Chronique Retour

Album

09/12/14 - U-Zine

Strapping Young Lad

Alien

LabelCentury Media
styleIndus Extrême / TDTB
formatAlbum
paysCanada
sortiemars 2005
La note de
U-Zine
8/10


U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Après le retour tant attendu de Strapping Young Lad sur le devant de la scène il y a deux années de cela, le groupe de Devin Townsend nous revient avec un album plus que jamais inspiré par le Canadien (même si officiellement, Gene Hoglan a également donné son point de vue). Car, outre SYL, le Maître Devin possède de nombreuses cordes à son arc, dont son projet solo des plus relaxants… The Devin Townsend Band.

Histoire que vous ne soyez pas surpris par le suite de la chronique, sachez tout d’abord qu’à la différence des précédents opus de SYL, celui-ci se décompose en deux parties, l’une d’une extrême violence et l’autre plus calme.
Une fois l’intro Imperial(e) passée, un déluge sonore s’abat sur nous, renforcé par comme à chaque fois une production sublime, avec en tête de liste Skesis où l’intro me rappelle vaguement celle de Mnemic sur Sane VS Normal. En effet, tous les éléments de Strapping Young Lad se retrouvent dans les premières compo’s de cet Alien. A savoir, une batterie monumentale où Gene Hoglan est plus que jamais un marteau-pilon, des distorsions, des riffs syncopés, techniques et surtout efficaces, ainsi qu’une basse d’une lourdeur impressionnante. Visiblement la petite escapade de Byron Stroud au sein de Fear Factory lui a fait le plus grand bien. Quant aux parties de claviers, elles apportent à chaque titre, outre le côté cyber, un style tantôt froid et dense, tantôt aérien et planant. Cependant, leur place est légèrement trop prépondérante sur cet opus. Ainsi mixé aux instruments, on retrouve le SYL qu’on aime avec cette structure si complexe des morceaux. La violence qui se dégage de Shitstorm ou de Shine résonne encore dans ma tête… En fait, seule Love ? me laisse dubitatif.

Mais petit à petit le mur de son que représente Strapping s’affaiblit, et laisse place à un mid-tempo et à des balades apaisantes comme la très surprenante Two Weeks. Ainsi, à la première écoute de celle-ci, je me suis précipité sur le tracklisting de l’album pour vérifier que Devin n’avait pas insérer un morceau du TDTB tant la ressemblance est frappante. S’en suit la transitoire Thalamus où l’intro acoustique n’est pas sans me rappeler celle des suisses de Nostromo.
On est frappé par la beauté de ces passages et on aurait presque tendance à vouloir fermer les yeux et se laisser bercer… Mais que diable ! C’est du SYL que nous écoutons et non pas du TDTB. Où est passée la haine et la violence dans tout ça me direz-vous ?
Et bien, ne vous inquiétez pas, elle revient dès l’exceptionnelle Zen dont le côté indus n’est pas sans nous rappeler la belle époque de City.
Enfin, l’album s’achève sur un titre entièrement instrumental Info Dump où les grésillements électroniques apportent un côté malsain et crade au morceau, qui ne me laisse pas indifférent.

Ce serait un crime de ne pas parler de l’excellente prestation de Devin Townsend derrière le micro, maîtrisant à la fois les cris stridents, rauques et extrêmes ainsi que le chant clair, envoûtant, suave et mélancolique sans pour autant être dépourvu d’intérêt, comme c’est la mode en ce moment. Enfin, pour conclure sur les arrangements vocaux, le groupe a décidé d’inclure de nombreux chœurs pas forcément utiles mais surprennent comme celui d’enfants sur Shitstrom.

Ce nouvel album de Devin Townsend est bel et bien un Alien dans la discographie de Strapping Young Lad de par son côté mélodique et facile d’accès (Love ? en tête de liste !). Il n’en est pas cependant moins bon vu qu’il est bien plus riche que ses prédécesseurs.
Hélas, pour moi, ce dernier opus me donne un sentiment d’inachevé… Mais, cela vient sans doute du fait qu’aucun album de DT, aussi bon soit-il, n’égalera jamais leur désormais cultissime City

1. Imperial
2. Skeksis
3. Shitstorm
4. Love?
5. Shine
6. We Ride
7. Possessions
8. Two Weeks
9. Thalamus
10. Zen
11. Info Dump (Instrumental)

Les autres chroniques