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vendredi 14 février 2014 - U-Zine

Turisas + Starkill

Le Connexion - Toulouse

U-Zine

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Alors les copains ? Vous avez fait quoi pour votre Saint Valentin ? Petite sortie au ciné-resto, qui se termine en coquineries sous la couette, avec bougies, petits pétales de roses autour de la baignoire avec du bain moussant ? Mieux encore, costard, resto chic, limousine et demande en mariage, le tout arrosé de champagne hors de prix ? Bahhh, arrêtons là, j’vais vomir ! … Sinon, pour ceux qui aiment les Tutos de Camille (session de rattrapage ici pour les autres avec le nouvel épisode qui vous apprendra à comment larguer votre homme !) et son humour cinglant, il y avait aussi d’autres possibilités ! Pour les valentins et valentines qui en veulent et qui les ont grosses comme ça, il y avait surtout Turisas et son battle metal.

Et il faut dire qu’à nouveau Turisas fait la part belle à l’Hexagone avec pas moins de 5 dates en France sur l’ensemble de la tournée (Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et Vaureal). Notons l’absence de Paris et de Nantes, deux villes habituellement prisées par nos finlandais.

STARKILL

Et pour ouvrir pour Turisas, quel étonnant choix qu’est Starkill. Pour ceux qui ne connaissent pas (et attention accrochez-vous, c’est tordu), Starkill n’est autre que le nouveau nom Massakren, qui lui-même est le nouveau nom de Ballistika. Donc, reprenons : Ballistika (2009-2010) donnait dans le black/death sympho et a sorti une démo en 2009. En 2010, le groupe change de nom pour Massakren, en profite pour déménager de Bloomington dans l’Indiana jusqu’à la grande Chicago et sort un album (Immersed in Chaos, qui était aussi le nom de la démo de Ballistika) ainsi qu’un EP éponyme.

Vous suivez ? Bon, beh c’est pas fini. En 2012 le groupe change une nouvelle fois de nom pour Starkill (on y arrive !) et sort un an plus tard Fires Of Life sur le label Century Media dont certains des titres (Immortal Hunt ou Strength in the Shadow par exemple) étaient à la fois présent sur l’album de Massakren et sur la démo de Ballistika, portant l’un comme l’autre le même nom.

Si vous avez déjà gerbé en cours de route, ravalez tout : on continue ! Pourtant encore peu connu du grand public, Starkill semble bénéficier d’une fanbase dévouée à l’image de la grappe de jeunes filles surexcités scotchés à l’avant de la scène, déployant toutes leurs capacités de vocalise à la seule vue de Parker Jameson, le vocaliste de la bande. Et effectivement, avec ses petits airs de tombeur et ses mimiques à la Alexi Laiho, l’élixir de la St Valentin semble faire son petit effet : c'est déjà humide devant la scène.

Visiblement biberonné à la scène finlandaise, Starkill nous propose un métal extrême épique dans lequel on retrouve ici les solos de Children Of Bodom, tantôt les ambiances de Finntroll ou encore la vitesse d’exécution d’un Wintersun, voir par moment d’un Dragonforce. Le quartet, bénéficiant d’un capital sympathie important ne mettra pas longtemps à faire bouger un public déjà chaud comme un feu de foret. Entre circle pit et autres mouvements de foules, tout le monde s’en donne à cœur joie.

Proposant ce qu’il sait faire de mieux depuis 5 ans (ouais, parce que sortir 3 fois les mêmes titres sur 3 groupes différents, mieux vaut que la version 2014 soit ultra propre !), Starkill tient le public dans sa main, malgré un son très aléatoire marqué pas des basses bien trop présentes, noyant complètement les lignes de guitares et empêchant de discerner toutes les subtilités, notamment durant les soli. En somme : des compos sympa à défaut d’être franchement originales mais un dynamisme et un enthousiasme à toute épreuve. Groupe à suivre : le prochain album sortira en novembre !

Setlist (de mémoire) :
New Infernal Rebirth
Immortal Hunt
Fires of Life
Below the Darkest Depths
Strength in the Shadow
Sword, Spear, Blood, Fire
This is Our Battle; This is Our Day
Whispers of Heresy
 

TURISAS

Place ensuite aux stars de la soirée. Changement de décors sur scène, avec quelques artifices rouges et noirs, aux couleurs du groupe. Etant pour ma part un grand fan de Turisas, et après l’insipide dernier album Turisas2013 dont seul le nom permet de détecter une évidente panne créative, j’avais hâte de revoir le groupe sur scène. Et à peine la setlist installée sur scène, le constat fait mal : 5 titres sur 12 lui sont dédiés … bref, on passera outre et on se concentrera sur les classiques.

Après la classique introduction, c’est donc sur Ten More Miles que débute le concert. Tout de cuir vêtus et classiquement bariolés la joyeuse bande à fière allure. Cette mouture du line-up, en place depuis 2012 me permettent de constate que le départ en 2011 de Netta Skog (accordéoniste) ne porte pas préjudice à l’ensemble puisqu’en place d’une nouvelle accordéoniste, Turisas a fait appel pour la tournée aux talents de Kasper Martenson (que l’on connait de son travail avec Barren Earth), pour s’occuper du clavier. De plus, les nouveaux bassistes et batteurs n’ont pas à rougir face à leurs prédécesseurs.

Parmi les anciens Olli (violon) est donc le suppléé par Kasper, duo n’ayant pas le charme, le dynamisme et la complicité que du temps de Netta. Jussi, à droite de la scène à coupé sa longue barbichette alors que Mathias « Warlord » Nygård a plus que jamais assit son statut de leader. C’est bien simple, le public lui mange dans la main. Et c’est même bien chaud que le public va manger : le pit est bouillant dès le premier titre, et tout au long du set se succéderons circle pit, slams et autres joyeuseries tel qu’un paquito, rappelant le live de Alestorm il y a quasiment un an.

Dès les premiers titres, le groupe marque des points à grand renfort de quelques artifices scéniques. Ainsi, votre narrateur se prendra dans la face une belle dose de fumée, n’ayant pas vu que ce gros boitier posé sur scène n’était autre qu’un projecteur de fumée. Même si l’on est loin du show qu’a donné cette semaine Behemoth à Paris et Lyon, le résultat est cependant du plus bel effet, donnant un côté abyssal aux couleurs des lights.

Les titres s’enchainent et même si ceux du dernier album ne passent finalement pas si mal que ça (comme quoi, j’suis pas qu’une langue de pute !), c’est incontestablement les vieux hymnes qui rencontrent le plus de succès. Ainsi, To Holmgard and Beyond ou Battle Metal, introduits avec classe par Mathias restent clairement des grands moments en live. No Good Story Ever Starts With Drinking Tea, avec des vieux relents de Korpiklaani frelatés passe extraordinairement bien sur scène, mettant une patate d’enfer dans le pit.

Le groupe se retire pour mieux revenir quelques instants plus tard. Après un Stand Up And Fight qui fait toujours bel effet, Mathias repère la boule à facette du Connexion et introduit la très attendue Rasputin : gros bordel dans le pit, bien entendu. Tout le monde chante à plein poumon, ça se dandine, c’est disco et c’est parfait pour clore cette grosse heure de show !! Notons tout de même l’absence de The Land of Hope and Glory joué à Barcelone la veille. Grosse déception pour ma part du retrait de The March Of The Varangian Guard, pourtant sublime sur scène ! Malgré ces menus détails, Turisas nous a prouvé qu’il était une valeur sure sur la scène folk ! Joyeuse Saint Valentin à tous !

Setlist :
Ten More Miles
Take the Day!
To Holmgard and Beyond
The Great Escape
For Your Own Good
Greek Fire
Rex Regi Rebellis
Battle Metal
No Good Story Ever Starts With Drinking Tea
We Ride Together
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Stand Up and Fight
Rasputin (Boney M. cover)
 


Merci à SPM pour l’orga. Carton rouge à Moocher qui m’a pas prévenu qu’on pouvait shooter tout le set (c’est parce que j’suis roux hein ?). On les retrouvera d’ici 10 jours, le 25 février au Bikini pour la monstrueuse affiche Sepultura / Legion of the Damned / Flotsam & Jetsam / Mortillery. Be here or die !