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samedi 23 juin 2007

Hellfest 2007 - Jour 2

Terrain Omnisports de Clisson - Clisson

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Après un début pour le moins déstabilisant, cette deuxième journée outre la disparition de la pluie laissait entrevoir un beau programme avec les performances entre autres de Napalm Death, Kickback ou encore Immortal.

After Forever :
Après s’être bien gelé les couilles le temps d’une nuit bien au chaud dans la boue et la pluie, nous hellfesteurs guerriers et téméraires, assistons au premier concert scène principale de la journée. En occurrence il s’agira ici d’After Forever, l’autre groupe à femelle hollandais. Et bien pour faire court, même très court, le groupe nous aura pondu un set intéressant, très musical et plutôt bien foutu. Je préfère personnellement ce groupe à Epica car moins linaire et plus burné vaginalement parlant si vous voyez ce que je veux dire. Une journée qui commence donc sur une bonne surprise même si pour un groupe jouant l’ouverture, ce dernier bénéficie quand même d’une notoriété assez conséquente dans notre continent. (Gothenburg)

The Arrs :
La journée commence véritablement avec les Parisiens de The Arrs qui comme à leur habitude vient faire bouger le pit avec leur metalcore-deathcore.
Si il est vrai que le 1er album était une petite bombe d’efficacité malheureusement on ne peut en dire autant du 2ème bien trop cliché et aseptisé, et bien évidemment cela se ressent en live.
Là où le groupe fracassait tout il y a même pas deux ans de ça, il se contente aujourd’hui de prestations réglés au millimètre près et manquant quelque peu de spontanéité.
Mais attention cela n’entache en rien le talent des musiciens qui seront tout de même loin de nous livrer un set triste et maussade.
A l’aide de titres tel que « Originel » « Prêcheur » ou encore l’hymne « Passion » les Parisiens n’auront aucun mal à mettre une large frange du public dans leur poche.
Personnellement je ne peux pas cracher de la sorte sur le groupe mais comme dirait un moustachu toulousain : « The Arrs c’était mieux avaaannt ». (Caacrinolas)

Vader :
Puis changement de décor total avec les polonais de Vader étrangement coincé sur la grande scène entre After Forever et Epica.
Même si voir un groupe de cette trempe et qui plus est à la longévité rare coincé dans cette case horaire indigne de la prestance du groupe ne m’enchantait guère j’attendais tout de même avec une certaine impatience ce show…
Et je ne fût guère déçu, alternant les hits tel que « This Is War » ou « Sothis » avec une vitesse folle et une rapidité d’exécution hallucinante, les polonais entraineront rapidement une bonne partie du public avec eux. Oui mais voila 30 minutes ca passe malheureusement très vite et encore plus lorsque l’on s’appelle Vader et c’est pile au moment où la fosse semble enfin prête à en découdre que Peter nous annonce la dernière chanson. Mais quelle chanson !!! Ni plus ni moins que la monstrueuse « Wings » qui en achèvera plus d’un.
Le temps de se remettre de la monstrueuse tatane que viennent de nous donner les polonais et voila déjà les finlandais de Korpiklaani prêt à nous faire danser. (Caacrinolas)

Korpiklaani :
Seul groupe du week end à posséder dans ses rangs un accordéoniste et un violoniste, les finlandais tenteront malgré tout de faire danser le public mais encore une fois le son tout à fait abominable et la boue toujours aussi récurrente auront raison de la bonne humeur du public et empêchera a se dernier de s’épanouir chorégraphiquement parlant. Le groupe essaiera tout de même de mettre l’ambiance avec son entrain naturel mais le cœur n’y est pas tout à fait.
Un problème de réglages amputera même le set d’une chanson et pas n’importe laquelle puisque c’est l’hymne « Happy Little Boozer » qui passera à la trappe ce jour là.
Finissant tout de même sur la très festive « Beer Beer » le groupe aura jouer sans vraiment convaincre en grande partie à cause de ce son calamiteux et de cette fichue boue. (Caacrinolas)

Epica :
M’étant personnellement mis peu de temps avant cela, à écouter des groupes à chant féminin, c’est donc avec une grande curiosité que j’assiste au show du célèbre groupe hollandais de metal au féminin. Je pourrai commencer ma critique en disant que ce groupe a de la chance de posséder une si belle et excellente chanteuse et par la même occasion, émettre un sérieux bémol quand à l’aspect linéaire de leurs morceaux. En effet le show nous aura proposé un excellent show certes avec une vraie présence scénique et tout ce qui va avec, mais à l’instar des quelques hits présent ce jour là, le reste de la tracklist sonnait quasiment toujours de la même façon, toujours les mêmes structures, toujours le même style technique de mélodie chez le claviériste… Bref, un bon show somme toute. (Gothenburg)

Kickback :
Changement radical après le passage d’Epica et de la charmante Simone, voila que débarque les Parisiens de Kickback.
Et autant le dire tout de suite : Kickback c’est pas des bisounours.
A grands coups de provocations et de vannes aussi pathétique que gratuites le quintet Parisien arrivera à se mettre le public dans sa poche…
A qui vais-je faire croire ça ?? Kickback voulait un public haineux ?? Il l’a eu… tant et sitôt qu’après 15 minutes même pas du foin de la boue et même des crachats arriveront sur scène pour le plus grand plaisir de Stephan Bessac et ses comparses qui ne se gêneront pas le moins du monde pour en rajouter une grosse couche à base de lancers de bouteilles de bière et de répliques déjà cultes telles que « Ca va les bouseux ?? » ou encore « On est Kickback et on vous aimes…PAS »
Bref un grand moment de franche rigolade même si musicalement les Parisiens tiennent plutôt bien la route, mais encore une fois l’essentiel était ailleurs.
Le groupe fini par s’en aller non sans avoir insulter le public d’Enc… une dernière fois.
Un groupe au concept pas toujours compris mais toujours aussi sympa à voir sur scène.

Brujeria :
Puis arrive LE groupe que je ne pensais jamais voir en live : Les Mexicains de Brujeria qui comprenaient ce soir là dans le line up ni plus ni moins que Shane Embury de Napalm Death, Jeff Walker de Carcass et Adrian Erlandsson ex Cradle Of Filth.
Mais outre le faite d’admirer un line-up aussi sympathique que celui-ci le réel intérêt allait être de savoir si Brujeria allait être en live à la hauteur de sa réputation.
Et la réponse est un grand OUI. Avec un set list en béton armé, deux chanteurs menés par un Juan Brujo exceptionnel et un son enfin grandiose sur la grande scène, les mexicains réussiront parfaitement leur baptême français.
Comment ne pas danser sur un titre tel que « Matando Gueros » ou chanter à tue-tête un hymne tel que « Anti-Castro » ??
Si une bonne frange du public restera aussi sceptique que de marbre devant cette joyeuse bande de clowns, le reste du public sera lui totalement en transe.
En 40 minutes le groupe aura donc donner aux fans qui attendait cette prestation ce qu’ils cherchaient à savoir une prestation monstrueuse.
A peine le temps de danser sur le remix de la macarena made in Brujeria rebaptiser pour l’occasion « Marijuana » qu’on voit déjà la furieuse Candace et ses musiciens se démener comme des beaux diables sur la petite scène.
(Caacrinolas)

Walls Of Jericho :
Et autant le dire Walls Of Jericho n’est pas ce que l’on peut appeler un groupe statique. Ca saute de partout, ça court, ça hurle bref d’entrée une bonne claque. Mais le pire c’est les compos qui prennent encore plus de puissance en live à l’image de la déjà culte « A Trigger Full Of Promises ».
Mais l’atout, le véritable pilier du groupe reste bien évidemment Madame Candace Kucsulain qui manie l’art de maîtriser une foule comme personne.
40 douloureuses minutes pour les joues plus tard, les américains se retirent sans aucune fausse note si ça n’est l’oubli de la colossal « Revival Never Goes Out Of Style ». (Caacrinolas)

Pain Of Salvation :
Pour beaucoup de hellfesteurs et hellfesteuses (et oui je ne les oublis pas), Pain Of Salvation restera le groupe qui jouait un truc de vieux pendant la grande bataille de boue. Pour les autres, Pain Of Salvation sera un des grands moments du festival à ne rater sous aucun prétexte. C’est avec un nouveau look, plus d’jeunes, moins à l’ancienne, plus rock destroy et moins heavy metaleux de base que le « beau goss » frontman et ses acolytes débarqueront sur scène. Le temps de nous pondre un set spécialement aiguisé pour les quelques fans présents et « attentionnés » et pas du genre « je regarde un peu mais la bataille de boue et quand même plus sympa non d’une pipe en bois » que le groupe d’alternative progressif rock metal nous balancera une flambée de titre tous plus attrayants les uns que les autres. Comme on dit, à nouveau look, nouveau style musical. Et bien c’est dans cette optique que les nouveaux ovnis du groupe et bombes par la même occasion que sont America et l’énorme et excellent Disco Queen, nous auront été servis avec un vrai travail scénique. Bref, belle perf', rien à redire, c’était mieux que la bataille de boue les gars… et les filles ! (Gothenburg)


Napalm Death :
Dans l’histoire du métal rarement un groupe aura fait autant l’unanimité que ce soit dans le Grind, le Death ou même le Black, Napalm Death est reconnu de tous. Si sa longévité et sa créativité n’y sont pas étrangères, la principale raison de cet engouement se trouve très certainement dans les plus que nombreuses apparitions live du groupe. Et encore une fois du merch au vendeur de kebab Napalm aura mis tout les festivaliers sur le cul.
Mais comment résister à un groupe qui après même pas 3 titres nous sort la cultissime « Suffer The Children » et enchaîne son set entre nouveaux morceaux ravageurs et tubes qui auront la faculté d’achever les derniers survivants.
En 25 ans de carrière et presque autant de line-up le groupe n’aura jamais déçu et encore une fois ce soir le groupe aura été à son image : Rapide, Brutal et Efficace.

Children Of Bodom :
Histoire de bien m’avancer dans les rangs pour avoir une meilleure place pour Immortal, c’est donc involontairement, que je participe à la prestation du groupe de branlette de clavier (et manche à temps partiel) que représente Children Of Bodom, ou COB pour les connaisseurs. Bon son, bonne presta, le groupe a bien fait son travail, le bassiste avait l’air d’être heureux, Alexis portait un regard moins sincère mais faisait malgré tout bien son taff. Une prestation objectivement parlant impeccable, un tracklist audible et bien travaillé qui fera pleurer toutes les groupies du groupe, et je peux vous garantir que c’était pas de la tarte pour parvenir à la rampe des premiers rangs haha. Un moment hum… convivial ! (Gothenburg)

Immortal :
Si un jour on m’avait dit qu’Immortal se reformerait je ne l’aurais jamais cru. Il y’a des groupes qu’on pensait ne jamais voir en live et Immortal en faisait partie. Aujourd’hui la bande est retour, Abbath et ses potes de Bergen débarquent pour reconquérir le cœur des fans restés sur leur faim. C’est donc après avoir fighté comme un taré dans le pogo et avoir « carotté » les places pendant COB que je m’apprête enfin à voir les dieux Norvégiens du devant de la fosse. Enfin c’est l’heure, le rêve devient réalité, Immortal débarque, Horgh prend place derrière les fûts et paf lance l’assaut. Et bien non haha ! Le groupe devra s’y reprendre par trois fois avant de pouvoir commencer à jouer son set. C’est donc après une bonne petite séance de ridicule mais dans le calme que le groupe commence enfin son set ultra culte et nous balance ses riffs conquérants à souhait. Et c’est parti pour un grand moment de bonheur, Abbath nous offrira même son lot de pitreries avec ses pas chassés et ses mimiques volontairement ridicules. De quoi remonter une bonne fois pour toute le moral du publique. Le show sera énorme sur le plan sonore, ou du moins devant puisque derrière plusieurs mauvais échos ressortiront à ce sujet. On notera malgré tout l’absence de certains grands titres tels que Tragedies Blow At Horizon, Where Dark And Light Don’t Differ ou bien encore Solarfall. Ce qui restera bien évidemment navrant. Bref bon souvenir et je n’oublie pas le passage du cracheage de feux qui restera le moment Uber TrVe de ce festival. Immortal Rules ! (Gothenburg)

A l’image de Gothenburg je ne m’attendais pas à revoir Immortal en live un jour, inutile donc de dire mon impatience quant à ce set qui à lui seul justifiait ma venue au festival.
Après un énième problème qui empêcha le groupe de commencer son set 3 fois de suite, les norvégiens se lancent enfin sur l’excellente « The Sun No Longer Rises » et là d’emblée quelque chose cloche … le son qui tout au long du week end s’est montré bon sans être excellent se retrouve là tout simplement CA-LA-MI-TE-UX. Mais encore… le groupe avait promis une set list largement plus orienté sur les anciens albums que les derniers concerts du groupe et visiblement il à fallu attendre 6 longues chansons extraites des 3 derniers albums en dates pour enfin voir un « Unsilent Storm in The North Abyss » sorti il est vrai de nulle part…enfin du moins c’est ce que j’ai cru entendre car encore une fois le son…
Mais bon on fait avec on tente de se prendre au jeu mais non, ce concert a décidemment l’effet d’un pétard mouillé et ce ne sont pas les facéties d’Abbath le crabe qui changeront quoique ce soit…
Même une chanson aussi culte que « Blashyrkh » me laissera quasi de marbre devant l’une des plus grosses déceptions personnelles du week end. (Caacrinolas)

Un samedi dans l’ensemble largement plus satisfaisant que le vendredi avec notamment le presque retour du beau temps.