et le son, malheureusement. J'ai trouvé le tout un peu trop brouillon et j'aurais aimé les revoir à Nantes, si la date n'avait pas été annulée pour une connerie de panne au Portugal.
Je suis désolé maintenant pour la prestation de Martyrod qui s'en suit; mais après Cattle Decapitation, le crust me laisse un peu de marbre je dois l'admettre. Du puka puka assez rapide mais pas spécialement inspiré qui me laissa libre temps d'aller me chercher les bières qui me permettront d'admirer le HellShow, la spécialité annuelle de l'OEF.

Alors qu'est-ce que c'est que le Hellshow ?? Le Hellshow c'est un pot pourri de pauvres goths ou punks batcave (rien que de le dire ça me fait rire), qui ont décidé de se foutre à poil et de s'accrocher à des pics par les nichons. C'est juste tout pourri. Tant j'aime bien les trucs gore, grand-guignolesques, théâtrales ou les meufs à poil, tant je préfère quand c'est pas ridicule. Je sais pas si c'est les bourrelets du « mannequin » féminin, la musique électro encore plus pourrie que David Guetta, ou les lentilles chats pour faire style que t'as les yeux de Dracula du « Boss » de scène ou tout simplement parce-que j'ai déjà vu ça 666 fois, que ça fait ultra trend et pitié mais j'admets que j'ai pas été subjugué.

Vendredi 16 Juillet – 8h30

«T’as été magnifique hier !»
« o_O je me souviens de rien ».

On entame la première grosse journée de l'OEF. La journée où t'as déjà accumulé la fatigue de la veille vu que tu te l'ai mise grave avec tes potes de festoches retrouvés et où tu le lèves over tôt parce-qu'il fait à gaver chaud dans la tente et qu'il est impossible d'y dormir plus longtemps, peu importe que tu sois aller te coucher après 6h00 du mat' ou pas.

Les quelques bières (à l'absinthe) du réveil feront guise de café pour me tenir en haleine jusqu'au premier groupe de la matinée: Ablach. Groupe de GrindCore anglais, Ablach carbure à l'adrénaline pour présenter une musique bourrine et rapide avec quelques passages groovy pour des pistes faisant honneur à la scène : pas plus d'une minute. Deux chants pour accompagnés la sauce, aigu/guttu comme d'hab pour une première partie où peu de gens se sont bouger le derch, normal vu l'heure, mais où le groupe s'est pas démonté et a assuré. Warpath a assuré la suite du show comme il se doit. Avec un chanteur charismatique qui n'hésitera pas à rentrer dans le pit et des zicos bien dedans, l'auditoire se mettra à danser admirablement bien sur le Grindfloor (on appelait ça le pit, ou la fausse, jadis) jusqu'à l'apparition... comment dirais-je... parfaite, de trois gros gaillards dans un bateau gonflable taille XXL. Inutile de vous préciser l'allure qu'a alors pris le pit, entre pogo à rebond ou slam navigateur, de quoi réveiller n'importe-quelle arsouille du festival. Non je ne parlais pas QUE de moi. 

Trauma Moralis qui suivit nous proposait un Grindcore style surfeur américain puisque les zicos, arborant fièrement leurs lunettes de soleil, avaient la poser attitude rigolote qu’il faut pour faire du puka et squatter le micro jusqu’à plus vouloir le rendre à la fin du set. Unlearned m’a ensuite laissé super froid. Les deux seuls zicos manquaient lamentablement de charisme, n’étaient pas franchement dedans et la musique était assez bateau. Pas mon truc.

Archagathus a bien remonté la pente en nous proposant un GrindCore bien plus carré, bien plus brutal et surtout nous présenter une vraie formation musicale. Le double chant yells / grunts était bien entendu de la partie et le monde commençait à affluer dans le pit qui prit alors une nouvelle dimension. Cerebral Bore, qui a tourné partout cette année et que je vois pour la troisième fois en un mois, propose un Slam Death pas dégueu, bien groovy et proposant la bonne ambiance pour un circle pit où tu coupes du bois. Par contre j’ai été bien étonné de voir qu’il y avait une chanteuse à la place du deuxième chanteur habituel… pour s’occuper de la guttu bien entendu! Toute keusse, habillée comme un sac, mais elle envoyait bien la purée quand même. Mon sexisme m’oblige à tirer mon chapeau.

Me voici maintenant dans la difficulté voire l’incapacité de vous parler dignement du show d’Exhale. En effet, à la relecture de mes notes, les seules choses qui ressortent sont : lent, massique, avec des gros blasts puis un magnifique « Bon après c’est tout ce dont je me souviens je me suis mis Hello Kitty dans l’urètre ». C’est pas super poétique mais j’avais envie de partager ce dur moment avec vous. Psycophagist, à ne pas confondre avec Psycofasciste (désolé blague de merde) ont à leur tour branché leur trig pour nous avoiner un Brutal Death rapide mais un peu creux. C’est tout ce que j’ai à déclarer monsieur l’agent. Je retiendrai World Downfall comme le groupe au plus beau short de l’OEF. La tête du chanteur de Kiss, la langue sortante au niveau du sexe. Un must et une référence de bon goût ; assurément. Quand en plus il te sort un « Kiss my urethra » gratuit comme ça, qu’on sait même pas d’où ça sort, chais plus quoi penser moi. Bon par contre il finira le set la voix à moitié barrée. Et la musique alors ? Bon par contre là c’était du GrindCore ultra basique puka / blast avec rien de particulièrement marquant. Insidious Decrepancy : le mec il est tout seul. Du coup c’est un peu comme Putrid Pile mais du coup c’est aussi ridicule. Enfin bon ça blast sévère quand même, remarque c’est facile quand t’as une boite à rythme. Malignant Tumour : trop puka puka punk pour moi. C’est chiant à force, si je veux une musique répétitive avec tout le temps les mêmes beats j’écoute du Hip-hop (et vlan!). 

Pourquoi j’abrège comme ça ?? Bah parce-que c’est le show de 2 Minuta Dreka maintenant !!!! Sur mes notes y’a écrit : « Putain génial, c’est le meilleur groupe de l’OEF, SATAN ! » mais cette fois-ci je peux aller plus loin. 2 Minuta Dreka est un groupe de GrindCore qui partage le visuel à la Jig-Ai c’est-à-dire manga gore mais musicalement ça n’a rien à voir. Les italiens nous pondent un GrindCore ultra minimaliste mais disco. Non sérieux, déjà visuellement c’est parfait. Le gros chanteur en microshort brillant avec la doudoune sur le dos, la moustache trucker et les Rayban sur les yeux. Musicalement ça vaut rien. C’est juste de la Dance cachée derrière des instruments de musique amplifiés. Du coup je vous raconte pas le pit… Allé si j’vous raconte! Bah c’est lors du pit de 2 Minuta Dreka qu’on a inventé le terme « Grind-Floor ». C’est-à-dire ? Bah imaginez plusieurs centaines de gros cons en train de danser pendant tout le set. Imaginez les s’essayer à tous les styles que ce soit disco, rock'n'roll, french cancan, country, tektonik et même le mia. Non je rigole pas. Quoi du coup ce soir là si j'ai rigolé et pas qu'un peu. Et croyez-moi bien, on était nombreux sur la piste de danse et on lui a grave foutue le feu. Que ce soit sur scène ou sous la scène, l'humeur était à la fête et à l'échange fraternel des pires acrobaties possibles. C'est des groupes comme ça qui ont le plus leur place à l'OEF, c'est les groupes comme ça qui foutent le feu sur scène et c'est aussi les groupes comme ça qui vendent que dalle de skeud et qui font de la musique en en ayant rien à foutre du reste. On s'amuse, on propose un truc qui fait bouger tout le monde et qu'est-ce qu'on en fait de la technique ? On l'encule !

SAMEDI 17 Juillet - Aucune idée de l'heure j'ai pété mon portable

« Putain dur le réveil !!! »
« T'es allé te coucher quand toi du coup ? »
« Y'a une demi heure... »

On entame le dernier jour du festoche. Et ainsi celui où on a un peu tous le plus douillé. Entre l'over cuite de la veille qui n'a jamais fini, le n'importe-quoi David Dreka et Satan (non parce qu'on l'oublie suivant celui-ci), le corps avait du mal à suivre... mais non j'déconne chuis vegan (private joke, si vous comprenez pas ça veut dire que vous faites pas partie de l'élite).

Bon j'vais éviter de faire trop le relou encore, on va direct passer aux groupes. La dernière journée s'est fait ouvrir (Satan) par Whoresnation, dont je vous ai parlé plus haut. Un show avec encore une fois la patate, le chanteur dans le pit et que des français autour et un rappel car le show initial a été torché en deux temps trois mouvements. Hovadah a suivi, j'en ai déjà parlé. C'est assez rapide et bourrin, bien rentre dedans. Le show de Mizar était pas trop en place malgré une reprise de Nasum délectable. C'est pourtant assez violent sur skeud mais le rendu live n'était pas top. 

The attack of the mad axeman fut un show assez intéressant par contre. Le principe du groupe est le suivant : des bûcherons ont détruit la forêt, les animaux viennent se venger en vous pétant les oreilles d'un negative Grindcore bien violent. Le show était du coup super soigné. En effet, les zicos arboraient tous fièrement un animal venant d'horizon différente. Ainsi le batteur était déguisé en escargot, le bassiste en abeille, les gratteux en hibou et en écureuil et le chanteur en tortue. Du coup ils ont réussi à engrainer les animaux du coin puisqu'une tortue ninja est venue slammer. Ouai, j'imagine que l'odeur de la pizza vegan a du passer dans les égouts de République Tchèque. La musique, bien moins bonne que sur cd, était violente mais l'attitude des zicos allait de paire avec. Je ne sais pas si ça fait partie du show ou de l'idée des animaux pas contents, mais du coup ça jetait un peu un froid. Kru$h reprend le micro juste après pour nous asséner un Grind plutôt Crust assez sympa et rentre dedans mais où les mauvaises langues n'en retireront qu'une seule et simple satisfaction : « la guitariste elle est bonne ». C'est pas ce qu'il y a de plus glorieux à sortir je sais mais c'est ce qui est revenu souvent.

Viral Load est le groupe qui entamera un nouveau départ en proposant un Slam Death bien catchy et rapide. On a pu assisté à un concours de pyramide humaine sur scène et un autre de slam. Ca fait mal aux cervicales ces conneries. Mindflair proposa ensuite une rythmique batterie assez riche et intéressante. Le chanteur était bien communicatif et rentre dedans. Bien dommage que le set paru très court. Mindflair laissa donc très vite la place à Wasteform qui proposa un Death Grind bordélique et très très violent. Quelques passages groovy venaient agrémenter la bouillie blastique du groupe. Dans l'ensemble, le show fût vraiment violent.

Nashgul est le dernier groupe que j'aurais vu dans de bonnes conditions. Les zicos proposent un GrindCore très violent et rentre dedans (décidément !) à la Insect Warfare, du moins c'est le rendu live car c'est pas trop la même donne sur CD.

Après ce show détonnant la pluie a commencé à claquer sévère sur nos gueules jusqu'à sentir le slip se remplir. Il était temps d'aller se mettre à l'abri. Un putain d'orage nous est arrivé sur la gueule, la foudre à deux doigts de tomber sur la scène. Je n'ai pas vraiment su s'il y a eu des changements ou pas du coup ainsi que des décalages dans l'affiche puisque mes super rangeo en modèle tongue de plage commençaient à me peser avec cette pluie qui avançait aux 10L au centimètre cube. Bref, c'est les pieds gelés que j'ai fièrement décidé de m'attaquer à la vodka herbe de bison qui trainait à côté de ma tente. Grossière erreur musical mais très fort réchauffement au cœur. Ce n'est que quelques heures plus tard et suralcoolisé que votre hôte est reparti dans le pit arborant fièrement une tente (???) que j'ai du partager avec ma nouvelle colocatrice jusque monter foutre la merde sur la scène et slammer dans ces conditions. Quelle groupe fût-ce ? Comment était la musique ? Elle avait des gros seins. Non plus sérieusement le show de Victims était bien sympa, bon enfant et groovy comme tout ! Ah c'était pas eux ?? Rien à foutre.

L'enchainement Avulsed, Misery Index, Incantation et Catheter je l'ai juste eu dans le cul à cause de cette putain de pluie, ces putains de tongues, cette putain de Zubro etc... De toutes façons un festival où tu vois les groupes pour lesquels t'es venu c'est pas un bon festival... Ok, oui j'ai la haine.

DIMANCHE 18 Juillet – 12h00

« Salut, qu'est-ce tu fais dans ma tente ? »
« C'est ma tente ! »
« Désolé... »

Enfin, le repos du guerrier tant mérité a été de mise cette magnifique nuit qui finit enfin sur les chapeau de roues. Une vraie nuit qui dure aussi longtemps qu'on le voudrait... Mais il faut maintenant embarquer tout le matos sous la pluie. De quoi décourager les plus décourageux d'entre nous (si si, le terme existe !) et bon retour à Prague. Après la mission bouffe du midi, nous revoici à l'hôtel du départ pour une douche endiablée !! Bon en vrai il est déjà bien tard et l'after fest va bientôt commencer. Par chance, celui-ci est à l'autre bout de la ville... On allait pas commencer à avoir de la moule maintenant quand même.

Vous pouviez donc voir ce soir là l'affiche suivante : Brutally Deceased, Inevitable End, Exhale, Kru$h, Social Chaos et sans doute un groupe de remplacement pour Looking For An Answer qui ont du annuler toute leur tournée européenne. C'était pour un peu moins de 10€ à l'Exit Chmelnice, une salle de Prague plus conséquente que la première présentée. Évidemment, on est arrivé avec un petit retard (d'environ 4h00), ce qui fait qu'une fois devant la salle, la motivation de lâcher encore et toujours des lovés pour un seul groupe nous a un peu arraché la gueule. Je vous fais grâce de nos péripéties ce soir là mais on a tous fini en boite de nuit à ruiner du Mojito à 2€, à rendre fous des anglais sur la piste de danse et à chanter avec le chauffeur de la salle l'over tube des Black Eyed Peas. Ça non plus c'est pas glorieux alors je m'étendrai pas là-dessus mais dans l'ensemble, on a bien rigolé.

Bilan du fest ?

Si vous êtes tentés par la folle aventure sachez que vous avez plusieurs moyens de vous rendre facilement sur le site du festival. Les deux meilleurs sont bien entendu la voiture entre potes (mais comptez près de 20h00 de route si vous y allez à l'économique) et l'avion low cost jusque Prague puis le train de Prague jusque Trutnov (plus vous êtes nombreux, moins le train coûte cher). Bien pris en avance vous pouvez vous en tirer pour moins de 100€ aller et retour.

C'est la première fois que je prends du temps pour découvrir Prague un peu plus en profondeur (aucune allusion sexuelle). C'est une ville assez petite, il est donc facile de se rendre aux pré- et after fest. Les hôtels ne sont pas trop chers et je pense qu'il y a moyen d'en trouver des encore moins chers que le campus dont je vous ai parlé plus haut. Voici pour les détails techniques.

L'ambiance sur le fest était assez calme cette année, j'ai vu moins de bordel que les années précédentes. L'affiche, composée de plus de gros groupes que certaines années, était malgré tout moins GrindCore groovy que les années précédentes et du coup moins dansante, c'est dommage. Les stands de bouffe ont encore grossis, c'est un bon point et les stands de merch' sont eux aussi plus nombreux. Revenir sur le site officiel de l'OEF a été une surprise forte agréable. Y'a pas à dire mais les places assises en montée permettent grave de profiter du spectacle quand t'en peux plus. Y'a même de l'ombre juste devant la scène !!

Pour finir, n'oubliez pas que l'Obscene Extreme Festival est le festoche le plus fou qu'il m'ait été donné de faire. La première expérience est toujours plus marquante, mais chaque année, c'est ici que je m'amuse le plus. Le festoche est en plus assez intimiste, si on est 5 000 c'est le bout du monde (pourtant le site peut contenir 20 000 personnes comme au Hellfest !). Autrement dit on ne se marche pas dessus, sauf si on le fait exprès. C'est aussi un des rares festoches qui restent où il n'y a pas de barrières et où tu peux t'exploser la tronche au Stage Diving. Bref, tu te sens libre, tu t'éclates, la musique est uniquement extrême et la bouffe vegan est super bonne. What Else ?

Je remercie Curby, le responsable organisateur de l'OEF pour son effort annuel de fou et pour m'avoir permis de participer à l'aventure vu de l'intérieur lors de cette édition 2010, même si j'avoue, j'ai juste profité du bar backstage.

Je remercie également Crass pour ses photos et l'énergie qu'il a mis dans son rôle de photographe officiel de renfort pour U-zine.

Et enfin je remercie toutes mes petites chéries qui m'ont chouchouté comme jamais je l'ai été durant tout le festoche. Grâce à vous j'ai vraiment été le roi du monde.

OBSCENE EXTREME FESTIVAL RULZ ! SILENCE SUCKS !