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lundi 11 juin 2012 - U-Zine

Devianz

le groupe

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Devianz, ce sont 5 mecs basés sur la grande couronne Parigotte, qui font du rock. Et avec les tripes, chose assez rare pour être soulignée. Deux excellentes livraisons (dont vous pouvez trouver les chroniques ici et ) à leur actif, il était impératif d'en savoir un peu plus sur la manière de défendre leur dernière livraison, et leur vision de la scène en général.
C'est parti pour une heure d'interview, retranscrite avec, reconnaissons le, un peu de retard.

U-zine : Trop de temps s’est écoulé entre Una duna in mezzo all’oceano, sorti en 2007, et A Corps interrompus (2012). Il s’est passé quoi ?

Vincent (Basse) : On a juste inventé une machine à remonter dans le temps et on s’est gouré de sens ! (rires)

Benoît (Guitare) : Il s’est passé plein de choses, on a changé de personnel, ça nous a demandé du temps pour apprendre à jouer avec les gens, leur apprendre les nouveaux morceaux, mais c’est surtout qu’on voulait passer du temps sur les nouveaux morceaux. C’est à l’opposé du premier disque, qui a été composé en 4 mois, on se connaissait à peine, ça a été instantané, tout est allé très vite. La on voulait avoir beaucoup de recul sur les morceaux, proposer quelque chose de beaucoup plus riche. Donc on a mis du temps.

L’EP Les Lèvres Assassines s’est positionné entre les deux album. C’était une manière de dire à ceux qui vous attendaient ‘oui nous sommes toujours là » ?

Guyom (Chant) : Outre le fait que ça rajoutait de l’actualité au groupe, c’était pour nous un moyen de montrer une autre facette du groupe, avec des passages plus calmes, avec des ambiances différentes, et je pense avec le recul que ce n’était pas une mauvaise idée vu l’album qui est arrivé après. Ce disque a eu plus d’importance dans notre discographie qu’une simple actualité.

Et maintenant qu’A corps interrompus est sorti, quel a été son accueil ?


Vincent : C’est assez fou, on est très contents. Quand tu prends autant de temps pour faire un disque tu te dis ‘si ça ce trouve c’est trop vieux maintenant, on est décalés’ et finalement dans 99% des cas c’est hallucinant, il est très bien accueilli et pas seulement par des gens qui étaient déjà fan car dans ce cas c’est plus facile, on fait du Devianz alors les gens qui nous connaissent vont accrocher. Mais là des journalistes de pays très différents, des magasines dont on avait jamais entendu parler nous ont fait des retours ultra-positifs et très construits. Les gens décortiquent carrément l’album.

Benoît : On parlait récemment de ta chronique, qui doit dire ce que beaucoup pensent. Au début, l’album déstabilise car il contient pas mal de nouveauté pour nous, il désarçonne par rapport au premier, que toi tu avais adoré, mais une fois qu’on l’a écouté plusieurs fois il se dévoile un peu plus. Il faut un certain nombre d’écoutes pour ce disque, et j’ai le sentiment que les gens ont fait cet effort. Ce qui est assez étonnant car on sait quand dans la presse musicale, les chroniqueurs n’ont pas forcément le temps d’écouter 15 fois un skeud avant d’écrire dessus. Ce qui nous étonne aussi, c’est qu’on a davantage de retours de l’étranger, qui nous adore d’ailleurs, c’est très plaisant.

Vous aviez conscience justement que ça ne puisse pas plaire, un peu déstabiliser les fans ?

Vincent : Déjà une partie des musiciens ont changé. Je parle pour moi mais je n’ai pas écrit mes lignes de basses comme Manu sur Una Duna. J’ai essayé de faire au mieux, et de me faire plaisir. Je pense que fondamentalement, le changement de personne à modifié le son. On a également changé de batteur. Du coup la section rythmique a vraiment changé de feeling. J’ai joué avec Max, le précédent batteur, j’ai joué toutes ces années avec Nico, c’était deux expériences radicalement différentes. En tant que musicien c’était donc différent à vivre, donc en tant qu’auditeur tu as dû sentir la différence, mais ce n’était pas calculé.

Thibault (Batterie) : D’un point de vue extérieur, n’ayant pas participé à l’enregistrement de l’album, j’ai senti cette différence. Le premier était plus rentre dedans, le deuxième album, avec le jeu de Nico a développé quelque chose de plus sensible, de plus ‘écrit ‘. Je l’ai vraiment ressenti comme ça.

Benoît : Au-delà du niveau musical, on avait aussi la volonté d’opter pour une production complètement différente, et je pense que si on avait eu la même production sur les deux disques, on aurait forcément moins senti les différences. La prod joue beaucoup sur cet album. On est très content de ce que Stéphane Buriez nous avait fait à l’époque, mais avec le temps, on a voulu faire quelque chose de beaucoup plus naturel, pas plus roots, mais un peu plus brut et je pense que ça peut rebuter certaines personnes à la première écoute. Ca sonne plus rock et moins lisse que le premier disque.
 

 



Comment avez-vous fonctionné pour la composition ?

Guyom : Ca s’est passé de deux façons différentes. Il y a eu les idées qu’on a amené de façon personnelle, et qui ont du coup été très vite établies en répétition, car il y avait déjà des éléments très concrets. Et il y a eu certains titres pour lesquels des petits bouts étaient certes amenés, mais sur lesquels chacun a apporté ses idées, sa patte. Par rapport au premier album pour lequel on était principalement deux à l’avoir écrit, avec Benoît, celui là c’est différent. Devianz n’est pas franchement un groupe démocratique, si tout le monde n’est pas complètement satisfait d’un morceau, il ne verra jamais le jour. Tout le monde a son importance dans chaque morceau, lesquels sont imprégnés de toutes les sensibilités qui composent devianz.

Alan Douches (3 Inches Blood, All that Remains, Atheist, Baroness…) est bien connu du milieu metal, comment en est-il arrive à s’occuper du mastering de l’album ?

Guyom : Par rapport aux réalisations que je fais actuellement, j’ai eu l’occasion d’être en contact avec lui et je suis parti sur un premier boulot avec lui qu’il a apprécié. J’avais pris contact avec lui car il était en charge du mastering d’Headcharger que j’ai beaucoup aimé. Je continue de bosser avec lui, il y a eu un très bon feeling. Je n’ai plus besoin de passer par son secrétariat, je passe par lui directement, et pour Devianz, c’est vite devenu une évidence de bosser avec lui.

Il y a un gros featuring sur l’album. Vincent Cavanagh d’Anathema a collaboré sur le disque, sur le morceau Ton Corps n’est qu’Atome….

Benoît : On a une connaissance commune, Marc, qui nous a fait plusieurs concerts et était déjà responsable de notre tournée en 2009. Il a organisé en été 2009 un concert où nous étions à l’affiche avec Vincent. Et à ce concert là, Vincent lui a demandé s’il ne connaissait pas quelqu’un capable de sonoriser des concerts, car il voulait faire un projet avec des Français, résidant lui-même à Paris. Guyom a tout de suite saisi l’occasion et nous nous sommes rendus au concert. A son issue on a discuté avec Vincent, on lui a parlé du groupe, Guyom a retravaillé avec lui et on lui a proposé de participer à une chanson. Il a écouté le morceau et a tout de suite dit oui, même si le fait de chanter en français le gênait un peu au départ. Ça part d’une relation d’amitié, mais surtout du fait qu’il a aimé le titre. Si on lui avait proposé un truc pourri, tout ami qu’il est, il n’aurait sans doute pas accepté (rires). J’écoute Anathema depuis que j’ai 16 ans, forcément ça fait super plaisir.

Guyom : Il y a eu vraiment un coup de foudre pour le morceau. Quand il m’a proposé de chanter dessus, c’était via un texto complètement dingue qu’il m’a envoyé. J’ai dû appeler la terre entière pour dire ce que je venais de recevoir. J’hallucinais. On a passé une soirée avec lui et nous a proposé de venir chanter sur scène avec nous. C’est une chance énorme pour nous, c’est incroyable ce qui nous est arrivé.

J’ai ressenti sur deux ou trois titres une forte influence de Tool, surtout au niveau de la basse. C’est un groupe qui aurait pu t’influencer Vincent ?

Vincent : Je suis content que tu en parles J’aime qu’on retrouve dans mon jeu de basse des influences que je n’avais pas définies moi-même. J’adore Tool , mais je n’ai jamais repris des titres du groupe. Je ne me suis jamais dit ‘je vais faire un truc qui sonne à la Tool. C’est marrant que tu dises ça , j’en ai écouté énormément et c’est cool que ça puisse transparaître en un sens.

Tes textes Guyom m’ont semblé faire corps avec l’ensemble de l’artwork. On a le sentiment qu’il y a un tronc commun à tout tes textes.

Guyom : C’est la première fois que les textes ont un vrai rapport avec le titre, avant j’avais toujours voulu maquiller ça. Peut-être par timidité. J’avais besoin cette fois-ci de montrer quelque chose, les paroles, le titre de l’album l’artwork, tout va vraiment ensemble. 9a forme un tout. Il y a en effet quelque chose de plus cohérent par rapport au premier album, malgré le temps qui s’est écoulé entre le début de l’écriture des textes et la fin. Il y a des thèmes très introspectifs, ils sont un tournant dans ma façon d’écrire. J’ai passé un cap par rapport à ça. Ces textes une une grande importance pour moi.

On les sent moins difficile d’accès en fait. Je t’ai trouvé plus direct qu’auparavant…

Guyom: J’ai trouvé une voie qui me plaît dans la façon d’aborder les thèmes. Je suis peut-être plus en accord avec moi-même. Tu vois par exemple, avant, je rejetais totalement le fait d’écrire sur l’amour, mais là, j’ai eu le besoin de le faire. J’ai passé ce cap là et je sais maintenant que je peux me permettre plus de choses, et ça me fait du bien.

Vincent : Vu que tu te sens pas de le dire Guyom, et vu que c’est difficile d’avoir du recul par rapport à ça, je tenais à te dire que je suis très fan de tes textes, les paroles sont beaucoup plus fouillées.
D’autant que l’ensemble semble largement plus cohérent : quand on a l’artwork entre les mains, on sent le boulot derrière, les paroles, la musique, l’artwork, ça fait partie d’un tout…

Guyom : Dans devianz, on est fans des albums qui décrivent une histoire. J’ai du mal à écouter des albums où tu peux prendre un seul morceau et l’écouter tout seul. Quand j’écoute la zic d’un groupe, je préfère que l’album me raconte une histoire. On écoute un album, on n’écoute pas une chanson.
Si tu as ressenti ça avec ce nouvel album c’est qu’on a un réussi ce travail.

De ton côté Thibault, en tant que batteur recruté après l’enregistrement de l’album, tu es parvenu à te retrouver dans le jeu de ton prédécesseur ?


Thibault : Ah oui complètement, le jeu de batterie dans l’album me parle beaucoup. Je suis un gros fan de prog’ et tout ce qui sort un peu de l’ordinaire, des asymétries, des jeux originaux, ça m’intéresse.

Vous avez sorti le clip pour Trouble Amante. Il a été réalisé par qui ?


Benoît : Michael Bernadat. Il fait partie d’une boîte, on le connaît car il avait déjà filmé le concert de Loudblast qu’ils ont sorti il y a quelques temps, on l’avait rencontré à cette époque sans forcément sympathiser. Il y a peu de temps, Guyom est rentré en contact avec lui car il a sonorisé son groupe, on lui a proposé ce projet, ça l’a intéressé, et même une fois le clip fini, il nous a remercié de lui avoir donné autant de liberté, parce qu’apparemment ce n’est pas le cas avec tous les groupes avec lesquels il travaille (rires).

Guyom : Il en avait un peu marre de faire des clips de groupes qui jouent live, quand je l’ai approché avec mon petit pitch, il s’est dit qu’il aurait quelque chose à ajouter, et y greffer sa patte et je pense qu’il a apprécié ce côté-là, ça lui a permis de représenter une autre facette de son travail. Il aime les courts-métrage et il a réussi à mélanger les deux. Ca lui correspondait.
 



Et du coup comment vous l’avez vécue cette expérience, ce côté ‘clip pro on fait les acteurs’ ?

(rires)
Guyom : Ah bah j’aimerais bien avoir vos avis là-dessus les gars…

Vincent : Ca reste Guyom qui a le plus de choses à dire, t’as passé 10 fois plus de temps que nous à tourner mais, je sais que pour nous c’était un environnement ultra pro. Donc forcément tu tapes pas la déconne. Déjà rien que le fait d’être maquillé ça met dans l’ambiance… (rires).

C’est très bizarre, comme tu peux l’imaginer c’est du gros play back. Tu te mets dans un coin et t’as un mec qui te dis : ‘Tu te mets là. Vas-y tu joues ! Stop ! Tu joues ! Tu t’arrêtes !’ … c’est très perturbant. J’ai trouvé ça très fatiguant, plus que de faire un live parcequ’à l’inverse d’un live, on n’avait pas de ressenti par rapport à nos instruments et Michael nous disait : ‘Moi je veux de l’énergie ‘. C’est dur car tu peux pas dégager de l’énergie quand t’as pas de feedback de ce que tu joue, donc finalement on a bourriné nos instrus, mais à la fin on était plus crevé que si on avait fait un live de deux heures.

Guyom : On a fait des repérages, il y a tout de même 11 lieux différents dans le clip. J’ai jamais été acteur et se retrouver devant une caméra c’est vraiment très très spécial. J’avais la caméra collée sur mon visage pendant les trois-quarts du clip et c’est vraiment bizarre.
Ca reste une expérience très fatigante. La scène que j’ai mal vécue c’était la scène dans la chambre avec l’actrice. Tout simplement se retrouver avec une équipe de tournage autour de soi, quasiment à poil et être entrain de caresser une fille, lui rouler des palots et de rester naturel, c’est extrêmement bizarre. (rires) Ca a été beaucoup de travail personnel.

Vous avez deux albums à votre actif, c’est toujours de l’auto-prod. C’est du temps et de l’argent. Est-ce que votre objectif avec cet album c’est aussi de trouver quelqu’un capable de vous prendre en charge ne serait-ce que financièrement ?


Vincent : On veut conquérir le monde ! (rires)

Benoît : Depuis le début du groupe on veut marcher tu vois ce que je veux dire. Si un jour on peut rentrer dans nos frais ça serait génial, mais on sait que c’est pas facile à faire. Après, il y a toujours des coûts mais nous ça nous a jamais freinés, ce qu’on veut c’est faire de la musique. Il est possible qu’un jour on en ait marre, mais ça pas encore le cas. Signer sur un label c’est pas un objectif à tout prix. On a déjà eu des propositions de personnes qui nous proposaient des choses qu’on pouvait faire par nos propres moyens. Alors oui, signer sur un label, ça nous intéresse, on va pas se le cacher, on sait qu’on colle à certains catalogues de labels qui feraient un très bon boulot pour nous. Ca nous donnerait plus de visibilité, ça nous permettrait de tourner plus facilement et peut-être un jour de rentrer dans nos frais, voire même, gagner un peu d’argent. C’est pas le cas.

Guyom : On aime toujours toucher du monde, que ce soit au travers des chroniques ou des concerts, et si une maison de disques pouvait nous amener ça, ça serait cool. On a beaucoup de bons retours et s’il y avait ce vecteur qui nous permettrait de toucher plus de monde, ça serait absolument génial de pouvoir vivre ça.

Benoît : C’est paradoxal mais on a notre place sur les labels étrangers. On a un son qui se rapproche beaucoup plus des Anglais ou des Américains, qui eux, devraient prendre le risque de signer un groupe qui chante en français.

Ca veut dire que vous vous sentez en décalage par rapport à la scène rock Française ?

Vincent : Nan mais c’est quoi la scène Rock en France ?

Benoît : C’est soit Noir Désir et des trucs qui s’en approchent. Et on a eu une super chronique qui disait ‘Enfin un groupe rock Français qui ressemble pas à Noir Désir. J’adore Noir Désir hein. Je ne connais pas de groupes auxquels on pourrait coller, soit c’est trop metal, soit c’est trop post-rock…

Je pense que le rock Français n’a plus d’unité. Par rapport au metal, je vois une grosse unité dans ce style qui lui donne sa force, c’est presque plus facile de monter un groupe de metal en France que de faire du Rock. On se sent en décalage et ça ne nous facilite pas la crédibilité.

Guyom : Ya une chose intéressante dans ce que dit Beubeu. Dans le metal j’ai l’impression qu’il ya quelque chose de fédérateur, à la différence de l’indie, de la pop. Dans l’indie on va retrouver des zines un peu moribonds qui vont être hype dans lequel les gens ne se rendent pas du tout. A côté de ça par exemple y a des gens en Grèce qui nous ont dit ne pas aimer le Rock et qui nous ont dit avoir adoré notre CD. Il y a une fédération dans le metal alors que dans le rock c’est assez timide.
Le pire pour nous, c’est que si on tente de viser la scène Indie on est rejetés, et la pop c’est mort (rires).

Y a des zines pops ?

Guyom : J’en sais rien. En fait c’est là où je me demandais si les gens dans la pop étaient aussi dévoués que dans le metal.

Benoît : J’ai pas l’impression qu’il y ait ça ailleurs.

Guyom : Pour moi Devianz c’est vraiment du rock indé. On pourrait donner d’autres termes à la con, mais je trouve qu’indie rock ça nous va bien . C’est du rock qui ne vise pas les stades et toutes les radios du monde. Il y a une liberté dans Devianz qui ne peut fonctionner que dans l’indépendance. On fait du rock, et non c’est pas viable sur une major. Peu de zines de rock indé ne vont chroniquer Devianz.

C’est curieux ça tout de même.

Benoît : Tu vois, et pour en revenir au metal, un mec qui écoute du thrash à le droit d’écouter du speed ou du black. Un mec qui écoute du rock un peu trop méchant j’ai l’impression qu’il a pas le droit c’est super élitiste.

Guyom : Tu vas un peu loin là.

Benoît : Je ne trouve pas le milieu très libre et du coup on nous met dedans. C’est dommage car ça empêche à pas mal de gens de découvrir les groupes alors que dans le metal, c’est plus facile. C’est peut-être aussi pour ça que les métalleux nous aiment, car on apporte un truc dans le rock que d’autres n’apportent pas.

Guyom : Je dénigre pas les zines indés, je joue pas à ce jeu là. Ce que je voulais dire c’est qu’il y a certaines personnes qui vont écouter un certain type de son, par mode et ça nous intéresse pas.

C’est quoi votre objectif désormais ? Tourner un maximum ?

Guyom : Oui au maximum.

Genre Chateaudun ? Chateaudeux ? Chateaud’un deux trois quatre.

(rires)
A l’unisson : Oui !

Vincent : Ce bled c’est un truc de fou.

Guyom : Nan mais sans déconner, c’est la seule ville en France où c’est arrivé, y a plein de gens avec lesquels on est toujours resté en contact et ça s’est si bien passé qu’on adore ce bled (rires).

Trouver des dates sur Paname c’est compliqué ?

Vincent : Sur Paris, il y a un fossé entre des salles abordables mais au son discutable, et puis les grosses salles. Entre les deux il y a pas grand-chose et on a tendance à retourner toujours vers les mêmes salles, genre le Klub. C’est pas grand, mais c’est la salle la plus chaleureuse. C’est pas les dates qui sont difficiles à trouver, c’est plutôt les lieux intéressants.

Vous rendez vous compte maintenant que ce ne sont plus que des copains qui se déplacent pour venir vous mais plutôt des gens que vous ne connaissiez ni d’Eve ni d’Adam ?

Benoît : On a eu le plaisir de savoir que des gens étaient venus parce qu’ils nous avaient découverts sur Ouïe FM.

Guyom : Ce sont en plus des gens qui nous suivent et de plus en plus. Ils ont précommandé l’album etc. Le fait que ça passe de façon régulière aide, et l’animateur de l’émission qui nous diffuse (Bring the Noise,) dès qu’il aime il en parle beaucoup, ça aide beaucoup.

Merci pour cette longue interview, je vous laisse le traditionnel mot de la fin.

Guyom : Ca a été toujours un plaisir de se rencontrer, on est toujours resté en contact de manière épisodique, j’aime bien ce genre de relation C’est plus constructif qu’un truc du genre ‘On fait une interview et basta’, j’ai toujours passé un bon moment quand on s’est vus et c’était un plaisir.

Vincent : Merci beaucoup en tout cas pour l’interview.

Merci au groupe pour le temps accordé et l'excellent moment passé à faire cette interview, et surtout pour la patience dont il a fait preuve.