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samedi 23 juillet 2016 - Team Horns Up

Ragnard Rock Festival 2016 - Jour 2

DANS LES PRÉS - SIMANDRE-SUR-SURAN

Team Horns Up

Compte groupé de la Team Horns Up, pour les écrits en commun.

Après une première journée intéressante avec son lot de déceptions, de découvertes et de confirmations, on attaque une deuxième journée qui s'annonce bien remplie pour notre équipe sous un soleil toujours aussi généreux. Une journée qui commence néanmoins avec une bien mauvaise nouvelle aux abords de la Heim Stage...


The Moon And The Night Spirit
Heim Stage
13:00

Dolorès : J’ai rarement été plus déçue dans ma vie que lorsqu’on m’a annoncé leur annulation. La chanteuse n’ayant plus de voix, nous n’avons pas eu la chance d’assister à leur prestation…


Acus Vacuum
Odin Stage
14:25

S. : C’est en quelque sorte une séance de rattrapage, puisque les Belges ont déjà fait un set hier sur la Heim, que j’ai raté, étant occupé sur les scènes principales. Etant donné que The Moon and the Nightspirit a annulé au dernier moment (à mon grand regret), c’est donc à Acus Vacuum que revient l’honneur d’ouvrir le bal ce samedi. Cette formation produit une musique folklorique très typée médiévale, instrumentale, entraînante et envoûtante. La principale « attraction » de leur prestation est la présence d’une danseuse au déhanché hypnotisant, venant combler le vide créé par l’absence de chant. Au final, l’alchimie fonctionne à merveille, l’un n’allant pas sans l’autre. Le groupe est très proche de son public, en communiquant, en organisant un wall of death, en lançant quelques gourdins gonflables et va même payer une tournée de vin et d’hydromel aux personnes du premier rang. Une ambiance bon enfant, rythmée et dynamique.

 


Allobrogia
Thor Stage
15:00

Hugo : La nuit fut très courte, et quelle déception que l'annulation de The Moon & The Nighspirit, un des groupes que j'attendais le plus ! C'est donc fatigué et déçu que je me rend devant le concert des locaux d'Allobrogia, dont certains chroniqueurs me font l'éloge depuis quelques temps maintenant. Et il faut avouer que le groupe affiche déjà un certain professionnalisme, en proposant un set très plaisant et humain. N'étant arrivé malheureusement qu'au milieu du concert, je retiendrai particulièrement le titre "Imbolc", un tube en puissance, avec ses superbes chœurs qui me restèrent en tête un bon bout de temps. Ajoutons à cela une fin a capella assez "osée" mais juste, et clairement honorable. Voici donc une formation prometteuse à suivre, et à revoir en salle rapidement.
Étant appellé ailleurs et fatigué, je louperai malheureusement le concert de Griffon. Désolé les gars, ce n'est que partie remise !

Nostalmaniac : Notre cher S. nous avait chaudement recommandé d'aller voir le combo savoisien et j'avais écouté quelques morceaux de leur dernier opus qui ne m'avaient pas déplu, bien que le Black Metal ne soit plus mon style de prédilection. En tout cas, une chose est sûre, Allobrogia (dans lequel on retrouve Avgruun de Himinbjorg et Caïnan Dawn) n'est pas un énième clone d'un groupe de la première ou seconde vague qui va me rappeler pourquoi je suis en froid avec le Black Metal. Leur enracinement est indéniable. À travers leur logo bien sûr, mais aussi dans les paroles (uniquement en arpitan, une langue romane à part entière). Ce qui apporte une relative authenticité et une certaine fraicheur à leur Black résolument païen et puissamment évocateur. Il faut bien dire que je suis impressionné par la prestation du groupe à une heure qui n'est pas facile (le soleil est bien présent). Les chœurs résonnent à merveille avec les montagnes qui nous entourent. On retrouve de la hargne, de la colère, mais également de la mélodie. À l'image d'un "Imbolc" qui prend aux tripes. Un concert très convaincant avec un son correct qui donne envie de revoir le groupe dans des conditions peut-être plus intimistes. O Nemeton, lé ayôy l'on vi!!!

S. : Voilà un groupe qui commence à ne plus avoir de secret pour moi, les ayant vu à de nombreuses reprises en terres rhônalpines, que ce soit dans leur fief chambérien ou à Grenoble. Les Savoyards vont tout simplement délivrer un set excellent du début à la fin, en proposant des compositions puissantes, percutantes avec quelques-uns de leurs meilleurs morceaux. Je pense notamment au premier joué, « Alban Eilir », qui pose direct l’ambiance avec son côté sombre, autoritaire et empli de mysticisme, le fier et conquérant « Imbolc », jusqu’à conclure avec l’épique et troublant « Sol Invictus » (qui me tarde d’ailleurs d’entendre en version studio, celui-ci n’étant sur aucune de leurs productions actuelles). Je note également un point très positif par rapport aux précédents concerts auxquels j’ai assisté : les chants clairs sont relativement justes, loin de la cacophonie de l’Ampérage ou du Brin de Zinc. Bref, un show rondement mené, grâce au son très bon, même si leurs flambeaux ont failli mettre le feu à un ampli dans le pit ! Total support.

 

Setlist Allobrogia : 
Alban Eilir
Sonnocingos
Sapaudiae Nostra
Sol
Dyablyo
Imbolc
Sol Invictus

 


Griffon
Odin Stage
15:35

S. : Avec l’image du clébard qui va me rester dans la tête à chaque fois que je vois leur nom, difficile d’entrer dans le set de Griffon. Pourtant, les Parisiens ne sont pas là pour déconner avec leur Black Metal pur et dur. Après quelques morceaux, j’y vois quelques similitudes avec Endstille, avec cet esprit guerrier, en alternant des titres rapides avec d’autres plus mid-tempo, mais je décroche petit à petit, ayant la sensation d’écouter quelque chose de trop commun. Cela dit, je reconnais la qualité d’interprétation de cette formation encore jeune, avec un potentiel à exploiter. Je demande à revoir ultérieurement.

Schifeul : Mon samedi commence avec les parisiens au visage couvert de sang de Griffon. Les lascars ont pas mal pris de bouteille et d’assurance depuis la première fois que j’ai pu les voir. Ici, malgré la hauteur de l'événement, ils s’en sortent parfaitement et arrivent à bien captiver la foule de leur black à relent pagan parsemé des hooohooohooo que j’affectionne tant. Pourtant Griffon n’a pas joué dans sa zone de confort en sortant d’entrée de jeu Souviens toi, Karbala, titre issu d’un split à venir, avant de retourner en terrain connu avec Wig Ah Wag tiré de l’Ep du même nom sorti en 2014. Le reste de la set list sera exclusivement réservé à leur premier album sorti plus tôt cette année, qui passe très bien en live. Très bonne lancée pour ce samedi qui sera définitivement riche en excellentes prestations.

 

Setlist Griffon :
Souviens toi, Karbala
Wig Ah Wag
La cité est perdue
Har HaKarmel
L'arbre blanc
Tout est accompli

 


Skiltron
Thor Stage
16:20

Shawn : Place désormais à Skiltron. Le groupe fait presque figure d’exception sur l’affiche du Ragnard Rock puisqu’il s’agit là d’un groupe orienté autour du power metal avec des influences celtiques. Un peu à la manière de Grave Digger (des Allemands qui s’imaginent Ecossais), Skiltron est un combo qui nous vient d’Argentine et qui nous raconte l’Histoire de l’Ecosse. Si la démarche est louable, on peut néanmoins s’interroger sur son bienfondé et sa légitimité. Bref, Skiltron, c’est surtout des gros hymnes épiques avec le chant heavy haut perché de Martin McManus qui a rejoint le groupe l’an dernier. Notons par ailleurs la présence dans leurs rangs d’un petit Français : Pereg à la cornemuse et flûte, et également membre de … Boisson Divine (comme quoi, tout est lié !). Les Argentins nous livreront une bonne prestation, mais qui restera dans les annales probablement plus pour son coté kitch heavy/power assumé que par son intégrité. Cliché, mais sympathique donc.

S. : On peut dire qu’ils en ont fait du chemin pour atterrir jusque dans les terres du Revermont. Skiltron nous vient tout droit d’Argentine, pays pas forcément coutumier de l’esprit Pagan/Folk. C’est d’ailleurs la première fois qu’ils jouent en France (et seront de retour en septembre). Dans un sens, ce groupe est un mélange des genres et propose quelque chose d’assez atypique : une sorte de Celtic Power Metal, un Helloween avec de la cornemuse, histoire de caricaturer. En tout cas le vocaliste est assez charismatique et met du cœur à l’ouvrage en lançant ses cris Heavy retentissant dans toute la contrée. Bon, ça change du reste, c’est divertissant, mais ce n’est pas ma tasse de thé.

 

Setlist Skiltron :
Brosnachadh
Bagpipes of War
By Sword and Shield
The Bonfire Alliance
The Brave's Revenge
Hate Dance
Lion Rampant
The Vision of Blind Harry
Skiltron
It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll) (AC/DC cover)

 


Grai
Odin Stage
17:10

S. : Comment ne pas penser à Arkona en voyant se produire Grai ? Les similitudes sont nombreuses : ils sont originaires de Russie, ils officient dans le registre Pagan/Folk et la partie vocale est assurée par une demoiselle aux cheveux blonds. Mais comme je n’aime pas Arkona, je n’aime pas non plus Grai. Ceci étant, je reconnais la bonne aisance des musiciens sur scène, en particulier la chanteuse, très proche de Masha avec son dynamisme et son entrain, n’hésitant pas à haranguer la foule.
En attendant que cela se termine, je pense déjà à Forteresse, s’installant sur la scène d’à côté…

 

Setlist Grai :
1. Интро
2. Буря
3. Антипостунь
4. Млада
5. Пшено
6. Лешак
7. Береза
8. Крепкая охота
9. Мара
10. ОЗР
11. Борода
12. Сенокос

 


Forteresse
Thor Stage
18:00

Dolorès : Bien qu’il y ait peu de groupes de Metal qui étaient la raison de ma venue sur le festival, Forteresse en faisait partie. Tengger Cavalry était à l’origine programmé, l’exotisme chinois Folk a été remplacé par le patriotisme québécois Black. J’aurais aimé les voir également mais ce ne sera que partie remise.
Je n’apprécie pas toute la discographie de Forteresse mais il faut avouer que le dernier album a eu de quoi retourner pas mal de monde, dont certains qui, comme moi, ont retourné leur veste quant à leur appréciation du groupe. C’est donc en presque-néophyte que je me rends devant la scène (même si j’aurais aussi été curieuse de voir Trobar De Morte, jouant à la même heure côté village viking).
Sans que cela ait été une catastrophe, il faut avouer que leur prestation n’était pas parfaite. Bien que les riffs, la puissance et l’intention aient été là pendant tout le concert, j’ai eu du mal avec le son de leur batterie (notamment la caisse claire si mon souvenir est bon), qu’on entendait au premier plan, et qui n’était pas toujours très bien maîtrisée et tenue dans les blasts. D’autres éléments sont venus parasiter le concert qui, sans cela, aurait été d’une intensité folle. Les balances du groupe d’à côté, d’habitude pas si gênantes, ont vraiment fini par s’installer un peu trop dans nos oreilles et casser l’immersion dans certains des derniers titres de Forteresse. Ajoutons à cela, le plus gros défaut qui a été que la mélodie de guitare sur « Une Nuit Pour La Patrie » a été complètement jouée de travers, avec des fausses notes à répétition, s’enchaînant tout au long du titre, sans que cela ne s’améliore… Si le reste du concert était tout à fait appréciable malgré les éléments pointés du doigt (j’ai été complètement immergée dans les vagues du groupe pendant de longues minutes), cette erreur sur le dernier titre du set a laissé un goût amer.

Hugo : Là où le Ragnard a fait très fort, c'est en programmant un lot de bons groupes assez inédits sur notre territoire. On l'a vu avec Nokturnal Mortum, on le reverra avec Graveland, Monarque et Kroda, entre autres. Et pour cela, bravo !
Alors comment bouder mon plaisir face à Forteresse, qui est l'une de mes formations de Black Metal préférées, surtout si l'on prend en compte son excellent dernier album ! C'est donc tout naturellement que je me rends dans les premiers rangs afin d'assister au show des Québécois. Et dès que résonne le premier titre, les adeptes du combo savent qu'ils assistent à quelque chose de grandiose. Ne parlons même pas de "Là où Nous Allons", et ses riffs frissonnants au possible. Le concert est d'une intensité assez remarquable, en témoigne le peu de communication du combo, voués corps et âmes à leur show. Quel plaisir aussi que d'entendre "Déluge Blanc", titre de fermeture de l'album « Les Hivers de Notre Epoque » ! Comme on pouvait le prévoir, le concert se terminera sur "Une Nuit Pour La Patrie", qui malgré un petit problème d'accordage, finira d'enterrer toute concurrence. Quelle claque !
Et comme sur album, la technicité du jeu des musiciens n'est pas à occulter. Entre Fiel, batteur acharné et d'un talent incroyable, ou encore ces guitaristes qui ne ralentiront pas le rythme une seule seconde, on est servis ! Ahtros s'impose quant à lui comme un frontman charismatique et très peu émotif, bien que l'on remarquera quelques sourires esquissés de temps en temps !
Merci les gars, et à très bientôt je l'espère.

Nostalmaniac : J'ai rarement vu un remplacement aussi classe. Désolé pour les fans de Tengger Cavalry - qui sont nombreux - mais je suis bien plus excité par les Québécois dont la dernière venue en France remonte à 2012. Je ne suis pas non plus un fan assidu, mais le dernier album m'a fait replonger avec intérêt dans la discographie du groupe, certes inégale mais tellement riche. Encore un groupe enraciné (drapeaux et habits traditionnels à l'appui), le concert débute avec un "Spectre De La Rébellion" aux airs de tempête sonore. Un Black Metal qui dégage tellement de puissance. Pas de doute, Forteresse n'est pas venu pour encaisser son cachet et repartir aussi vite. On sent que le groupe se donne à fond avec beaucoup d'assurance bien que jouer sur des "grosses" scènes ne soit pas une habitude pour les musiciens présents. Par moment vindicatif, plus atmosphérique à d'autres. Le son flotte parfois aussi et je regretterai que la guitare de remplacement soit noyée dans le mix en fin de concert (surtout pour l'énorme "Une Nuit pour la Patrie"), mais ça ne gâche rien d'un show magistral applaudi par un public conquis. Je les remercie aussi d'avoir accepté notre interview qui sera publiée la semaine prochaine...

Schifeul : Remplaçant de luxe de Tengger Cavalry, Forteresse investit la Thor Stage de son Métal Noir Québécois Patriotique. Fort de leur nouvel album Thèmes Pour La Rébellion, Forteresse va orienter ses morceaux sur cet album en en jouant 3 titres d’entrée, la suite de la set list étant réservée au culte Métal Noir Quebecois, le groupe laissant de côté le reste de sa discographie, hormis Wendigo issue de leur split Légendes avec Monarque, Csejthe et Chasse-Galerie. Pour coller à l'ambiance de leur dernier album, Forteresse présente sur ses amplis, en plus de leur habituel drapeau québécois, un drapeau des patriotes orné d’un vieux de ‘37 tandis que les musiciens portent chemises à carreaux mais surtout des ceintures fléchées, apparat traditionnel des Canadiens Français. Bon, on pourra se questionner sur la pertinence de la présence d’un Chinois, avec un peu d’imagination on peut le voir comme un amérindien, mais vu qu’ils étaient neutre durant les Rébellions, ça colle pas à fond non plus.

Malgré un son pas toujours au top (obligation de mettre des protections pour bien comprendre ce qu’il se passe) Forteresse va balancer ici un set de haute volée, un des meilleurs du festival. On se laisse facilement transporter sur les mélodies des riffs si particuliers de Forteresse jusqu’aux terres enneigées du Bas Canada en proie au tensions de 1837… Et ça même si on putain de crèche de chaud sous le soleil du Ragnard Rock ! Le concert se termine avec Une Nuit Pour la Patrie, dont une erreur technique sur une guitare en fin de morceau força le groupe à répéter son riff encore et encore avant le guitariste soliste puisse conclure le titre sous les hourra de la foule exaltée. Un de ces petits moments magiques qui part de rien. Un excellent concert dont on sesouviendra.

S. : Forteresse est en quelque sorte l’invité de dernière minute du Ragnard Rock, profitant de l’annulation de Tengger Cavalry quelques semaines avant l’événement. On peut dire qu’on y a largement gagné au change. Alors que le pit est investi d’une armée de caméras sur trépied (un projet de DVD paraît-il), je suis d’abord étonné par l’apparence des musiciens, pas de corpsepaint ou autre mais un look de bûcheron. Pas étonnant avec du recul, le Québec, ses forêts et tout ça. Le début fut assez laborieux avec un son assez dégueulasse, avec une batterie trop forte et un mauvais équilibre des balances. Difficile de bien discerner les mélodies. Heureusement le problème va être rapidement résolu, de quoi profiter de leurs titres putain d’épiques… « Déluge Blanc »… « Wendigo » … pour ne citer qu’eux. Un bémol cependant, les mélodies principales du dernier morceau ont été complètement foirées, les montées dans les aigus me faisaient saigner les oreilles. Sinon, très enthousiasmé par leur prestation !

 

Setlist Forteresse :
Spectre De La Rebellion
Là où Nous Allons
Le Sang Des Héros
Déluge Blanc
La Flamme et le Lys
Wendigo
Une Nuit pour la Patrie

 


Trobar De Morte
Heim Stage
18:00

Shawn : Avoir mis Trobar De Morte en même temps que Forteresse a été une déchirure … J’avais presque espéré un retard de dernière minute pour pouvoir voir les deux, mais non ! Tant pis, s’il faut choisir, ça sera donc l’Espagne plutôt que le Québec. La formation ibérique, menée avec brio depuis 1999 par Lady Morte est singulière. Oscillant entre la musique médiévale et le dark folk, leur musique est d’une beauté rare, très majestueuse. Trobar De Morte explore les sentiments, envoûte, et transporte. On est loin des groupes folk pipo rigolos qui se sont succédés la veille, ici les sonorités sont introspectives, intimistes et mélancoliques. On se sent d’un coup apaisé, emporté par les mélodies aériennes, presque ensorcelé par la voix étonnamment juste et puissante de Lady Morte. Si sur certains titres (Summoning the Gods par exemple) on se rapproche du coté shamanique de Wardruna, sur d’autres titres, les vocaux féminins tendent plus vers le celticisme de Loreena McKennitt. La vocaliste prouvera qu’elle maîtrise également la flûte, la vielle à roue et la danse : plusieurs cordes à un même arc. Notons par ailleurs la sortie le 31 juillet de leur dernier opus Ouroboros (avec notamment des membres de Faun en guest). Onirique et envoûtant ! Et selon ce que Lady Morte nous a confié en off, il s'agirait de la première du groupe devant un public principalement metal ! 

Setlist Trobar De Morte :
Summoning the gods
While the field is green
Idunn
The Wolf
Riding the wheel
Yggdrasil
Morgana
Samhain
The Sorceress
In Laudem Bacchi
Cuncti Simus
Ordo Militum
The Bear’s Dance 
Bisses: Morrigan

 


King Of Asgard
Odin Stage
18:50

Nostalmaniac : J'avoue que sans le Ragnard Rock, je ne me serais peut-être jamais intéressé à King of Asgard, unique formation de Death mélodique du festival. Formés en 2008, les Suédois font un peu figure de sous-Amon Amarth à entendre les échos. A tort, on y retrouve pas mal de ressemblances, mais il faut leur reconnaître plus de profondeur côté riffs et chant. Moins clichésque. Bref, c'est donc avec curiosité que j'assiste à ce concert particulier. Hélas, le son est encore trop brouillon et je ne reconnais rien. Je n'arrive vraiment pas à rentrer dans le concert et le temps devient long auprès du roi d'Asgard. Il y a quelques soubresauts par-ci par-là, mais rien qui m'a donné envie de remuer la tête frénétiquement ou qui me fait dire "tiens, ce riff est vraiment cool" bien que les musiciens déroulent et ne ménagent pas leurs efforts. Je note aussi la reprise de Bathory ("Total Destruction") qui passe bien, mais sans plus. La faute au son ? Pas seulement...

 

Setlist King of Asgard :
Runes of Hel
Remnant of the Past
Vämods Tale 
Gap of Ginnungs 
Nine Worlds Burn 
The Last Journey 
Nordvegr
Total Destruction (Bathory cover)
Einhärjar

 


Khors
Thor Stage
19:55

Hugo : C'est sur la Thor Stage que l'on retrouve de nouveau Jurgis de Nokturnal Mortum, avec son projet Khors ! Et, premier constat, le groupe est très peu communicatif. Alors soit, ça ne me dérange absolument pas, au contraire, c'est peut-être même mieux si le groupe arrive vraiment à créer une atmosphère personnelle et prenante simplement avec sa musique, à l'image de Forteresse juste avant. Mais force est de constater que ce ne sera pas le cas. Ou du moins, que l'on observera de nombreuses "cassures" de rythme. Les morceaux sont très bien interprétés, bien que ça ne soit pas mes préférés (l'accent étant mis ici sur le dernier album du combo). Mais il n'empêche que l'on commence à rentrer dans le concert peu à peu. Malheureusement, on assiste à des gros blancs de une, deux, à trois minutes entre les morceaux. Cela devient alors très difficile de s'imprégner totalement de l'ambiance du concert, tant le rythme est bancal, et que l'on décroche à la fin de chaque titre. J'ai cependant l'impression que des samples étaient présents, mais totalement inaudibles. Un concert en demi-teinte pour ma part, donc.

Nostalmaniac : Encore une de mes grosses attentes qui s'installe sur scène en ce début de soirée. Du plus brut et froid The Flame of Eternity's Decline (2005) au dernier long format, j'ai toujours adoré ce que propose Khors. Le genre de groupe qui ne tourne pas en rond et n'hésite pas à expérimenter de nouvelles choses. Un riche répertoire qu'ils ont l'occasion de faire découvrir aux fans présents en France pour la première fois. Le concert débute avec "No Oaths, No Tears, No Knees!", tiré de leur dernier album, efficace et mystique mais il manque l'atmosphère du morceau et j'ai du mal à m'immerger dans le set. Les samples, assez nombreux, sont trop souvent sous-mixés. Je remarque également que le décor est très sommaire (je m'attendais aux deux canons qu'on peut voir sur le dernier DVD live) et le silence glacial entre chaque morceau n'aide pas non plus. Jurgis, le frontman et également guitariste de Nokturnal Mortum, est encore trop timide. Mais voilà, il y a des morceaux que j'aime beaucoup qui font mouche, comme "Dead Birds Valley". C'est juste dommage d'avoir cette espèce de barrière invisible entre le groupe et le public pour en profiter pleinement. En guise de conclusion, les Ukrainiens exécutent un "Asgard's Shining" captivant. Je retiendrai un bon live où il manquait de la présence scénique pour le faire décoller mais je ne doute pas que cela viendra. A revoir avec plaisir au Motocultor.

Schifeul : Encore un groupe Ukrainien avec Khors, dont les musiciens sont vêtus de combi de goth de l’espace powered by EMP, avec un gratteux qui se trimballe une guitar custom metal as fuck, le genre de machin qui te file un +4 en charisme. Mais comme la vie c’est pas un jeu de rôle, ça marche assez moyennement au final.Tellement pas que j’ai jamais ressenti le set réellement décoller, hormis quelques passages plutôt pas mal dansant.Par contre autour de moi ça avait l’air de kiffer la vibe, Bon, tant pis.

S. : Khors est un groupe dont je connais mal la discographie, n’ayant que (l’excellent) Return to Abandoned comme base. Il fait partie de ces quelques représentants de la scène ukrainienne de ce Ragnard Rock, avec notamment à sa tête Jurgis, en quelque sorte le porte-drapeau de la délégation et grand artisan de l’événement, par son implication et sa coopération avec les organisateurs. Pendant une cinquantaine de minutes, Khors va littéralement m’envoûter par ses compositions prenantes, avec des mélodies du plus bel effet. Ce projet me rappelle beaucoup leurs compatriotes de Nokturnal Mortum et Raventale. Mention toute particulière pour le titre « Asgard’s Shining », brillant par son intensité. Je regrette toutefois que tous les passages au synthé soient samplés, un claviériste n’aurait pas été de trop. Regret également, la faible audience, je m’attendais à voir une foule plus dense devant eux. En tout cas pour ma part je n’ai pas décroché du début à la fin. Magnifique et intemporel.

 

Setlist Khors :
No Oaths, No Tears, No Knees!
Dead Birds Valley
Following the Ways of Blood
The Last Leaves
Mysticism
Asgard's Shining

 


Percival
Heim Stage
20:30

Dolorès : Encore une fois, c’est un des groupes programmés sur la Heim Stage que j’attendais avec impatience. Percival, c’est un groupe polonais à la fois Folk (pour cette prestation-là) et Metal (le lendemain sur l’une des grosses scènes, sous le nom Percival Schuttenbach), mais aussi interprète de la désormais culte bande son de The Witcher.
Si la version Metal me plaît très peu (Folk un peu extrême à la Arkona récent), voir un set acoustique spécial The Witcher (malheureusement pas sur fond d’images du jeu vidéo, comme cela devait être prévu) était une idée tout à fait séduisante. Ce n’est qu’à la fin de leur prestation que je me suis approchée de la scène, car en parallèle du début de leur concert, se déroulait la grande mêlée « Eastern Style » (combat viking avec toutes les troupes présentes), juste à côté de la scène. Puisque les morceaux ont été créés pour servir de musique d’ambiance à la fois dansante et épique, avec des sonorités anciennes, cela convenait parfaitement aux chocs visuels des combattants à la tombée de la nuit. Même ceux-ci dansaient entre les assauts, et nombreux étaient ceux qui ont fait remarquer que le groupe qui passait était excellent. Je pense que j’aurais également adoré la performance en simple spectatrice devant la scène, mais il faut avouer que la coïncidence est plutôt bien tombée et a fonctionné à merveille.

 

 


Graveland
Odin Stage
21:00

Hugo : Là aussi, quelle excellente surprise que ce concert de Graveland ! Très vite, le groupe saura instaurer une atmosphère très malsaine, grandement aidée par le choix de la setlist, axée sur les toutes premières réalisations du groupes (ce qui me ravit au plus haut point!). Oui, l'ambiance est maléfique, notamment aussi grâce à ces interludes réguliers, très bien vus. Je pense particulièrement aux interventions du cracheur de feu qui, couplées à la musique, sont à couper le souffle. Littéralement.
Mais là où le concert devient historique, c'est avec la prestation de Rob Darken, qui s'imposera comme un frontman possédé et dansant. Improbable ! Une heure durant, il agitera ses bras et bougera son bassin, de manière complètement psychédélique ! On est donc partagés entre l'aspect très malsain et stoïque du concert et des musiciens, et le fun de la prestation de Darken. On a vraiment l'impression de voir un gobelin encapuchonné danser autour d'un feu au milieu d'une cérémonie. Tel un gourou en pleine forêt avec sa secte. Cette forêt, dans laquelle on sera projetés tout le long de ce show champêtre, comme téléportés directement dans la pochette de « Thousand Swords » ! Le point d'orgue du concert sera ce petit cri de Darken, digne d'un Metalucifer, qui se laissera ensuite tomber sur la scène. Magique ! Jamais je ne me serais attendu à un tel événement, et Graveland m'a impressionné.

Nostalmaniac : Place à un moment historique. Le public est venu en masse pour un groupe qui fête cette année ses vingt-cinq ans de carrière. Une dizaine d'albums et une poignée de split et d'EP. Et pourtant, ce soir, c'est le troisième concert de leur histoire et bien évidemment le premier en France. Je parle bien sûr de Graveland qui a forgé sa réputation avec des albums/EP devenus des classiques du Black Metal, comme Carpathian Wolves (1994). Les frissons sont là dès que résonne l'intro de ce disque que je chéris tant depuis mon adolescence. Puis, c'est la claque. Graveland va proposer un véritable show sans faillir. Si les musiciens sessions resteront statiques et menacants tout au long du set, il faut bien rappeler que c'est à la base le projet d'un seul homme : Darken. Imminement controversé, mais qui a tellement contribué à la scène polonaise et par delà européenne. On ne ressent chez lui aucune pression et si beaucoup vont rire de sa présence scénique où il s'agite tel un shaman pendant un rituel envoûtant, je trouve que ça correspond tellement avec la musique. Le set s'articule fort judicieusement autour des premiers méfaits de Graveland (Carpathian Wolves bien sûr mais aussi The Celtic Winter et Thousand Swords). Ici il n'est pas question de bêtement dérouler les morceaux les uns après les autres . Non, ils sont amenés et valorisés. Que ce soit par des mini intro ou l'apparition d'un cracheur de feu (on apprendra que c'est l'organisateur du festival allemand Nacht der Drohenden Schatten). La montée en puissance de Thurisaz me remplit de joie ... et de frissons encore plus nombreux. Un show bluffant alors que la formation a très peu d'expérience dans les pattes mais l'envie est là. Ce souci de la mise en scène est une véritable leçon. Black Metal War! clôt avec vélocité ce set incroyable. Darken dans un dernier cri est à terre et le public est à ses pieds - au propre comme au figuré. Pour être historique, c'était historique. 

Schifeul : Dernier morceau de la bande des groupes vilains pas beaux du Ragnard Rock Festival avec Graveland. Pas mal de petits mecs se demandaient à quelle sauce on allait être mangé (par contre pas la blanche ou la harissa). Le groupe se pointe sur scène en habit folklorique et après une intro au tambourin, Graveland va sortir un set efficace en diable ! Si dans le public ça peut être parfois tendancieux, sur scène c’est tout le contraire! Rob Darken nous tape des petites danses, on en est limite à se demander s’il va pas nous inciter à taper des mains. On a en gros le chanteur d’Alestorm, mais qui vote à droite. Le gaillard casse totalement le NSBM pour un concert sorti de nulle part, dont on attendait pas forcement grand chose mais qui nous a fait décoller, avant que celui ci ne se termine avec les pirouettes du Robby qui nous a bien fait rêver.

S. : Graveland. Voilà un concert que j’appréhendais véritablement, non pas pour les à-côtés, de quoi vous savez, mais par le ressenti que j’allais avoir après leur show. Entre tiraillé par l’impatience de voir se produire ce cultissime groupe et la crainte d’être déçu, à l’image des derniers albums très moyens depuis The Fire of Awakening, treize ans déjà… D’ailleurs, si on m’avait dit il y a quelques années que Graveland allait faire des lives, j’aurais un peu rigolé, tellement cela paraissait inconcevable. Finalement, tout semble possible, puisqu’un line-up s’est constitué autour de Rob Darken. Les voici donc ce soir devant nous, avec toute la polémique inutile qu’ils ont pu susciter. Les bonnes nouvelles vont s’enchainer, puisque Graveland va puiser dans les vieux morceaux de son répertoire -les meilleurs- à savoir la période de The Celtic Winter à Following the Voice of Blood essentiellement. Alors que le groupe a encore peu d’expérience des concerts, le show est aussi bien agréable à écouter qu’à voir, avec un effet de mise en scène intéressant : un cracheur de feu, l’intervention d’un mec de Perunwit au tambour et surtout ce brave Robert Fudali avec ses danses un peu gauches (oui, j’ai fait exprès) même si certains diront shamaniques. Par contre ses acolytes ont tiré la gueule du début à la fin. Après, ce ne sont que des musiciens de session. Bref, une impression très positive !

 

Setlist Graveland:
Carpathian Wolves (Intro)
At the Pagan Samhain Night
Born for War
The Gates of Kingdom of Darkness
Hordes of Empire
Thousand Swords (Intro)
Thousand Swords
For Pagan and Heretic Blood
Thurisaz
The Night of Fullmoon (Intro)
The Night of Fullmoon
Black Metal War! / (Outro)

 


Heidevolk
Thor Stage
22:05

Shawn : Si certains groupes partent en tournée intensive l’été pour soutenir leur dernier opus, pour ce qui est de Heidevolk, l’été c’est pépère. En effet, la formation batave ne donnera que 10 concerts entre avril et fin aout dont un passage au Hellfest et comme dans ce cas, au Ragnard Rock. Il faut dire que depuis la sortie du très médiocre Velua en mars 2015, le groupe a subi plusieurs départs et autres changements de line-up. Exit Reamon Bomenbreker (guitariste) et Mark Splintervuyscht (voix) qui officiaient l’un comme l’autre depuis 10 ans chez Heidevolk. Sur un groupe autant porté sur le travail vocal, et notamment sur le jeu entre les deux chanteurs, le départ d’un vocaliste n’est jamais simple à appréhender. Depuis, la formation a rebondi avec trois nouveaux membres (session, toujours pas intégrés au line-up définitif) avec notamment Jacco de Wijs au micro, aidant Lars NachtBraecker dans sa tâche. Et forcément, avec un nouvel album médiocre et un line-up encore instable, point de miracle possible : leur prestation du jour s’en ressent. Si les titres phares (Nehalennia, Saksenland, Vulgaris Magistralis, …) passent toujours très bien en live et offrent de purs moments, les nouveaux titres (Vinland, Winter Woede, …) semblent presque fades. En d’autres termes, même si Heidevolk sait offrir de très bons moments en live (et les nombreux slameurs l’ont prouvé), d’un point de vue pragmatique, on ressent que le groupe navigue encore en eaux troubles : la faute à un line-up instable qui transparaît clairement sur leur prestation. A surveiller de près puisque les Hollandais seront en tournée à la rentrée avec Equilibrium et les excellents Finsterforst !

 

Setlist Heidevolk :
Dageraad
Winter woede
Ostara
Herboren In Vlammen
Dondergod
Einde Der Zege
Saksenland
Urth
Drankgelag
Het Bier Zal Weer Vlocien
Nehalennia
Vinland
Een met de storm
Vulgaris Magistralis (Normaal cover)
Veleda (Outro)

 


Moonsorrow
Odin Stage
23:20

Hugo Moonsorrow était sûrement LA révélation du week-end de mon côté. Par où commencer ? Je me suis vraiment mis à écouter les albums du groupe seulement quelques semaines avant le concert, et quelle baffe magistrale ! À l'image de Faun la veille, je fus vraiment transporté. De tout le festival, aucun groupe ne saura utiliser si justement tout l'espace scénique et sonore. Du mix aux jeux de lumière, tout est parfait. Sept titres seront joués, piochant dans le dernier album du combo et un peu partout dans sa discographie. Donc forcément, on a le droit à de longues compositions vraiment captivantes et super carrées. De plus, le cadre nous gâte vraiment, la lune se dévoilant dans le ciel pour un résultat d'une majestuosité sans nom ! 
Le concert se terminera sur "Sankaritarina", véritable hymne que l'on n'aura pas fini de chantonner toute la soirée ! Plus d'une heure de concert qui aura défilé a une vitesse incroyable. Moonsorrow est grand, Moonsorrow m'a fait voyager, donc à bientôt je l'espère.

Shawn : Moonsorrow, c’est typiquement le groupe qui ne fait pas d’esclandre, dont la vie est un long fleuve tranquille, mais pourtant qui s’acharne avec les années à proposer un contenu de plus en plus qualitatif, soigné dans les moindres sonorités, à l’instar d’un Primordial qui navigue dans les mêmes eaux. Les Finlandais sont dont là pour défendre leur excellent 7ème opus, Jumalten Aika, et c’est précisément sur le titre éponyme à l’album que le groupe fait son entrée. La finesse du son, la beauté des lumières sont difficiles à décrire à l’écrit tant leur concert a semblé se dérouler en dehors du temps et de l’espace. Il a suffi de fermer les yeux pour être transporté dans les froides montagnes finlandaises, parmi les trolls et autres créatures de la forêt. Les compositions de Moonsorrow, riches et complexes, à l’image de Jotunheim, nous sont livrés tel de larges fresques décrivant la froideur des paysages nordiques. Si scéniquement, le groupe reste sobre, la force du combo est indéniablement dans leur étonnante facilité à embarquer le public dans leur univers, renforcé par une qualité sonore et lumineuse de haut vol ! Un concert hors du temps, clairement !

Nostalmaniac : Après une très sympathique interview avec les chums de Forteresse, la soirée de ce samedi se termine avec Moonsorrow. Et là j'avoue honteusement que je n'ai jamais vraiment écouté le groupe finlandais. J'en ai toujours entendu beaucoup de bien mais sans franchir le pas de me passer un album. Maintenant que j'ai avoué ma virginité, je vais dire que le dépucelage fut particulièrement marquant. Déjà par le lightshow vraiment immersif et hallucinant mais surtout par un groupe qu'on sent véritablement rôdé à la scène et qui ne montre aucun signe de lassitude devant un public rapidement conquis par ses hymnes nordiques. Le son sans être sans reproche est encore une fois "correct" et permet d'apprécier les passages plus planants et ceux plus rentre-dedans. A ce titre, la setlist est parfaitement équilibrée. On ne s'ennuie jamais malgré la longueur des morceaux et on profite pleinement du début à la fin. Grandiose.

S. : Ayant vu Moonsorrow trois mois auparavant à Lyon, aux côtés de l’infâme Korpiklaani, je savais à quoi m’attendre de la part des Finlandais. C’est donc sans surprise qu’ils m’ont (encore) mis une branlée avec leur Viking Black Metal de haute volée. La setlist est globalement la même par rapport à avril dernier, avec Jumalten Aika joué d’emblée, tiré de l’album éponyme sorti il y a peu, histoire de mettre tout le monde d’accord avec ses airs tout droit venus du Nord. Ambiance scandinave qui ne va pas tarir jusqu’à la dernière seconde, grâce notamment à un très beau jeu de lights, où les bleus prédominent presque constamment, souvent en contrejour et en basse lumière pour développer un côté intimiste (ce qui rend le travail photographique bien difficile soit dit en passant). Moonsorrow n’a pas volé son placement en tête d’affiche et conclut fort bien cette journée de samedi particulièrement riche.

 

Setlist Moonsorrow :
Jumalten aika
Ukkosenjumalan poika
Raunioilla
Suden tunti
Jotunheim
Ihmisen aika (Kumarrus pimeyteen)
Sankaritarina

Une journée qui a tenu ses promesses. Comme Faun la veille dans un registre différent, Moonsorrow a réussi à en mettre plein les yeux et les oreilles. On retiendra également les performances de Allobrogia, Forteresse et Graveland. Au camping VIPute, on s'écoute du bon vieux Heavy en s'imaginant cette dernière journée (déjà...) avec notamment Daemonia Nymphe, Selvans, Monarque, Rotting Christ, Kroda, Gaahl's Wyrd et Nargaroth.


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Crédits :
Textes par l'équipe Horns Up.
Photos par Sylvain Clapot et Baptistin Pradeau, équipe Horns Up.

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