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vendredi 18 juin 2010 - U-Zine

Hellfest 2010 - Vendredi (jour 1)

Open air - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

VENDREDI 18 JUIN


Liste des groupes commentés :
Gorod - Otargos - Carnifex - Swallow The Sun - Urgehal - Evile - Crowbar - Sigh - Necrophagist - Finntroll - Ghost Brigade - Kampfar - Kmfdm - Walls Of Jericho - Secrets Of The Moon - Deftones - Ihsahn - Hypocrisy - Loudblast - Infectious Grooves - Sybreed - Sick Of It All - Watain - Sepultura - Godflesh - Arch Enemy - Fear Factory - Biohazard - Marduk

GOROD
Main Stage 2
10h30 > 11h00

m.Kekchoz : Fraîchement réveillé après une nuit un tantinet agitée, fin prêt à mater Gorod qui avait, d'après moi, sorti l'album de l'année 2009. On a trouvé pire pour commencer une journée de festival ! Et le groupe est, lui aussi, en forme ! Peu de monde devant la scène (10h30 du mat oblige), mais un groupe qui envoi et un son correct (il manquait légèrement de guitares tout de même). Un set définitivement trop court, à revoir avec plaisir lors d'un passage prochain en salle !

Shawn : Connu de réputation depuis un bon moment, c’est seulement quelques jours avant le Hellfest que je me suis décidé à jeter une oreille sur leur myspace. Une grande surprise de découvrir un groupe aussi talentueux et c’est avec curiosité que j’ai accueilli leur prestation au Hellfest. Il faut avouer que malgré un son capricieux et le manque de public, le groupe a totalement assuré sa place de groupe de début de journée. A revoir dans un autre contexte pour en apprécier les subtilités.

Aghahowa : Un peu déçu par la prestation des français, je les ai vus plus à leur avantage lors d'une des 3 autres fois où je les avais vus. Néanmoins, le groupe a bien profité de sa présence sur la mainstage 2 pour se mettre en avant. Nous avons vu le dernier concert du groupe avec ce line-up, puisqu'il va y avoir des changements de chanteur + guitariste à l'avenir.

Självag : Un bon set pour commencer le festival, des musiciens visiblement très content d'être ici et vraiment en forme malgré l'heure. Le son était plutôt bon bien que légèrement brouillon, mais le rendu par rapport aux albums était plutôt bon.

OTARGOS
RockHard Tent
11h05 > 11h35

Shawn : Otargos … appréciés par les uns, décriés par les autres, le groupe fait en tout cas parler de lui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après une tournée en Amérique du Sud, le groupe est parfaitement rodé à la scène, en proposant un set carré très pro. Black métal à 200 à l’heure, Julien blastant comme jamais est toujours aussi bluffant. Le chanteur brandira une bible affirmant que le livre n’est qu’un tissu de mensonge … scène qui n’aurait probablement pas plu à notre chère Christine Boutin. Même si le son est un peu dégueu par moment, les lumières sont en générale bien dosées permettant des bons clichés ! Comme pour Gorod, à revoir dans un autre contexte pour un set plus long.

Aghahowa : Idem que pour Gorod, Otargos m'a moins convaincu que lors des fois passées. Toujours pareil, les français se sont mis en avant dans la grande tente, et ont présenté leur nouvel album par la même occasion (prévu pour août 2010). A revoir en salle en tête d'affiche.

Självag : Je garde un très bon souvenir de ce concert qui montre toute la qualité à laquelle on peut s'attendre lors d'un concert d'Otargos en salle. Le son était bon, les lumières parfaitement bien gérées, et le spectacle grand guignolesque offert par le groupe est tout à fait délectable.

Hraesvelg : Seule, légère mais néanmoins justifiée, inquiétude pour se premier groupe du Vendredi Noir : la qualité du son sous la Rock Hard. Pour le reste, il était évident qu’Otargos allait "faire le boulot". Pour le son, mis à part un réveil des basses aux ¾ du set, qui n’a pas réellement perduré, rien à redire pour ce genre d’événement en plein air et de bon matin. Côté groupe, la seule variante se trouve côté batterie : si le nouveau maître des lieux est physiquement moins impressionnant, il avoine néanmoins dans un style « distant » qui laisserait presque à croire qu’il ne force pas. Astharoth est moins flippant de jour, ce qui est un peu dommage. Le titre du prochain album, déjà porté à notre connaissance par le biais d’un clip, passe bien l’épreuve de la scène. Ils ont indéniablement gagné des fans.

CARNIFEX
Terrorizer Tent
11h20 > 11h50

m.Kekchoz : alors que ce groupe de deathcore fut l'auteur d'un des albums les plus ennuyeux de l'année 2008, je me décide à aller voir leur set par curiosité, et aussi parce que leur dernier opus en date, Hell Chose Me, est quand même nettement meilleur que la bouse The Diseased and the Poisoned. Rien de bien neuf à l'horizon, Carnifex ressemble à beaucoup de ses congénères, la touche "death" est juste plus présente que la touche "core", qui se limite en fait à l'apparition régulière de mosh-part. Tout est devinable à des kilomètres, aucune surprise, mais leur musique est assez groovy pour nous faire passer un bon moment. Le bon son aidant, Carnifex nous a offert là une prestation tout à fait honnête et sympathique !

SWALLOW THE SUN
Main Stage 2
11h40 > 12h10

Eternalis : Un set très court mais il faut avouer que les nordiques ont réussi à captiver la foule malgré les midis pétants pas forcément adapté à leur style entre dépression et mélancolie. Un très bon son et une classe naturelle en ont fait un très bon moment.

Aghahowa : Pas mal du tout finalement, même si leur musique serait davantage convaincante plongée dans le noir d'une salle.

Självag : Je redoutais un peu cette prestation, Swallow The Sun en plein air et, qui plus est, en plein jour, ça n'a pas forcément de quoi faire monter la bave aux lèvres. Pourtant, grâce à un son excellent, à une prestation chargée d'émotion et à une classe assez impressionnante, les finlandais sont parvenu à nous faire oublier le soleil de midi l'espace de 30 trop courtes minutes. Un excellent concert.

URGEHAL
RockHard Tent
12h15 > 12h45

m.Kekchoz : "Allo ? Ou sont les guitares ?" Voilà comment résumer cette prestation de Urgehal sous la RockHard tent ce midi. Le groupe à l'air dedans, concentré à ce qu'il fait, mais nous on entend surtout la basse et la batterie. Difficile de reconnaître les morceaux et de réellement apprécier, surtout ce genre de black metal qui trouverait mieux sa place la nuit. Bof bof pour le coup.

Aghahowa : Mauvais son, mais prestation scénique plutôt correcte. Les norvégiens ne m'ont pas convaincu. Le groupe norvégien nous faisait l'honneur de passer en France, pour leur seul concert de l'été, et bien il faudra attendre pour les revoir dans de meilleures conditions.

Självag : Autant planter le décors : Imaginez Urgehal en plein jour, avec une guitare tantôt inaudible, tantôt carrément inexistante suite à certains problèmes techniques. Sur scène, ça ne se passe apparemment pas trop mal, mais rien non plus d'extraordinaire...Une prestation qui aurait pu être bonne si elle n'avait pas été gachée par un son minable.

Hraesvelg : le marathon black se poursuit : corpse paint, bracelets cloutés, chapelets d’ossements, croix inversés, attitude glaciale : il y a de l’Urgehal dans l’air. Se farcir la gougoule de Enzifer en live, c’est quand même grandiose. Petits soucis de son mais rien de bien méchant. Toujours difficile de faire abstraction de l’heure qu’il est mais, à l’abri de la tente, Urgehal est la meilleur des protections solaires.

Caacrinolas : Ayant raté les norvégiens lors de leur passage en compagnie de Taake en 2007 c’était avec une certaine impatience que j’attendais leur concert. Premier constat le son est mauvais, très mauvais et il ne s’arrangera guère mais qu’importe malgré un temps de jeu plus que limité (35min pour un groupe de cette classe c’est encore du vol) Urgehal n’aura pas fait dans le détail avec notamment une set list où outre les classiques que sont « Goatcraft Torment » ou « Risus Sardonius » se mêleront les plus rares « We Are Unholy » en ouverture et surtout un « Nekromisantrop » que j’étais loin d’attendre surtout au Hellfest. Menés d’une main de maitre par un Nefas totalement méconnaissable tellement il est devenu bouffi Urgehal aura déçu à cause du son certes mais pour le reste aucun problème, on voulait du blasphème on en a eu.

EVILE
Main Stage 1
12h15 > 12h45

Shawn : Passage éclair dans la fosse photo pour Evile. Attiré à la base par la forme des guitare plus que par le son (même étant fan de thrash), force est de constaté que la main stage 1 est trèèèès haute et pour peut que le groupe se pose en milieu de scène, il est très difficile (pour ne pas dire impossible) d’avoir les musiciens de plein pied. C’est l’appel du hot dog qui me fera quitter la fosse, devant un Evile visiblement en forme et content d’être là.

Setlist :
Infected Nation
We Who Are About to Die
Thrasher
Time No More
Bathe in Blood
Enter the Grave

CROWBAR
Main Stage 2
12h50 > 13h30

Shawn : Après Down l’an dernier, revoilà seigneur Kirk. Malgré la grosse déception l’année passé de ne pas le voir au sein de Kingdom Of Sorrow (qui avait annulé leur présence au Hellfest pour privilègier le Wacken …). Malheureusement, malgré un son de qualité, toujours aussi lourd et poisseux (ce qui est une qualité dans le stoner/sludge), le show scénique est relativement plat. Bien sur, avec Down et un leader comme Phil Anselmo, la prestance scénique n’a rien à voir, mais avec Crowbar, on a tendance à presque s’ennuyer. En gros : très bon son, très bonne musique, mais prestance pas au niveau du groupe. A supposer qu’à trop tourner, on perd en puissance et en envie.

Självag : Crowbar délivre sous le soleil un concert excellent, 40 minutes de lourdeur pure dans la bonne humeur. Le groupe était vraiment content de se retrouver sur les planches du Hellfest, comme en témoigne les mines souriantes et réjouis des musiciens, et le public était totalement à fond dans ce show d'une grande classe, aidé par un son « toutes basses à donf ».

SIGH
Terrorizer Tent
13h00 > 13h30

Eternalis : Sous la Terrorizer Tent, les nippons de Sigh ont bluffés tout le monde grâce à leur black expérimental mélodique. Si les musiciens étaient très traditionnels dans leurs scénographie, Mirai et Mikannibal au chant auront été impressionnants de maitrise. La jeune demoiselle, joliment vêtu d’ailes d’ange et grimée de sang sur le visage, explosant littéralement Mirai par sa profondeur vocale et ses hurlements de folle furieuse, offrant une alternative intéressante au chant plus criard du lutin japonais. Quelques moments plus marquants, comme le livre enflammé ou le passage au saxo (inaudible au passage…) de Mikannibal en auront fait une bonne demi-heure de pur plaisir.

Shawn : Sigh et Crowbar en même temps, c’était pour moi un vrai dilemme, malgré 2 groupes n’ayant strictement rien en commun. Les japonnais que j’avais découvert via le second film de Sam Dunn (Global Metal) était l’un des petits groupes que j’attendais le plus. Le concept scénique est saisissant et ne ressemble à rien de connu : Mikannibal avec ses ailes, couvert de sang ainsi qu’un leader certes plus en retrait. On connaissait le Japon pour le visual kei, c’est maintenant dans l’ère du black sympho que ce pays s’ouvre. Ceci dis, c’est ici le reproche inverse de Crowbar : scéniquement génial mais musicalement horrible. Je m’explique : sur album la formation fait usage à de nombreuses reprises aux nappes de clavier et aux passages orchestraux. Ces passages sont bien présents mais totalement sous-présents, certains instrument paraissent presque inaudible et le rendu final est clairement indigeste … Vraiment dommage d’autant plus que ce sera ma seul excursion sous la Terrorizer Tent.

Aghahowa : Les nippons ont vraiment bien joué le coup dans la Terrorizer Tent. Le public a sembler aimer la prestation scénique des japonais, qui, il faut le dire, valait visuellement le coup. Par contre, lorsque Sigh a fait une reprise de Venom ("Black Metal"), les spectateurs n'ont pas semblé reconnaître... Sacrilège ! Bonne prestation pour ma part.

Hraesvelg : le groupe a eu la bonne idée de laisser les synthés à la maison (ceux qui me "soul grave"), et tout juste quelques samples viennent-ils égayer ce moment de black hypnotique et rageur. L’attitude des musiciens, à l’exception notable de Mikannibal (dont le saxo restera désespérément muet), est égale à celle des confrères européens : détachée, froide. Néanmoins Mirai est très attentif au déroulement des opérations, se comportant parfois comme un chef d’orchestre. Cette attention, cette passion affichée qui se ressent dans une prestation qui ne ment pas a fait que le groupe, pionnier, a gagné le respect de ceux qui ne le connaissait pas encore, et a confirmé auprès des aficionados la place singulière qu’il occupait déjà.

Caacrinolas : Pas de répit donc puisqu’après les norvégiens d’Urgehal c’est directement avec les japonais de Sigh que les choses s’enchainent. Et si il est vrai qu’on est désormais bien loin des débuts ultra black metal du groupe, leur prestation ce jour là n’en restera pas moins qu’un excellent moment. Débutant leur set par la très remuante « Prelude To Oracle » les nippons auront eu le mérite de bouger comme il se doit tout ce petit monde, avec une mention spéciale à la très charmante Mikannibal (qui au passage aura largement explosé Mihai au chant) qui aura assuré le spectacle comme il se doit. Le temps de finir sur une reprise du fameux « Black Metal » de vous savez qui (et qui bizarrement n’a fait réagir que très peu de monde) et hop au lit. Une très bonne surprise.

NECROPHAGIST
RockHard Tent
13h35 > 14h15

Shawn : Clairement frustré de leur annulation il y a 2 ans à cause d’un problème de santé de leur batteur, c’est sans hésitation que je me suis dirigé vers Necrophagist !! Un set carré, direct, efficace, sans aucune fioriture, sans aucune concession. Ca blaste, c’est technique, le public est ravi. Le son de la Rock Hard Tent semble être mieux maitrisé par les techniciens sons puisqu’il commence à devenir bien meilleur qu’en début de matiné. Le set de Necrophagist passe à une vitesse folle, à l’image de leur musique. Une bonne droite dans la gueule, que demander de plus ?

m.Kekchoz : Voilà un groupe que j'attendais le pied ferme ! Pas de déception, mais pas de surprise non plus, la bande à Mumu a fait le strict nécessaire. C'est carré, technique, et ça bouge pas des masse sur scène. Et toujours petit bémol au niveau du son, on a un peu de mal à discerner les grattes dans tout ce petit bordel. Dommage, mais on a quand même passé un bon moment !

Aghahowa : Necrophagist a été à la hauteur de sa réputation : un set ultra pro, carré, sans lacune technique, comme en album. Au final, le groupe se fait rare en France, malgré la présence de Romain Goulon à la batterie, et vivement leur retour.

FINNTROLL
Main Stage 2
14h20 > 15h00

Eternalis : Beaucoup de déceptions pour les finlandais. En raison d’un retard d’avion pour Walls of Jericho, les finlandais ont joué une heure et demie en avance sur le programme, ce qui aura eu pour conséquence d’un grand nombre de festivaliers les ayant ratés. Sinon, un set sympathique mais sans plus, malgré le peuple ayant envahi la mainstage 2. Un son pas toujours très clair et des claviers relativement ridicules et sautillants auront tôt fait de me lasser pour aller voir ailleurs mais les amateurs semblaient heureux.

Pec : Arriver le jeudi soir entraine des effets sur la motivation de se lever le vendredi, après une grosse nuit de débauche. Finntroll un groupe que j'apprécie sera suivi de manière très aléatoire du camping (gigues entre café, paté et bières)

Shawn : Enfin … il m’aura fallu 6 ans pour enfin voir Finntroll. Non pas que le groupe déserte la France, mais l’ouest n’est pas un lieu de passage de prédilection des grands groupes. C’est donc avec une excitation non dissimulée que je me presse parmi les photographes à l’entrée de la Main Stage 2. Et il fallait être attentif aux évenement pour être en bonne place. Les Wall Of Jericho ayant eu quelques problèmes de transport, c’est un membre du staff Hellfest qui vient annoncer le changement de planning (décision judicieusement prise vu le timming déjà serré de la journée, preuve qu’une fois de plus le Hellfest sait faire des choix). C’est donc devant une foule un peu déboussolée que se présente Finntroll. Quel plaisir d’enfin les voir en live après tant d’attente !! Le son est loin d’être parfait, surtout au niveau du clavier, mais qu’importe : ils sont là !! Les titres du tout dernier opus passent très bien en live et confirment donc ce que j’en pensais. Trollhammaren est un pur bonheur en live, chanté par une foule conquit à leur cause.

m.Kekchoz : Un groupe que j'attendais beaucoup, quelle déception ! Déjà, les trois premiers morceaux ce sont faits sans clavier... Pour un groupe ou les claviers ont une place prédominante c'est moyen. C'était aussi la foire aux pains, un nombre impressionnant de fausses notes et d'erreur étaient à déplorer. Ca a suffit à me décevoir...

GHOST BRIGADE
Terrorizer Tent
14h50 > 15h30

Självag : Probablement l'un des concerts que j'ai préféré lors de cette édition 2010. Un concert chargé d'une émotion rare, un son à la fois clair et puissant, des musiciens habités par toute cette mélancolie. La setlist est pour ainsi dire totalement orientée sur le dernier album (et quel album !) du groupe. Le public est ici pour voyager, pas un seul slam, pas un seul mouvement dans le pit, tout le monde se laisse embarquer. Vraiment remarquable.

KAMPFAR
RockHard Tent
15h05 > 15h50

Eternalis : Voilà bien un groupe que je n’attendais pas et qui m’aura personnellement ravagé le cou. Une musique black mélodique, très peu folklorique ou pagan (ça ne s’entendait pas en tout cas) très catchy et au final véritablement taillé pour le live. On peut dire que la réaction du public aura été généreuse et le headbang assez frénétique, notamment dû à un très bon frontman avec Dolk au chant (qui économise tout les stickers promotionnels en mettant bien en valeur le tatouage de son propre groupe sur son torse). Un très bon moment partagé, à revoir.

Shawn : Si l’an dernier était pauvre en pagan/folk avec uniquement Moonsorrow, on doit reconnaître que cette année, l’organisation à accordé une belle place à ce style. C’est ainsi qu’outre Finntroll, Eluveitie et Ensiferum, nous trouvions Kampfar. Belle affluence, qui rappellera dans l’ambiance le concert de Shining deux ans plus tôt, à savoir avec une fan-base très fidèle, dans une ambiance somme toute assez intimiste. Dolk est un putain de leader et gère parfaitement son public. Gros gros coup de cœur de ce Hellfest, avec un son de qualité et des éclairages au top !!

Aghahowa : Comme au Kings Of Black Metal Festival en Allemagne, Kampfar a donné un très bon concert. Emmené par un Dolk très en forme, les norvégiens ont convaincu l'assemblée et on en redemande.

Hraesvelg : petite pause dans le black pur et dur pour un grand bol d’air frais dans les contrées du pagan/folk sauce norvégienne. Si la prestation était attendue, et le pari réussi haut la main vu le succès d’estime remporté par un Dolk qui n’a eu de cesse de remercier et de se frapper la poitrine, l’énergie du set n’a pas pu masquer LE point noir du set : un son crachou mettant à mal la perception des variations et mélodies si particulières du groupe, au point de rendre « Norse » quasi méconnaissable, un comble … qui ne m’auras toutefois pas gâché le plaisir, visiblement partagé par pas mal de monde sous la Rock Hard.

KMFDM
Main Stage 1
15h05 > 15h50

m.Kekchoz : Je n'avais pas vraiment envie de les voir à la base, mais c'était une heure creuse ! Bonne surprise le temps d'une chanson, et le soufflet retombe vite. Le son horrible n'aide vraiment pas à différencier les morceaux, et on n'entendra qu'un répétitif "boom boom boom boom" tout le long du set. Vraiment dommage car il y avait de l'énergie ! C'est sans doute bien meilleur dans des conditions sonores plus correctes !

WALLS OF JERICHO
Main Stage 2
15h55 > 16h40

Pec : Pas trop ma tasse de thé sur album, mais en live ça envoie du lourd, concert vécu vers la régie son pour pouvoir profiter avec recul de l'ambiance du pit. Par contre premier constat, le son de la Main Stage 2 était en ce vendredi très mal réglé, parfois proche de la bouillie sonore pour certains groupes qui auraient mérités un bien meilleur son. Ce fut le cas pour Walls Of Jericho, et pourtant j'étais à la base idéalement placé pour bien entendre le set...

Shawn : Inversé avec Finntroll à cause de leurs problèmes de transport, Walls Of Jericho est enfin sur place pour jouer. Je ne verrai que très peu le set des coreux, mais le peu que j’ai pu en voir forcera le respect. Candace a beau dénoter dans un registre habituellement purement masculin, elle n’a absolument pas à rougir de ses performances vocales. Leur set est carré, le son est propre et le public commença à faire se lever la poussière dans le pit. A revoir volontiers avec plus d’attention.

m.Kekchoz : Le seul pit du fest pour moi ! Il faut dire que Walls of Jericho live, difficile de rester en place ! Ca bouge et ça a une patate d'enfer, charisme sans faille, son correct (surtout quand on sait qu'il n'y a pas eu de balances). Petit coup de coeur quand All Hail The Dead a retentit, puisque c'est avec ce morceau que j'ai découvert le groupe ! Un vrai pur plaisir que de revoir la bande à Candace, qu'on reverra encore et encore avec plaisir !

Självag : Un show d'une puissance étonnante, ça poutre comme pas permis, l'assistance est au taquet, et pour couronner le tout, le son est excellent. Un très bon concert, accompagné d'un des plus gros pits du fest. Le genre de groupes qui vous donnent une grosse patate à chaque concert.

Caacrinolas : LA frayeur du jour quand j’apprends que Finntroll joue à l’horaire prévue pour Walls Of Jericho. Alors annulation ?? Non simple retard de la part du groupe qui inversera finalement leur horaire avec celui de Finntroll. Walls Of Jericho est donc et bel et bien là. Et si il y’a bien un groupe qui ne m’a jamais déçu en live c’est bien celui là. Bon déjà faut reconnaître que la miss Candace malgré les apparences elle en a dans le futal et qu’elle sait maitriser une foule avec perfection, en salle déjà c’est clair en festival c’est encore plus flagrant. Ajoutez à ça une set list proche du parfait (même si je n’aurais pas été contre un petit « Another Anthem For The Hopeless ») et vous avez là LA prestation poussière du week end. Puis bon finir sur « Revival Never Goes Out Of Style » avec son refrain repris par plus de 10000 personnes c’est la classe.

SECRETS OF THE MOON
Terrorizer Tent
16h00 > 16h40

Eternalis : Grosse déception concernant les allemands qui, sous la Terrorizer, auront eu le malheur de bénéficier d’un son catastrophique, très aigu (mon dieu ces larsens) et à des années lumières d’instaurer l’ambiance si noire, profonde et incantatoire de leur musique. Beaucoup de personnes ont quitté la tente avant la fin, votre serviteur y compris…

Aghahowa : Les allemands ont déçu, m'ont déçu, pour avoir vu bien mieux d'eux auparavant. Secrets Of The Moon vaut bien plus que ce qu'il a livré au Hellfest.

Setlist :
Intro
Sulphur
Moonstruck (Moonblood Cover)
I Maldoror
Ghost
Lucifer Speaks

DEFTONES
Main Stage 1
16h45 > 18h00

Pec : Leur présence en tête d'affiche me parut très légère et sympa au demeurant, mais les voir sur scène était une curiosité plus qu'une nécessité. Impossible de tenir plus de 3 chansons, tant ce fut mou et décevant. Les fans semblaient heureux, pour les autres...
Pause bouffe, constat simple : des stands de nourritures aléatoire, allant du stand de qualité (stand auvergnat, montagnard, bio) en passant par des stands honteux (kebap rendant malades plusieurs personnes) les prix sont très cher, et ça fait souvent mal au cul de payer autant pour un simple sandwich... Prendre exemple sur d'autres festivals où la nourriture est plus abordable serait la moindre des choses, quitte à fixer des limites de prix à ne pas dépasser.

Shawn : Vu de loin et sans grande attention. Quelques titres marquants mais Deftones n’est plus le mythe qu’il était il y a de cela 10 ou 15 ans. Toujours un plaisir quoi qu’il en soit, de pouvoir entendre My Own Summer en live, même si elle sonnait assez plate … Dommage.

Aghahowa : J'ai maté 5 minutes (photos), puis je me suis sauvé...

Självag : En tant que grand fan du groupe, c'était le concert que j'attendais le plus. J'avais malgré tout un peu peur si l'on connait le nombre le fausses notes que Chino fait subir à son public depuis un certain nombre d'années...Mais cette fois, Deftones a offert un grand concert, avec une setlist best-of comme on l'attendait, à laquelle est ajoutée plusieurs extraits de Diamond Eye.

m.Kekchoz : Prestation que j'attendais avec crainte et impatience. Il faut dire que Chino n'est pas toujours au top niveau justesse (c'était le cas lorsque je les avait vu en 2007 à Dijon), et ça peut vous ruiner un live complet. Dieu merci, ce n'était pas le cas, et Deftones a assuré ! C'était même du très grand Deftones auquel nous avons eu droit en cette après-midi ! On a jumpé, on a chanté, et on avait tous l'impression d'avoir 15 ans (surtout mon camarade du dessus en fait). Bon alors ok, sur scène Chino fait pratiquement tout le boulot, Stephen restant statique à headbanguer et Frank derrière ses machines, seul le remplaçant Sergio Vega nous transmet un peu de bonne humeur et d'énergie. Mais est-ce réellement un soucis ? Un final toujours détonnant sur 7 Words, ça a de quoi vous donner le smile jusqu'à la fin de la nuit ! Définitivement une des grandes prestation de ce Hellfest !

Hraesvelg : Il est toujours étrange d’assister à la prestation d’un groupe dont on a été fan une fois que la flamme est éteinte, surtout après une séance dédicace Watain des plus marquantes. Sympa de voir Chino se contorsionner en poussant ses cris si uniques, mais franchement sans plus : musicalement plus du tout intéressant pour ma part.

Setlist :
Rocket Skates
Diamond Eyes
Feiticeira
Elite
Korea
CMND/CTRL
You've Seen The Butcher
Royal
Be Quiet and Drive (Far Away)
Lotion
My Own Summer (Shove It)
Birthmark
Engine No. 9
Passenger
Change (In the House of Flies)
Root
7 Words

IHSAHN
RockHard Tent
17h10 > 18h00

Eternalis : Première grosse sensation de la journée avec le norvégien légendaire Ihsahn. Armé de huit cordes signature et d’une bande de musiciens tous plus jeunes les uns que les autres (à la vue de leur talent, notamment le batteur, ça laisse rêveur…), Ihsahn démarre le set avec « The Barren Lands » et le monstrueux « A Grave Inversed » de son dernier opus pour tout ravager sur son passage. Le son est parfois un peu brouillon (trop fort) mais la maitrise est complète, tandis que le clavériste, très jeune aussi (et charismatique au passage) abat un boulot formidable quand le frontman ne lui demande pas en plus de chanter. « Call By the Fire » aura fait chanter la tente entière, après un « Invocation » plus sombre et avant un final « The Frozen Lakes on Mars » magique et d’une beauté renversante. Ihsahn est grand…il l’a montré une nouvelle fois au Hellfest.

Aghahowa : Excellent ! Le rendu en live a été à la hauteur de la musique grandiose d'Ihsahn en album. Ihsahn, entouré des jeunes musiciens de Leprous, a donné là l'un des meilleurs concerts du week end.

Hraesvelg : Ihshan en solo a toujours le même défaut que dans Emperor : cette voix super limite, dépourvue de toute puissance. Pourquoi faut-il que l’ego d’un si formidable guitariste le pousse à vouloir assurer le chant, pour un rendu bien poussif ?. Néamoins le synthé dreadu qui martyrise son engin dans des délires bruitistes me fascine 5 minutes mais là, c’est le drame : je décroche de la musique pour commencer à me plonger dans la fébrilité de l’avant-show Watain.

Setlist :
The Barren Lands
A Grave Inversed
Misanthrope
Scarab
Emancipation
Invocation
Called by the Fire
Unhealer
Frozen Lakes on Mars

HYPOCRISY
Main Stage 2
18h05 > 18h55

Eternalis : Peter Tägtgren est un showman et ça a été flagrant sur cette Mainstage 2 encore une fois. Visiblement en forme, le suédois ne tenait pas en place dès qu’il n’avait rien à chanter et à haranguer la foule bien comme il fallait. Débutant par les récents « Valley of the Damned » et « Weed Out The Weak” du dernier opus, avant d’enchainer avec un « The Eraser » terrible, les suédois n’ont pas fait dans la demi-mesure. Malgré un son parfois un peu dégueulasse, Peter a assurer le spectacle de sa voix exceptionnelle tandis que Horgh, derrière ses futs, semblait presque s’ennuyer sur ses parties rapides…Une set-list faisant le tour des albums pour finir sur un excellent « Warpath » tiré de « Virus ». Un bon moment, pas forcément exceptionnel, mais ayant délivré une bonne dose de brutalité.

Aghahowa : Comme il y a 5 ans déjà, je me suis ennuyé.

Självag : J'attendais Hypocrisy de pied ferme...et j'ai tenu trois morceaux, impossible de rester plus longtemps devant ce son atroce, sans guitares, qui a massacré le peu que j'ai vu de ce set qui m'a grandement déçu. Eraser sans guitare en deux ou troisième morceau, reconnaissez que c'est particulièrement frustrant.

Setlist :
Fractured Millenium
Weed Out The Week
Pleasure, Osculum, Penetralia
A Coming Race
Adjusting The Sun
Let The Knife Do The Talking
Killing Art
Fire In The Sky
Warpath
Roswell 47

LOUDBLAST
RockHard Tent
19h00 > 20h00

Shawn : Qu’on se le dise, Loudblast est de retour en cette année 2010. Le groupe avait déjà conquit mon estime à Limoges en avril dernier. Il ne fait que se confirmer. Loudblast, c’est l’assurance d’un set carré, sans bavures mené par un Stephane Buriez plus charismatique que jamais. Je retrouverai exactement les mêmes émotions que 2 mois plus tôt. Scéniquement le groupe me fait toujours penser à Dissection tel qu’on le voit dans le DVD Rebirth Of Dissection … la ressemblance est saisissante. Jusque dans l’ambiance des lumières, je retrouverai quasiment les mêmes photos et les mêmes éclairages qu’en avril !! Gojira a percé, si un groupe est en mesure de le suivre, c’est bien Loudblast.

INFECTIOUS GROOVES
Main Stage 1
19h00 > 20h00

Pec : Place à Infectious Groove, la bande à Mike Muir, de retour après le set excellent l'an dernier de son autre combio les Suicidal tendencies! C'est simple en cette fin d'après midi, place à un set funky, rock, groovy, et putain d'efficace! Le son est vraiment très bon et permet de profiter pleinement du talent du bassiste ou du guitariste. Une reprise de "Immigrant Song" de Led Zep histoire de chauffer le public dans une version fort efficace, et ensuite le set se finit en apothéose, appelant le gratteux de Suicidal Tendencies, Infectious Groove sur scène se termine avec une fin de live des Suicidal Tendencies, avec énorme rassemblement sur scène comme l'an dernier! La foule se lâche et hurle des « ST », votre serviteur remonte sur la main stage pour la seconde année consécutive et c'est encore plus impressionnant que l'an dernier! Plus de monde, une vue panoramique magnifique, une scène surmontée, et une ambiance surchauffée! Putain quel pied que ce concert de Infectious Groove / Suicidal Tendencies!

Aghahowa : Moins passionnant pour ma part que Suicidal Tendencies l'année dernière, j'ai quand même pris mon pied avec Infectious Grooves. Encore plus d'ambiance, encore plus de monde sur scène à la fin du show, ce fut encore une fois, un des grands moments du festival.

SYBREED
Terrorizer Tent
19h30 > 20h15

Eternalis : Annoncés en remplacement de Nachtmystium, les suisses ont été l’une des très grosses baffes de la journée. Sous la Terrorizer, fort bien garnie, les adeptes de cyber metal se sont retrouvés pour un show très intense et une envie communicative. Le son était quasi parfait, Ben est proprement écoeurant tant il module sa voix à la perfection, Drop est tel un frénétique sur sa guitare tandis que Kevin, derrière ses futs, est une véritable machine de guerre.
Et si certains pourront être refroidis par l’apparence de plus en plus émo de Ben, dès « A.E.O.N », le bougre aura mis tout le monde d’accord sur ses capacités vocales. « Human Black Box » enfoncera le clou dans un univers toujours aussi froid et mécanique avant de voir débouler un « Doomsday Party » de folie, la Terrorizer prenant des airs de pistes disco tant le public était en ébullition à sauter dans tous les sens. Entre deux ou trois discours pour chauffer un peu la tente, l’enchainement « Emma O » - « Ego Bypass Generator » continuera d’intensifier le set grâce à ces samples toujours intelligents, ces breaks à se détruire les cervicales, ce Ben impérial en clair et encore plus en vocalise extrême et ces parties de batteries proprement hallucinantes.
Tout se terminera sur une vieillerie (« quelqu’un connait ça ? ça commence par Bio… » avant que je n’hurle un « ACTIVE ») pour commencer l’introduction si typique de ce morceau originel. Ben finira de se déchirer les cordes vocales sur ce morceau génial alors que le public n’aura qu’une seule impression à la fin : « encore » ! Sybreed est sans contexte un grand groupe de demain. Absolument énormissime !

m.Kekchoz : Eeeuuh oui non je sais pas trop. Autant le dernier album des Suisse a tourné et tourne encore dans mes esgourdes, autant cette prestation m'a presque ennuyé. C'est carré, bien joué, mais le petit grain de folie n'était pas de la partie. En sort une prestation banale et oubliable.

SICK OF IT ALL
Main Stage 2
20h05 > 21h05

Aghahowa : Sick Of It All a tenu sa réputation de bête de scène Hardcore une nouvelle fois. Un bon show.

Självag : Rien de bien étonnant : Sick Of It All a tout explosé, un concert ultra énergique que j'ai passé dans le pit. Le son était génial, et la prestation scénique était absolument irréprochable. Et force est de constater que les nouveaux titres envoient le bois comme il faut sur scène.

WATAIN
RockHard Tent
21h00> 22h00

Shawn : Oui, j’ai honte … oui, je me suis endormi devant Watain il y a deux ans lors de leur premier passage au Hellfest … Je le reconnais, je m’en suis mordu les doigts un moment, surtout à l’écoute du tout dernier album, le meilleur qu’ai sorti le groupe jusqu’à présent. Et il faut le reconnaître, le concert de Watain a peut-être été l’événement le plus marquant de la Rock Hard Tent en ce vendredi. Véritable concentré de haine, le black métal de Watain est simplement envoutant musicalement mais aussi scéniquement. Le look, les clous, le cuir, le sang, et les jets de flamme … un set composé de leurs précédents opus en laissant toute fois une place à quelques nouveaux titres du dernier album dont la pochette trônait en fond de scène. Et chose à signaler, le mythe sur l’odeur du groupe est totalement avéré : CA PUE LA MORT (probablement le sang) !! A revoir dès que possible, où que possible !

Aghahowa : L'une des meilleures prestations scéniques de ce week end, Watain a livré un superbe show. Rien à redire, la bande d'Eric Danielsson est l'une des meilleures formations de Black metal au monde, et l'a encore prouvé.

Självag : En ces temps troublés où Watain reçoit subitement une grande reconnaissance de toute part, Erik et sa bande se devaient de ne pas décevoir. Visiblement, les suèdois l'ont tout à fait compris et on même décidé de tout tuer. De loin une des plus grosses claques de ce Hellfest, la setlist était énorme, le son également, et le tout fut sublimé par un show assez impressionnant : Erik ne tient plus en place, la pyrotechnie est au rendez vous et le chanteur est particulièrement impressionnant lorsqu'il s'agit de se payer une énorme classe en faisant l'andouille dans la fumée. Ainsi que le dit Shawn : CA PUE LA MORT.

Hraesvelg : l’astre du jour à commencé à disparaître à l’arrivée, tonitruante, de Watain. Prenant place dans son décor habituel rehaussé de visuels issus du petit dernier, le trio, épaulé de ses deux mercenaires, entraine l’assistance dans un set hors du temps et de l’espace. Si il semble que l’odeur du sang pourri n’ait régné que dans la fosse photographe, le groupe n’a pas eu besoin de cet élément pour subjuguer une foule captivée par le set qui lui a été offert, faisant oublier le lieux même de son déroulement. Si Lawless Darkness m’a un peu frustré car trop maîtrisé, le fanatisme manifesté lors de cette communion a confirmé Watain dans les groupes indéniablement au dessus du lot en terme de prestation live, tout style confondus.

Caacrinolas : Là aussi une prestation que j’attendais avec beaucoup d’impatience. Leur dernier album étant un petit bijou j’avais hâte de voir avec quelle énergie les suédois allait le défendre. Et ma foi ce fut CONVAINCANT et même bien plus. Alors déjà vla la set list qui tue (The Limb Crucifix quoi merde) puis ajoutez à cela la prestation d’un groupe qui est en train de devenir l’un des gros du style et vous avez peut être LA prestation de cette journée. Qu’on se le dise il va falloir compter sur eux pendant encore un paquet d’années.

SEPULTURA
Main Stage 1
21h10 > 22h25

Eternalis : Affligeant. Que dire de plus…certes, les brésiliens ont toujours la côte et vu le nombre de personnes présent devant eux, leur statut culte n’est pas à remettre en cause. Mais malgré une introduction symphonique mettant l’eau à la bouche et quelques morceaux de « A-Lex » vraiment très efficace mais blindé de samples, l’ennui gagne rapidement. Un jeu de scène assez pauvre, un Derrick Green posant sans cesse comme un chanteur de hardcore, la sauce ne prend vraiment qu’à moitié. Pourtant, le groupe enchaine les classiques que tout le monde connait pour terminer sur un « Roots Bloody Roots » connu de tous… mais rien n’y fait. On ne ressortira pas du concert avec un souvenir impérissable…surtout en comparaison de ce qui était sur le point d’arriver.

Pec : Concert mi figue mi raisin, fan de la première mouture cavaleresque du groupe, j'ai lâché l'affaire depuis, mais comptais bien voir le groupe lors de ce hellfest. Pourquoi un sentiment mitigé? Pour le fait que le concert débuta sur les chapeaux de roue, avec une rage des plus intenses, rappelant l'âge d'or du groupe! Le milieu de set perdit en intensité, pour finir en apothéose sur les titres cultes de Sepultura dont un Roots Bloody Roots qui me fit perdre ma voix. Bilan positif, mais il manquait la petite étincelle...

Shawn : A peine sorti de la Rock Hard Tent après avoir pris une fessée cul nu par Watain, le live de Sepultura était quasiment terminé. Le temps juste d’entendre « Roots Bloody Roots ». Et une révélation est apparue à moi. Ce titre, on l’a entendu en 2008 avec Cavalera Conspiracy. On l’a entendu en 2009 avec Soulfly. Et maintenant en 2010, avec Sepultura. Eh bien on dira ce que l’on voudra à propos de Sepultura, mais c’est la version 2010 que j’ai trouvé la plus sincère, la plus puissante et la plus honnête. Fin de l’histoire.

GODFLESH
Terrorizer Tent
22h00 > 23h00

Aghahowa : La curiosité m'a amené dans la Terrorizer Tent, pour voir Godflesh. Après quelques problèmes techniques au début du set, le duo a commencé son show, et je n'ai pas du tout aimé. J'ai filé voir Arch Enemy sur la mainstage 2.

ARCH ENEMY
Main Stage 2
22h30 > 23h30

Eternalis : La méga claque du vendredi personnellement. Malgré parfois quelques soucis de grattes (saloperie de larsens sur la guitare de Christopher), un show énorme avec une Angela en furie, arrivant en braillant comme à son habitude (« Come on Hellfest !! »). Mais surtout, on retiendra une set-list de rêve à vous coller une érection. « The Immortal », « Ravenous », « Taking Back My Soul », « My Apocalypse », « I Will Live Again », « Revolutions Begins », « Dead Eyes See No Future », « Nemesis »(avec en final le solo de « Bridge of Destiny, magique et simplement trippant) et un « Dark Insanity » sortit des fagots pour une dose de brutalité supplémentaire (« Bon, après avoir joué du heavy, on va passer au death métal maintenant » présente Angela).

Le groupe est rodé de chez rodé, Angela harrangue la foule comme il faut, les frères Amott sont toujours aussi blasant aux guitares (ce « Taking Back My Soul » proprement jouissif), Daniel derrière sa batterie cogne ses futs avec une précision chirurgicale. Très peu à redire…un groupe de scène. Pour achever la soirée avant l’énorme déception Fear Factory…

Shawn : L’une des formations que j’attendais le plus. Ils ne m’ont pas déçu, loin de là !! Une set-list de rêve, et un pur bonheur que de pouvoir entendre « Dead Eyes See No Futur » ou « My Apocalypse » pour n’en citer que deux. Angela est visiblement très en forme et ne cesse de traverser la scène en long et en large. Les frangins sont toujours aussi impressionnants techniquement et émotionnellement ! Malgré quelques petits points noirs (chant parfois un peu poussif et des larsens malvenus), Arch Enemy a été a la hauteur de sa renommé !!

Aghahowa : Les suédois sont en net regain de forme cette année, après un peu avoir tourné en rond auparavant. Arch Enemy a donné un très bon concert à ses fans, venus en masse. Toujours aussi carré, avec de tels shows, ils ne peuvent que faire mouche.

Hraesvelg : toujours sous l’influence mystique de Watain, dur de se mettre dans le bain d’un Arch Enemy auquel j’ai pourtant consacré de nombreuses écoutes avant de lâcher l’affaire il y a peu. Même les hymnes issus de “Wages of Sin”, “Anthems of Rebellion” et “Doomsday Machine” n’ont pas réussis à m’extirper de mon état semi-léthargique. Angela est la belle et la bête en une seule personne mais elle ne parvient pas à réellement dynamiser un set chiant comme la mort tellement les ziquos semblent être au boulot plutôt que devant un public (à l’exception également du bassiste qui donne de sa personne). Les frangins Hammot ont également un étrange comportement entre eux qui ne fleure pas exactement la complicité …

Setlist :
Intro
The Immortal
Revolution Begins
Ravenous
Taking Back My Soul
My Apocalypse
I Will Live Again
Dark Insanity
Dead Eyes See No Future
Dead Bury Their Dead
Snowbound
We Will Rise
Nemesis
Fields Of Desolation / Outro

FEAR FACTORY
Main Stage 1
23h35 > 00h50

Pec : Curiosité, set efficace qui a l'air d'avoir ravi les fans. Des belles lights (set complet vu de la régie son) avec un très bon son c'est à souligner. Mais même un demi set efficace de Sepultura semble plus intéressant qu'un set complet de Fear Factory.

m.Kekchoz : J'étais content d'avoir entendu Edgecrusher et d'avoir jumpé sur Replica. Sinon bah c'était chiant, un son plat, une prestation plate (un comble pour un groupe de gros !). Zzzz.

Aghahowa : Nul ! Pour un groupe très attendu (seule date en France, reformation), on pouvait espérer plus d'entrain sur scène. Ce ne fut pas le cas. D'une mollesse affligeante, Burton C. Bell le chanteur a pu bercer les festivaliers qui commençaient à s'endormir.

Hraesvelg : un de ses groupes cultes qui berce une adolescence et que le miracle d’un fest permet enfin d’approcher … même si en l’occurrence j’aurais presque donné raison aux adversaires du HellFest : oui, l’Enfer sur terre existe, et il est à Clisson ! Ce n’est pas un lieux chaud et accueillant, mais un endroit où l’on s’ennuie ferme à contempler, un pincement au cœur, ses idoles de jeunesse victimes d’une malédiction satanique nommée « Syndrome d’ Elvis ».

Caacrinolas : Ahhhhhh Fear Factory, le souvenir d’un concert absoluement parfait dans une loco plus que pleine en 2005…c’était donc avec une certaine impatience que je m’appretais à…faire la queue devant le stand tartiflette parce qu’un hellfest sans tartiflette n’en est pas vraiment un. Et puis là BIM l’entrée de la tartiflette dans la barquette PILE POIL c’etait grandiose, des lardons super bons, un fromage mortel et un emballage à la hauteur qui valait bien mes 7 €, bon petite déception quand même sur les patates un peu chaudes mais ne faisons pas la fine bouche c’était un régal… Ha oui et sinon le groupe ??? bah ultra décevant, une scène définitivement trop grande pour un groupe qui réunit facilement une tonne, un Burton C Bell qui retombe dans ses travers, un Dino qui à vu sa race définitivement éteinte…Non franchement pas bon heureusement que Dieu Gene Hoglan était là pour tenir la baraque parce que sinon…

Setlist :
Shock
Edgecrusher
Smasher/Devourer
Acres of Skin
Linchpin
Mechanize
Powershifter
Fear Campaign
Martyr
Demanufacture
Self Bias Resistor
Zero Signal
Hunter Killer
Replica

BIOHAZARD
Main Stage 2
00h55 > 02h00

Pec : Vu quelques titres, dommage que Biohazard soit passé si tard, la fatigue fit déserter pas mal de fans dont ma personne, le peu que j'ai pu voir semblait putain d'efficace, mais bon c'est aussi les aléas d'un festival de ne pas non plus pouvoir tout voir.

Aghahowa : Très bonne prestation, Biohazard a bien tenu la mainstage, à une heure tardive. Le fait marquant de leur spectacle, outre sa qualité, fut la montée sur scène de 2 demoiselles, qui sont parties en coulisses avec le groupe (chouette nuit en perspective).

Hraesvelg : un de ses groupes cultes qui berce une adolescence et que le miracle d’un fest permet enfin d’approcher … même si en l’occurrence j’aurais presque donné raison aux adversaire du HellFest : oui, l’Enfer sur terre existe, et il est à Clisson ! Et pour le coup, c’est un lieux chaud et accueillant : énorme patate du combo, à une heure pourtant bien tardive et après la démission de nombre de festivaliers fourbus et/ou affligés par le « spectacle » de la MS 1. Les bons vieux classiques n’ont pas pris une ride, l’Attitude des mecs est énorme : RES-PECT !!! Quelques saillies mémorables, dont celle du grateux déplorant la sombre époque à laquelle nous nous trouvons, qui fait que le signe Peace ne trouve pas d’écho chez tout le monde. Prosternation à plat ventre devant Evan, atteint du syndrome d’Hell-Vice, qui fera monter une, puis deux demoiselles, sous la désapprobation manifeste de ses comparses … dure, dure, la reconversion.

Caacrinolas : Et PUTAIN pourquoi je ne l’ai pas fais dès le début ??? C’était déjà grand à l’Elysée Montmartre, là c’était carrément grandiose. Comme à Paris line-up originel oblige la set list était uniquement concentré sur les trois premiers albums, soit un florilège de tubes. Bon évidemment Evan Seinfeld à monopolisé la majorité des regards mais ses partenaires ne sont pas restés en reste. Puis une fin de set complètement folle avec notamment le morceau featuring Cypress Hill « How It Is » avec son refrain repris par la foule, DU PETIT LAIT tout ça. Alors quand en ultime rappel les New-yorkais nous font « Punishement » pour finir sur un « Hold My Own » dantesque il n’y plus qu’a s’incliner devant les rois du NYHC.

MARDUK
RockHard Tent
01h00 > 02h00

m.Kekchoz : et si après s'être ennuyé devant Fear Factory on allait s'ennuyer un peu devant Marduk, ça vous dit ?...

Shawn : Le set était déjà commencé quand je suis arrivé. Un gros quart d’heure à regarder pour constater que Marduk en fait, c’est tout mou, et on s’emmerde. Déception …

Självag : J'attendais ce concert avec impatience. Et quelle fut mon bonheur lorsque Mortuus prononça d'entrée de jeu « PANZER DIVISION MARDUK » ! Et figurez vous, chers lecteurs, que je pourrais me vanter toute ma vie d'avoir vu Panzer Divison Marduk en version courte (pour un morceau de 2 minutes, excusez du peu) et sans guitare. Trois morceaux massacrés plus tard, je décide de retourner au camping, particulièrement déçu de ce concert raté. On m'a dit que ça s'était arrangé après...

Caacrinolas : C’est un constat récurrent, plus je vois Marduk en live et plus le groupe me déçoit…et malheureusement cette fois ci fut peut etre la pire de tous. Déjà parce qu’ils ont réussit à avoir un son encore pire que celui d’Urgehal, la preuve en est avec ce Panzer Division Marduk joué en intro sur une version de…1minute sans guitare avant que Mortuus ne décide de se casser purement et simplement de la scène tant que le problème n’était pas réglé. Ca c’est « amélioré » par la suite, mais là ou la bat blesse c’est encore une fois sur la prestation de Mortuus. Mortuus c’est quoi ? c’est une voix reconaissable entre mille, une voix rauque et crade qui vous glace le sang, là on a juste eu le droit à un pauvre chant de corbeau ultra basique…Non rien a faire Marduk a vraiment du souci a se faire pour l’avenir, c’est carrément dégouté que je me décide d’aller voir Biohazard après seulement 4 morceaux.

BILAN DE LA JOURNEE

Pec : Une Main Stage 2 au son indigne d'un festival d'une telle ampleur, même si ça semblait s'améliorer sur la fin de la nuit, ce fut parfois très proche de la bouillie sonore. Ce fut la journée où la prog me touchait moins, le samedi me faisant déjà saliver, autant garder ses forces.
Petits moments délicieux, voir les Crowbar à leur séance de dédicace, avec mon bouc rouge en hommage à Dimebag, et avoir avec eux une petite discussion et des poignées de main chaleureuse, un des zicos me montrant même son tattoo Dimebag, puis posant avec tout le groupe Crowbar. Dans les dix minutes qui ont suivies ce fut une pose photo avec le bassiste de Sepultura qui se baladait dans le public, et quelques photos avec le guitariste et bassiste d'Infectious Groove /Suicidal Tendencies près de la Main Stage 1!
Infectious Groove concert de la journée, pour la générosité, l'esprit d'ouverture, et le final où ce n'était plus Infectious sur scène mais les Suicidal Tendencies (et des centaines de pois sautant)!

m.Kekchoz : Bonne première journée ! j'en retiendrais essentiellement Deftones, Watain, Walls of Jericho et Gorod, le reste allant du juste "bien" au mauvais. Ambiance toujours bonne, trois jambon/beurre (j'ai tenté de faire des économies, et puis dans le jambon/beurre y'a pas de frite froide et de steak en terre cuite), Peut-être un peu trop de monde mais ce n'était rien face à ce qui allait arriver les jours suivants !

ET AU CAMPING ?

Pec : Christine Boutin a de nombreux fans.
Gros regret que l'orga n'ait pas installé gratuitement des points d'eaux (comme sur le site du fest, avec quelques robinets) ou des sanitaires en plus grand nombres dans le camping. Pour le reste la disposition est parfaite, les barbelés sont par contre dangereux, et ont fait des dégâts de sources de médecin du point de secours.