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samedi 6 décembre 2014 - Schifeul

KAOTOXIN FEST - Day 2

El Diablo - Lille

Schifeul

Dans l'équipe car il était là avant.

Pour la première journée, c'est par ici.

Le deuxième jour du Kaotoxin Fest démarre avec Antropofago, et même s’ il y a une demi douzaine de cordes en trop sur scène, le death technique n'étant clairement pas ma came, les Montpelliérains vont distiller un set carré et plutôt entraînant ! Seulement le public à l’air plus froid que la veille, sans doute à cause de l’horaire, ou encore le fait qu'ils ont un peu de mal à se remettre de la cuite de la veille. Une bonne mise en bouche tout de même pour le reste de la journée.

Nephren-Ka prend la suite, et pour être honnête j'ai eu un peu peur de me prendre un deuxième groupe technique d'affilé, à cause du nom Lovecraftien. Mais non ça va, ici on a affaire à quelque de chose de bien plus primaire et rentre dedans ! Le titres son efficaces, dotés parfois d'une lourdeur écrasante dans les riffs. Sur scène, mention spéciale au bassiste qui tape des têtes marrantes mais maîtrise son instrument comme un bâtard ! Bonne petite découverte qui montre que mine de rien Kaotoxin possède bien un roaster de qualité !

The Lumberjack Feedback va commencer, la priorité est de trouver une place stratégique, c'est à dire : assise ! Pas que la musique soit ennuyeuse, mais le genre pratiqué par le groupe, sorte de stoner doom instrumental, est plus fait pour être écouté allongé dans le noir que debout sans bouger. En effet, dur de rentrer dans les ambiances distillés quand on pense sans arrêt « j'ai mal au pied ». C'est donc assis dans mon coin que j'écoute attentivement les Lillois et hormis quelques longueurs leur set passe plutôt bien, à défaut de m'avoir fait complètement voyager.

Après ce moment plus Nature et Découverte, ce sont les Bordelais d'Ad Patres qui envahissent la scène et nous rappelle au bon souvenir de la veille car le pit fut une véritable boucherie ! En effet, c'est dans une ambiance hystérique que les gaillards sont venus défendre leur album Scorn Aesthetics, sorti depuis maintenant 2 ans et qui a récemment eu droit à une réédition tape et vinyle. Mais ça a beau être une guerre totale devant eux, où on peut voir parmi les zigotos qui se montent dessus le chanteur de Nephren-Ka ou encore le bassiste de VxPxOxAxAxWxAxMxCx, le sieur Arnaud Pecoste n'hésite pas à allez tâter le local en y allant de son slam. Après un wall of death et quelques titres bien vénères, Ad Patres laisse derrière lui la scène encore fumante, témoignage d'un des meilleurs concerts du week-end.

Dur de passer après un tel carnage ! Et quand c'est du doom death qui s'y colle, ça fait un peu drôle, Mais les Eye Of Solitudes raviront les fans du genre, avec ses morceaux lancinants et mélancoliques. Les plus attentifs auront reconnu que le groupe est composé des mêmes membres que Sidious, hormis un nouveau batteur, ce dernier étant passé au chant. A noter que celui-ci parle assez bien le Français, avec un petit accent qui ressemble à celui de Bruxelles, qui même s’ il est drôle, paraît étrange pour un groupe anglais. Enfin il s'est avéré que le gaillard est en fait Roumain, ceci explique cela. Le groupe à l'air content d'être là pour son premier concert en France, et délivrera même à l’assistance un titre joué pour la toute première fois de son deuxième album à paraître, et les exclus, ça fait toujours plaisir ! Reste que le doom en live, ça peu paraître parfois un peuuuu long, donc on se la joue comme sur Lumberjack à suivre le concert du haut d'un tabouret.

La soirée s'enfonce dans la nuit et 6h33 prend la relève pour un show complètement pété comme il est de rigueur chez ce groupe. Les masqués, qui viennent de mettre en streaming leur nouvel album à venir, entâment le concert sur le désormais culte Giggles, Garlands & Gallows part 1 : Order Of The Red Nose puis enchaînent avec une ribambelle de titres alternativement loufoques ou rentre dedans, mais toujours de qualité et dans la bonne humeur. Cela malgré quelques réticences en fond de salle, mais bon, c'est le jeu quand on donne dans la musique atypique ! Ayant déjà vu le groupe dans sa configuration avec Arno Strobl, son absence peu paraître déstabilisante au départ mais est vite éclipsée par un Rorschach chaud bouillant. Plus handicapante est l'absence d'un des claviériste ; mais le groupe fera fi de ce détail pour donner un excellent concert ! On danse, on zouk et on passe un bon moment pour le peu qu'on arrive à rentrer dans leur délire. Le set se termine sur I'm A Nerd issu de leur prochain album qui annonce du tout bon pour la suite du groupe.

On arrive au clou du spectacle, aux rois de la soirée : VxPxOxAxAxWxAxMxCx ! Les Autrichiens vont délivrer un concert assez spécial ce soir, en effet, leur guitariste ne pouvant pas participer au concert, celui-ci sera remplacé par une tripotée de ceux présents ce soir ! Enfin ça, c'était sur le papier, car en réalité, pour raison de ils sont partis ou encore raisons techniques (genre tout saoul) finalement seul le guitariste d'Ad Patres et un mec du label Apathia vêtu d'un très seyant T-shirt rose Pryapisme monteront sur scène, le reste des titres se jouant donc à l'aide d'une piste guitare playback. Mais qu'à cela ne tienne ! Les baby lovers vont taper un concert ultra dansant comme on a l'habitude avec eux, sous le regard interloqué  de rockab' à la con qui se demandent ce qu'ils foutent là ! Faut dire le porno grind dansant, ça fait pas trop vélo custom familly.

Le concert en lui-même, bah recette habituelle, des slam, du mosh, quelques chenilles et une bataille de dentifrice. Lukas comme à son habitude interagit beaucoup avec le public, n'hésitant pas à le vanner, ou à lui poser à tout à trac de difficile questions d'arithmétique auquel j'ai répondu sans faillir. Par contre, le fait qu'il soulève mon T shirt, regarde mon bide et me fasse un signe d'approbation, est un signe évident qu'il faut que je me remette au sport... C'est donc dans un foutoir comme il faut et après avoir dansé et chanté des chansons autrichiennes sûrement traditionnelles à qui mieux-mieux que le Kaotoxin fest ferme ses portes. En attendant la prochaine édition !