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dimanche 11 janvier 2009 - U-Zine

Deicide + Samael + Vader + Devian + Order Of Ennead + The Amenta

La Locomotive - Paris

U-Zine

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Premier concert de l'année 2009 pour U-zine, et déja une grosse affiche ! Deicide avec Glen Benton cette fois-ci, accompagné des suisses Samael, du panzer polonais Vader, du Devian de Legion et d'Emil Dragutinovic, d'Order Of Ennead, l'autre groupe de Steve Asheim (Deicide) et des australiens expérimentaux The Amenta. C'est une Loco bien remplie, mais qui aurait pu l'être davantage qui s'est réunie en ce dimanche après-midi. Oui, après midi, vous avez bien lu. Pourquoi l'après-midi ? Tout simplement parce que La Locomotive avait programmé une soirée disco à 20h le même jour.

The Amenta : par Caacrinolas et Hraesvelg

- L’annonce de l’intégration des australiens de The Amenta à ce winterfest fut pour moi une véritable surprise, ne pensant pas voir de si tôt les wallabies. C’était avec une réelle impatience que j’attendais leur prestation et je ne fus absolument pas déçu.
J’avais pourtant de grosses craintes quant au rendu live du groupe, pratiquant un style demandant un son d’un certaine qualité, le show aurait pu relever du pire cauchemar avec un son médiocre, et pourtant non première surprise de la soirée, le son pour The Amenta fut plutôt bon durant leur set excepté ce petit problème de retour au milieu du set. Mais qu’importe, intéressons-nous donc à la prestation en elle-même qui fut tout simplement magique, commençant la son set par le titre "Vermin" extrait de son dernier album, le groupe à réussi à me faire apprécier les compositions d’un album que j’ai pourtant eu énormément de mal à apprécier, puis pour mieux enfoncer le clou, voila t’il pas qu’ils nous jouent "Mitclan" dès le deuxième titre. Et c’est bien à partir de là que nous avons pu admirer tout la puissance du groupe, un chanteur certes sur une autre planète mais avec un bagage vocal plus qu’exceptionnel, un claviériste qui ne cessera d’haranguer la foule tout le long du set, un bassiste ultra imposant ou un encore un batteur supersonique, autant d’éléments qui allait faire de cette prestation une des toutes meilleures de la soirée. Alternant intelligemment entre Occasus son premier album et nOn son deuxième, The Amenta nous sortira là une prestation en dehors du temps. Malheureusement le manque de public aura quelque peu terni la prestation d’un groupe qui se montrera encore meilleur dans le futur à n’en pas douter. Le temps pour eux de finir sur l’extra rapide « Erebus » et c’est déjà fini, désormais plus qu’une envie : qu’ils reviennent vite, très vite.

- Typiquement LE groupe dont on a entendu parlé, dont on c’est dit qu’il fallait acheter au moins un album et qui, le jour du concert venu, propose un univers barré au point que l’on regrette amèrement de ne pas l’avoir fait histoire d’être un peu plus « dans le trip ». J’ai adoré la musique bien indus d’où se dégageait des riffs typés black mais surtout le look du groupe qui donne un côté dément au show, mention spéciale au chanteur dont on se demande comment un tel son peut sortir d’un si petit bonhomme et dont le maquillage bouille noire/contour des yeux rouges/lentilles evil est une belle réussite. Le bassiste zombie/boucher/oncle Fester n’est pas mal non plus.

Order of Ennead : par Hraesvelg

Ayant fait le déplacement pour eux, j’étais assez impatient de voir le prodigieux Mr LI en action du haut de ses 19 ans, mais j’étais également inquiet quant au verdict que la scène rendrait vis à vis de la voix de Kevin KIRION, qui ne me semblait pas être faite pour sortir d’un studio… Tout faux, même si elle perd un peu en précision, la puissance est bel et bien là et elle accompagne à merveille la sophistication des morceaux, joués dans l’ordre exact de l’album, par ailleurs est très bien rendue sur scène. Comme sur l’album, l’intensité et le côté progressif des morceaux ne va aller qu’en se renforçant, ce qui a pu décontenancer ceux pour qui c’était le premier contact avec le groupe, notament sur le break de "Conferring With Demons" ( morceau d'ailleurs dédié à Legion ce qui m'a bien fait marrer ), mais la qualité des interventions du soliste, à la fois techniques et pleines d’émotions, ainsi que les passages les plus sauvages, matraqués par un Steve ASHEIM du feu de dieu, ont semble-t-il acquis à la cause du groupe une bonne part du public. Seul bémol : un son correct mais excessivement fort.

Setlist : 1) Seeking The Prophets - 2) Reflection , An Endless Endeavour - 3) As Long As I Have Myself I Am Not Alone - 4) The Culling - 5) Conferring With Demons - 6) As If A Rose I Wither - 7) Dismantling An Empire

Devian : par Hraesvelg et Aghahowa

- Legion, Emil, ses potes et la majorité du public s’éclatent … moi pas et ce malgré quelques bons passages. Juste pas mon truc.

- C'était la 2ème tournée en quelques mois qui amenait Legion et sa bande à fouler les planches de La Locomotive, et... la seconde fois en compagnie de Vader (merci Massive Music Booking). Pour ma part, c'était la 3ème fois que je les voyais, et je vais le dire tout de suite : c'était leur moins bonne prestation. Faisant cette tournée pour promouvoir leur nouvel album God To The Illfated, sorti ce mois-ci, Devian a axé majoritairement sa setlist sur celui-ci, ne jouant qu'un seul titre de leur album précédent Ninewinged Serpent. Ils ont eu un temps de jeu équivalent à celui de leur dernière tournée, mais il y avait moins de monde dans la salle, et surtout, on sentait que quelques musiciens n'étaient pas au top de leur forme. En gros, seuls Legion (Monsieur joie-de-vivre sur scène) et Carl Stjärnlöv (session bass) se sont démenés pour le public. Ajoutons à celà un son brouillon, et voilà la fête un peu gâchée. Des morceaux comme "Assailant", "Mask Of Virtue" (où le cable de la guitare de Tomas a été débranché à un moment), ou "Scarred", qui paraissent réussis en CD, sont fades sur scène. Une prestation en demi-teinte, qui a contenté malgré tout le public, entammant pour la première fois de l'après-midi des pogos. Mention tout de même à la performance toujours aussi carrée d'Emil Dragutinovic à la batterie, mais on ne cesse de penser à son passé dans le black qui impressionnait plus encore.

Vader : par Caacrinolas et Hraesvelg

- Vader c’est un peu les stakhanoviste du death metal. Moins d’un an après leur dernière venue dans cette locomotive les revoilà donc, à cela près qu’il ne reste plus que Peter du Line-up présent en Mai dernier. En effet tout nouveau line-up dans le groupe polonais mais clairement pas des moindres puisque désormais nous retrouvons le fleuron de la scène polonaise avec à la guitare Vogg de Decapitated, Reyash à la basse de Supreme Lord et Pawel de Soul Snatcher à la batterie.
Le constat est simple : ce line-up est tout aussi bon que le précédent si ce n’est pas encore meilleur. Si Vogg et Reyash s’en sortent avec les honneurs c’est surtout le sieur Paul à la batterie qui se montrera tout simplement impressionnant avec un jeu frôlant la perfection. Un bucheron comme on en trouve plus avec une frappe aussi puissant que précise. Bon, à coté de ça Vader, comme à son habitude, a fait dans le classique avec un set list qu’on peut allégrement qualifier de best-of puisqu’en vrac on a retrouvé « Crucified Ones » « Blood Of Kingu » ou encore « Back to The Blind » mais plus que tout c’est la fin du set qui finira d’achever les rares survivants avec un enchainement du feu de dieu Carnal-Wings-This Is War-Lead Us. Quoi qu’on en dise, oui, Vader passe tout les 6 mois, oui, Vader ne se renouvelle que très peu mais il n’en reste pas moins que Vader continue à être toujours autant efficace en live.

- ENORME ! son du feu de dieu, line up remanié mais qui assure. Le batteur est un bucheron mais dégage plus une impression de puissance que de vitesse alors que le précédent était inhumain sur ce point.

Setlist : 1) Macbeth (Intro) - 2) Dark Age - 3) Sothis - 4) Silent Empire - 5) Blood Of Kingu - 6) Black To The Blind - 7) Crucified Ones - 8) Between Day And Night (Intro) - 9) Shadowfear - 10) Carnal - 11) Wings - 12) Para Bellum (Intro) - 13) This Is The War - 14) Lead Us !!!

Samael : par Hraesvelg et Aghahowa

- Pause bière écourtée par la puissance du son qui me parvenait (et non le volume sonore pour une fois). Très pro, charisme impressionnant, musicalement pas ma tasse de thé mais les musiciens savent ce qu’ils font, et le font bien. La Grande Classe.

- Après le char d'assaut Vader, c'était au tour des helvètes de Samael de monter sur scène. Il faut dire que leur présence faisait un peu "tâche" sur l'affiche, entre tous ces groupes de death, et une petite partie du public en a ainsi profité pour se rendre au bar. Pour ma part, je considérais ce groupe comme une pause musicale avant le rush final de Deicide. Sous l'impulsion de leur très charismatique chanteur/guitariste Vorph, Samael a bien convaincu, nous offrant un show très professionnel, sans fausse note et bénéficiant d'un son d'une très bonne qualité. Individuellement, comme je viens de le dire, Vorph a été impressionnant et a bien sû tirer avantage de sa langue Suisse / Française pour communiquer avec le public. Makro, le second guitariste a réalisé un bon show, mais sans étincelle et Masmiseim le bassiste est toujours étonnant dans ses mouvements "gays". Il faut dire aussi qu'il était mis en valeur par un ventilateur qui mettait en mouvement ses cheveux : sa façon d'être sur scène, alliée à l'effet du dieu Eole, le rendait beau esthétiquement à voir jouer. Enfin, le batteur/claviériste/programmateur Xy (et frère de Vorph pour info) était toujours aussi bondissant derrière ses instruments (assez atypique, donc sympa à voir). Côté musical, ils ont fait la part belle à leur dernier album Solar Soul, notamment avec le titre à la mélodie très entraînante et sombre, "Slavocracy". Bref, une touche électro / indus / dark plutôt sympathique, mais pas très bourrine dira-t-on.
Reste que je me demande ce que faisais le groupe sur l'affiche, étant donné que leur prochain album Above, sortira le 6 mars prochain, et donc, qu'ils reviendront en France pour le défendre cette fois-ci.

Deicide : par Caacrinolas et Hraesvelg

- Après 4 ans d’absence en Europe, et deux ans après la mascarade qui avait été le résultat de sa non-venue c’était officiel : Glen Benton faisait bien son grand retour avec Deicide ce soir là.
Bizarrement on pensait voir le guitariste d'Order Of the Ennead avec Deicide sur scène. Et bien raté, puisque c’était le zombie de service à savoir Ralph Santolla qui assurait encore ce soir là le poste de guitariste, et si musicalement c’était quasi impeccable (et encore bizarrement il assurait mieux les solos des frères Hoffman que les siens) scéniquement c’est lourd…mais louuuuurd ; Si de l’autre coté on rajoute Owen qui sur scène est au moins aussi expressif qu’un centenaire sous valium ça ne va pas loin. Mais à coté de ça y’avait GLEN BENTON, et à lui seul il a réussi à emballé le concert, un chant possédé à souhait, un charisme excellent et une prestance magique. Niveau morceaux, c’est du classique avec des titres comme « Dead By Dawn », « Serpent Of The Light » ou « Scars Of The Crucifix », petite surprise toute de même avec l’interprétation d’un « Holy Deception » qui commençait quand même à prendre la poussière. Le seul petit bémol sera de l’ordre du timing très serré qui obligera le groupe à amputer sa set list de 4 titres. Désormais la seule chose qu’il faut à Deicide pour retrouver enfin son aura d’antan serait d’avoir deux guitaristes clairement plus expressifs.

- Trois ans que je ne n’avais pas revu Tonton Glen et sa bande ! Un roadie arrive pour régler une basse dont la sangle porte un magnifique « Christ Killer », ça commence bien. A leur arrivée sur scène la joyeuse bande de gratteux semble bien entamée à l’image du sieur OWEN, hilare, qui arrive bière à la main et se fait prier de la finir, pour que le show puisse enfin commencer. Placé cette fois ci aux pieds de Ralph SANTOLLA j’en ai vraiment pris plein les mirettes et les oreilles : le type en fait des tonnes, inclus des leads sortis de nulle part dans les morceaux, prends des poses et se marre en faisant ses solos; le son est incroyablement bon et surtout d’un niveau sonore qui rends supportable l’écoute sans protection. Comme hypnotisé par les mains agiles de SANTOLLA j’ai complètement zappé ce vieux pervers dégarni de Jack et seul les poses Evil de Glen et les blasts enragés de Steve m’ont fait changer d’angle de vue de temps à autre, tout occupé que j’étais par ailleurs à hurler certaines de mes paroles favorites : Deicide est un groupe qui fait la part belle à ses premiers morceaux, qu’il en soit remercié.

Setlist : 1) Deicide - 2) Dead By Dawn - 3) Once Upon The Cross - 4) Scars Of The Crucifix - 5) The Stench Of Redemption - 6) Death To Jesus - 7) Serpents Of The Light - 8) When Satan Rules This World - 9) Holy Deception - 10) Dead But Dreaming - Homage For Satan - 11) Lunatic Of God's Creation - 12) Kill The Christians - 13) Sacrificial Suicide