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vendredi 20 juin 2008 - U-Zine

Hellfest 2008 - Jour 1

plein air - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Après un Hellfest 2007 réussi du point de vue de la prestation des groupes (on oublie l'annulation de KoRn), mais ô combien perturbé par les conditions climatiques, l'organisation a fait le bilan pour tenter de nous satisfaire bien davantage en 2008.
Les changements ont été nombreux :
- la date a été avancée d'une semaine, ce qui a permis de se démarquer du Graspop en Belgique.
- le camping et l'entrée ont déménagé, pour se rapprocher du site
- les sanitaires et les points d'eau étaient plus nombreux
- une organisation en 2 scènes principales côtes-à-côtes, avec une structure arrondie
- un chapiteau plus grand pour la 3ème scène, une réorganisation de tous les stands
- le parking des festivaliers était localisé sur la rocade de Clisson pour faciliter l'accès, le stationnement et le départ de tout le monde
- etc.

Bref, cette édition 2008 devait être un sans faute, et l'équipe organisatrice s'est donnée les moyens d'y parvenir.

Au niveau de l'affiche, on peut le dire, hormis l'absence de groupes punks (NoFX était bien seul), l'affiche de 2008 était sensationnelle ! De nombreux groupes n'ont pas hésité à souligner à quel point cette affiche était unique au monde et jouissive.

Après une arrivée de l'équipe d'U-Zine au camping le jeudi après-midi, une soirée bien festive, nous voici le vendredi pour la première journée de concerts.
Pour ce report, l'organisation sera la suivante :
- 1 report pour chaque jour
- des reports chronologiques
- une répartition par scène

Voici les groupes qui ont été commentés dans ces lignes :

Main stage :
Ultra Vomit + Eluveitie + Danko Jones + Paradise Lost + Dimmu Borgir + In Flames + Venom

Second stage :
Born Form Pain + Death Angel + Mayhem + Katatonia + Testament + Carcass

Discover stage :
Red Mourning + Ava Inferi + Alchemist + Septic Flesh + Rotting Christ + Baroness + Krisiun + Marduk


MAINSTAGE :

Ultra Vomit :par Orion

C’est avec le phénomène du moment que le festival s’ouvre. Malgré un son horrible (la première note de basse en a fait sursauter plus d’un), on se laisse vite prendre aux jeux et gamineries des nantais. On a le droit à l’entrée sur scène de Fetus, la tête recouverte de Chatterton pour imiter la barbe de Lemmy, à des jeux de mots vaseux (Roger Lemerch), à l’irruption d’un canard (qui n’est autre qu’Andréas de Nicolas et Andréas) prenant en otage tout le festival et bien sur à une ribambelle de hits comme « Boulangerie Patisserie » , « Moutains Of Maths », « Je Collectionne des Canards » et je pourrais tout vous citer. La mise en scène est très travaillée, peut être même un peu trop. Mais cela sera la seule chose à reprocher à ce groupe qui a le don de fédérer les foules par le rire.

Setlist :1) Intro - 2) Quand J'étais Petit - 3) Darry Cowl Chamber - 4) Les Bonnes Manières - 5) Mechanical Chiwawa - 6) Gremlins At The Gates - 7) Je Ne T'es Jamait Autans Aimer - 8) Mountains Of Maths - 9) Welcome To The Jingle - 10) Je Possède Un Cousin - 11) Outro - 12) Boulangerie Patisserie - 13) I Like To Vomit - 14) Bouba - 15) Je Collectionne Des Canards (vivants)

Eluveitie :par Orion

Je voulais enfin voir le groupe de Pagan tendance du moment. Comprendre par là qu’ils sont partout. Et pour un des derniers concerts (si ce n’est le dernier) des deux frères Sevan et Rafi avec le groupe, Eluveitie fait escale à Clisson pour faire sortir le païen qui est en toi. Le peu que j’ai vu de la prestation (Deux morceaux) m’a beaucoup plus plu que ce que j’avais entendu sur cd. C’est jovial et entraînant avec une belle présence scénique (Sevan headbanguant avec sa flutine est très marrant à voir). Même si je n’écouterai pas ça tous les jours, il faut avouer que leur prestation ne m’a pas laissée indifférent et je suis curieux de voir comment le groupe va se remobiliser après le départ de deux de ses figures.

Danko Jones :par Orion

Quand je suis arrivé devant la scène avant le début du concert, je me suis dit : « J’écoute deux titres juste pour voir ce que ça donne et je me taille ». Sauf que le Rock’n’Roll des Canadiens est des plus entraînants qui soient et on se prend à remuer la tête comme tout le monde et à chanter les tubes d’un groupe, qui plus est très drôle, qu’on ne connaissait pas cinq minutes plus tôt et puis, un groupe qui finit son set sur le riff de « YYZ » de Rush ne peut être foncièrement mauvais.
« HEEEEEEEEEYYYYYYYYYYYYYYYY DO YOU KISS ON THE FIRST DATE ? »

Setlist :1) Code Of The Road - 2) Samuel Sin - 3) Play The Blues - 4) Sticky Situation - 5) Baby Hates Me - 6) First Date - 7) Sugar Chocolate - 8) Invisible - 9) Never Too Loud - 10) Lovercall - 11) Word Is Bond - 12) Mountain

Paradise Lost :par Orion

Première grosse bouchée du festival, le groupe m’a laissé une impression un peu mitigée. Non pas que leur prestation fut mauvaise, juste sans surprise quand on connait leur dernier dvd, The Anatomy Of Melancholy. Il en reste qu’on en garde de bons moments avec cette succession de tubes (« Pity The Sadness » en tête) et un public souhaitant l’anniversaire de Greg Mackintosh bien que le son soit passable Il est difficile d’entendre les mélodies recouvertes par la basse et le grosse caisse, le problème récurrent sur la main stage.

Setlist :1) The Enemy - 2) Ash & Debris - 3) No Celebration - 4) As I Die - 5) Pity The Sadness - 6) Requiem - 7) Unreachable - 8) One Second - 9) Erased - 10) Say Just Words

Dimmu Borgir :par Caacrinolas

Dimmu Borgir et moi c’est une longue histoire d’amour… ayant même été jusqu'à les voir lors de leurs deux dates parisiennes, c’était pourtant avec une nonchalance étonnante que j’allais voir leur concert (l’immobilisme de leurs dates à Paris y étant surement pour quelques chose).
Puis là, le concert débute et PAF « Spellbound » en intro, le genre de truc qui vous met directement dans le bain. Alors oui, Dimmu maintenant c’est un groupe ultra pro, qui joue pour bosser plus que pour le plaisir mais là il y avait carrément un gros truc en plus, puis vint « In Death’s Embrace » et là on nage en plein bonheur, on se prend à rêver d’une set list à l’ancienne, uniquement constituée de morceaux antérieurs à 2003. Mais non c’était sans compter sur ce coté ultra prévisible, avec à chaque fois les mêmes speeches au même moment. Et vas y que je joue la déjà insupportable « The Serpentine Offering » et va y que je fais le ouin-ouin en armure sur scène. Mais tout cela, ça reste quand même pour bien chipoter puisque malgré les apparences, Dimmu Borgir nous aura livré un set tout à fait convenable, qui aurait pu être parfait sans l’interprétation de l’ennuyeuse « A Succubus In Rapture » (dédicacé à toutes les jolies filles du festival *Sic*) ou encore la désormais ultra pompeuse « Progenies Of The Great Apocalypse ». Donc au final une prestation 50-50 mais qui aura toute de même eu la classe de me faire pisser dessus sur les deux premiers titres.

Setlist :1) Spellbound (By The Devil) - 2) In Death's Embrace - 3) The Serpentine Offering - 4) The Chosen Legacy - 5) The Sinister Awakening - 6) The Maelstrom Mephisto - 7) A Succubus In Rapture - 8) The Insight And The Cartharsis - 9) Progenies Of The Great Apocalypse - 10) Mourning Palace

In Flames :par Orion

S’il n’est plus le grand In Flames des années 90 (Seulement deux titres de cette période joués, « Colony » et « Graveland »), les Suédois ont beaucoup de moyens et quand ils se retrouvent en haut de l’affiche d’un festival, ils mettent les petits plats dans les grands avec des effets pyrotechniques et un feu d’artifice pour le final sur « My Sweet Shadow ». Sans doute, est-ce pour combler la prestation scénique du groupe qui est encore une fois en dessous de tout. La setlist très décevante (qui comprenait quand même « Transparent » que je n’attendais pas du tout) avec trop de titres récents, un Anders complètement torché, pas drôle et avec un chant à la ramasse, un son encore une fois pas terrible avec les même problèmes que Paradise Lost. Bref un concert pas génial mais peut être pas aussi nul que je l’aurais pensé. En effet, avec cette succession de titres que je connais par cœur, l’heure quinze de set est passé à allure supersonique mais c’est sur que juste après Testament, ça fait comme un choc.

Setlist :1) Cloud Connected - 2) The Mirror's Truth - 3) Leeches - 4) Colony - 5) Disconnected - 6) Transparent - 7) Delight And Angers - 8) Egonomic - 9) Alias - 10) Only For The Weak - 11) Graveland - 12) I'm The Highway - 13) Come Clarity - 14) The Quiet Place - 15) Move Through Me - 16) Take This Life - 17) My Sweet Shadow

Venom :par Aghahowa

C’est avec un public fatigué (après Carcass) et qui commençait à se décimer que Venom est entré sur scène, 23 ans après avoir pour la dernière fois foulé les terres françaises (Venom + Metallica à Paris… humhum, excusez du peu). Pour beaucoup, c’était la première fois, et c’était un évènement. Malheureusement, plusieurs éléments n’ont pas été au rendez-vous :
Tout d’abord le son, qui était faiblard et qui n’a pas permis de mettre en valeur les compos du groupe. Ensuite, on a ressenti un certain décalage autant visuel qu’auditif : Rage, le guitariste, était vêtu d’une tenue de scène trop loin de celle grégaire de Cronos le bassiste/chanteur originel. D’autres parts, on a senti que certains titres avaient mal vieilli, contrairement à certaines vieilles perles d’un Celtic Frost par exemple. Tout ceci a eu pour conséquence de calmer l’enthousiasme de nombreux festivaliers, qui ont préféré rentrer un peu plus tôt au camping.
Qu’importe ! Ce concert a eu son lot de charme, avec par exemple un Antton très performant à la batterie. De même, on a pu trouver drôle le jeu de Cronos lors de « Welcome To Hell », qui a transformé le morceau en « Welcome To Hellfest ». Au niveau setlist, nous avons été servis, avec des titres de toutes les époques, mais le tout manquait d’agressivité (pourtant, quand on regarde les vidéos anciennes du groupe, il y en avait).
Quelques moyens pyrotechniques sont venus améliorer le ressenti des spectateurs, mais là encore, comparé à In Flames juste avant, c’était bien fade. Aussi, sur le mur d’amplis dressé de chaque côté de la batterie (2 fois 12 pour la guitare et 2 fois 6 pour la basse), combien étaient réellement utilisés ? ...
Bref, Venom a livré un concert événèment… moyen. Personnellement, dans mon subconscient, j’attendais autre chose, et j’allais surement acheter le nouvel album du groupe. Plus maintenant.

Setlist :1) Black Metal – 2) Straight To Hell (nouveau titre) – 3) Welcome To Hell – 4) Bloodlust – 5) The Seven Gates Of Hell – 6) Don’t Burn The Witch – 7) Countess Bathory – 8) Antechrist – 9) Possessed – Schizo – 10) Hell (nouveau titre) – 11) USA For Satan (nouveau titre) – 12) At War With Satan – 13) Burn In Hell – 14) The Evil One – 15) Warhead – 16) Witching Hour (rappel).
 

SECOND STAGE :

Born From Pain :par Caacrinolas

Après Ultra Vomit, on rentre directement dans le vif du sujet avec les bataves de Born From Pain qui nous reviennent à Clisson deux ans après la première édition du Hellfest.
Bon alors pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi, le charismatique Che Snelting est parti du groupe en 2007 après 10 ans de bons et loyaux services. Ce dernier à été rapidement remplacé par Kevin Otto du groupe Allemand End Of Days et a du lui-même laissé sa place à cause d’une infection des bronches. L’identité du chanteur restait alors inconnue avant ce concert.
Puis le groupe débarque sur une version de « Relentless » qui sera en faite jouée en guise d’intro, puis arrive enfin le chanteur qui n’est autre que Rob Franssen de Bloodsport, un groupe bien connu des services de Born From Pain puisque leurs ex bassiste et guitariste faisaient partie de ce même groupe. Mais trêve de bavardage venons-en aux faits : Born From Pain est à l’heure actuelle l’une des toutes meilleures formations européennes de Hardcore et ça n’est certainement pas la prestation du jour qui me fera dire le contraire. Comme à son habitude c’est un groupe ultra communicatif qui se présente à nous et inutile de dire que coté set-list c’est du lourd, du très lourd avec ni plus ni moins qu’un pléiade d’hymnes au mosh part à l’image de « Stop At Nothing », « Rise Or Die » ou encore un « Crusader » dont le refrain sera repris en chœur par une bonne partie du public. Donc oui comme à chaque fois, Born From Pain est venu, a vaincu et avec une frontman tel que Rob ils risquent d’avoir encore de beaux jours devant eux.

Death Angel :par Aghahowa

Les californiens avaient choisi le Hellfest comme première date de tournée européenne pour la promo de leur nouvel album Killing Season. On pouvait s’attendre à un show mitigé de ce fait, mais ce ne fut pas le cas, loin de là. Précision, énergie, plaisir de jouer, gros jeu de scène, thrash qui pétille, voilà les ingrédients détonants des quintuplés (ils l'ont toujours caché... ils sont jumeaux ^^) pendant les 40 minutes qui leur était allouées. Rob Cavestany a fait l’étalage de toute sa classe une nouvelle fois et le son était très bon. Les fans ont semblé bien aimer la prestation du groupe, tout comme Danko Jones, qui est venu pousser la chansonnette sur « Im Bored ». Le chanteur est coutumier du fait, puisqu’en 2006, il était venu chanter avec Motörhead au Hellfest. Monsieur a de bons goûts !
Une prestation de très bonne qualité, quoique principalement axée sur le dernier album, mais on leur pardonne, puisqu’ils auront l’occasion de jouer beaucoup plus longtemps à Paris et Lyon en tête d'affiche.

Setlist :1) Lord Of Hate – 2) Evil Priest – 3) Buried Alive – 4) Dethroned – 5) I’m Bored (avec Danko Jones chantant les refrains) – 6) Soulless – 7) The Ultra Violence (intro) / Seemingly Endless Time – 8) Thrown To The Wolves.

Mayhem :par Caacrinolas

Ils avaient annulé l’an dernier à cause de la blessure d’Hellhammer, les revoilà donc cette année, j’ai nommé : Les Norvégiens de Mayhem.
Seulement voila il y a eu un changement et il est de taille, là ou le groupe devait jouer en pleine nuit l’an dernier, il se retrouve cette année bloqué en plein milieu de l’après-midi sous un soleil de plomb. Inutile de dire que pour l’ambiance ça change du tout au tout. Mais à coté de ça, Mayhem a un argument de poids : Attila. Rarement un chanteur se sera montré aussi imposant au point d’en faire oublier le reste du groupe. Bien évidemment après avoir vu le concert Parisien, je n'attendais aucune surprise si ce n’est la tenue d’Attila qui au final sera bien sobre. Mais si l’ambiance, le malsain et tout le reste avaient pris en Décembre dernier, là c’est une autre paire de manches, et malheureusement la donne s’en retrouve changée. La où une chanson comme « Illuminate/Elliminate » foutait des frissons en salle, ici elle s’en retrouve juste chiante… Puis vu que comme lors de leur tournée, le groupe a privilégié un set list basée sur l’ambiance, du coup on sort du concert mi-figue mi-raisin.
En conclusion, Mayhem en salle c’est très bon, Mayhem en festival c’est juste sympa.

Katatonia :par Orion

Voila le premier des groupes pour lesquels j’ai fait le déplacement. Des années que j’attends que ces bougres passent par la France et ce vendredi, c’est le grand jour. Et que dire ? Le groupe a largement comblé mes attentes. Une setlist d’enfer avec une grosse surprise, « Without God » tirée du tout premier album dont les titres sont rarement joués en live, le groupe dégouline de feeling et Jonas est très en voix. Le public est aux anges. Couronnons le tout avec un son plus que correct là où j’étais placé (tout devant) et vous avez une prestation dans mon top 3 des shows du festival.

Setlist (pas sûr de l’ordre) :1) Consternation - 2) Ghost Of The Sun - 3) July - 4) Teargas - 5) Soil Song - 6) My Twin - 7) Cold Ways - 8) Evidence - 9) Without God - 10) Murder


Testament :par Aghahowa

J’avais pas mal critiqué le dernier album de Testament lors d’une chronique, tout en disant que ses premiers morceaux étaient taillés pour le live. C’était l’occasion de vérifier cela sur la 2ème scène, mais finalement ils n’en ont joué qu’un : « More Than Meets The Eye « (plutôt une réussite d’ailleurs).
Quelle prestation de Testament ! Un Chuck Billy plus en forme que jamais, un Skolnick retrouvé (je veux dire par là, qui s'est bien réintégré au groupe), un Bostaph discret mais efficace, et les autres membres très bons eux aussi. Ce show fut un des meilleurs de la journée, et comme leurs compères Death Angel, on a senti un vrai plaisir à se produire au Hellfest. Mèche blanche (Skolnick) a fait éclater tout son talent avec sa facilité à exécuter des solos complexes. Billy, alternant un chant aussi bon qu’avant et des parties d’air guitar avec son pied de micro (on s'en fiche si c'est complètement différent du jeu de gratte), a paru au top. Le public s’est bien mis en mouvement (dès « Into The Pit », comme par hasard…), mais malheureusement, j’ai dû écourter ma présence à la seconde scène (après D.N.R.) pour filer voir Krisiun. De tout ce que j’ai vu, Testament a été brillant, on en redemande, et pas qu’en festival (vivement une tournée en tête d’affiche).

Setlist :1) Over The Wall – 2) Into The Pit – 3) Apocalyptic City – 4) New Order – 5) More Than Meets The Eye – 6) D.N.R. – 7) 3 Days In Darkness – 8) Alone In The Dark – 9) Disciples Of The Watch.

Carcass :par Caacrinolas

La voila l’une des principales raison de ma venue sur le hellfest en cette année 2008 : Le grand retour des dieux suprêmes de Carcass. 10 ans…10 ANS qu’ils n’avaient plus rejoué ensemble, là aussi encore une fois inutile de dire que l’attende était des plus grandes. Alors que dire quand a retenti l’intro de « Inpropagation » et qu’on nous savait parti pour une heure de nostalgie.
Alors oui autant le dire tout de suite, ils avaient clairement l’air de se faire chier sur scène, oui l’interprétation scénique était hyper molle, mais PUTAIN QUOI « Corporal Jigsore Quandry », « Incarnated Solvent Abuse » ou encore « Buried Dreams » autant de raisons de triquer un maximum et de profiter d’un concert qui personnellement n’est pas près de partir de ma mémoire. L’autre point noir de la soirée étant l’intervention du malheureux Ken Owen (remplacé pour des raisons évidentes par Daniel Erlandsson) qui faisait clairement plus de peine qu’autre chose…Mais ça n’a clairement pas entaché ce qui restera un énorme souvenir pour moi. Imaginez alors mon état quand ils se sont mis à jouer des titres du cultissime « Reek OF Putrefaction » à l’image de « Genital Grinder ». En chipotant beaucoup je regretterais l’oubli d’ « Exhume To Consume » qui aurait rendu ce concert définitivement magique mais bon…

 

DISCOVER STAGE :

Red Mourning :par John

Alors que « Je collectionne des canards (vivants) » se termine sur la Main Stage, je m’empresse d’aller en direction de la Discover Stage pour voir les gagnants du concours Rock Hard, j’ai nommé Red Mourning.
Avec leur premier album, « Time To Go », les parisiens ont l’honneur de donner le premier concert sur la petite scène. C’est devant une trentaine de personnes que les parisiens entament leur set. La quasi-totalité de leur album est jouée et nous avons eu le droit à un nouveau titre. Scéniquement, on sent que le groupe se fait plaisir, même si l’affluence n’est pas énorme. Une prestation des plus sympathiques mais qui fut gâchée par un son très approximatif… Quelque chose me dit que cette formation devrait faire vite parler d’elle dans tous les cas !

Setlist :1) Intro - 2) Come To Bury - 3) The Exit - 4) Closer Yet - 5) A Hundred Years - 6) Rolling Thunder - 7) Blue And Grey - 8) Live In A Box - 9) Before The Censors - 10) Faulner's Past (nouveau titre)


Ava Inferi :par Orion

On m’a présenté ce groupe comme le groupe de Doom de Blasphemer (Mayhem) sans rien préciser de plus. Quelle ne fut pas ma surprise quand se présente face à moi, non pas une mais trois chanteuses vêtues de tuniques. Je m’attendais davantage à un groupe ultra torturé mais cela a le mérite de différer des autres groupes à chanteuse. Original, beau mais pas trop ma came.

Setlist : 1) Viola - 2) Grin Of Winter - 3) Dança Das Ondas - 4) The Abandoned - 5) Oathbound - 6) Pulse Of The Earth


Alchemist :par Aghahowa

Nous voilà dans le chapiteau maintenant, avec un groupe qui a reçu un accueil plutôt chaleureux : Alchemist. Le son a connu des hauts et des bas, mais globalement, il ne nous a pas gêné pour admirer la prestation des australiens. Ces derniers ont fait preuve d’un réel enthousiasme à se produire au Hellfest, et au final, leur show fut bien agréable. C’est dommage que sur la fin, le chanteur – guitariste Adam Agius ait terminé sans guitare (celle si ne lui permettant plus de produire du son). Ceci a apporté un peu plus de piment au concert, et on a vu qu’ils s’en sont très bien sortis sans. Une belle découverte.

Septic Flesh :par Orion

Un set sans surprise de la part des Grecs pour ceux qui comme moi les avaient vu avec Vader mais pas sans intérêt. En effet, en plus d’une prestation sans faille, le groupe jouit d’un son super sur presque tout le set (Seul « Unbeliever » aura un son brouillon). Spiros est impressionnant tant dans son chant (L’appellation « Dragon Voice » n’est pas usurpée) que dans son rôle de frontman plein de charisme. Le batteur est du même accabit et fait encore une fois preuve de son talent. Un show meilleur que celui auquel j’avais assisté à Notre Dame De Gravenchon en Mai dernier même si les samples sur « Anubis » sont toujours aussi regrettables.

Setlist :1) The Land Of Promise (intro) - 2) Unbeliever - 3) Virtues Of The Beast - 4) Communion - 5) Lovecraft's Death - 6) Anubis - 7) We, The Gods - 8) Persepolis

Rotting Christ :par Aghahowa

La Grèce était à l’honneur cette année au Hellfest, et plus particulièrement dans le chapiteau. Après Septic Flesh, Rotting Christ foulait la scène couverte. Le public était venu en nombre (comme globalement pour tous les concerts sous le chapiteau) et semblait déjà acquis à la cause des grecs. S’appuyant sur une setlist plutôt convaincante, ils ont séduit bon nombre de fans. Les multiples chœurs chantés à l’unisson durant les 40 minutes du show sont là pour le prouver. Les lumières étaient bien gérées mais le son aurait pu être un poil meilleur (au bord de la scène). En ce qui me concerne, j’ai trouvé quelques longueurs au set, mais globalement la qualité était au rendez-vous. Mention spéciale au leader Sakis, qui porte le groupe un peu plus haut vers l’Olympe.

Setlist (sous réserve) :1) The Sign Of Evil Existence – 2) Athanati Este – 3) King Of A Stellar War – 4) Enuma Elish – 5) Non Serviam – 6) The Sign Of Prime Creation – 7) Nemecic – 8) In Domine Sathana – 9) Under The Name Of Legion.

Baroness :par John

Assurément LE groupe que j’attendais de ce vendredi. Après leur dernier passage parisien en février dernier, j’étais impatient de revoir le quatuor américain. C’est la première fois que je vois la Discover aussi blindée de la journée, je ne m’attendais pas à voir autant de monde ayant de l’intérêt pour Baroness. Le groupe, tout sourire, nous livre ici LE concert du vendredi et un des meilleurs du week-end. Servi par un son absolument énorme, les américains rejouent leur musique à la perfection. Une maîtrise des plus bluffantes, on les sent rodés… John Dyer Baizley, tête pensante du groupe, se montre charismatique et imposant.
Côté setlist, nous retrouvons bien sûr une grosse partie du « Red Album » (« Rays On Pinion », « The Birthing », « Isak », « Wanderlust », « O’Appalachia ») mais aussi l’excellent « Red Sky » qui figure sur leur second EP. 40 minutes incroyables, le public en sort conquis, direction le stand de merchandising où tout le monde s’empresse d’acheter tee-shirts, albums qui seront bien vite sold-out ! Une des sensations fortes du week-end, en espérant les revoir au plus vite en France !

Krisiun :par Aghahowa

J’ai eu le temps de rédiger mon Testament pendant 30 petites minutes, et j’ai bien eu raison, car le trio furieux de Krisiun m’attendait sous le chapiteau (pas blindé, vu que j’ai réussi à aller au 1er rang rapidement). Je suis arrivé tandis que les coups de boutoir d’« Ominous » retentissaient, et tout de suite, une grosse impression de puissance s’est dégagée (au loin, et tout près de la scène). Non mais le boucan qu’ils font à 3 !! (qui contraste beaucoup avec le statisme de chacun d'eux). Ces 3 frères ce soir là, auraient pu chanter un « on tabasse, pas de tabous, on viendra tous à bout de vous » (excusez moi… c’est à cause du coup de massue que j’ai reçu en pleine tête).
J’avais été un poil déçu de la prestation du groupe en 1ère partie d’Immolation à Paris il y a quelques temps, mais là, ils se sont bien rattrapés. Les 2 nouveaux morceaux (voir setlist) sont passés comme un parpaing à La Poste. Alex Camargo m’a reconnu à un moment du set (pendant Born From Pain, il se promenait derrière la régie son, et je suis allé le voir, de ma charmante compagnie et avec tous mes albums et DVD à signer) et a eu une déclaration sensée et sincère à propos du festival, en disant qu’il était génialement éclectique.
Comme à leur habitude, les 2 autres frères ont été discrets, l’un martelant les fûts avec une force rarement constatée (on pourrait faire un ratio vitesse / force de frappe, et je crois qu’il serait vraiment pas mal positionné), et l’autre a été très efficace dans ses riffs rapides et ses solos (même si je lui trouve une trop forte tendance à mettre un pied sur le retour et à jouer, mode poseur). Côté public, c’était moins la guerre que pendant Marduk plus tard, mais pendant que les 3 brésiliens jouaient, c’était déjà autre chose que l’échauffement. Bref, à revoir d’urgence. Et ça tombe bien, ils reviennent en France en novembre. Ceux qui trouvent Krisiun trop répétitif en CD ont dû comprendre qu'en concert, la grande puissance du groupe fait rimer répétitif avec addictif.

Setlist :1) Ominous – 2) Bloodcraft – 3) Vengeance Revelation – 4) Combustion Inferno (nouveau titre) – 5) Vicious Wrath – 6) Refusal – 7) Minotaur (nouveau titre) – 8) Hatred Inherit.

Marduk :par Caacrinolas

Retour dans la discover pour l’un des concerts qui s’annonçait comme l’un des plus brutaux de ce vendredi avec les brutes épaisses, mais pas trop, de Marduk. Et comme depuis la sortie de Rom 5.12 c’est sur « The Levelling Dust » que le quatuor suédois débarque, et comme à son habitude dès le début on se trouve face à un mur de bestialité mené d’une main de maitre par l’imposant Mortuus, qui n’a déjà plus rien à prouver à qui que ce soit. Jouant presque autant de temps qu’à Paris lors de leur tournée en compagnie d’Unleashed, le groupe aura réussi la performance de soulever le plus de poussière durant ce vendredi avec un pit totalement déchainé, en même temps avec l’interprétation de titre comme « Baptised By Fire » ou « The Hangman Of Prague » c’était prévisible. Puis arrive LA surprise de cette journée en pleine milieu du set et qui s’avérera comme l’un des moments les plus marquants du fest : L’interprétation de la sublime « Accuser/opposer » en compagnie d’Alan Averill le chanteur de Primordial. Un type charismatique sur scène ça le fait, alors deux je vous laisse imaginer la boucherie ultime. Après ce moment qui restera déjà gravé dans toutes les mémoires, la suite fût comme le début : du sang, de la hargne, de la sueur et un « Panzer Division Marduk » en guise de châtiment suprême. Marduk = Chaos.

Setlist :1) The Levelling Dust - 2) Beyond The Grace Of God - 3) Materialized In Stone - 4) Beast Of Prey - 5) Accuser / Opposer (avec Averill de Primordial) - 6) The Hangman Of Prague - 7) Wolves - 8) Panzer Division Marduk

Liens avec les 2 autres reports :
Hellfest - samedi
Hellfest - dimanche