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mardi 23 novembre 2004

The Dillinger Escape Plan + Poison The Well

Trabendo - Paris

U-Zine

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3 longues années… Voilà le temps que j’attendais enfin de pouvoir voir Poison The Well, le groupe qui m’a fait évoluer vers le metal ! Après un passage à Nantes l’an passé, voilà que le quintet pose ses bagages à Paris l’espace d’une soirée, accompagnant les chaotiques Dillinger Escape Plan sur toute leur tournée Européenne. Alexis appréciant tout particulièrement DEP, c'est lui qui s’est chargé de la review du groupe, pendant que je (MarTin) fit celle de PTW.

Il est à peine 19h45 – Burst n’ayant pas pu assurer la première partie, vu que leur bus tour est tombé en rade - quand les Américains montent sur scène devant un Trabendo archi comble.
Après leur célèbre intro, PTW donne tout ce qu’ils ont et malgré un son très médiocre, la fosse est extrêmement réactive ! Enchaînant des titres comme Sticks And Stones Never Made Sense, Slice Paper Wrists, Artists Rendering Of Me ou l’excellente Zombies Are Good For Your Health tiré de leur nouvel opus.
Heureusement pour nous, dès le troisième titre, le son s’est largement amélioré (malgré quelques problèmes de mises en exergue du micro). Apparemment, le groupe est heureux d’être en France, et même si les parties aux chants clairs ne sont pas aussi somptueuses que sur Cd, il se déchaîne sur scène.
Concluant leur set avec deux de leurs plus célèbres morceaux Botchla et Nerdy, le groupe, emmené par un Jeff en état de grâce (malgré le récent départ d’un des membres fondateur du groupe) aura délivré un set de très bon qualité (même s’ils n’ont pas joué la superbe Park And What You Meant To Me) , mais hélas trop court !

Pendant la pause propice aux changements d’instruments, Le Trabendo diffuse du jazz, au grand étonnant de tous... Mais l’auditeur averti aura compris que c’est tout simplement pour enchaîner avec The Dillinger Escape Plan, qui se considèrent eux-même comme un groupe de « jazz extrême ». C’est donc l’un des groupes les plus déjantés de cette planète qui arrive sur scène après un bon quart d’heure de pause.

Après un sample d’intro, le groupe frappe direct le public avec un uppercut nommé « Panasonic Youth » . Pas besoin de chauffer la salle, le pit est déjà survolté. Quant au groupe, fidèle à lui-même… complètement fou ! En effet, les membres du groupe sont aussi aliénés que la fosse. Dès qu’ils se mettent à jouer, ils entrent dans une sorte de transe ; sautent, gesticulent dans tous les sens, headbang,… mais ils ont une capacité à ne (presque) jamais se toucher, c’est déconcertant !
Cependant, la vraie question est comment peuvent-ils jouer aussi bien alors qu’ils bougent autant ? Ben Weinman, guitariste et frontman de DEP, se permet même de faire de la gratte dans son dos. Ce même bonhomme eu le culot de sauter sur un ampli de 1m50, puis se vautra comme une grosse merde sur la scène (tout en jouant s’il vous plaît). Quand l’autre guitariste, mais bizarrement pas l’original, casse l’une de ses cordes en plein dans le show, l’erreur est rectifiée en deux temps, trois mouvements sans que ce manque s’entende... Le batteur, lui, fait quand même un putain de bouquant pour quelqu’un qui ne possède qu’une grosse caisse. Greg Puciato, nouveau chanteur mais déjà très bien intégrer au sein du groupe, est encore plus malade que son prédécesseur Minakakis (qu’il remplace aussi bien sur album qu’en live ).
On voit défiler pendant ce set tous les gros titres du groupe ; « The Running Board », « Babby’s First Coffin », « Destro’s Secret », « 43 % burnt » ,… Malgré les nombreuses réclamations du public, le groupe ne jouera ni « Jim Fear », ni « Come to Daddy ». Les passages jazzy, où le bassiste Liam s’en donne à cœur joie, seront là pour donner à la fosse le temps de récupérer un peu.
Une prestation bien mieux que celle du Fury Fest, où on avait pût voir un Greg plutôt distant du public. A noter aussi que la fosse était beaucoup plus condensée que sur PTW, et les slams de Greg et Ben.

Les deux formations évoluent dans un style différent mais se rejoignent sur de nombreux points comme la qualité de leur musique en live, une présence des membres et surtout un son hors du commun ! Ce concert fut l'un des plus énervés auquel on a pût assister et que ce soit pour Poison The Well ou The Dillinger Escape Plan, ce fut un très bon moment du fait que ces deux groupes nous tiennent très à cœur.