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Album

09/12/14 - U-Zine

Faceshift

Reconcile

LabelBlack Lodge Records
styleMetal gothique
formatAlbum
paysSuède
sortiejanvier 2008
La note de
U-Zine
5/10


U-Zine

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A en croire la fiche de présentation que le label donne avec le cd promotion, le groupe dont je dois vous parler se situe quelque part entre l’obscurité de Paradise Lost, les riffs artistiques de Killswitch Engage, les refrains de Linkin Park et la force de Soilwork. N’étant pas une grande spécialiste de ces groupes, je suis allée me renseigner tout de même, histoire de ne pas dire de bêtises...
D’abord, Paradise Lost. Si l’on considère le coté aéré et mélodique, effectivement, on peut peut-être faire un rapprochement. Par contre, point de vue intensité, on est encore loin du compte. Gare à celui qui me compare la voix de Nick Holmes avec celle de Timo Hovinen ! Comme vous le dites… Rien à voir ! Passons pour cette première comparaison…
La suite, en revanche, me parait un peu plus compliquée. Je n’arrive pas à voir la ressemblance avec Killswitch Engage dans la mesure où ce dernier est un tantinet plus « brutal » (tout est relatif bien évidemment !) et un peu plus inspiré. De même, le rapprochement avec Linkin Park me semble peu approprié car je n’entends ici aucune pointe néo. Venons en finalement à Soilwork et, oh surprise, ça n’a rien à voir !
Forcément, une fois ces détails remarqués, lorsque vous écoutez le cd de Faceshift pour la première fois, vous êtes un peu à coté de la plaque. Comment vous décrire alors « Reconcile », leur premier album ?

Je pourrais faire cela en vous parlant simplement du groupe et de ses origines mais, là encore, cette solution me fait défaut. Si je vous dis que Faceshift émerge tout droit de Eternal Oath, une ancienne formation de death métal mélodique, et que je vous fais écouter un titre de cet album, vous n’y comprendrez pas grand-chose de plus que moi. C’est ce qui s’appelle une reconversion radicale ou presque…
Il reste quelque chose d’Eternal Oath : ses membres et son coté mélodique. Faceshift porte donc bien son nom. Si l’aspect plus agressif est mis de coté, c’est au profit d’une musique plus posée, plus harmonieuse mais aussi beaucoup moins dynamique. Assez linéaire, « Reconcile » a eu du mal à convaincre mon oreille difficile. Les mélodies sont jolies mais pas assez prenantes (en ce qui me concerne). Des morceaux comme « The Dark Domain », « Greater Than I», se détachent en proposant quelques cassures et moments sympathiques. Cependant, d’autres, tel « Chokehold », ennuient fermement. Je ne vous parle pas du chanteur qui visiblement souffre d’un problème de justesse et autant dire que cela n’aide pas à faire remonter la cote du groupe. « My Own Demise » et « The Graving » tentent de rattraper cela avec l’intervention d’une chanteuse mais, vu mon goût pour les chanteuses, ça ne fait qu’aggraver la chose. Tout cela devient pompeux à souhait !

Grand pas pour Eternal Oath mais petit pour Faceshift, si j’ose m’exprimer ainsi. J'aimais autant ce que faisait l’ancienne formation. Après, chacun suit la voie qu’il souhaite et je ne peux que féliciter ces suédois dans leur choix. Néanmoins, il m’en faudra plus pour que j’accroche à cette nouvelle direction. Faceshift doit creuser bien plus que ça ses compositions pour en tirer quelque chose d’aussi fort que du Paradise Lost ou, même tout simplement, faire valoir sa propre marque musicale.

1. Reality/Fatality
2. My Own Demise
3. Self Appointed Victim
4. No Cure Sickness
5. Live The Lie
6. The Dark Domain
7. Chokehold
8. Reconcile
9. Greater Than I
10. The Graving
11. Bound
12. Conclusion