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jeudi 12 août 2010 - U-Zine

Party San 2010

Bad Berka - Bad Berka

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Jour 1

Un festival c’est toujours une sacrée aventure, alors quand celui-ci se trouve en ex Allemagne de l’Est, que le temps s’annonce plus qu’incertain là bas et que vous partez a 23H15 pour minimum 10 h de route avec 3 gai lurons c’est clair que ça promet. Et comme deux avis valent toujours mieux qu’un (surtout pour le jeudi d’ailleurs) c’est en compagnie de Fuch (accessoirement notre seul chauffeur) que nous allons vous décrire un festival qui s’annonce déjà personnellement comme un futur grand classique estival.

Bon déjà un mot sur le voyage, 10 heures c’est rapidement long et fastidieux, alors quand vous faites 120 bornes sous des trombes d’eau, que votre GPS vous lâche en plein milieu du pays de Goethe ou que vous vous faites doubler par des allemands en short alors que vous roulez déjà a 170, inutile de dire que ca vous gonfle fissa. Alors imaginez la tronche que vous pouvez faire en arrivant dans le petit patelin de Bad Berka sous la flotte. 

Mais trêve de bavardages, le sujet du jour c’est avant tout bien évidemment le PARTY SAN.
Bon le léger malaise c’est qu’ayant roulé de nuit on est arrivés là bas sur les coups de 10h du matin. Et grosso modo tu fais quoi en Allemagne quand il pleut, que les portes n’ouvrent ce jour là qu’a 19h et que le couple d’Allemands d’à coté non content de t’offrir le gite de leur barnum, t’offrent également l’équivalent de la Finkbrau ici ? Bah ouais mon coco, tu bois. Le problème c’est qu’entre 10 et 19h y’a 9 H et vu qu’on m’a appris a toujours être gentil avec les gens qui t’accueillent l’arrivée sur le site à été…comment dire, mouvementée.

Ketzer : Dialogue presque sourd entre un conducteur et son copilote.

- Putain matte la taille des steaks !!!
- Ou ca ??? Ha ouais…ca me paraît gros
- Bordel le stand de merch la bas je vais le saigner
- Tu disais sur les steaks ?
- Bon je vais me placer pour Merrimack
- Oh putain ils servent de la brune ici !
- Tu viens ou quoi ?
- PUTAIN IL EST OU MON JETON

Sinon de loin ça avait l’air sympa, sorte de Black Thrash pour le moins basique mais qui au vu de la jeunesse du groupe avait le mérite de tenir la route.

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Merrimack : Le groupe Parisien envahi la scène du PartySan avec son nouveau lineup et va délivrer un set très professionnel mais dénué de folie. Le groupe s’applique à jouer les morceaux de leurs albums de façon très fidèle au détriment du jeu de scène, le manque de charisme du chanteur est ainsi affligeant, les pieds vissés derrière les retours, la main droite accrochée au pied de micro pendant toute la durée du set celui-ci semble s’embêter sur scène sur les parties instrumentales. Se contentant de faire des signes du pouce au public…
En espérant que le groupe arrive à se roder assez rapidement afin de nous délivrer de nouveau des sets pleins de rage et de haine. (Fuch)

Zwei schwarz bier bitte!! (Caacrinolas)

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Devourment : Ca va gruiker dans les chaumières. Devourment en live ça ramone les conduits et pas qu’auditif. La nuit tombante aide à rentrer dans le show des américains qui vont délivrer un concert carré et massif. Seul hic les petits problèmes techniques qui entacherons le concert : le kick Batterie qui se débranche obligeant le groupe à stopper un morceaux et la basse qui lâche ce qui donnera l’occasion au bassiste au masque de cheval de nous gratifier d’un joli lancé d’instrument.
Baby Killer !!!! (Fuch)

J’aurais pu résumer l’état d’excitation (mais pas que) dans lequel j’ai passé ce concert par une seule photo mais elle est comment dire…non non concentrons nous sur le concert. Dans mes souvenirs j’ai trouvé ça génial du début à la fin, l’interprétation de Butcher The Weak impec, Fucked To Death mortelle, Devour the Damned le même tarif, Molesting the Decapitated sublime. Quoi ils ne l’ont pas jouée ? On s’en fout c’est tout comme. Bref tout ça pour dire que visiblement non content de prendre l’équivalent de 15 personnes en terme de place j’ai également trouvé le moyen de me péter le genou. Mais ca valait largement le coup tant la prestation des américains aura tout démolit sur son passage. (Caacrinolas)

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Monstrosity : Malgré le côté culte de ce groupe j’avoue n’avoir jamais pausé une oreille sur Monstrosity. Et j’ai eu tort de passer à côté de cette boucherie. Première découverte du festival Monstrosity délivre un death metal mâtiné d’influence thrash et de riffs aux mélodies ultra efficaces. Le groupe occupe tout l’espace de la scène et envoi le boulet sous des lights de toute beauté. Direction le merch à la fin du show pour me procurer le petit dernier. (Fuch)

Aie mon genou ! (Caacrinolas)

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The Devil’s Blood : Ce groupe dispose d’un bouche à oreille tantôt favorable tantôt catastrophique, n’ayant jusqu’à présent jamais écouté je me dirige vers la grande scène afin de me forger ma propre opinion.
Seconde découvert de la journée. Le groupe à en effet de quoi dérouter les fans classiques de metal extrême habitué au borborygme et au blast beat. Avec The Devil’s blood on replonge en pleine nostalgie 70’s hard rock progressif. Le light show est impressionnant et met en valeurs les 6 musiciens et les trois choristes qui accompagnent parfaitement le timbre chaud et suave de la chanteuse. Enfin des zicos qui jouent avec leurs entrailles sur leurs instruments et qui mettent leur technique aux bénéfices des mélodies… Je plane, je trip, je prends mon pied et hop un autre cd dans la besace. (Fuch)

ZzzzZZZzzzZ (Caacrinolas)

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Watain : Tête d’affiche de ce premier jour Watain va nous délivrer un vrai show/rituel/Concert (rayé la mention inutile) en cette nuit boueuse… Ce groupe est probablement devenu en quelques années LE groupe de référence du Black Metal et la bande à Eric va ce soir confirmer son statut de leader.
L’espace d’une scène pleine air comme celle du PartySan permet à Watain un grand déballage de matos tout droit sorti des placards de leur salle de culte, chandeliers, chaînes et backdrop participe à cette ambiance particulière que dégage le groupe sur scène, rehausser ce soir par la pyrotechnie du PartySan. Ne manqueront au final à l’appel que les petits rats, mignons, mais crevés.
Côté musique il faudra retenir le chant littéralement possédé de Eric, quelle voix ! A chaque note nous avons l’impression que la porte des enfers s’ouvre, impressionnant. La setlist ne sera hélas composé que de 8titres, pour une durée de set avoisinant l’heure et demie de jeu. Le magnifique dernier album est largement mis en avant dans le choix des morceaux qui prennent ainsi toutes leurs dimensions en live avec leurs mélodies insidieuses et puissantes.
Seul regret aucun titre issu de Rabid Death Curse et un unique titre « I Am the earth » de Casus Luciferi. A noter la reprise de « The somberlain » certes plus qu’efficace en hommage au Dieu John Nodtveit mais loin d’être une surprise dans la setlist du groupe. La surprise attendue viendra du titre « Waters of Ain » exécuté pour la première fois en live avec en Guest le guitariste de The Devil’s blood pour le solo final du morceau… Un des grands moments du festival.

Bref Watain = énorme ! (Fuch)

ZzzZZZ... OH PUTAIN WATAIN. C’est donc sous un ciel noir que les suédois s’apprêtent à donner leur concert, que dis-je leur messe noire pour se qui est la première tête d’affiche de la soirée. Si le concert du Hellfest avait réussi à être satisfaisant, celui du Party San sera lui totalement jouissif, un son de fou, des flammes à en faire pâlir l’enfer, une prestation qui sentait le souffre, bref du petit bois. Niveau set list c’était quasi du classique, même si l’on pourra regretter la quasi fixation sur les deux derniers albums du groupe (Seul I Am The Earth sera jouée des deux premiers albums) mais ne faisons pas la fine bouche puisqu’une fois n’est pas coutume c’est bel et bien la version complète de The Somberlain de Dissection qui sera jouée ce soir là. Puis la pifpaf dernier titre et boum l’intro de Waters Of Ain, on se dit que c’est trop beau, que ça ne sera qu’un interlude et puis RE BIM voilà que le gratteux de The Devil’s Blood vient pour interpréter l’intégralité du morceau. Un moment rare, monstrueux, tout simplement magique. Si il est vrai qu’Erik a annoncé que ce morceau pourrait être amené à être rejouer, inutile de dire qu’il ne se fera clairement pas dans des conditions pareilles. Juste l’un des moments les plus ultimes du festival. Une prestation qui sera dure, très dure a dépassée. (Caacrinolas)

JOUR 2

Milking The Goatmachine : La crise de rire du Festival ! Certes sympathique musicalement, le batteur/Chanteur est très impressionnant… Atteindre un tel niveau de puissance vocal en position assise et en enchaînant les patterns techniques ultra chiadés, je lui tire mon chapeau !
Puis soudainement le concert va basculer dans le grand n’importe quoi ! Un zigoto affublé d’un déguisement de loup garou, poursuivi par un roadie, va mettre le feu à la scène en organisant une bataille de pistolet à eau au beau milieu des zicos, lancer des jouets de plages et des bouées au milieu des spectateurs. Bref l’exponentiel du grand n’importe quoi qui aboutira à un souvenir impérissable… Un concert super sympa qui nous aura donné la banane pendant 45minutes ! (Fuch)

Y’a des groupes comme ça dont on se dit que ça ne sert pas a grand-chose de jeter un œil dessus, jusqu'à qu’un imprévu arrive. Bon déjà et ce même quand on est au courant, voir 4 mecs débarqués en chèvres sur scène c’est pas banal…mais quand on bout de 4 morceaux ta en plus de ça un loup garou bucheron qui joue avec des jeux de plages gonflables tout en se foutant sur la gueule avec un roadie avant de danser la macarena tu te demande si tu a bien décuvé de la veille. Après musicalement ouais c’est clairement sympa sans être foufou mais c’est bel et bien la première fois que je vois un tel bordel sur scène. (Caacrinolas)

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Lividity : Heureux d’enfin voir les américains de Lividity aux textes fleuris et à la musique enivrante ! Ca tabasse, le chanteur est impressionnant, le dernier album du combo sera fortement mis à l’honneur sur leur setlist. Nous serons quand même loin de la folie attendue mais le groupe délivrera un show qui aura quand même ravis les fans (Fuch)

« Si César ne viens pas a toi, alors tu viendras à César » En gros ca résume parfaitement mon historie avec Lividity. Ras le cul de voir leurs tournées éviter soigneusement la France à chaque fois alors comme qui dirait c’est l’occasion qui fait le larron. Lividity c’est clairement l’antithèse du romantisme, ca on le savait. Ce qu’on savait un peu moins c’était leur capacité a renverser un public. Alors que la pluie fait son grand retour les américains vont nous servir un set de haut volée, menée d’une main de maître par un Von Young aux vocaux tout simplement hallucinant (ce cri aigu qui recouvre les guitares, putain quoi) et un Dave Kibler qui n’a rien à envier au plus grands. Niveau set list c’est bien évidemment le petit dernier « To Desecrate And Defile » qui est mis à l’honneur, ce qui n’empêchera pas le groupe de nous sortir quelques vieilleries tel que « Anal Action Wife » ou la toujours très efficace « T.L.C ». Un très bon moment. (Caacrinolas)

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Suicidal Angels : Mouef, ça joue fort, vite, ça saute, mais ce groupe me donne la furieuse sensation qu’ils ne font que surfer sur la mode du revival Thrash, tout cela manque de sincérité… Pause MiamMiam. (Fuch)

J’attendais de voir ce que les petits grecs copie conformes de Slayer avait dans le ventre, et bien ma foi pas mal d’énergie, un bon petit set qui n’était pas extra mais qui aura eu le mérite de remuer un peu la fosse comme il se doit. Puis bon balancer « Apokathilosis » en guise d’ultime morceau ça avait de la gueule. (Caacrinolas)

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Origin : Une des baffes du fest, le nouveau chanteur m’avait précédemment laissé une impression mitigée lors de la tournée avec Dying Fetus, celui-ci est à présent bien intégré au groupe. Avec un son de titan les 4 zicos vont mettre à genou les furieux massés devant la scène. L’interprétation d’un nouveau titre nous laissera simplement la mâchoire pendante, brutal, mélodique et encore plus technique (oui c’est possible) le petit nouveau s’annonce comme le digne successeur de leur dernier brûlot.
Et que dire de l’interprétation de The Antithesis ! Jouée que trop rarement !
Origin c’est juste la guerre ! (Fuch)

Bon déjà en commençant son set par « Staring From The Abyss » je savais que la prestation d’Origin allait tout démolir. J’étais resté sur un apriori plus que moyen du nouveau chanteur, là aussi c’est démoli. Même si Mica Meneke n’a peut être pas le charisme qu’avait James Lee, il n’en est pas moins déméritant et désormais plus qu’a la hauteur. Bon après Origin en live c’est toujours l’assurance de passer un très bon moment devant des zicos FOUS (Mike Flores tu finiras par me tuer un jour). Mais bon quand en plus de ça ils vous jouent un nouveau titre qui ne laisse augurer que du bon que demander de plus ? Non non « Anthithesis » en live et encore plus en fest ce n’est pas possible…Si ? Ha bah merde…si. Donc voilà 7min de pure boucherie avant de finir sur un petit « Portal » des familles qui mettra les pendules à l’heure pour les derniers sceptiques. J’attends la prestation où le groupe arrivera à me décevoir … (Caacrinolas)

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Demonical : Du Death à la Suedoise, rien de bien transcendant à l’horizon, sauf que le groupe délivre une belle énergie sur scène et que certain riffs titanesques sortent du lot. Le combo gagnerait à virer les partis « remplissage » de leurs morceaux afin de délivrer des titres plus compacts aux riffs imparables. Un bon moment sans plus. (Fuch)

Ofermod étant en retard c’est donc avec les suédois que se poursuit la journée, et si mon collègue n’a pas été enthousiasmé par la prestation des suédois, il en a été tout autre pour moi, quelle claque bordel, un son bien gras, des compos bien lourdes (le début de « Goetter Des Nordens » = parfait), un chanteur plus que charismatique et on à la la première vraie découverte du fest. A revoir en salle. (Caacrinolas)

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The Crown : Très très bonne prestation des petits gars de The Crown, vraiment très heureux de les revoirs sur scène ! Le ThrashDeath du groupe tiens une place particulière dans mon cœur, et entendre les riffs acérés du combo sur scène me fait limite tirer des larmes. Le petit nouveau qui tient le micro assure son Job sans problème même s’il est assez difficile de passer derrière Lindberg et Lindstrand. Ici le registre ce veux plus death et moins hurlé ce qui enlève une certaine particularité au groupe. Le nouveau morceau jouer ce soir je dois l’admettre ne m’a guère emballé, mou et pas très inspiré, attendons l’album avant de se faire une idée définitive. La Set list est très axée sur Crowned in Terror, et il est à noter qu’un seul et unique titre de la bombe Possessed 13 sera interprété. Dommage. (Fuch)

Toujours pas d’Ofermod ? bon bah The Crown alors…n’étant pas plus fan que ça je décide de regarder la prestation des suédois de loin, un concert qui sera sympa mais sans plus…puis bon un truc con mais un chanteur avec des lunettes sur scène y’aura toujours un blocage. (Caacrinolas)

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Ofermod : Le concert d’Ofermod va me laisser dubitatif, en fervent adorateurs de la bête, les musiciens débuteront le set par un véritable rituel visant à préparer le public à pénétrer l’obscurité. Efficace mais beaucoup trop long ce petit préparatif entamera le set de 10 bonnes minutes. Ce qui laissera au groupe le temps d’interpréter 3titres issus respectivement de leur Ep et du petit dernier. A 10minutes de la fin du set, la guitare de l’unique gratteux du combo va simplement lâcher, fin du concert avec 10 minutes d’avance. Résultat un petit set de 15 minutes, et la victoire par KO de Jésus qui a réussi à flinguer la guitare à distance (fort le petit mec à la croix de bois quand même). A revoir au BMIR dans quelques mois…

Ofermod passant courant octobre sur Paris je décide d’en profiter pour la pause bouffe, la suite du programme ne laissant que peu de répit. Visiblement j’ai bien fait (Caacrinolas)

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Asphyx : Où comment se décrocher les cervicales les mains vissées à la barrière. Dans la ligné OldSchool death metal, Asphyx est le rouleau compresseur par excellence. C’est pachydermique et véloce juste quand il le faut, Van Drunen et sa voie de Zombie agonisant monopolise l’attention, et la gratte nous éclate les tympans à grand coup de riffs mémorables. Mention spéciale au titre « Death the brutal way » et son refrain démentiel en live ! Asphyx vainqueur par KO ! (Fuch)

Asphyx à l’image d’Origin c’est toujours le groupe avec lequel tu es sur de te manger une grosse mandale dans la gueule, et encore une fois cette prestation ne dérogera pas à la règle, un Martin Van Drunen qui se rapproche encore un peu plus de mon dieu idéal, un son tellement jouissif qu’il te ferait passer la plus bonne des putes pour un iceberg et surtout LA set list quoi QUE des tubes. Puis l’enchainement Forgotten War/The Rack sous les flammes c’etait juste le dernier truc qui me manquait pour dire Asphyx = GODZ. (Caacrinolas)

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Dying Fetus : « Praise the lord » en ouverture d’un concert de Dying fetus ça fait toujours son petit effet ! Show monstrueux des ricains impressionnant de facilité sur des morceaux tous plus techniques les uns que les autres. Ici secondé par la Pyrotechnie du PartySan Dying Fetus va enchaîner sans temps mort les titres les plus vindicatifs de leur répertoire. Un grand moment de ce fest, malheureusement écourté pour cause de temps de jeu dépassé (Fuch)

C’est avec les joues encore toutes rouges par Asphyx que se profile Dying Fetus, et là aussi à l’image d’Origin ou Asphyx, Dying Fetus est un groupe qui sait frapper là où ça fait mal. Et pour preuve puisqu’a l’image de leur dernière tournée européenne c’est avec Praise The Lord que débute le set, et là pif paf pouf la bagarre. Une set list résolument old school ( Fornication Terrorists !!!) une trio qui remplit largement l’espace là où des groupes à 4 ou 5 se vautrent lamentablement, un Gallagher toujours au poil, même si on attends encore et toujours son premier sourire sur scène…Non vraiment encore une fois un régal. Seul bémol, la fin du set honteusement écourté par l’organisation. Un concert de Dying Fetus sans « Kill Your Mother And Rape Your Dog » ça fait quand même tache.

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Sarke: Vu 2 morceaux… Vu Nocturno Culto… Sarke c’est nul… Direction Merch… (Fuch)

J’aurais bien cherché à argumenter un peu plus que mon collègue mais il me fallait un groupe pause, et n’appréciant que très peu Sarke ce fût celui-ci. J’aurais au moins vu Nocturno Culto en live une fois…Reste à le voir un jour avec Darkthrone maintenant. (Caacrinolas)

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Autopsy : 20 ans sans fouler le sol Européen, les américains étaient attendus au tournant… Autopsy ne me laissant pas un souvenir impérissable sur album je décide quand même de leur laisser leur chance. Et grand bien m’en a prit, le son poussif des albums des années 90 laisse place ici à un mur de son qui sied beaucoup mieux à la musique du combo, pour 1h35 de Death Metal ultra cradingue souligné par des lights rouges bien baveux. Un véritable bonheur que d’entendre les titres de « Mental funeral » avec un son live bien moderne ! Autopsy nous donnera ainsi l’impression de patauger dans des entrailles fumantes en lieu et place de notre boue chérie. Vivement le prochain EP ! (Fuch)

Les voilà ! LE groupe qui a du motiver près de la moitié des festivaliers du Party San cette année. 20 putain d’années sans concert en Europe, et c’est donc au Party San qu’Autopsy à décidé de se rendre pour le tout premier d’entre eux. Et purée quelle baffe. Déjà l’entrée sur « Twisted Mass Of Burnt Decay » c’etait parfait, mais le groupe est allé encore plus loin que ça, non content de son heure et quelque celui-ci aura finalement joué 1h35, jouant carrément au passage jusqu'à certains titres des premières démos. Chris Reinfert quand à lui est tout bonnement incroyable de charisme, de force et surtout de classe. Coté set list bien évidemment c’est du gros best of « Charred Remains », « Gasping For Air » ou encore « Dead » autant de titres qui auront ravi tout le monde présent, des novices aux plus grands fans. Bref là aussi un moment unique.

Jour 3

Tribulation: Une très forte impression pour ce petit groupe Suédois, un seul album au compteur mais une grande présence scénique. Les musiciens qui ressemblent à un groupe de Glam sorti d’un film de Romero vont cracher leur haine durant la trentaine de minutes de leur show. Mélodique et direct, le death metal de Tribulation fait mouche en ce samedi midi ensoleillé. A revoir en club où la puissance de feu du combo risque d’être décuplée. (Fuch)

Ha ça je les attendais les petits suédois de Tribulation, leur premier album « The Horror » étant un véritable brûlot de death dans la pure veine suédoise, j’étais impatient de voir ce que cela pouvait rendre en live, et là aussi aucune déception. Malgré un son quelque peu brouillon les 4 suédois auront tout donnés devant un public clairsemé et timide mais très attentif à cette prestation. Des morceaux catchy à souhait (Haaa ce « Beyond The Horror ») une énergie débordante, non vraiment un groupe à revoir très vite (Caacrinolas)

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Desaster : Unique déception de ce fest, Desaster c’est une grande mascarade, un son vraiment pourri (là où tous les groupes présents ont eu un son oscillant entre le bon et le très très bon), des musiciens qui oublient de jouer ensemble et correctement. Résultat : des morceaux méconnaissables et un cataclysme pour les tympans. A oublier. (Fuch)

Si en Allemagne Desaster possède un statut de groupe culte il en est tout autre ailleurs, j’étais donc curieux de voir ce que pouvait rendre Desaster à domicile…Bah force est de constaté que ça avait l’air sympa, plutôt pas mal même, j’aurais juste voulu reconnaître un ou deux morceaux histoire de, au lieu de me contenter d’une bouillie sonore. Tant Pis. (Caacrinolas)

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Ghost Brigade : y’a des groupes comme ça où l’on a aucune mais alors AUCUNE idée de ce qu’ils foutent là. Cette année c’était le cas de Ghost Brigade qui paraissait bien perdu au Party San dans cette multitude de death et de black. L’incompréhension du week end. (Caacrinolas)

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Varg : Du trend blackmetal mélodique sans âme, pas inintéressant mais pas super folichon non plus.
Au suivant ! (Fuch)

Le pipeau c’est non merci, donc Megaburger/Bières (Caacrinolas)

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Manegarm : J’ai dis le pipeau c’est NON j’ai dis (Caacrinolas)

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Necrophagist : Jamais déçu par une prestation de la bande à Suicmez, les solos lumineux et la voie d’outre-tombe du chanteur me tireront toujours des larmes. La maîtrise technique est là, le son est là ! Seul la set list fera défaut aujourd’hui, Necrophagist préférant se concentré sur Epitaph plutôt que sur Onset of Putrefaction. Mais le principal est là : Stawound, Extrem Unction et j’en passe… Autant de morceaux qui vont mettre le public à la merci du groupe qui n’est jamais avare en riffs mémorable… Total in love ! (Fuch)

Si on m’avait dit un jour que j’apprécirais une prestation de Necrophagist j’aurais surement ri. Seulement voilà quand on est embarqué par un pote énorme fan du groupe qui vous promet de passer un bon moment généralement on fait l’éffort au moins de regarder. GRAND BIEN M’EN A PRIS. Je suis resté scotché devant un groupe qui dessert pourtant tout ce que je hais dans le death metal, mais là quand on à le son, la maitrise et les morceaux qui font mouche y’a plus qu’a s’incliner. (Caacrinolas)

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Aura Noir : Blaaassspppphheemmeeeerrr !!!! Tel est le cri sorti de ma bouche lors de la montée d’Aura Noir sur scène. Autant dire que le monsieur va me méduser, jamais il n’aura semblé aussi « heureux » sur scène ! Il bouge, headbang, harangue la foule ! Monsieur remonte dans mon estime.
Aura Noir est un des groupes pour lequel je me suis déplacé à BadBerka cette année, et je repars loin, très loin d’être déçu. Une prestation sans faille puisant dans tous les brûlots du groupe. Comme quoi un groupe jouant du Black à consonance RockNRoll peut être sale et méchant. Ca joue, ça bouge, c’est musicalement monstrueux et le coup de grâce en la présence de Carl-Michael Eide au chant sur le dernier morceau, Un des très grands messieurs de la scène nordique qui chante à quelques mètres de moi une main sur son micro, l’autre sur ses béquilles. Juste un moment inoubliable…
Aura Noir est grand… Très Grand ! (Fuch)

Tiens voilà encore un groupe à coté du quel je suis inexplicablement passé outre, préférant largement Cadaver, mais bon maintenant qu’on est là autant voir ce que ça donne. Et BIM encore une baffe dans ma gueule, Aura Noir aura sorti un set de haut niveau, avec un Blasphemer qui contrairement aux lives qu’il donnait avec Mayhem n’a pas l’air de se faire chier, et un Apollyon au poil. Et comme il était écrit que ce festival serait celui de toutes les surprises devinez qui est venu chanter sur « Sons Of Hades » ?? Oui oui ni plus ni moins qu’Aggressor lui-même. Magique qu’on vous a dit. (Caacrinolas)

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Napalm Death : A t’on encore quelque chose à écrire sur ce groupe ? Je pense honnêtement que non… Que serait le monde du metal extrême sans ND ? Rien… Sur scène le groupe représente l’essence même du style que nous chérissons : brutal et sans concession. Avec eux c’est toujours la même chose : la mandale dans la tronche point. (Fuch)

Napalm Death ou l’occasion de toujours passer un bon moment en live, alors certes ça devait bien être la 6 ou 7ème fois que je les voyais, mais qu’importe en live ça dépote toujours autant et les quasi cinquantenaires maintenant ont toujours autant la pêche. Niveau set list j’aurais aimé un poil de changement mais bon… « Siege of Power » ou « Suffer the Children » ça fait toujours son effet. Un set certes sans surprise, mais plus qu’agréable.

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Suffocation : Probablement le plus faible show du groupe auquel j’ai pu assister. Une set list bancale (pas de Catatonia !) des musiciens fatigués et des guitares presque inaudibles. Suffo nous a habitués à mieux sur la tournée des 20 ans du groupe. Sympathique mais peut mieux faire, beaucoup mieux… (Fuch)

Tout à été dit par Fuch, un groupe en roue libre qui s’est pour le coup contenter d’assurer le strict minimum, et qui à surtout eu le culot ultime de ne pas jouer Catatonia, et rien que ça ça relève du blasphème. (Caacrinolas)

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Lock Up : Pas vraiment ma came, je reste devant afin d’être bien placé pour Canniboul. Je fini par accroché sur les morceaux plus mid-tempo et pausés, les restes étant indéchiffrables pour quelqu’un découvrant le groupe en live. (Fuch)

Alors ok, ils ont un line-up de tueurs, ok le premeir album est mortel, mais putain c’est quoi ce son de merde sérieux ??? Du coup c’est tout dégouté après 4 titres (soit bien 10 minutes) que je pars quelque peu déçu par un groupe dont j’attendais beaucoup, trop peut être. (Caacrinolas)

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Cannibal Corpse : Je m’attendais à un grand moment, la levée de l’interdiction de jouer des morceaux des 3 premiers opus du groupe me donnant l’espoir d’ouïr des titres presque jamais exécutés live. Et bien non, toirs petits morceaux « I Cum Blood », « Hammer Smashed Face » et « Stripped Raped and Strangled » sinon que des titres de l’air Corpsegrinder.
Bon après Canniboul reste Canniboul, ça envoie, ça ramone mais ça reste sans surprise même lorsque les zigotos en ont la possibilité.
Caacrinolas se chargera de faire un report plus détaillé pour ses chouchous ! (Fuch)

Bon ce n’est pas nouveau, Cannibal Corpse à toujours fait partie de mes groupe chouchous, l’un des rares qui quoi qu’il se passe arrive toujours à me mettre en transe, même après 3 jours de patauge dans la boue. Et c’est donc sur un « Scalding Hail » tout bonnement inaudible que le groupe entame son set, un son catastrophique qui laisse à craindre pour le reste du concert. Fort heureusement le son s’est grandement amélioré par la suite et nous avons pu voir une prestation de Canniboul bah…classique j’ai envie de dire, aucune folie, juste 5 types dans l’interprétation pure et simple, à l’ouest rien de nouveau. Coté set-list si l’on peu presque etre surpris par le retour de « Savage Butchery » là aussi pour le reste c’est du classique de chez classique avec en tout et pour tout 3 titres de l’ère Barnes, pour un pays où les 3 premiers albums ont longtemps été bannis j’en aurais voulu plus. Alors certes Cannibal Corpse à assurer l’essentiel, mais comme à chaque fois il l’a fait merveilleusement bien.
Une bien belle façon de finir en apothéose 3 jours d’un festival qui sera quasi sur de me retrouver l’an prochain. (Caacrinolas)

Donc voilà, le party san c’était ça, des groupes de fous, du merch partout, de la bouffe pas chère et bourratif, de la bière et encore de la bière, la classe allemande quoi.

See you next year Bad Berka !!!