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Contrôle technique 2018

dimanche 10 février 2019 - Gazag
Gazag

Pour ceux ayant perdu de vue la scène Tech Death / Proggy l’année passée, une séance de rattrapage s’impose, avec un contrôle technique à la clef. Une année 2018 charnière, avec une puissance de feu démesurée. Les gros clients comme Beyond Creation, Gorod, Portal, Psycroptic, Inferi, Obscura, Alkaloid et Unbirth ont tous enfanté. De jeunes pousses réclament leur place à la table : Exocrine, Cytotoxin, Anachronism ou Irreversible Mechanism. De vieux machins sont de retour : Augury, Arsis, Centaurus-A, le coude sur le comptoir, le ballon de Pastis entre les doigts. Sans oublier les nouveaux venus qui se cherchent une place dans toute cette ménagerie ; fraichement capés, où simplement de passage, certains artistes exploitent les intervalles, et arrivent à leur fin.

Parmis cette ribambelle de groupes, nous en avons choisi une poignée présentée dans ce papier. Ces choix ont été fait dans le but d’égrener plusieurs aspects et identités. Ils suivent également les sensibilités de la rédaction. C’est pourquoi en plus d’être non exhaustive, cette liste est également fortement subjective. Si vous repérez un oubli inadmissible, merci de corriger ce blasphème dans la petite boîte directement en dessous de l’article. Bonnes écoutes, bonne lecture, et bonne route pour 2019.

Première division :

Gorod - Aethra - (Overpowered Records)

Storyteller : En tant que groupe français et de première division, un nouvel album de Gorod est forcément scruté autant qu'il est attendu. L'artwork d'Aethra est aussi mystique qu'il est sompteux et la musique qu'il contient répond aux critères de qualité et d'exigence qui ont fait la marque de fabrique du groupe. Dix titres qui sentent bon les légendes d'Egypte ou de Polynésie sur fond de musique progressive mais aussi vraiment brutale et parfois complexe sans prendre la tête de l'auditeur. L'ensemble est équilibré, toujours autour des cinq minutes, pas de grands moments épiques mais de vrais tubes avec des rythmiques groovy à mort comme sur Bekhten's Curse ou des moments de folie comme The Sentry. Un bon cru comme on sait en faire à Bordeaux !

Slugdge - Esoteric Malacology - (Willowtip Records)

ZSK : Le plus atypique des groupes de « Death » « technique » a passé un palier cette année. Déjà, en signant sur un label, après trois disques autoproduits. Ensuite, en faisant réellement exploser son style, si étrange et particulier. Death-Metal très fouillé teinté de Sludge (ah bah oui), de Black, de mélodies et de chants clairs, le style de Slugdge est presque avant-gardiste tant il innove dans les compositions et fait quelque chose qui ne ressemble à rien d’autre qu’à du Slugdge. Etalage de compos complexes et inédites mais terriblement groovy, Esoteric Malacology est un album véritablement fascinant, que ce soit dans le fond ou la forme. Bizarroïde mais pas jusqu’à l’excès, Slugdge a livré un album totalement abouti qui enchaîne les moments mortels, accrocheurs malgré le côté hyper original du propos. Après trois albums intéressants, Slugdge nous propose ici son manifeste, ponctué par des morceaux irrésistibles, et dépasse son statut de curiosité pour aller à fond dans un style unique en son genre, faisant d’Esoteric Malacology une tuerie de Metal technique protéiforme et très singulier. Pray Mollusca !

Zealotry - At The Nexus Of All Stillborn Worlds - (Unspeakable Axe Records)

Gazag : Un groupe qui demande une concentration optimale, et ce dès le titre de l’album : A The Nexus Of All Stillborn Worlds. Divisez le cerveau en deux, mettez une guitare dans chaque hémisphère, et regardez-les bouger. Les deux entités bien distinctes n’en font qu’à leur tête. Avec un riffing dissonant en guise de chantilly, il faut aimer se perdre. En y ajoutant des solos, des coeurs inopinés, et deux trois samples, la perspective du parfait guet-apens apparaît. Néanmoins, Zealotry réussit à emboîter toutes ces pièces avec minutie, pour délivrer un édifice alambiqué mais solide. Plusieurs bouées sont placés sur le parcours pour s’accrocher, faire une pause, et se laisser bercer par la houle. Un hommage appuyé à la polyrhythmie. Une ode aux tours de Jenga.

Beyond Creation - Algorythm - (Season Of Mist)

Storyteller : Beyond Creation fait forte impression depuis leur premier album: technique, groove et maîtrise des standards du Death Metal technique sont les maîtres-mots des Québécois. Le troisième album est un cap parfois difficile à passer : les auditeurs ont des attentes, le groupe ne doit pas se laisser enfermer dans un carcan. Algorythm apporte une réponse cohérente, qui prouve que leur place en haut du firmament Death Metal n'est pas usurpée. Leur son est toujours aussi propre, la basse omniprésente, et au-delà de leur imparable brutalité s'étendent des ambiances spatiales et des instrumentales à couper le souffle. On sent les lignes bouger légèrement avec l'expérience et la maturité, tout est plus posé, parfois plus prévisible puisque l'on connaît bien ce groupe mais pas question de passer à côté de cet album.

Portal - Ion - (Profound Lore Records)

Gazag : La demi-heure de la folie est signée Portal. L’entité a retiré toute sa boue collante et visqueuse pour apparaître au grand jour, fendre l’air, et traverser la matière. Pas de source, pas de destination. L’alignement est mauvais, la gerbe de puissance n’est plus droite. Elle oscille. Elle est libre. Les guitares mortelles se contorsionnent, vont et viennent en fonction des fluctuations chaotiques. Les Australiens sortent de leur zone de confort. Ils perdent en obscurité mais gagnent en intensité, tout en conservant l’inconfort et la ruine. L’horreur visible n’en devient que plus effrayante. Nouvel essai transformé avec cet Ion qui change de forme sans altérer l’intention de Portal. Un avis supplémentaire : Maxwell.

The Aftermath - Vermine - (PRC Music)

Gazag : Si la scène Tech / Prog, avec ses morceaux de huit minutes, ses ponts ambiants et ses basses fretless, est vue comme un cancer, alors The Aftermath en est un bon remède. Pas de mise en forme, pas de bel emballage cadeau. Vermine mise tout sur le fond et empile les riffs sans discontinuer. Une fois la pile assez haute, l’artisan coupe à ras et continue, impassible. Cet album contient ce que les groupes laissent parfois en route : de l’intensité brute. The Aftermath amène une violence et une vitesse plus que bienvenues, avec un matraquage de tous les instants, aidé par une voix humaine, éraillée et bien justement vindicative. Un Beneath The Massacre torturé et abrasif. Pas fous, les Québécois placent quelques respirations, de ci de là, pour ne pas perdre la boule en milieu de skeud. Les morceaux sont coupés avant les quatre minutes, le tour de platine en fait vingt-cinq. Un jus 100% pressé, sur-vitaminé, et avec sa pulpe.

Bloodshot Dawn - Reanimation - (Hostile Media)

Gazag : C’est certainement l’album le plus décomplexé de cette première division. Oui, les problèmes de rythmes crèvent les yeux, et oui le chant mériterait une bonne tape sur les doigts. Mais l’auditeur assez tolérant envers ces maladresses en sera récompensé. Solos surprenants, guitares échantillonnées, il y a bien assez à manger sur ce Reanimation pour festoyer de ripaille tout l’hiver. Rien que Survival Evolved, tube de l’année, justifie la présence de Bloodshot Dawn dans cette liste. Cet album empeste la volonté de casser le game, de manière vulgaire et ostentatoire, et pourtant sans en posséder l’arsenal requis. La prod suit parfaitement l’intention : garantie zéro taches et zéro bactéries, de la bonne Eau de Javel. Ce Reanimation flirte si souvent avec le pastiche qu’on croit voir le groupe tomber dans le ravin. Mais ce n’est jamais le cas. Un numéro d’équilibriste remarquable.

Horrendous - Idol - (Season Of Mist)

Gazag : Chuck serait fier d’eux. Horrendous est l’une des formations ayant le mieux digéré son héritage. Idol est une offrande au Death Metal et aux amoureux de l’instrument appelé guitare électrique. La composition parait simple et complexe à la fois. Le riffing coule de source, l’émancipation est totale, l’ambiance est prenante. Une leçon d’écriture dans les grandes lignes comme dans les petits détails. Jamais vraiment perdu, jamais vraiment dans sa zone de confort, Horrendous illumine 2018. Pour l’éloge complet, direction la chronique. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut acheter ce disque.

Cognitive - Matricide - (Unique Leader Records)

Nostalmaniac : Signée sur Unique Leader Records depuis 2016, la formation du New Jersey n'était déjà pas à la base un groupe de Tech Death noyé parmi tant d'autres de plus dans un label qui ne manque pas de pépites, et notamment en mélangeant avec un savoir-faire bluffant influences modernes et old school. Avec « Matricide », Cognitive enfonce le clou et retourne sa table de bon élève de Suffocation et Dying Fetus grâce à un album qui donne toute l'ampleur de leur talent. Beaucoup de technique et de brutalité (à tous les niveaux) évidemment mais de l'atmosphère aussi, ce qui manque à tellement de formations du genre qui sonnent forcément... sans âme et jetable. Il faut noter aussi que le nouveau vocaliste Shane Jost apporte énormément de fraîcheur à l'ensemble avec son background deathcore bien sûr mais la variété de ses growls aussi. Bref, Cognitive a sorti sans grand bruit l'un des grands albums Tech Death de 2018!

Misanthropy - Abhorrent Metamorphosis - (indé)

Gazag : Le riffing dissonant est communément utilisé pour mettre mal à l’aise. Placer auditeur dans une position d’inconfort, d’angoisse. Misantropy réussi à le rendre accessible et bienveillant. Pas de guitare planquée au fond d’une caverne murmurant des lamentations inintelligibles ; la difformité se place sous les projecteurs, toute seule, hardie. Grâce à un agencement de notes intelligent, de bonnes respirations, la dissonance est explicite, démonstrative, fière. L’influence Thrash et la production - avec les coutures qui dépassent - apportent de l’authenticité. Les plans Prog, placés par petites touches, apportent de la variation. Un vieux kaléidoscope tout juste dépoussiéré qui, tant que l’on tourne sa bague, continue à offrir, révolution après révolution.

Le Disputé :

Obscura - Diluvium - (Relapse Records)

Gazag : L’année dernière, Obscura sortait Diluvium. L'album de tous les dangers après un Akroasis décevant. Le mastodonte Allemand met définitivement un genou à terre, baisse le menton, et se doit de rester humble, car ce Diluvium est arrogant et suffisant. La consistance est absente, peu de tentatives fonctionnent. Le rythme est en dents de scie, la direction est floue, malgré un savoir-faire toujours perceptible. Ce sont les principaux griefs, explicités dans cette chronique. Mais tout le monde n’est pas de cet avis et tant mieux, car le groupe est tout de même attendu au prochain tournant.

ZSK : Bon, je suis un false fan d'Obscura car j'ai longtemps considéré cette formation comme de la branlette (même si Omnivium avait des moments de grâce). Mais étrangement, depuis le départ de Muenzner, ça me botte bien plus, sans que je ne sache expliquer pourquoi, un regain d'efficacité et un ensemble un peu moins prise de tête peut-être. Si Akroasis ne m'avait pas marqué plus que ça, Diluvium est en revanche excellent et se pose pour moi comme le meilleur album d'Obscura, et le plus mémorable, le plus direct. Si tout n'est pas encore parfait, rien que la triplette de départ de l'album cartonne un max, l'entrée sur "Clandestine Stars" est d'ailleurs un appel au air-sweeping et air-fretless-bass et le morceau de Tech-Death le plus frénétique de l'année. Et "Emergent Evolution" est un énorme tube que n'aurait pas renié Cynic. Bref, c'est le premier Obscura que j'apprécie vraiment, et du moment qu'on aime le versant le plus efficace de l'art technique des Allemands, c'est du caramel.

Seconde division :

Dysmorphic - An Illusive Progress - (Unique Leader Records)

Gazag : Transition toute trouvée, avec ici un élève d’Obscura : Dysmorphic. Certes cet An Illusive Progress n’est pas un maître-étalon, gravé au marteau-pilon. Mais il possède en revanche cette qualité de proposer des enchevêtrements originaux et de ne rien rater. Les changements de rythmes dans la composition tiennent en haleine et en curiosité. Derrière la présence de Dysmorphic au sein de cet article, il y a la volonté de mettre en avant un potentiel énorme. Cet album sent bon la jeunesse, même si le groupe est actif depuis une dizaine d’années. Une direction semble se dessiner. Peut-être une fleur est-elle sur le point d’éclore, il faudrait ainsi la surveiller, et de près.

Antilles - The Intricate Path Of Creation - (indé)

Gazag : 1h02 : costaud pour un premier skeud. Antilles ne compte pas régurgiter toutes ses influences en une grosse bouillie visqueuse, qui s’écrase d’un coup contre le mur, éclaboussant également le trottoir. Il faut laisser macérer la mixture. Les idées possèdent un beau liant, qui prend son temps, permettant de secouer chaque morceau sans qu’une seule goute ne s’en échappe. Les riffs, avec quelques fulgurances Thrashy bien senties, restent assez communs, mais les agencements sont malins. Les compos sont des tableaux massifs qui prennent de la place, avec de grandes lignes épaisses faites au pinceau. La galerie est parfaitement hétérogène. La dernière pièce, Ascendency, réserve un final avec une des meilleures montées en puissance de ces dernières années. Quand les Allemands seront en maîtrise totale de leurs respirations et de leurs influences, ils feront péter la banque.

Rivers of NihilWhere Owls Know My Name - (Metal Blade Records)

Storyteller : Il n'y a pas que les hiboux qui se doivent d'écouter les Américains de Rivers of Nihil. Ils prouvent que le Death Metal possède une palette de sonorités très large et en explorent de nombreux recoins. Des blasts, des voix claires, du saxophone, des passages plus sombres, du vocoder, nous embarquons pour un voyage d'un tropique à un autre, du Cancer au Capricorne pour être précis. On découvre des titres variés, prenants et qui vont solliciter les capacités de projection de l'auditeur sans jouer la carte de l'intello inabordable.

Anachronism - Orogeny - (indé)

Gazag : On savait depuis 2015 que Anachronism était torturé, avec son EP Reflecting The Inside qui laissait transparaitre un certain trouble intérieur (sic). Mais de là à chasser sur les terres d’Artificial Brain, la blessure semble profonde. Orogeny est chaotique. Ici, personne ne prévient personne. Pour trois musiciens dans le lineup, ils sonnent comme quinze. Le monde est retourné, mais les lois physiques restent les mêmes. En occultant certains plans calmes dispensables, les Suisses mènent brillamment leur barque dans ce récif aux terminaisons acérées, à fleur d’eau et traitres. Les bonnes moeurs demandent de pointer la dissonance vers le bas. Celle d’Orogeny est dirigée vers le haut (même si le monde est retourné - il faut suivre). La carcasse maltraitée trouve l’énergie pour tendre le bras, en signe d’espoir. Puis arrivent, avec fatalité, les coups de basse, pour immerger à nouveau le mourrant. La prod laisse traîner la possibilité d’une fin heureuse à ce naufrage, en prenant garde de ne pas étouffer l’auditeur à chaque convulsion. Anachronism continue sa transformation. L’identité se fait de plus en plus précise, avec un CD bordélique, taillé pour les apnéistes, mais assez stable et aéré pour laisser passer un courant d’air et ramener les curieux.

Irreversible Mechanism - Immersion - (Blood Music)

Gazag : La carte postale de cette sélection. Larguez les amarres, démarrez les moteurs, décollez. La version 2018 d’Irreversible Mechanism dérive et propose un voyage inattendu. Aucun morceau n’affiche de destination précise, mais les enchevêtrements de plans ambiants, de blasts, de chant clair et de guitares filantes surprennent sans jurer. Les lignes mielleuses sont couplées à un riffing fourre-tout qui tient debout, grâce à une prod aux angles obligatoirement parfaits, par contrainte. Même si certains décrochages sont à déplorer au cours des diverses péripéties, même si le chant vénère est sacrément mauvais, même si le CD aurait pu faire quinze minute de moins, le récit Homérien futuriste conserve ses objectifs : l’élévation, sa plénitude et ses turbulences. Sans spoiler, la fin est bien.

Centaurus-A - Means of Escape - (indé)

ZSK : 9 ans après l’excellent Side Effects Expected sorti chez Listenable, le groupe allemand Centaurus-A a enfin signé son retour. En faisant d’ailleurs une « Kriegsmaschine » avant l’heure, balançant l’intégralité de son deuxième album sans prévenir, qui lui cependant était pressenti depuis des années. Après un premier album plutôt « soft » - et donc très accrocheur - dans un registre Tech-Death teinté de Thrash, Centaurus-A n’a pas tellement changé mais complexifie légèrement son propos. Il en résulte un Means Of Escape à nouveau très efficace, multipliant les compos percutantes et bien senties. La formation n’a donc rien perdu de son efficacité, même si ce second méfait n’est pas parfait, étant un tantinet long et donc légèrement lassant, sans véritable tube. Mais pour qui recherchait un Tech-Death pas trop prise de tête et qui dégomme bien, Centaurus-A est un nom à (re)découvrir.

EP qui a sa place dans le top album :

Cryptopsy - The Book Of Suffering - Tome II - (Hammerheart Records)

ZSK : Trois années après le Tome I, Cryptopsy ressort de sa tanière et nous livre enfin du nouveau son, avec quatre nouveaux morceaux. Et sans surprise, il confirme s’il le fallait encore qu’il s’est bien repris et relevé après le très disgracieux The Unspoken King, dans la lignée de l’album éponyme de 2012. On ne change donc pas grand-chose par rapport au Tome I, mais on en redemande déjà. Certes, le groupe est devenu assez moderne à sa manière, et on se situe bien loin d’un None So Vile désormais, même si époque et contexte ont changé… Tout le monde ne s’en contentera pas, mais il faut bien avouer que dans sa forme actuelle, Cryptopsy déboite méchamment. Toujours aussi à l’aise dans les changements de plans incessants et les blasts bien placés, Cryptopsy continue à nous pilonner les oreilles avec un Death technique bien senti, et toujours très brutal, avec un chant agressif et volubile. Il ne faut donc rien attendre d’autre qu’un petit catalogue archi jouissif de compos de Cryptopsy post-The Unspoken King, et le groupe canadien ne faiblit pas en inspiration. Peut-être qu’on aurait préféré un vrai nouvel album trois ans après le premier EP, mais on va aisément déguster encore et encore cet EP qui ratiboise avec beaucoup d’énergie et de panache !

Single prometteur :

Cynic - Humanoid - (Season Of Mist)

Nostalmaniac : Après le micmac de 2015 (Reinert avait annoncé la fin du groupe avant un démenti de Masvidal entrainant une situation à la fois génante et obscure), on croyait alors Cynic définitivement hors-circuit, Masvidal se concentrant sur un projet solo comme pour tourner la page. Et pourtant, Cynic (avec le batteur Matt Lynch) a sorti un single prometteur et réussi dans la continuité de « Carbon-Based Anatomy » et « Kindly Bent to Free Us » qui laisse entrevoir un nouveau chapitre excitant. Un nouvel album devrait sortir cette année, toujours chez Season of Mist.