Live reports Retour
samedi 4 mars 2017 - Sleap

Netherlands Deathfest 2017 - Jour 2

013 - Tilburg

Sleap

Benjamin. Live reporter et chroniqueur occasionnel dans divers genres (principalement extrême).

Jour 2

Sleap : Et, comme annoncé ici, le réveil est effectivement très douloureux. Surtout que les concerts commencent dès 13h30 pour cette seconde journée de festival. Il s’agit certainement de la plus chargée du week-end, et cela commence comme il y a deux ans :

Disavowed

Sleap : C’est en effet les locaux de Disavowed qui ouvrent cette seconde journée dans la grande salle, exactement comme au Neurotic Deathfest 2015. Et, contrairement à ce précédent concert, la salle est nettement moins remplie.
Il y a cependant bien assez de monde pour que le vocaliste Robbe Kok puisse slammer à nouveau dans le public. Et c’est d’ailleurs ce qu’il s’empresse de faire dès le très bon Reason Rejected qui ouvre le set. Un son excellent et des musiciens beaucoup plus en forme que le public, c’est le moins que l’on puisse dire… Quelques têtes qui remuent, un ou deux poings qui se lèvent, pas plus. Je repère tout de même Anthony de Gorgasm qui semble très heureux de (re)voir en live ses collègues hollandais. Après un énième tour de fosse porté par le public, le chanteur remonte sur scène pour la terrible doublette finale Biased Existence / Stagnated, extraite du « dernier » album du groupe (bonne nouvelle pour les fans, le nouveau arrive enfin cette année… du moins c’est ce qu’ils disent…). Bien que moins intense qu’il y a deux ans, ce set de Disavowed me met en jambe pour la journée. Fort sympathique !

Dead Congregation

Sleap : Je vais enfin avoir l’occasion de dire autre chose que d’habitude pour ce live report de Dead Congregation. Mais ce n’est malheureusement pas une bonne nouvelle… C’est en effet la première fois que je suis déçu d’un set des Grecs. Non pas que le son soit mauvais (loin de là), non pas que le public ne soit pas au rendez-vous, ni que les musiciens ne soient pas en forme ou que le cadre soit inadapté. Rien de tout ça.
C’est simplement… Beaucoup trop court ! Là où Dead Congregation avaient bénéficié d’un créneau bien plus avantageux il y a deux ans ici-même, les Grecs sont les seconds à ouvrir cette journée. On a donc droit à 35 petites minutes de set qui ne permettent pas au groupe de nous interpréter assez de pépites. Je suis tout de même content d’enfin réentendre le véritable enchainement Promulgation of the Fall / Serpentskin (là où le premier morceau s’enchainait auparavant avec un titre qui collait beaucoup moins). L’ultime Graves of the Archangels me donne également le sourire, mais cette fin en queue de poisson reste tout de même impardonnable. Pas de Vomitchrist, et surtout pas de Teeth into Red ! Mais où va le monde… Première déception de la journée…

Myrkskog

Sleap : Heureusement, après une petite pause de 20 minutes, l’un des concerts que j’attends le plus du week-end s’apprête à débuter. Placé au second rang, je trépigne d’impatience de voir enfin l’un de mes groupes norvégiens préférés sur scène. Après une période d’hibernation de je ne sais combien d’années, Myrkskog avait discrètement refait surface autour de 2014 – 2015 mais ne s’aventurait guère hors de Norvège. Le changement de line up de Morbid Angel – groupe dans lequel le frontman de Myrkskog officiait depuis quelques années – aura donc été doublement bénéfique, permettant aux Norvégiens d’être à nouveau plus actifs.
Et, comme je l’espérais, le massacre (hihi) commence sur Domain of the Superior, titre d’ouverture du second – et meilleur – album du groupe. Le temps pour l’ingé son de comprendre ce qui lui arrive, et le son ne tarde pas à être au poil. La seconde guitare aurait gagnée à être légèrement plus en avant, mais je chipote encore. Il n’y a pas à dire, Destructhor a autrement plus de prestance dans son groupe d’origine qu’avec Morbid Angel. Contrairement à son poste de guitariste rythmique chez les géants suscités, Destructhor est ici le centre de l’attention. Vocaux toujours aussi inhumains, présence scénique indéniable, et surtout un jeu de guitare en aller extrêmement véloce et incisif. Mais pour ma part, je lorgne tout autant du coté de Nils (batteur émérite de Aeon) dont le jeu millimétré et surpuissant n’a pas perdu de sa superbe. Fort d’uniquement deux albums – d’une qualité exemplaire – le groupe nous gratifie d’une setlist parfaitement équilibrée qui se termine par une triplette des plus assassines : Utter Human Murder / Deathmachine / Bleeding Wrist ! Quelle claque ! Quasiment aux barrières, je ne prête pas trop attention à ce qui se passe dans le public, mais j’ai l’impression d’être le seul à exulter autant. Mais qu’importe, il s’agit là d’un de mes meilleurs moments du festival. J’ai enfin vu Myrkskog, et le groupe était à la hauteur de mes attentes (et Dieu sait si elles étaient élevées) !

Tsjuder

Sleap : Là encore, petite pause bien méritée avant le gros enchainement de cette seconde journée. Et celui-ci commence par un autre groupe norvégien, radicalement différent : Tsjuder. À ma grande surprise, le set débute par Slakt, l’un des morceaux les plus Thrashs et expéditifs de leur discographie. D’ordinaire, le groupe garde ce genre de brûlots pour le milieu, voire la fin de set, et on comprend pourquoi. Malgré son coté entrainant, le public est encore très timide et cela n’a pas du tout l’effet escompté. Pareil pour l’excellent Helvete et son final fédérateur, quasiment personne ne bronche dans l’assemblée. Il faut attendre le « nouveau » titre Demonic Supremacy pour que la fosse daigne enfin commencer à remuer. Pas trop tôt ! En revanche, à partir de ce moment du concert, l’atmosphère dans le public devient clairement électrique. Un pit assez petit mais rempli de fans – les Français sont d’ailleurs encore une fois à l’honneur. Le charisme des trois musiciens sur scène n’est évidemment plus à prouver, mention spéciale au batteur AntiChristian et son attitude toujours aussi Rock’n’Roll.
Cependant, un élément non négligeable vient assombrir ce show : le son. Il s’agit clairement d’un des plus mauvais du week-end. Tantôt trop de basse, tantôt pas de basse du tout. Cela à tel point que Nag délaisse carrément son instrument lors de Kaos et Kill for Satan pour se consacrer uniquement au chant. Et, même s’il est plaisant de le voir occuper la scène d’une toute autre manière que d’habitude, l’aspect sonore en prend tout de même un coup… Heureusement, le bon public atténue un peu la déception. Il s’agit assurément d’une des meilleures ambiances dans la fosse de tout le week-end. C’est finalement un show en demi-teinte parmi tous ceux de Tsjuder auxquels j’aie pu assister, mais je passe globalement un assez bon moment. Après la classique reprise de Sacrifice, il est temps d’aller investir la seconde salle…

Kerasphorus

Sleap : Plus qu’une curiosité, Kerasphorus constituait une véritable attente pour moi, mais aussi pour bon nombre de mes compatriotes. Malheureusement, l’espoir va vite retomber. Premièrement, le set des Américains se chevauche beaucoup trop avec celui de Death Toll 80k dans la troisième salle, et je ne peux donc assister qu’à la première moitié. Deuxièmement, ce début de set est justement constitué des deux morceaux de Necronaut, que je trouve bien en dessous de l’EP Cloven Hooves… Et troisièmement, l’élément le plus flagrant : qu’est-ce que c’est que ce son ?! Une vaste blague. Mis à part les intros, breaks et autres moments plus pesants ou marqués, les riffs sont noyés dans une bouillie de basse insupportable. Je n’évoque pas l’aspect visuel – cagoules bien moulantes pour les trois membres – ni la présence scénique qui est tout simplement inexistante. Même en tant que fan invétéré de la carrière de Pete Helmkamp, je ne peux vraiment rien trouver de positif à ce show. L’une des plus grosses déceptions du week-end, ni plus ni moins.

Death Toll 80K

Sleap : Heureusement, l’enchainement se poursuit dans la troisième salle pour l’un des autres shows que j’attends le plus du festival : les Finlandais de Death Toll 80k ! Histoire d’en éclairer certains sur ce que représente le groupe pour moi : leur full-length Harsh Realities est tout simplement la plus grosse claque Grindcore que j’aie prise depuis le World Extermination d’Insect Warfare, ni plus ni moins. Inutile de vous dire à quel point je trépigne de voir les Finlandais en live.
Et devant un parterre assez clairsemé – mais blindé de fans – le groupe fait son entrée en remerciant Immu, organisateur du Finnish Death Metal Maniacs, présent dans l’assemblée (non mais qu’attend-il pour les booker à son festival ?!). Et, je vous le concède, cet enchainement entamé depuis Tsjuder s’avère véritablement être l’enchainement des sons pourris. Tout est très étouffé et on peine vraiment à discerner les riffs, je n’imagine pas le calvaire pour ceux qui ne connaissent pas le groupe… Et pour couronner le tout, après seulement quelques minutes de set (dont le monstrueux Nothing in Common), le guitariste pète une corde. Une pause de plusieurs minutes qui ampute donc le set de pas mal de morceaux…
En revanche, lorsque le show reprend, c’est tout simplement l’apocalypse. La plupart des fans – dont une majorité de Français – s’élancent dans le pit pour un cassage de gueules dans les règles de l’art. Et le point d’orgue de cette débauche de violence est évidemment atteint lors du tube intersidéral No Escape. Je ne peux malheureusement pas vous décrire ce qui se passe sur scène tant je suis occupé à tout dégommer dans un rayon de 100 kilomètres autour de moi, comme la plupart de mes compatriotes. Le carnage se termine sur le titre éponyme Harsh Realities enchainé avec une putain de reprise de Fear of God ! Un régal ! Malgré ce son en carton, nous passons assurément l’un des meilleurs moments de la journée en compagnie du quatuor finlandais. En espérant les revoir un jour en petite salle avec un son un peu plus adéquat !

Defeated Sanity

Sleap : Changement radical, autant en termes de composition qu’en termes de son. Les Allemands de Defeated Sanity nous ont en effet concocté un show assez spécial pour cette date au Netherlands Deathfest. Ce sera donc un set quasi-intégralement ‘Cynic worship’ qui va nous être proposé ce soir. Toute la partie prog old school de leur dernier album Dharmata constitue donc la majeure partie de leur set. Et, bien que la qualité d’exécution soit impressionnante, je ne parviens pas trop à rentrer dans le show. Tout comme ce que j’avais éprouvé en entendant la version studio, je ne me sens pas en face du véritable Defeated Sanity. On a affaire à un excellent groupe hommage à la scène Death technique début 90’s, mais rien de plus. Et là où un groupe comme Gruesome assume parfaitement rendre hommage une période ou un groupe précis, une formation comme Defeated Sanity possède déjà un son et une patte bien à elle (ce qui est extrêmement rare et respectable dans une scène aussi générique que la scène Brutal Death actuelle). C’est comme si le groupe avait abandonné son style si personnel pour uniquement s’amuser à retranscrire ses influences musicales de manière hyper scolaire.
Je ne crache pas dans la soupe, je suis également client du registre Death prog 90’s, mais j’avoue ne pas être très emballé. De plus, la présence scénique de Max Phelps – guitariste / chanteur live de Cynic et Death to All – est toujours aussi inexistante, d’autant plus lorsqu’il n’a pas de guitare entre les mains. Néanmoins, je me délecte du jeu de batterie toujours aussi fourni de Lille Gruber, quelle virtuosité ! Il en est d’ailleurs de même pour le bassiste et la paire de guitaristes dont les mouvements de doigts sont tout simplement indescriptibles.
Mais malheureusement, je ne suis globalement pas exalté par ce ‘special set’ des Allemands. Même la reprise de Killing Spree à la sauce Human en fin de concert ne parvient pas à m’enthousiasmer. En espérant retrouver très bientôt le Defeated Sanity que je chéris depuis tant d’années : celui d’un Brutal Death, certes extrêmement bien composé, mais avec une ambiance et un son bien à lui.

Nifelheim

Sleap : Là encore, changement radical en revenant dans cette salle principale. Après les enchevêtrements de riffs ultra alambiqués, place aux skank beats et aux tremoli old school agrémentés de vocaux arrachés et bestiaux. Pressage d’oranges invisibles garanti ! Après deux excellents shows en open air l’année dernière, il est temps de voir ce que vaut Nifelheim en salle.
Eh bien ma foi, je n’ai pas grand-chose à dire de plus. C’est encore une fois terrible ! Quelles que soient les circonstances, les cinq suédois font toujours preuve d’une agressivité et d’une puissance sans limites. Les habituels tubes comme Storm of the Reaper ou Satanic Sacrifice sont bien là, avec toujours un pic de violence dans la fosse lors du ‘tubesque’ Sodomizer. Une fosse qui fait également partie des plus sauvages du week-end dans cette grande salle. De très loin la meilleur ambiance dans le pit, ex-aequo avec le show de Tsjuder (sauf que cette fois, le son est au rendez-vous) ! Petite chose notable : en plus des deux jumeaux Gustavsson, véritables icones du groupe, le nouveau batteur live n’est autre que l’un des deux frères Gustafsson (avec un « f » cette fois) de Vomitory.
En dehors de ça, rien de bien particulier à ajouter. Un show de Nifelheim comme ils savent les faire : bestiaux, sauvages, kitsch, passionnés, le tout dans une bonne humeur caractéristique. Clairement l’une des meilleures ambiances de la journée. À la revoyure !

Candlemass

Sleap : Je passe le show de Sinister – où je reste uniquement quelques minutes le temps d’entendre Sadistic Intent – pour me concentrer sur l’un des gros événements du week-end : le set spécial de Candlemass ! Les Suédois, têtes d’affiche de cette seconde journée, s’apprêtent en effet à nous interpréter leur chef-d’œuvre Nightfall dans son intégralité.
Et dès les premières secondes de Gothic Stone, personne ne répond plus de rien. Quel plaisir d’enfin entendre The Well of Souls en live ! Malgré ma voix déjà cassée depuis hier, je participe tant bien que mal à l’immense chorale alcoolisée que constitue le public de ce soir. Un public au diapason, bien que chantant complètement faux. Je remarque d’ailleurs que les musiciens de Nifelheim sont également dans la fosse, et dans le même état que le reste du public. Un régal ! Les moments plus solennels ainsi que les interludes sont parfaitement restitués en live, et le son est évidemment parfait là où je suis placé. Seul bémol : en plus de l’absence de Messiah au chant (il ne faut pas croire au Père Noël), Leif Edling, bassiste et véritable tête pensante du groupe, est une nouvelle fois absent pour ce concert. Son remplaçant, le claviériste d’Opeth, se débrouille très bien, mais cela fait toujours un petit pincement de ne pas voir le Maitre sur scène avec son groupe.
En dehors de ça, c’est sans surprises un show magistral auquel nous assistons ce soir. Un public totalement dévoué (j’ai encore la voix cassée) et une setlist évidemment parfaite. La messe s’achève sur un Bewitched d’anthologie repris par la salle toute entière avant que je ne m’éclipse pour vite rejoindre la troisième scène. Le marathon continue…

Cianide

Sleap : Après une journée comme seul le Netherlands Deathfest sait les concocter, je suis dans un état de fatigue plus qu’avancé. Mes jambes sont en compote à force de courir dans tous les sens, j’ai des courbatures de partout à cause des différents pits, et je ne parle même pas de ma voix… Cependant, la journée n’est pas encore terminée, et le clash Ghoul / Cianide qui se déroule en ce moment n’arrange pas les choses. Étant sur de revoir les fous furieux de Ghoul au Hellfest 2017 (avec une ambiance encore plus déjantée), je décide donc de foncer voir Cianide que j’attends depuis si longtemps en live.
Le show a déjà débuté lorsque j’arrive et, à ma grande joie, c’est Mindscrape, premier morceau du premier album, qui débute lorsque je pénètre dans la troisième salle. Je me fraye un chemin jusqu’à quelques centimètres de Mike Perun pour pleinement m’imprégner du set des Américains. Malheureusement, mon état ne me permet pas de participer à la guerre qui se déroule dans la fosse. Je ne pensais pas voir un public aussi assoiffé de sang pour un concert du trio de Chicago, cela fait plaisir. Surtout que la setlist, très variée, se concentre principalement sur les titres groovies et expéditifs des différentes périodes du groupe. Bien que seulement trois titres des deux premiers albums soient joués ce soir, je constate que ce sont bel et bien les morceaux les plus ‘basiques’ qui font mouche en live. Avec un public aussi déchainé, inutile d’interpréter des titres Death Doom plombants (malgré leur qualité bien supérieure). Ce sont donc les punchies Divide and Conquer ou Desecration Storm qui constituent, à ma grande surprise, les meilleurs moments du concert. L’hymne Death Metal Maniac est d’ailleurs dédicacé à Immu au premier rang (organisateur du Finnish Death Metal Maniacs). En dépit d’un état physique lamentable, je prends donc une énorme claque en compagnie du power trio. J’aurais évidemment apprécié plus de morceaux des deux premiers albums, mais le public, le son et l’ambiance générale m’auront largement fait oublier cette petite frustration. Une pure mandale !

General Surgery

Sleap : Après les avoir raté je ne sais combien de fois, c’est finalement au second Netherlands Deathfest que j’aurai l’occasion de voir enfin General Surgery ! Il s’agit de l’un de mes ‘Carcass-like’ favoris et malgré la fatigue, je suis tout excité à mon entrée dans cette seconde salle.
Celle-ci est pleine à craquer, même en cette toute fin de soirée, et dès l’arrivée des chirurgiens suédois, c’est l’effervescence ! Bien qu’à l’étroit sur cette petite scène, les cinq musiciens parviennent à beaucoup se déplacer durant le set. Aucun membre n’est en retrait. J’aurais bien aimé voir le chanteur original sur scène, mais son remplaçant Erik assure très bien. Le frontman ne cesse de jeter des regards schizophréniques dans toutes les directions, et son timbre colle parfaitement aux compositions. La setlist est d’ailleurs très bien équilibrée, alternant parfaitement entre les deux excellents full-length du groupe (Restrained Remains, If these Walls could Talk, Deadhouse ou encore Fulguration…). De plus, nous avons également droit à deux titres du culte EP Necrology, certainement la sortie la plus ‘Carcass worship’ du groupe. Un régal !
Après un rappel sur Lab Rat (issu du split avec les autres excellents The County Medical Examiners), je quitte la salle épuisé mais comblé.

***

Cette journée fut définitivement la plus éreintante du week-end. Autant de tueries en si peu de temps, ça devrait être interdit ! Si je ne devais retenir que 3 concerts aujourd’hui je citerais Myrkskog, Candlemass et Cianide. Mais malgré divers soucis de son dans les trois salles, la qualité fut presque tout le temps au rendez-vous. Maintenant une bonne nuit de sommeil, je vais en avoir besoin…

Jour 1.
Jour 3.