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jeudi 11 décembre 2014

Hatebreed + Forest In Blood

Nouveau Casino - Paris

U-Zine

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Après l’annulation de leur concert Parisien en juillet 2003, les Américains d’Hatebreed avaient à cœur de revenir dans la capitale pour se faire pardonner, surtout que leur prestation du Fury Fest fut certes très intense… Mais trop courte !
Revoilà donc le quatuor, dans une salle pouvant accueillir au plus 300 personnes - ce qui eut pour conséquence d’être la guerre dans la fosse -, en Day-Off après une tournée de 15 jours avec Slipknot & Slayer devant des milliers de specateurs.

C’est dans un Nouveau Casino complet (ce qui était loin d’être acquis à la base, vu que Obituary et Heaven Shall Burn jouaient le même jour dans deux autres endroits) que je pénètre juste après la prestation de Danforth.
S’en suit alors le set de Forest In Blood, déjà programmé lors du concert de 2003 d’Hatebreed annulé, qui pour une fois, mérite vraiment son titre de chauffeur de salle.
En effet, les français (et leur jolie bassiste – fait suffisamment rare pour être souligné -) ont la pêche ce soir et malgré un son des plus moyens, le pit réagi extrêmement bien, la fosse devenant un véritable brasier, où il n’était pas bon de s’y trouver, dès le premier quart d’heure.
Le set du groupe se concluant sur un événement peu commun lorsque le chanteur pitbull de Forest In Blood est venu faire le ménage dans la fosse tout en continuant à beugler !

Il est 21h30 quand Jamey et ses comparses montent sur cette pour nous interpréter Tear It Down, car il ne faut pas l’oublier Hatebreed est sur les routes pour promouvoir encore et toujours leur dernier album The Rise Of Brutality, et là, c’est LA claque…
Mes inquiétudes sur la prestation de Jamey Jesta – le monsieur n’ayant pas donné d’interview de la journée pour préserver sa voix - s’envolent de suite. Jamey lâche toute sa rage dans son micro et communique avec le public et incitant le pit aux braveheart et circle-pit ! Le jeu scénique du quatuor est certes plus réglé qu’une horloge, mais ça a le mérite d’être ultra efficace. Quant à Chris Beattie (basse) et Matt Byrne(batterie), ils s’adonnent même à de nombreuses mimiques pendant le show qui durera plus d’une heure.
Le groupe n’a donc rien perdu de sa prestance scénique enchaînant leurs plus grands tubes de leurs 3 derniers albums pour n’oublier aucun fans !
C’est donc avec des titres des plus efficaces comme Tear It Down, Straight To Your Face, Live For This (quelle tuerie ce titre), Doomsayer ou Another Day, Another Vandetta que le groupe ravit leurs nouveaux fans. Quant à Perseverance et Satisfaction Is The Death Of Desire, ils ne furent pas en reste non plus… Avec des morceaux tels que Proven, Perseverance, Smash Your Enemies ou A Call For Blood (qui était d’ailleurs absente sur la set-list du Fury Fest) pour le premier et Worlds Apart et Empty Promises (si mes souvenirs sont bons), pour le second !

Nous voilà à la fin du set, lorsque, comme au Fury Fest, le groupe nous rejoue l’intro de la cultissime Raining Blood de Slayer, me rappelant que dans deux semaines ce sera la guerre à Bercy avec Slipknot / Slayer & Machine Head.
Le concert s’achève comme à son habitude sur un I Will Be Heard, toujours aussi efficace au fil des années. La salle du Nouveau Casino, se transformant une dernière fois en champs de bataille, avec pour refrain, ce
"I
Will…Be
I Will Be Heard"

qui résonne encore dans ma tête !
Une fois le concert d’Hatebreed fini, Sean Martin (guitare) prit son micro pour annoncer que tout le monde devait partir aller voir jouer Obituary à la Loco (Un peu de solidarité entre artistes ne fait jamais de mal !), quant à Jamey il remercia longuement le public Parisien.

Pendant plus d’une heure, Hatebreed nous a fait la démonstration de son talent, nous prouvant avec brio que, malgré le temps passé en tournée pour promouvoir The Rise Of Brutality, chacun de leur concert est toujours une tuerie !