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dimanche 22 juin 2014 - U-Zine

Hellfest 2014 - Dimanche (jour 3)

Open Air - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

DIMANCHE 22 JUIN

Liste des groupes commentés :
Azziard - Watertank - Blues Pills - Cobra - Blacklodge - Satan’s Satyrs - Lofofora - Obliteration - In Solitude - The Ruins of Beverast - Zodiac - Crowbar - Powerwolf - Dordeduh - Seether - Repulsion - Angra - Heretic - Black Tusk - Alter Bridge - Unleashed - Annihilator - Equilibrium - Dark Angel - The Black Dahlia Murder - Mad Sin - Behemoth - Vreid - Soundgarden - Misfits - Emperor - Solstafir - Spirit Caravan - Black Sabbath - 1349 - Turbonegro

Azziard 
Temple
10:30 > 11:00

Schifeul : Dimanche, la journée qu’ont choisi les familles Clissonaises pour visiter le Hellfest, et en allant droit devant, c’est devant Azziard et son black metal s’inspirant de la première guerre mondiale qu’elles se sont retrouvées. Configuration totalement différente du concert que j’ai pu voir en avril (forcement) Azziard fait le boulot en lançant les premiers headbangs de cette ultime journée.

Watertank 
Valley
10:30 > 11:00

Shawn : Troisième jour de musique, et d’emblée, direction la Temple. Au programme, Watertank et leur heavy-rock énergique, parfait en guise de petit dej’. Né sur les cendres du groupe de hardcore chaotique To Learn, les nantais de Watertank ont par le passé ouvert le Hellfest 2009. Plutôt discret depuis, la formation a sorti un nouvel opus, Sleepwalk en avril 2013. On ne sera pas surpris de voir sur scène un groupe encore jeune mais qui ne manque pas de mordant ni de volonté. Le vocaliste n’hésitera pas à s’approcher au plus près du bord de scène, pour faire face à une foule encore clairsemée. Une belle entrée en matière pour la journée.

Setlist :
Felony Days
Giant Heads
Pro Crook
Hss
Sleepwalk
Holy Tranquilizer
Lid
Off the Radar


Blues Pills 
Main Stage 01
11:05 > 11:35

Shawn : Blues Pills, le concert de la journée si ce n’est du festival. Alors que tous les collègues sont parti voir Cobra, l’essentiel est en train de se passer sur la Mainstage 01. Groupe encore totalement inconnu il y a un an, Blues Pills est la nouvelle révélation revival rock 70’s. Mêlant des nationalités suédoise, américaine en française le groupe a de quoi surprendre. A la guitare, Dorian Sorriaux, un jeune prodige français, tout juste majeur, et surtout à la voix Elin Larsson, dont la blondeur rappellera Jinx Dawson qui avait à sa manière marqué les esprits il y a 40 ans. Offrant une musique à la limite de Led Zepplin, Cream et à la voix de Janis Joplin, le groupe a déjà ses fans, dont la plupart attendent Devil’s Man, le titre phare de la formation. Une basse grondante, des riffs de guitare qui se faufilent entre soli et improvisations, une batterie binaire, et cette voix … mais cette voix … J’avais eu la chance de voir Blues Pills à Bordeaux il y a quelques mois, juste avant que le groupe annule la tournée pour raison de santé, mais quel plaisir de les revoir … Là, tout con devant ce groupe, l’oreille flattée par Elin Larsson, on sent que l’on est devant un groupe qui deviendra grand, très grand s’il arrive à distiller sa musique de la bonne manière, un peu comme un Ghost. Le regard, presque intimidé de la vocaliste, et son « Merci » enjoué autant qu’impressionné du succès du groupe a quelque chose de touchant, et de candide que la plupart des groupes ont perdu ! Définitivement, ce groupe ira loin !


Cobra 
Warzone
11:05 > 11:35

Caacrinolas : Nous y voila, l’une des plus grosses attentes du week end me concernant, les sudistes un peu fêlés de Cobra, inutile de dire que le public s’est déplacé en masse dès 11H30 pour assister à la puissance de l’esprit Cobra en live. Bon autant être franc on en a eu pour notre argent, entre insultes sur les parisiens, dédicace à Louis Bertignac, bisous à la Vendée terre de chouans et autres délires, le groupe aura tout donné. Et comme Cobra ce n’est pas seulement que de la connerie, ils en ont profités pour nous sensibiliser sur des sujets sensibles tel que la pêche, les jeunes en difficultés ou la drogue…Non je déconne ils ont fait les connards comme d’habitude, mais après tout c’est bien pour ça qu’on les aime. Un grand moment de communion avec le public dont on ressort avec une banane de Forban. T'AS COMPRIS ENCULE ? VA NIQUER TA MERE LA PUTE SALE PUTAIN DE BALANCE.

Rone : Place nette est faite pour COBRA06130 en force, la ville de Grasse est à l'honneur en ce jour saint. C'est Cobra et c'est comme ça que Lucifer s'est manifesté à travers les trois guitares, le macbook et le micro filaire du chanteur. Le temps des 30 minutes leur étant imparti a suffi pour faire de la fosse un véritable enfer rempli de mecs craignos, de fils du Metal et de petit-fils de chouans. Dans la poussière alcoolisée, les colliers d'os et les tirs de fusils en l'air.

Schifeul : Dimanche matin, 11H, Première fois cette année que je me dirige vers la WARZONE où je m'attends à dépérir sous un soleil cuisant, heureusement le ciel commence à se couvrir, ce qui est tout à fait logique vu que la prochaine demi-heure sera un rite interdit, ancestral pour invoquer Lucifer : COBRA arrive en force sur Clisson, capitale de la Vendée, terre de chouan, terre de fils de chouan et terre de petit fils de chouan. 3 guitares, un sampleur et un chanteur, pas de basse ou de batterie, voilà ce qu'est COBRA : la puissance sans concession !

Après avoir balancé d'entrée un tonitruant La Peur qui pose ses couilles, COBRA enchaîne sur Pédés Et Drogués chanté par une fosse qui devient complètement folle, la poussière s'élève vers le ciel et COBRA nous inonde de ses offrandes rock metal, car ici à la fête de l'enfer, on n’est pas des pédés, on se fait des scarifications, ici on est des chasseurs et des pêcheurs, on a pas peur de venir tôt le matin pour prendre la mer et aller tuer des dauphins ! Mais pour l'instant on est content alors on se sert de nos flingues pour tirer en l'air tant les brûlots des loubards du 06130 nous lézardent la face tels moult coups de couteaux avec Echange De Seringues, La Balance, C'est l'Enfer Ici ou encore Fils Du Cobra. Comme le Hellfest est un lieu associatif pour les jeunes, n'oublions pas ce hit planétaire dont le public hurle les paroles en cœur quand il ne fait pas une queuleuleu. Avant de quitter la scène, COBRA crache une dernière fois son venin avec Nihilistes, laissant derrière lui l’un des meilleurs concerts du fest ! Et ceux qui ne sont pas contents, qu'ils aillent tous se faire enculer.

Blacklodge 
Temple
11:40 > 12:10

Caacrinolas : De Cobra à Blacklodge il n’y a qu’un pas que je me suis empressé de franchir, une déferlante de violence sonore dès 12h je prends direct, et encore une fois ce fut jouissif, à cela près qu’on aura assisté à un gros concert de Speedcore où seuls les beats (et le chant de temps en temps) prendront places, dommage tant les membres du groupes semblent sérieux et appliqués. Après encore une fois pas vraiment sur que ce soit sur ce genre d’événements que l’on puisse apprécier au mieux la musique et le concept du groupe.

Schifeul : On reste dans l’apologie de la drogue avec les Parisiens de Blacklodge et leur techno black qui va faire danser les festivaliers comme dans une rave party infernale avec Lucifer en DJ ! On laisse notre corps se faire envahir par le malin et on danse au rythme des riffs et des basses qui nous mettent en transe ! Le zouk façon STN

Satan’s Satyrs 
Valley
11:40 > 12:10

Shawn : Satan’s Satyr, la nouvelle valeur montante du heavy/doom/punk. Repéré par Electric Wizard et choisi personnellement par eux pour etre leur Guest à l’Electric Acid Orgy, le groupe fait office d’ovni musical, à cheval entre plusieurs genres. Notons d’ailleurs que depuis le début de l’année, Clayton Burgess (bassiste et chanteur du groupe) est aussi le bassiste d’Electric Wizard. Le petit jeune et sa bande maitrisent visiblement leur sujet mais tant musicalement que scéniquement, je n’accroche pas. Trop déconstruit, trop expérimental. La foule encore peu nombreuse a pourtant l’air d’apprécier ! On repassera !

Lofofora 
Main Stage 01
12:15 > 12:45

John : Je passais par là par curiosité, je pensais que j'allais boire du cult, mais je repars bredouille. Cela dit belle prestation des franciliens qui auront mis le feu de bon matin.

Shawn : Tout comme John, je passais dans le coin, et j’me suis posé en me disant « Pourquoi pas », après tout, Lofofora c’est le premier groupe de metal que j’avais vu en live en festival. Et la bande à Reuno est en forme, contente d’enfin se produire ici ! Un début en grandes pompes avec un titre culte : l’œuf suivi de Justice pour tous. Le groupe commence donc très fort et Reuno n’hésitera pas à proposer du nouveau avec trois titres de l’album à venir : L’Innocence, Pornolitique et Tsarine. Je m’attendais à un final sur Buvez du Cul mais rien de ça, un peu déçu ! Notons l’intervention de Maxime Musqua du Petit Journal de Canal Plus qui s’est invité dans le circle pit. Une séquence que vous retrouverez sur le site de la chaine.

Setlist :
L'oeuf
Justice pour tous
Les Gens
L'innocence (New song, live premiere)
Le fond et la forme
Élixir
Pornolitique (New song, live premiere)
Tsarine (New song, live premiere)

Obliteration 
Altar
12:15 > 12:45

Michaël : Absolument pas spécialiste du groupe, je me suis présenté sous l'Altar par pure curiosité matinale et je dois dire que j'ai été un peu déçue par la prestation des norvégiens. SI certains riffs ou certains passages sont vraiment dynamiques et font bouger quelques uns des irréductibles premiers rangs déjà là (et déjà bourrés d'ailleurs), j'ai trouvé le tout un peu poussif. Pas de mouvement sur scène, pas ou peu de communication avec le public. On est dans du old school bas du front et pas franchement inspiré. Après, je ne suis pas un spécialiste et le son était franchement crade.

Setlist :
Sadistic Nekroaboration
Sepulchral Rites
Exterminate
Black Death Horizon

In Solitude 
Main Stage 02
12:50 > 13:30

Setlist :
Fire of Gods Love
Sister
Death Knows Where
A Buried Sun
Lavender
Horses in the Ground
He Comes

The Ruins of Beverast
Temple
12:50 > 13:30

Balin : Grand fan du groupe en studio et ayant déjà pu les voir en live à Bruxelles avec leurs compères d’Urfaust en début d’année, j’étais à la fois heureux et inquiet de les revoir ce week-end tant leur prestation m’avait transporté. Et j’avais raison d’avoir peur tant le son fut catastrophique durant leur set. Dommage pour le groupe et les fans car la setlist était à la hauteur, pour ma part j’attendrais le Hell’s Pleasure pour les revoir dans de bonnes conditions.

Rone : Je les avais trouvé excellents à Bruxelles en février dernier, mais là, la fatigue commence à peser avec l'enchaînement de concerts du week-end, le son est pas génial et je me casserais de la Temple après une petite moitié de set. Cependant il m'est impossible de cacher qu'un « Daemon » derrière les cages à miel, ça n'a jamais fait de mal, même avec un son aussi pourri. Quelques hochements de tête donc, mais sans plus cette fois-ci.

Zodiac 
Valley
12:50 > 13:30

Setlist :
A Bit of Devil
Cortez The Killer (Neil Young cover)
Coming Home

Crowbar 
Main Stage 01
13:35 > 14:15

John : C’est sous une chaleur de plomb que Crowbar s’apprête à donner un des meilleurs concerts de la journée. Moi qui pensais que la musique du groupe mais aussi leur présence scénique était plus adaptée pour les clubs ou de plus petites scènes, les 40 prochaines minutes m’auront données tort. Une setlist best of, un son pachydermique, Kirk Windstein dans un bon jour, les conditions étaient réunies pour que le concert soit excellent et on ne pouvait demander mieux que « Conquering » en ouverture.
L’audience ne cesse de grandir tout au long du set et beaucoup de curieux semblent accrocher. Comme à son habitude, Crowbar puise dans tout son répertoire et varie les plaisirs avec des titres rapides (« Cemetery Angels »), d’autres classiques plus bruts (« All I Had I Gave ») ou plus mélodiques (New Dawn). La mélancolique « Planets Collide » vient conclure un excellent set, on en redemanderait ! Et me voilà parti pour chanter « This time it’s reaaaal, when the planets colliiiiide, COLLIDE » !

Shawn : Encore un habitué ! Kirk Windstein ayant définitivement quitté Down, le voilà donc entièrement disponible et concentré sur l’avenir de Crowbar (en plus de Kingdom of Sorrow avec Jamey Jasta de Hatebreed). Et dernièrement, le groupe a sorti son 10ème album, célébrant ses 25 ans : Symmetry In Black. L’occasion était donc donnée de le soutenir sur scène, et après un passage remarqué sur quelques dates en club (Paris et Toulouse entre autre), le voilà sur scène au Hellfest. Un set assez classique dans la forme alternant entre titres attendus (The Cemetery Angels, High Rate Extinction) et d’autres très attendus, à l’image de Planet Collide ou le public chantera d’une seule et même voix. Du Crowbar somme toute très classique, très rock’n’roll dans l’esprit (on a d’ailleurs vu Kirk et sa femme se balader sur le site du festival à peine une heure avant son set), et avec l’éternelle voix éraillée du p’tit père pour se régaler ! Crowbar fait dans la constance et reste toujours un bon cru !

Setlist :
Conquering
High Rate Extinction
The Lasting Dose
Sever the Wicked Hand
The Cemetery Angels
New Dawn
Walk With Knowledge Wisely
All I Had (I Gave)
Planets Collide


Powerwolf 
Main Stage 02
14:20 > 15:05

GazaG : Les gars de Powerwolf m’intriguaient. Qu’est ce que ce groupe de Power a à m’apporter mise à part une bonne tranche de rire au vu de leur nom de groupe ? Un peu plus.

On peut qualifier le metal de Powerwolf comme une bonne base de heavy, avec une couche d’opéra. Musicalement ça n’a pas vocation à inventer/réinventer. C’est plutôt la voix de prêtre évangéliste du chanteur qui fait l’originalité de la formation. A se demander si tout le groupe ne se repose pas là dessus. Quoi-qu’il en soit, le corpse paint et les costumes des Allemands sont du plus bel effet. Toutes ces composantes font que Powerwolf propose un show séduisant. Le chanteur envoie la purée niveau voix, sans de viander sur les descentes et les montées lyriques : bien joué. Le revers de la médaille, c’est qu’il harangue le public un nombre de fois beaucoup trop élevé. On en arrive à ce que le groupe parle plus qu’il ne joue, dans des interludes parfois dispensables : pas cool. Attention également à ne pas trop se faire mousser quand le public scande le nom du groupe, ça fait mauvais genre. Alors que dire de ce concert ? Une bonne découverte, même s’il faut s’attendre à une communication un peu lourdingue entre les morceaux.

Michaël : Depuis la claque reçue l’an dernier au Summer Breeze, je n’arrive plus à me passer de ce groupe. C’est quand même incroyable d’être autant attiré par des mecs peints de manière ridicule et qui balancent des phrases religieuses en latin et qui ont pour logo un loup. Et pourtant ça marche. Sur le papier, tout est ridicule. Mais en live, le groupe est carré, précis, festif et produit un show qui a tout pour ravir les amoureux du power : des soli, de la bonne humeur, beaucoup (trop?) de participation du public, quelques bonnes blagues bien grasses et des riffs toujours aussi entrainants. Powerwolf réussi à emporter une vague de monde qui rigole au début, bouge pendant et termine en se disant : « Non, je n’ai quand même pas headbangué sur des teutons qui se prennent pour des putains de loups ? », et ben si. Petit bémol, ce qui se passe sur scène est tout de même réglé comme du papier à musique, avec les va et vient des guitaristes. Un peu plus de spontanéité ne ferait pas de mal, mais, dans l’ensemble, le groupe a livré une excellente prestation sous un soleil de plomb.

Setlist :
Lupus Daemonis
Sanctified With Dynamite
Coleus Sanctus
Amen & Attack
Sacred & Wild
Resurrection by Erection
Raise Your Fist, Evangelist
Werewolves of Armenia
We Drink Your Blood
Lupus Dei

Dordeduh 
Temple
14:20 > 15:05

Shawn : Dordeduh aussi, c’est un groupe qui monte, et après un premier album, Dar De Duh acclamé tant par les fans que la presse, il était temps de voir le groupe enfin à l’œuvre sur scène. Les roumains font un peu office d’ovni, tant musical que scénique sur la Temple. Offrant une musique atmosphérique, folk, et tirant sur l’esotherisme, , Dordeduh est aussi scéniquement à part avec l’utilisation d’instruments peu commun tel que le dulcimer sorte de xylophone à corde, la samandre, instrument liturgique très utilisé en Roumanie composé d’une planche de bois suspendue et frappé avec un maillet ou encore, l’utilisation du tulnic, un instrument très visuel puisqu’étant un vuvuzela des montagnes (rappelez-vous la pochette de Dunkelheit). Et au milieu de tout ça, les musiciens, et un public quasi immobile, presque en transe en rythme de la musique spirituelle de la formation roumaine. Un véritable appel au voyage pour un groupe vraiment pas comme les autres, un peu à l’image de Solstafir qui jouera sur la même scène quelques heures plus tard ! A revoir en salle comme en fest !
 

Seether 
Main Stage 01
15:10 > 15:55

Setlist :
Gasoline
Fine Again
Words As Weapons
Rise Above This
Tonight
Country Song
Fake It
Remedy

Repulsion 
Altar
15:10 > 15:55

Balin : Repulsion qui tourne malgré le fait qu’ils n’ont rien sortis depuis des décennies dérange certains, moi je suis aux anges à chaque date ! Si le son sera très moyen en début de set, la fin du concert sera bien plus agréable à ce niveau. Et quel bonheur d’entendre toutes les classiques d’Horrified, couplées à une reprise de Slaughter et une reprise de Venom, comme à l’accoutumée. Le trio mettra comme toujours un beau bordel dans la pit et laisse votre serviteur sur les rotules. All Hail Repulsion !

Rone : C'est de loin que j'assiste au set de Repulsion. Je dois avouer que je me suis un peu forcé sur le début et qu'au fur et à mesure les morceaux me semblaient bien maîtrisés et d'une efficacité indéniable. Le statut de légende du grind/death n'a pas été volé, loin de là. Les américains connaissent leur sujet et donnent littéralement une leçon du genre à l'assistance qui s'est déplacée en nombre sous la Altar.

Setlist :
The Stench of Burning Death
Bodily Dismemberment
Splattered Cadavers
Decomposed
Slaughter of the Innocent
Radiation Sickness
Festering Boils
Pestilent Decay
Death Dealer (Slaughter cover)
Acid Bath
Helga (Lost Her Head)
Driven to Insanity
Six Feet Under
Schizo (Venom cover)
Black Breath
Maggots in Your Coffin
Horrified

Angra
Main Stage 02
16:00 > 16:50

Michaël : Difficile de surmonter la déception de voir Angra pour la première fois sans Eduardo Falaschi dont je préférais la voix à Fabio Lione. Mais cela a été d’autant plus difficile de surmonter la déception de voir un groupe nous offrir un show carré, propre mais COMPLETEMENT MASSACRÉ PAR UN SON HORRIBLE. Il était juste impossible d’apprécier les subtilités du jeu de guitare d’un des meilleures manieurs de la six cordes du weekend en la personne de Kiko Loureiro (raison pour laquelle j’écoute le groupe). Quelle massacre avec une basse et une batterie complètement surmixées, comme souvent ce weekend sur les main stages. Pour le reste, c’est toujours un plaisir de voir le groupe et d’entendre quelques titres bien punchys comme Nova Era, venue clôturer le set des brésiliens.

Setlist :
Jerusalem (Vangelis song)
Angels Cry
Nothing to Say
Waiting Silence
Lisbon
Deus le Volt!
Spread Your Fire
Rebirth
Unfinished Allegro
Carry On / Nova Era
Gate XIII

Heretic
Temple
16:00 > 16:50

Schifeul : Alors que je me faisais une joie de taper une dépression sous le cagnard devant les clochards d’Urfaust, je fus déception de les savoir annulés, la fille d’un des membres du duo étant rentrée à l’hôpital la veille, c’est donc un Heretic, que je connais à peine de nom et comportant, comme le chanteur l’indique, 50% d’Urfaust dans ses rangs, qui les remplace au pied levé. Et pour le coup, on a eu le droit à une sorte de Black Metal Billy (ouais moi aussi j’invente des néologisme de style) avec la présence sur scène de deux bassistes et d’un chanteur affublé d’un pantalon rouge et de santiags qui vont nous déverser leur black metal à l’essence très rock’n’roll, propice à du headbang. Concert qui ne fera pas oublier la déception due à l’annulation mais qui reste très plaisant à voir avec surtout le père VRDRBR qui se lâche avec sa basse, nous donnant même du crabe dance.

Setlist :
Hail the Beast
Mr. Chainsaw
Horns of Hell
Demonic Slaughter
Sweet Little Sacrifice
Give Me Darkness
Forever Possessed
Gods 'n' Slaves
Tyrants of Evil
Morbid Maniac
Thunderbelial
Angelcunts & Devilcocks
It's On (The Devil's Blood cover)

Black Tusk
Valley
16:00 > 16:50

Shawn : Savannah, Géorgie, USA. Cette ville aura été le berceau d’un bon nombre de groupes de sludges : Baroness, Kylesa mais aussi Black Tusk. Le power trio qui a sorti deux EP ces deux dernières années fait partie des groupes les plus novateurs de la scène. Ce power trio, sur scène, c’est maintenant la garantie de passer un bon moment, avec des musiciens ultra mobiles, des riffs gras mid tempo et totalement adapté au headbang avec des membres qui prennent plaisir à jouer. Ce concert ne déroge pas à la règle, et c’est un Jonathan Athon tout sourire sous son immense barbe rousse qui marquera les esprits ! Black Tusk est un groupe à suivre, à n’en point douter ! Vivement le 3ème album.
 

Alter Bridge 
Main Stage 01
16:55 > 17:45

John : L’assurance de passer un bon moment. Oui musicalement c’est facile et typique US, mais ça reste foutrement efficace. Et puis il faut tout de même reconnaître que ce sont de sacrés musiciens, à l’image de Myles Kennedy toujours aussi bluffant vocalement ou encore Tremonti qui est impressionnant de facilité.
Beaucoup de titres issus du dernier album, hélas, mais les « Ties That Bind », « Blackbird », ou encore « Rise Today » feront chanter le public. Un bon concert en somme, mais sans surprise, comme à l’accoutumer.

Setlist :
Addicted to Pain
White Knuckles
Come to Life
Cry of Achilles
Waters Rising
Ties That Bind
Metalingus
Blackbird
Rise Today
Isolation

Unleashed
Altar
16:55 > 17:45

Setlist :
Blood of Lies
Triumph of Genocide
The Longships Are Coming
Fimbulwinter
Don't Want to Be Born
Wir kapitulieren niemals
To Asgaard We Fly
Midvinterblot
Hammer Battalion
Death Metal Victory
Before the Creation of Time

Annihilator 
Main Stage 02
17:50 > 18:40

Shawn : Annihilator, ou « le groupe qui fait toujours autant plaisir à voir sur scène ». Le groupe, donne toujours la pêche avec un show scénique et des riffs techniques interprétés à la perfection ! Eh bien une fois de plus le groupe n’a pas fait défaut. Malgré une discographie en dent de scie, il faut reconnaitre que les deux derniers albums, l’éponyme sorti en 2010 et surtout Feast sorti l’an dernier ont remis le groupe sur les rails. Bénéficiant de l’aide de plus en plus active de Dave Padden au niveau du chant, Jeff Waters s’en retrouve libéré et n’hésites pas à arpenter la scène. Les deux cordistes impressionneront par leur justesse, tant au niveau du chant qu’au niveau des lignes de guitare pourtant exigeantes techniquement. Avec des titres comme la récente No Way Out ou l’intemporelle Alison Hell, le groupe est un plaisir à voir. Plaisir largement partagé par des membres content d’être là, le sourire aux lèvres. Des lives comme ça, on en redemande.

Setlist :
Smear Campaign
King of the Kill
No Way Out
Set the World on Fire
Road to Ruin
Alison Hell
Brain Dance
Phantasmagoria
Human Insecticide


Equilibrium 
Temple
17:50 > 18:40

GazaG : Archi-fan de la période du groupe pendant et avant l’album Sagas, les récents changements de lineup ne m’ont pas rassuré du tout quant à la prestation du groupe ce Dimanche sous le Temple. Les zikos déboulent, avec deux nouvelles têtes (dont, bizarrement, encore UNE bassiste), et ça part. Equilibrium joue devant un public conquis d’avance. Il grille directement la cartouche Blut Im Auge, qui fait mouche. On tape ensuite dans l’EP de l’année dernière, puis dans Rekreatur et enfin dans le dernier skeud le plus festif des Allemands, où là par contre en live, c’est plus poussif. Il semblerait qu’Equilibrium ai du mal avec son changement d’orientation, les morceaux ayant le plus de punch étant tirés de Sagas. Pas de Turis Fratyr non plus. Probablement une volonté d’oublier le passé, quitte à également occulter son héritage épique. La communication est parfois hasardeuse. Le chanteur prenant un malin plaisir à tourner la foule en ridicule. Sur scène, les nouveaux gus prennent leurs marques, même si ça sent bien la période d’adaptation. Concert mitigé pour Equilibrium. Les Allemands sont efficaces, mais on sent les années de gloire derrière le groupe. On sent qu’ils se travestissent derrière une nouvelle recette festive, facile, qui ne prend pas. Est-ce un cache-misère pour ne pas avouer que le groupe est dans la merde depuis le départ de toutes ses têtes pensantes ? Ou est-ce que je deviens un vieux con ?

Michaël : Nouvel album, nouveau line-up, nouveau passage en France, nouvelle déception. Non pas sur ce dernier point car les nouveaux membres se fondent très bien dans le groupe en ne dérogeant pas à la sobriété d’Andreas et Sandra qui sont partis il y a quelques mois (même si le nouveau guitariste bouge un peu plus), mais de par le show en lui-même. Non seulement les titres du nouvel album sont globalement aussi fades en live que sur galette, mais le show est tellement attendu. Toujours les mêmes mots. Plus je les vois en live et moins j’ai envie de les voir (effet inverse de TBDM). Heureusement, quelques titres de l’époque où le groupe était encore vraiment bon (Turys Fatyr, Sagas) viennent nous rappeler ce dont ils sont (étaient ?) capables. Heureusement qu’ils ont fini sur Unbesiegt, sinon ils rentraient dans mon top 5 des groupes décevants du fest.

Setlist :
Ankunft
Was lange währt
Blut im Auge
Waldschrein
Karawane
Wirtshaus Gaudi
Wingthors Hammer
Der Ewige Sieg
-----
Unbesiegt

Dark Angel 
Main Stage 01
18:45 > 19:45

Balin : Evènement majeur de cette édition, l’annonce de la venue de Dark Angel en remplacement de Megadeth m’avait comblé au plus haut point. C’est donc sous un soleil intenable que le quintet américain investi la Mainstage 1 pour une heure de Thrash Metal dans la plus pure tradition, quoiqu’un un peu plus brutal que la moyenne. Darkness Descends faisant partie de mon top 3 du Thrash et entendre la quasi-totalité de cet opus m’a littéralement rendu cinglé, et ce même si le son n’était pas très bon au début et que le public sera honteusement clairsemé. Il n'y a pas que Slayer à faire du thrash bordel. On me siffla également dans l’oreille qu’un des guitaristes n’avait pas branché sa guitare durant les deux premiers morceaux… Info ou intox, je vous laisse la parole ! Quoi qu’il en soit, hormis la voix de Ron Rinehart qui semble peiner un peu parfois et les titres hors Darkness Descends qui font un peu moins mouche, le reste est à la hauteur de mes espérances. Le final Death is Certain (ma favorite), The Burning of Sodom et Perish in Flames me laisse à genoux. Merci donc au Hellfest de nous avoir amené les légendes, à défaut d’avoir pu aller au Neurotic cette année …

Caacrinolas : Enfin putain, depuis le temps que j’attendais ça, Dark Angel déboule enfin en France après près de 22 ans d’absence, le tout sous un soleil de plomb, que demander de plus ? Bah déjà un groupe qui arrive à s’entendre, vu comment c’était le bordel sur scène durant l’interprétation de « Darkness Descends » m’est avis que le son du retour de ces messieurs était proche du néant. Dommage pour ce qui reste l’un de mes morceaux préférés du groupe. Si le son s’est largement amélioré le public lui ne sera pas au rendez vous, étant pour la prestation des américains particulièrement clairsemé, une véritable honte tant le groupe se donne à fond, et ce malgré la chaleur accablante, chaleur qui poussera d’ailleurs Ron Rinehart à pousser une gueulante contre la sécurité et l’orga en générale par rapport aux malaises engendrées et HO miracle 3 minutes après on a eu le droit à l’arrivée de 3 citernes pour arroser abondement une partie du public. Pourquoi avoir attendu le dernier jour à 19 h pour le faire, le mystère reste entier… Mais qu’importe le concert lui continue et le groupe s’en sortira avec les honneurs, même si la carrière du groupe à l’image d’un Anvil ou d’un Morbid Saint n’a pas connu le mérite qu’elle aurait du avoir. Un grand chapeau à eux, en espérant ne pas attendre à nouveau 22 ans pour les revoir en France.

Setlist :
Darkness Descends
We Have Arrived
The Burning of Sodom
Time Does Not Heal
No One Answers
Never to Rise Again
Death Is Certain (Life Is Not)
Merciless Death
Perish in Flames

The Black Dahlia Murder 
Altar
18:45 > 19:40

GazaG : Jamais déçu par les Amerloques de TBDM, j’attends beaucoup de leur version 2014. Pas d’inquiétude, je n’ai pas été déçu. Même si les grattes auraient eu besoin du coup de volume en plus, la qualité sonore est plus que correcte. Le set égrené pioche dans la plupart des albums du groupe. Les musiciens ont la forme et à l’image du frontman survolté, ils enverront du bois pendant tout le set. Côté fosse, après une première partie de concert un peu faiblarde, les choses sérieuses commencent avec pas un, mais plusieurs circle pits autour des poteaux de l’Altar. La scène tourne au vrai bordel quand certains circle pits se rencontrent. Rebelote quelques minutes plus tard où un gros circule pit est lancé, qui vire plus vers une chenille survitaminée. TBDM a foutu le plus gros bordel que le duo Altar/Temple a pu accueillir, et nous redonne la patate alors que la fatigue commençait à pointer le bout de son nez. Un bien bon concert.

Michaël : Pour ceux qui viennent régulièrement sur U-zine, vous avez pu voir que certains d’entre nous sont des inconditionnels du groupe. Et ce n’est pas ce show qui va nous faire déchanter. Trevor et ses compères ont encore une fois fait mal et le tout avec le sourire (malgré un son franchement moyen). On aura eu le droit à une setlist de festival regroupant pas mal des tubes du groupe sans trop de prise de risque (Statutory Ape, Necropolis, Den of the Picquerist, Miasma et enfin la génialissime I Will Return), des circle pits autour des piliers de la tente, de la poussière partout et surtout un Trevor toujours aussi en forme. Bien aidé, il est vrai, par un public très receptive aux facéties du chanteur. Le groupe déroule une setlist avec un Alan Cassidy qui fait définitivement oublier Shannon (quelle jeu de double… !) et un Ryan Knight qui, à défaut d’être expressif, est très carré sur scène. Bref, un excellent moment, comme toujours devant une foule relativement compacte, même si le concert de Behemoth, qui se tenait juste après, a fini par vider les côtés de l’Altar.

Schifeul : « Allez les Françaaaaaaiiiis !! » C’est par ce hurlement de Brian, alors que commence In Hell is Where She Waits For Me, que débute ce quatrième concert de The Black Dahlia Murder au Hellfest, et quel concert ! C’est sous un nuage de poussière permanent que le groupe déroule son set, accompagné par une chaleur écrasante. Trevor, tout en sueur nous annonce entre deux morceaux qu’il perd du poids rien qu’en nous parlant, mais le gaillard ne va rien faire pour arranger les choses car le bougre nous demande des slams à tour de bras et force circle pit sous l'avalanche de hits qui nous tombent sur la gueule comme Miasma, Statuatory Ape ou encore What A Horrible Night To Have A Curse, avec en apothéose de la violence, ce que notre dodu chanteur considère comme une « bonne idée : des circle pits autour de chaque pilier sur la stroboscopique Den of the Picquerist . On étouffe dans cette atmosphère où une odeur de terre et de sueur nous envahit les narines alors que sur scène ça joue à fond et que Trevor s’amuse de la situation.

Encore un morceau à tenir avant de mourir et c’est partit pour un énormissime I Will Return, avec cette fois, un circle pit sur toute la largeur de la Altar avant que le groupe, tout sourire, ne quitte la scène en nous remerciant une dernière fois. Concert directement dans le top 5 du fest par la folie dans la fosse et l’interprétation sur scène. En revanche, porter un T-shirt clair en fest est vraiment une mauvaise idée, sauf si on aime le marron…

Setlist :
In Hell Is Where She Waits for Me
Moonlight Equilibrium
On Stirring Seas of Salted Blood
Their Beloved Absentee
Statutory Ape
Raped in Hatred by Vines of Thorn
Necropolis
Den of the Picquerist
Everything Went Black
Miasma
Malenchantments of the Necrosphere
What a Horrible Night to Have a Curse
I Will Return

Mad Sin 
Warzone
18:45 > 19:40

Behemoth 
Main Stage 02
19:50 > 20:45

Caacrinolas : Bon si scéniquement la surprise n’était plus de mise depuis le concert en février au Bataclan, force est de constater que les polonais sont encore parmi ce qui se fait de mieux dans le genre, une précision d’orfèvre, une set list taillée tout spécialement pour les fest et puis ce final bordel, autant je trouvais « Lucifer » chiante à mourir en live, autant « O Father O Satan O Sun » me subjugue, et que dire de la dernière partie du morceau joué d’un seul être par le groupe. Jour/Nuit, Salle/Extérieur Behemoth n’en a que faire, le boulot et la tarte dans la gueule seront toujours de mise.

John : La chaleur tapante et le jour n’ont pas arrêtés la machine de guerre polonaise. Une prestation scénique rodée au millième de seconde prêt, Nergal et les siens sont toujours aussi impressionnants au niveau de la mise en scène. Et que dire musicalement ? Avec la sortie du très bon « The Satanist », Behemoth est venu armé de bombes tels que « Blow Your Trumpets Gabriel », « Ora Pro Nobis Lucifer » ou encore le sublime « O Father O Satan O Sun! ». Un final parfait avec l’enchainement « Chant For Ezkaton/O Father », que demander de plus ? Ah oui, du rab et vite.

Michaël : Je ne vais pas m’attarder sur la prestation de BehemothBlack Sabbath autour de moi, qui attendaient sagement le show de leurs idoles, ont été surpris par les polonais. Un des moments forts du festival.

Schifeul : Après un concert en 2012 surpuissant, porté par tout un contexte (retour de Nergal après sa leucémie sous une Temple blindée en tête d’affiche), difficile pour les Polonais de faire mieux qu’il y a deux ans, surtout que là le groupe se trouve en plein jour sur la Mainstage 02. Mais les Polonais s’en sortent aisément en débutant leur set par l’excellent Blow Your Trumpets Gabriel. Behemoth travaille son visuel, costumes magnifiques, pyrotechnie, pieds de micro enflammé, tout ce qu’il faut pour accompagner la branlée sonore que l’on se prend, avec les Conquer All, Slaves Shall Serve et autres Christians to the Lions ! Behemoth prouve que même en plein jour, ils arrivent à enfermer et porter une marée humaine dans leur musique satanique.

Setlist :
Blow Your Trumpets Gabriel
Ora Pro Nobis Lucifer
Conquer All
As Above So Below
Slaves Shall Serve
Christians to the Lions
Ov Fire and the Void
At the Left Hand ov God
Chant for Eschaton 2000
O Father O Satan O Sun!

Vreid 
Temple
19:45 > 20:45

Balin : Cette édition 2014 était décidemment l’année de toutes les reformations ou tournées hommages entre Death, Dark Angel, Emperor et cette tournée Sognametal regroupant des morceaux d’Ulcus, de Vreid et surtout de Windir, ce qui constituait le véritable évènement. Pilier majeur de la scène pagan/black/viking dont le leader Valfar est disparu bien trop tôt, j’aurais pensé que la Temple serait blindé durant cette prestation. Pourtant arrivé un peu en retard, je me faufile sans soucis jusqu’aux premiers rangs … Peu importe, Windir est certainement le seul groupe du genre que j’adule et j’étais vraiment heureux de pouvoir voir cela en live. La setlist partagée entre les trois groupes faisait tout de même la part belle aux titres de Windir avec pas moins de cinq titres joués ce soir dont certains classiques comme Arntor, A Warrior, On the Mountains of Goat ou Journey to the End. Trois titres de Vreid dont le très rock'n roll Pitch Black Brigade et un d’Ulcus viennent compléter ce set. En ce qui concerne le line up, Vreid, qui est désormais composé de l’ensemble des musiciens de Valfar, est au complet. Seul un autre guitariste dont j’ignore l’identité ainsi que le frère de Valfar, véritable sosie de Hulk toutefois moins impressionnant sans corpsepaint. Si le son et le comportement des musiciens feront de ce concert un excellent moment à la mémoire d’un génie parti trop tôt, le comportement de certains gâchera quelque peu ce concert solennel.

Shawn : Même si Balin a très bien résumé mon ressenti de ce concert, on ne peut qu’être humble devant un tel concert. Placé à mon sens peu judicieusement sur le running order, ce concert tombe en même temps que Behemoth (de même que Solstafir/Emperor, allez comprendre), un élément qui explique que la tente ai été si peu remplie malgré un concert qui s’annonce d’anthologie, puisqu’hommage au regretté Valfar. Quelle intensité, quel solennité lorsque résonne l’intro Brynjin, et quel frisson lorsque débute Arntor, A Warrior. Une chose est sûre, le groupe est en tournée à la rentrée et même s’il faudra tracer à Montauban et se manger 6h de route dans la nuit, j’y serais. L’un des meilleurs concerts du festival.

Setlist :
Brynjing
Arntor, A Warrior (Windir cover)
The Reap
The Spiritlord (Windir cover)
Eldast, utan å gro
The Profound Power (Ulcus cover)
On the Montain of the Goats (Windir cover)
Svartesmeden og Lundamyrstrollet (Windir cover)
Pitch Black Brigade
Journey to the End (Windir cover)

Soundgarden 
Main Stage 01
20:50 > 21:55

John : Si musicalement Soundgarden n’est pas ma came, il faut avouer que leur prestation fut honorable. J’étais venu pour un « Black Hole Sun » comme de nombreuses personnes. Cependant, j’ai été déçu par un Chris Cornell assez limite au niveau justesse. Ils auront au moins eux le mérite d’attirer du monde et laisser la Mainstage 02 accessible pour Emperor, merci Chris.

Setlist :
Searching With My Good Eye Closed
Spoonman
Rusty Cage
Outshined
Black Hole Sun
My Wave
The Day I Tried to Live
Jesus Christ Pose (with W.M.A. tag)
Fell on Black Days
Beyond the Wheel

Misfits 
Warzone
20:45 > 21:45

Shawn : Les Misfits, putain !!! Une légende du punk, dont l’influence est énorme, puisqu’ayant même inspiré des groupes comme Metallica ! Cinq ans après leur concert en 2009, le trio est de retour pour une nouvelle dose d’horror punk. Et matez moi cette setlist !! 31 titres !! TRENTE ET UN TITRES !! On croirais presque une setlist de grindcore. Alors comment faire tenir 31 titres dans un concert d’une heure ? C’est bien simple : aucun blabla inutile, et des titres enchainés à la vitesse de l’éclair sans le moindre temps mort avec un « One Two Three Four » rappelant le style des Ramones. Jerry Only attire l’œil immédiatement, il est d’ailleurs le seul survivant de l’équipe initiale, et a gardé le look de l’époque. A ses côtés, Dez Cadena semble fatigué mais assurera le chant sur deux titres. Une setlist XXL taillant la part belle au premier album du groupe, Static Age autant qu’au très passable dernier opus. Des titres jouissifs : Dig Up Her Bones, American Psycho ou autres Die Die My Darling, et un Jerry Only qui vient signer des autographes et faire des photos avec le public à la fin du set, c’est la recette du concert génial ! Ce groupe est à voir et revoir !

Setlist :
The Devil's Rain
Vivid Red
Land of the Dead
Scream!
Hybrid Moments
Teenagers From Mars
Attitude
Some Kinda Hate
Curse of the Mummy's Hand
Dark Shadows
Father
Jack the Ripper (Dez Cadena on vocals.)
She
Halloween
Abominable Dr. Phibes
20 Eyes
Shining
Dig Up Her Bones
American Psycho
Return of the Fly
Astro Zombies
I Turned Into a Martian
Skulls
Where Eagles Dare
We Are 138
-----
Descending Angel
Helena
Thirsty and Miserable (Black Flag cover) (Dez Cadena on vocals.)
Saturday Night
London Dungeon
Die, Die My Darling

Emperor
Mainstage 02
22:00 > 23:05

Balin : On parlait d’évènements un peu plus haut et la venue d’Emperor pour une seconde reformation étant sans doute l’un des principaux concerts en terme d’attente ce week-end. Il l’était en tout cas pour votre serviteur, n’ayant pas encore pu voir la formation en live, de surcroit avec une setlist composée de la totalité d’In the Nightside Eclipse. Il est vrai qu’un petit Ye Entrancemperium n’aurait pas été de refus mais ne boudons pas notre plaisir, ce concert combla toutes mes attentes, que ce soit donc pour la setlist, mais également pour le son, excellent pour une Mainstage. Débutant le concert en plein jour pour clôturer le rappel par Ancient Queen et Wrath of the Tyrant, deux titres issus de la démo Wrath of the Tyrant datant de 1992, Ishahn mène d’une main de maitre la horde norvégienne composée de Samoth, Trym, Secthdaemon et Einar Solberg. In the Nightside Eclipse est le premier album de Black Metal que j’ai écouté et le bonheur d’entendre des hymnes comme Cosmic Key to My Creation & Time, I Am the Black Wizard ou Inno A Sanata résonne encore dans ma tête. Deuxième meilleur concert du festival, j'en ai encore les larmes aux yeux.

Caacrinolas : Je l’avoue…2007 restera l’un de mes plus gros échecs en terme de live, quand las d’avoir passé 3 jours dans la boue je suis honteusement parti m’écrouler dans ma tente ratant ainsi la prestation dantesque des norvégiens, que dieu m’en soit témoin j’avais là une occasion en or de me rattraper d’autant plus qu’il s’agissait là d’un live unique célébrant les 20 ans de « In The Nightside Eclipse » et avec le line up d’origine s’il vous plait. Inutile donc de préciser que lorsque l’intro de « Into The Infinity Of Thoughts » s’est pointée je suis parti dans une autre dimension, celle d’un groupe qui peut importe son look à su nous transporter durant une heure de temps sans aucune fausse note, aucun éclats, aucune erreurs, non juste la perfection. Après que l’on aime ou pas la musique et la suite de la carrière d’Emperor c’est autre chose, mais cet album représente tellement pour ce style qu’on ne peut pas l’ignorer. Scéniquement ce fut volontairement sobre et là aussi ce fût parfait, si on veut chipoter on pourra parler de la dégaine improbable du claviériste mais c’est vraiment un détail de l’histoire n’est ce pas ? Une fois la relecture live de l’album finie le groupe achèvera son concert sur un enchainement Ancient Queen/Wrath Of The Tyrant où tout simplement mon morceau préféré du groupe. Que dire de plus si ça n’est bravo et merci pour ce live. Un grand GRAND moment.

John : VOILA, 7 longues années à espérer une reformation, un concert et c’est désormais chose faite. C’est fébrile et intenable que j’approche de la Mainstage 02, le backdrop du groupe est bien sûr scène, il n’y a pas de doute, C’EST MAINTENANT. L’introduction d’ « Into The Infinity Of Though » retentit et ous voilà sûr une autre planète. On oublie vite le jour encore levé ainsi que la chaleur et on se laisse transporter par le majestueux Emperor. On connaît Ihsahn pour son perfectionnisme et ce concert est à son image : simple, pas de fioritures et magique. « In The Nightside Eclipse » est joué dans son intégralité, nous avons tous écoutés des centaines de fois cet album et pourtant ce fut comme si nous redécouvrions la setlist à chaque énonciation des titres. Des vrais gamins. Si « Wrath Of The Tyrant » avait déjà été joué en 2007, la surprise du jour était l’interprétation d’ « Ancient Queen » extrait de la toute première démo du groupe.
C’est après 1h de jeu que les norvégiens quittent la scène sous les acclamations du public après quelques photos de la foule conquise.
Voilà, vous tenez désormais mon tiercé gagnant du festival : Emperor, Clutch, Slayer.

Rone : J'arrive en plein milieu du set des norvégiens avec une impression de demi-molle dû à un début de concert des islandais de Solstafir plutôt mitigé et je crois que j'ai bien fait de m'éclipser de la Temple. Je débarque donc devant la Mainstage 2 et ce concert tant attendu des légendes d'Emperor. Dès mon arrivée, le son des norvégiens frappe par sa toute-puissance, il est très propre mais possède toutefois le grain que l'on retrouve sur « In The Nightside Eclipse », massif mais d'une finesse indéfinissable, robuste, et à la fois clair et limpide. Ce son était très certainement LE meilleur qu'il m'ait été donné d'entendre sur une des scènes du Hellfest, et ce depuis 2007. Tout simplement. Visuellement, les lights sont très soignées et renforcent l'aura dégagée par le quintet. Car, en effet, même si les musiciens restent relativement statiques, celles-ci couplées aux quelques explosions de fumée et autres pyrotechnies adroitement calculées offrent un charisme monstre à la prestation délivrée par les musiciens. Les morceaux étaient vraiment au-dessus de ce qu'on peut écouter sur CD, se retrouvant extrêmement valorisés par cette apparition scénique. La petite brise d'air frais léchant le visage par intermittence aidant à ressentir les doux frissons qui vont de pairs avec les GRANDS concerts. L'enchaînement « I am the Black Wizard / Inno a Satana» aura marqué l'apogée du concert et m'aura laissé un impérissable souvenir. Me laissant la larme au bord de l'oeil. Ce concert était grand !

Schifeul : Afin de fêter les 20 ans de la sortie de leur album culte, In the Nightside Eclipse (qui sera joué en entier et dans l’ordre) Emperor se reforme et revient sur Clisson 7 Ans après une prestation mémorable sous la pluie et les pieds enfoncés dans la boue, pour montrer qu’ils restent les souverains incontestables du Black Metal. Et quel concert ! De base tout est réuni pour que la prochaine heure devienne un moment de grande qualité : un son excellent et un horaire parfait, avec un début de concert au moment où le soleil commence à se coucher, faisant tomber une nuit noire au fur et à mesure du set, afin de nous plonger dans les ténèbres et nous révéler un jeu de lumière léché. Mais partons du commencement. Comme sur l'album, ça débute avec Into the Infinity of Thoughts et à partir de la tout bascule, on est happés totalement dans la musique, le son est excellent et tout le Hellfest ne fait plus qu’un avec Emperor, les pits ne se débattent que lorsque la musique s’y prête et cessent immédiatement quand celle-ci s’en retourne à ses ambiances délétères, plusieurs exemples de ces moments rares, magiques, comme quand porté par la magnificence du titre, je me met à chanter les nappes de clavier de sa deuxième partie, en poussant des hooohooohooohoooooho et je me rends compte que chaque personne autour de moi à fait de même, en mêmee temps ! Un seul homme vous dis-je !

La suite du concert se fait sur les même bases, chaque ambiance de chaque morceaux, qu’elle soit violente ou encore glaciale s’empare de chacune des personnes présentes et ce jusqu’au titre final ! « O' mighty Lord of the Night. Master of beasts. Bringer of awe and derision » dernier instant de magie sur ce titre culte du groupe qui nous fera voyager encore une fois, tout le monde chante, je me retrouve les bras en l’air à regarder le ciel, je suis en transe ! « Inno a Satana. Inno a Satana » on se donne une toute dernière fois tandis que s’éteignent les dernières notes de ce concert magique, majestueux et d’une beauté fabuleuse.Le groupe quitte une première fois la scène avant de revenir nous interpréter deux vieilleries qui ne dénotent pas du reste du concert par leur qualité : Ancient Queen et Wrath of the Tyrant. Ho bien sûr on aurait espéré plus, au moins un With Strength I Burn ou pour rester dans l’esprit In the Nightside Eclipse la reprise de Bathory A Fine Day To Die, mais n’y pensons pas, ici tout était parfait de bout en bout. Ce soir c’était l’empereur ou rien, la bande à Ishan vient de surpasser toutes les prestations du week end, avec un concert impérial qui ferait passer tout autre concert pour fade et insipide. Emperor est venu, il a vu et a vaincu ! Je rentre, Hellfest terminé pour moi, plus la peine de rester pour quoi que ce soit.

Setlist :
Intro
Into the Infinity of Thoughts
The Burning Shadows of Silence
Cosmic Keys to My Creations & Times
Beyond the Great Vast Forest
Towards the Pantheon
The Majesty of the Nightsky
I Am the Black Wizards
Inno a Satana
-----
Ancient Queen
Wrath of the Tyrant

Solstafir 
Temple
21:50 > 22:50

Shawn : Alors que tout le Hellfest semble être parti se pignoler sur Emperor, groupe qui ne m’a jamais touché, l’un des concerts phare de la journée, c’est Solstafir. Un peu dans le style de Dordeduh, la formation islandaise est un groupe à part. Se réorientant musicalement vers un post-rock aérien, le groupe a élargi sa fan-base et leur 4ème album sorti en 2011, Svartir Sandar avait marqué les esprits. Alors que le groupe prépare son tout nouvel opus, Otta prévu pour fin aout, on assiste dans une ambiance quasi religieuse à leur set. Chaque titre est une invitation au voyage, il suffit de fermer les yeux pour se retrouver sur les côtes islandaises, par-delà mers et monts, au-dessus des glaciers immaculés et des plaines verdoyantes. Solstafir est beau, et c’est tout ce qui compte !

Setlist :
Náttfari
Ljós í Stormi
Svartir Sandar
Ótta
Pale Rider
Fjara
Goddess of the Ages

Spirit Caravan 
Valley
21:50 > 22:50

Black Sabbath
Main Stage 01
23:10 > 00:55

Balin : Je serais bref concernant ce dernier concert du festival. Black Sabbath est mon groupe favori et j’ai vraiment du mal à être objectif concernant leurs prestations scéniques. Les ayant déjà vu à Bercy en décembre dernier, ce qui reste à l’heure actuelle le meilleur concert de ma vie, je savais pertinemment que le quatuor de Birmingham était en très grande forme, que ce soit au niveau de la voix d’Ozzy, de l’attitude scénique ou de la setlist (hormis le solo de batterie interminable en milieu de set qui tend davantage vers la démonstration qu’autre chose et qui pourrait être converti en un morceau supplémentaire, mais bon, il faut que nos trois légendes se reposent.) La setlist sera identique au reste de la tournée, avec néanmoins quelques morceaux en moins (End of the Beginning, Under the Sun/Every Day Comes and Goes, Rat Salad et Dirty Women). Rien à dire non plus au niveau du son et du public composé de tous les âges. Hormis les deux titres de l’excellent 13, dernier opus en date, Age of Reason et God is Dead ?, et le premier riff de Sabbath Bloody Sabbath joué après le rappel comme à l’accoutumée, la totalité de la setlist sera puisée parmi les quatre premiers albums de la formation. Oui vous l’aurez compris, chaque morceau est une apothéose en soit et le Sabbath Noir prouve une énième fois qu’il est notre père à tous. J’adore Opeth, mais impossible de rentrer dedans après une telle prestation. Black Sabbath n'est même pas dans le top 3, il est au dessus. Le festival devait se terminer par ce concert. CQFD.

John : Même refrain que pour Maiden et Aerosmith, difficile d’accéder aux Mainstages, mais sur un coup de chance, j’ai pu assister à quelques titres depuis la terrasse au dessus du bar. Et bordel quelle claque. Le son est excellent, Ozzy est en grande forme et ce « Black Sabbath » d’anthologie aura clôturé mon festival de la plus belle des manières. Le titre à l’origine du metal. La messe est dite, je peux tranquillement aller mourir sous la Temple avec 1349.

Shawn : Après Heaven & Hell, Ozzy en solo, Ozzy et tous ses amis, on se demandait si un jour, enfin, on aurait droit à l’original, au véritable Black Sabbath. Quoi qu’original, on s’attendait au line-up original, mais on se contentera d’un 75%, Bill Ward, ayant refusé pour une affaire de thunes de se joindre à la tournée. C’est donc Tommy Clufetos qui officie derrière les fûts, et ce mercenaire (il a travaillé pour Alice Cooper ou Rob Zombie) est une véritable machine. Son dynamisme, sa frappe et ses 30 ans de moins donnent un véritable coup de frais à des titres vieux de presque 45 ans. Mais quel plaisir d’enfin voir Ozzy sur scène aux côtés de Geezer Bulter et de Tony Iommi, surtout que l’Ozzman est ce soir particulièrement en forme. Le mauvais souvenir de la blague scénique qu’était Ozzy & Friends est désormais loin, et c’est un Ozzy des grands jours que l’on a là (à relativiser hein, il reste un véritable zombie même les jours importants). Cela se ressent dans l’ambiance globale du show et c’est donc un grand Black Sabbath qui conclue le festival. Et avec une telle setlist, impossible de faire le difficile : du culte avec War Pig, Iron Man, du récent avec God Is Dead ? et son sublime riff de break, et tant d’autre … La mise en scène est soignée et l’écran géant prenant tout le fond de scène est utilisé à bon escient, retransmettant tantôt des ambiances psychédéliques rappelant les débuts du groupes comme d’autres vidéos de sabbath dans les bois. Et que dire du titre éponyme : Black Sabbath et son introduction pluvieuse, à ce moment-là, il se passe quelque chose de palpable, le genre de chose qui fait prendre conscience que l’on est devant un grand moment de musique. Le groupe nous gratifiera d’un Paranoid débuté vers l’intro de Sabbath Bloody Sabbath (dommage de ne pas avoir eu le titre en entier au lieu d’un solo de batterie un peu long). La messe est dite, Black Sabbath est au-dessus du lot, au-dessus de tout. Ce soir, je peux mourir tranquille, j’ai vu Black Sab’.

Setlist :
War Pigs
Into the Void
Snowblind
Age of Reason
Black Sabbath
Behind the Wall of Sleep
N.I.B. (Preceded by "Bassically" Geezer Butler Solo)
Fairies Wear Boots
Rat Salad (with Drum Solo)
Iron Man
God Is Dead?
Children of the Grave
-----
Paranoid (with Sabbath Bloody Sabbath intro)
Zeitgeist

1349 
Temple
00:00 > 01:00

Caacrinolas : Ce n’est pas compliqué il y’a deux façons de voir ce groupe en live, avec ou sans Frost, et inutile de dire que les rares fois sans ne sont pas restés de grands souvenirs dans ma mémoire, heureusement pour moi cette fois là Frost fût présent et inutile de dire que ça change tout. D’un groupe d’ordinaire violent, on passe à un groupe très violent et inutile de dire qu’en quasi clôture de fest c’était parfait, un déchainement de haine sans aucun temps mort ni répit. Un son de basse énorme (peut être même un peu trop) et surtout une set list ultime, même si Nathicana n’aurait pas fait tache. Une très très bonne façon de jeter ses dernières forces dans la bataille. Du moins je le pensais…

John : Une prestation bestiale avec un Frost déchainé et peut être même trop, une bouillie sonore remplie de basse et de caisse claire, impossible de comprendre quoi que ce soit depuis l’arrière de la tente.

Setlist :
Maggot Fetus... Teeth Like Thorns
Sculptor of Flesh
I Am Abomination
Slaves
Chasing Dragons
Riders of the Apocalypse
Pandemonium War Bells
Serpentine Sibilance
When I Was Flesh
Atomic Chapel

Turbonegro 
Warzone
01:05 > 02:05

Caacrinolas : Car oui Turbonegro jouait en ultime place sur ce hellfest 2014 et si je ne suis pas un grand fan des norvégiens sur album je me suis dis sur le moment que ça pouvait être sympa en live, j’étais loin de prédire ce qui allait m’attendre, un public tout simplement hystérique où tout le monde boit, se fout à poil, craque des fumigènes et chante à l’unisson. Inutile de dire qu’il n’y avait pas meilleure façon pour finir ce Hellfest 2014 d’un grand cru mais qui contenait définitivement trop de monde.

Rone : Le festival touche à sa fin, les bilans de l'édition en cours sont déjà tirés, les pronostics pour le Hellfest 2015 vont bon train mais il est maintenant temps de conclure par une petite touche de légèreté. Et c'est Turbonegro qui s'en chargera de fort belle manière, tellement que des personnes du public sortiront le gros fumigène de hooligans en milieu de set... La setlist est tout bonnement excellente, l'ambiance l'est tout autant dans la fosse très compacte de la Warzone, il est temps de dépenser les derniers jetons au bar à vin juste à côté et d'entonner les refrains hyper fédérateurs des norvégiens. Un excellent moment et une cloture de festival juste parfaite.

« Hey now, hang on
while I fuck the world
gimme just a minute
while I fuck the world »

Setlist :
The Blizzard of Flames
Back To Dungaree High
Selfdestructo Bust
You Give Me Worms
All My Friends Are Dead
Sailor Man
Are You Ready (For Some Darkness)
Wasted Again
Blow Me (Like The Wind)
TNA (The Nihilistic Army)
Fuck The World (F.T.W.)
Get It On
-----
The Age Of Pamparius
Prince Of The Rodeo
Money For Nothing (Dire Straits cover)
I Got Erection (Nick Oliveri on backing Vocals)

Un grand merci à Roger Wessier et Olivier Garnier.
Un grand merci également à Gwenn (Negative Art) pour les photos de Impiety, Impaled Nazarene, Watain, Enslaved, Borgne, Supuration, Shining, Gorguts, Tsjuder, 1349.