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vendredi 5 novembre 2010 - U-Zine

Bad Tripes

Hikiko Mori ( chant )

U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Les marseillais de Bad Tripes viennent tout juste de sortir leur premier album (Phase Terminale ). Leur univers étant très étrange et leur musique diverse et variée, il semblait intéressant de poser quelques question à la chanteuse Hikiko, histoire d'en savoir plus sur cette formation phocéenne unique en son genre! Trêve de bavardage inutile place à cet entretien :

U-zine, Pec : Bonjour Hikiko, tout d'abord si tu nous présentais Bad Tripes, et comment est né votre groupe, s'il te plaît petite Hikiko raconte-nous votre histoire!
Hikiko : Salut U-zine. Voici donc, mon grand Pec, la merveilleuse histoire de Bad Tripes. Le groupe a vu le jour en 2006, sous l'impulsion de Taenia (bassiste) et de ma disgracieuse personne. Nous voulions, comme beaucoup de congénères à cheveux longs en cette période, faire un groupe de métal, mais un tant soit peu différents de ce qui se faisait chez nos petits camarades adeptes du nu-métal,du heavy à l'ancienne ou du hardcore. Nous souhaitions nous démarquer avec une musique un peu plus originale et plus personnelle. Nous composions et écrivions des paroles dans notre coin, en essayant de dégoter des musiciens. Ça a été pour le moins laborieux : nos quelques recrues ont fini par partir soit pour retourner à leurs études soit par manque de motivation, nos compos ne s'inscrivant pas dans un style identifiable et notre méthode de travail étant trop foutraque. Taenia et moi nous sommes accrochées malgré les musiciens flexibles et avons continué à bosser le projet en binôme. En 2007, Seth, qui avait une bonne expérience des groupes plus traditionnels et de la scène, est venu nous filer un coup de main à la guitare pour enregistrer un morceau pour une compil. Au début simplement désireux de nous aider puis au final séduit par notre projet, son coup de main provisoire s'est transformé en pleine collaboration : nous avons pu progresser avec lui, donner corps à notre travail et ainsi recruter d'autres musicos qui ont fait de Bad Tripes ce que c'est aujourd'hui.

U-zine, Pec : Comment définirais tu avec tes propres mots la musique de Bad Tripes ?
Hikiko : Joyeusement violente, vivace, vicieuse, "trublionnesque" et tragicomique.

U-zine, Pec : Quelles sont vos influences musicales, ainsi que vos inspirations ?
Hikiko : Nous avons des goûts très variés, allant aussi bien du métal sous toutes ses formes aux musiques de films et aux vieilles chansons françaises. Les musiciens de Bad Tripes sont des fans de Rob/ White Zombie, Banane Métalik, Trent Reznor ou Robert Rodriguez. Notre influence première a été Les Tétines Noires, un groupe de goth rock français bien barge à l'univers musical et scénique à la fois sombre et poétique, effrayant, sexy et marrant, pas mal inspiré par le surréalisme et Antonin Artaud. Ce groupe m'a fait m'intéresser à l'underground dans toute sa diversité, des performeurs trash comme Costes à une multitude de styles musicaux. Nos inspirations viennent de partout : de l'électro-punk qui pète, Ennio Morricone, Nina Hagen, Dead Kennedys, Napoleon XIV et son tube fou « They're coming to take me away », sans compter les Fréhel, Damia, Piaf et autres chanteuses qui roulent les « r ». Depuis quelques temps côté textes je suis pas mal inspirée par 23 Trublion 23, un groupe de médiéval indus aux paroles aussi joliment écrites que pleines d'enculades diverses et de massacres d'innocents. Un régal !

U-zine, Pec : Vous venez tout juste de sortir votre premier album Phase Terminale, peux tu nous en dire plus sur votre manière de composer, et sur quelle période s'est déroulé cet enregistrement?
Hikiko : Les morceaux naissent le plus souvent en répèt, parfois de manière distraite, généralement suite à une petite trouvaille à la guitare (ou anciennement au synthé ; désormais nous utilisons des samples) autour de laquelle tout le monde dérive. Chacun apporte sa pierre à l'édifice jusqu'à obtention petit à petit d'un morceau suffisamment conséquent. D'autres fois, les morceaux sont le fait d'un seul musicien qui écrit tout de A à Z et propose son idée, à laquelle là aussi nous apportons souvent des modifications selon inspiration du moment. J'écris les textes en fonction de ce que m'évoquent les compos, par leur agressivité ou leur côté plus léger. Nous avons enregistré l'album durant le mois d'août 2008 avec un ami ingénieur du son, de façon artisanale, dans le cadre très bucolique de la campagne varoise, dans la cave de la maison où nous répétions. L'ambiance était un curieux mélange de fébrilité, d'hyperactivité et de nonchalance toute marseillaise : nous dormions le jour, enregistrions la nuit, picolions pas mal pour certains, apportions des changements de dernière minute à certaines chansons,...

U-zine, Pec :  Les textes ont une place importante, pratiquez vous l'autocensure ou penses tu pouvoir aller à contre courant et continuer encore plus loin dans l'aspect trash et politiquement très incorrect?
Hikiko : Les textes sont capitaux : ça me chagrine toujours un peu de voir que pour beaucoup de groupes, ils ne sont qu'un moyen de caler une ligne de chant et faire de la voix un simple instrument additionnel. Il me semble que quand on fait un style de musique considéré comme déjanté ou violent comme le rock ou le métal, c'est l'occasion pour celui ou celle derrière le micro d'exprimer son côté barré ou sa colère. Quitte à faire de l'art, autant s'exprimer à fond non ? Après, je ne veux pas faire du trash systématique ou de la provoc' gratuite – bien qu'il y ait des textes plus nonchalants et plus grossiers que d'autres sur l'album - je veux dire des choses qui ont du sens non seulement pour moi mais pour les autres. La vulgarité des termes que j'emploie n'est pas là pour choquer, c'est juste que je suis une bourrine de nature ! (rires) Je ne vais pas me forcer à arborer un vocabulaire précieux/prétentieux ésotérique : ce ne serait pas sincère, bêtement hermétique et gommerait toute spontanéité (de plus, il est très chiant d'écrire des chansons à l'aide d'un dictionnaire de 8 mètres d'épaisseur). J'essaie de faire une écriture poétique avec le trivial qui m'entoure : être le plus proche possible de ma pensée et mes sentiments tout en produisant quelque chose de flamboyant.

U-zine, Pec : Les critiques sont plus que positives, ici même, comme dans divers webzines tels que Zikannuaire ou Pavillon 666, et il en est de même dans des magazines presses comme Rock Hard (numéro 103) et Metallian (numéro 62), êtes vous surpris de cet accueil, et de ces louanges unanimes?
Hikiko : Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elles sont unanimes – impossible de plaire à tout le monde, et ce n'est pas le but – mais sans fausse modestie oui : ça étonne toujours de lire des chroniques sympas voire carrément pétaradantes d'enthousiasme. Nous étions très surpris par Metallian et Rock Hard, vu notre côté tantôt électro tantôt punk musette qui n'est pas trop de mise dans ces magazines. Ça fait extrêmement plaisir de voir que pas mal de personnes issues du métal plus traditionnel font preuve d'ouverture et apprécient notre petit bordel farfelu.

U-zine, Pec : Quels sont tes titres préférés sur cette galette, et pourquoi?
Hikiko : Alice Über Alles pour la mélodie langoureuse et son intensité (et de manière plus nombriliste, parce que je ne suis pas peu fière du texte, hum !), Na Zdorovie pour le piano sautillant, et son ambiance de cabaret à la fois glauque et guilleret. Et en live : Little Raped Riding Hood parce qu'elle est jubilatoire à interpréter.

U-zine, Pec : Quelques critiques reviennent souvent sur ton chant, ainsi que sur ton personnage, et insistent sur le fait que la musique serait secondaire dans Bad Tripes, n'as tu pas peur que l'on parle principalement de Hikiko plus que du groupe Bad Tripes?
Hikiko : A moi toute seule, je ne suis rien ; je ne sais pas faire de musique et j'ai le talent de compositrice d'un pot de chambre. Les chanteurs sont souvent mis en avant car c'est principalement eux qui véhiculent le message du groupe. Ainsi le fait d'avoir des textes assez longs, en français et abordant des thème un peu inhabituels conduit les gens à s'y attarder et se poser des questions, bien plus que dans le cadre d'un groupe où le texte est bâclé Mais la musique n'est pas pour autant secondaire, d'autant que j'écris en fonction d'elle ; c'est elle qui me guide et m'inspire par ce qu'elle dégage et exprime dans ses grattes énervées et son piano guilleret. Bad Tripes est un tout : un melting-pot sonore aux influences aussi variées que les noms exotiques de maladies vénériennes mêlé à mon verbe fleuri et ma voix de poissonnière féroce.

U-zine, Pec : Je sais que tu aimes les arts en général, si Bad Tripes était un peintre, qui serait ce peintre, et quel type de tableau proposerait il?
Hikiko : Anne Van Der Linden, pour son univers à la fois très cru, très sexué, ultra-violent et pourtant très coloré. Ses œuvres, si elles représentent des atrocités, sont toujours dotées d'une pointe d'humour, d'un petit détail décalé qui contraste avec l'horreur ambiante.

U-zine, Pec : Même type de question si  Bad Tripes était une pièce de théatre, ça ressemblerait à quoi?
Hikiko : Du Grand Guignol à l'état pur : un mélange de possession démoniaque et de tragédie grecque avec des effets spéciaux façon films Troma (sourire).

U-zine, Pec : Question personnelle, j'ai eu la chance d'avoir le CD promo, et j'ai constaté que l'album dans le commerce comporte une pochette différente, ma préférence va pour le disque promo, pourquoi ces deux visuels différents? Qui en est l'auteur ?
Hikiko : Nous nous sommes dit que ce serait plus marrant de proposer un objet différent à la presse, pas juste une version « altérée » de la pochette. Les photos de l'album ont été prises en 2008 au moment de l'enregistrement de l'album par Alexandre Do Rosario. Comme nous avons changé de line-up et de dégaine depuis, nous avons récemment fait de nouvelles photos et opté pour des visuels moins sombres, plus flamboyants. C'est Seth (guitariste lead) qui, en sa nature de graphiste talentueux et hyperactif, s'occupe de tous les visuels depuis nos débuts.

U-zine, Pec : Vous avez eu l'opportunité de vivre une expérience musicale et humaine en cette année 2010, lors de votre tournée européenne en compagnie de Six Feet Under, comment vous êtes vous retrouvés dans cette aventure?
Hikiko : C'est notre manager (Alexandre Saba, d'M & O Music) qui nous a fait la proposition l'an dernier ; il cherchait deux groupes pour partir sur cette tournée printanière de 10 dates. Nous avons pas mal réfléchi avant d'accepter ; j'avais une multitude d'appréhensions compte tenu de notre petite expérience scénique en comparaison à celle des autres groupes, du fossé entre la musique de Six Feet Under et la nôtre, et accessoirement que Taenia (bassiste) et moi nous serions les seules gonzesses de toute la tournée ! De plus, nous avions quelques problèmes de motivation au sein de l'ancien line-up – deux de ses membres ont d'ailleurs fini par quitter le groupe quelques mois avant la tournée, achevant de rendre la prise de décision encore plus dure. Finalement, nous avons accepté, car c'était l'épreuve du feu dont le groupe avait besoin, l'opportunité ultime pour mesurer notre motivation, et qu'il aurait été dommage de reculer si près du rêve de tout groupe.

U-zine, Pec : Quel fut l'accueil du public non francophone?
Hikiko : Fort bon ! Pendant des mois avant la tournée je me suis dit tous les jours : « On va se faire ouvrir, cracher dessus, les gens vont nous lapider à coups de clés à molette », etc. Je craignais qu'on se heurte à une grosse incompréhension et qu'on passe pour une erreur de casting. Ça n'a pas été le cas : le public s'est montré intrigué, respectueux et enthousiaste voire carrément bouillant sur certaines dates notamment en Allemagne. Les gens se sont montrés très tolérants malgré notre musique en décalage avec la tête d'affiche.

U-zine, Pec : Avez vous pu échanger avec Six Feet Under, quel fut leur réaction lorsqu'ils ont été confrontés à votre univers ?
Hikiko : Notre « vraie » rencontre avec Six Feet Under a eu lieu après le 3ème concert à Wroclaw (Pologne) : nous sommes tombés sur Steve Swanson dans les coulisses, qui est venu vers nous pour nous demander s'il pouvait avoir un album, en nous disant qu'il aimait beaucoup notre style décalé ! On était un peu sur le cul. Le lendemain, lors du premier day-off en Slovaquie, Steve, Greg Gall et Terry Butler nous ont invité au bar et nous avons pu discuter : ils trouvaient notre délire à la fois étonnant, amusant et pêchu. Nous avons découvert des mecs humbles, drôles et d'une grande ouverture d'esprit. Swanson nous a par ailleurs comparés à une version frenchie des Plasmatics. Ils assistaient attentivement aux concerts de tous les groupes. Nous n'avons en revanche jamais vu Chris Barnes, qui ne se mélangeait pas avec les groupe (et ne qui ne sortait des coulisses ou du tour-bus qu'au moment d'entrer sur scène.

U-zine, Pec : Quels furent les moments les plus mémorables lors de cette tournée (on veut de l'anecdote croustillante)?
Hikiko : Les concerts à Cottbus et Munich. La cuite collective dans le tour-bus avec Illdisposed en écoutant Depeche Mode. Le stress aux retentissantes répercussions intestinales lors des premières dares. La beauté de la ville de Kosice. Notre chauffeur dont la conduite sportive nous a fait rédiger nos testaments. Greg Gall qui nous a appris à faire un narguilé dans une pomme... Et ne pas avoir fait la moindre partouze ! (rires)

U-zine, Pec : Que retenez vous de cette expérience, et est ce que ça vous a ouvert à d'autres opportunités? Avez vous d'autres dates de prévues en France comme à l'Étranger?
Hikiko : Cette expérience fut pour nous une manière de renforcer notre détermination, de nous prouver que nous étions capables de tenir un rythme soutenu et de rivaliser avec des groupes plus anciens et plus pros. C'était d'une part une excellente formation artistique, technique et, compte tenu de la très bonne ambiance avec l'ensemble des musiciens, d'épuisantes et fendardes vacances entre potes polyglottes. Pour le moment, nous avons seulement une date prévue près de Marseille, mais nous comptons prochainement nous lancer dans une tournée française et tenter un festival en Belgique.

U-zine, Pec :  A quoi peut on d'ailleurs s'attendre lors d'un concert de Bad Tripes? Laissez vous la place à l'improvisation?
Hikiko : Du bruit, de la fureur, du sang, de la sueur, des yeux exorbités et des poils. Nous faisons dans le grand-guignolesque, entre les costumes, nos poses über-héroïques et nos grimaces outrancières. Le côté théâtral est pensé mais ça ne nous empêche pas d'improviser en fonction des réactions dans le public. Je rajoute parfois des petites conneries dans les paroles selon l'intensité du show ou l'inspiration du moment. On se laisse porter par l'ambiance et l'énergie.

U-zine, Pec : Avec quel artiste souhaiterais tu partager la scène?
Hikiko : Plein : Banane Métalik, Ministry, Nine Inch Nails, Rob Zombie, Rammstein, Nina Hagen, Lofofora, Catherine Ringer, Punish Yourself,...

U-zine, Pec : Quels sont tes souhaits concernant la suite de l'aventure Bad Tripes?
Hikiko : Qu'on conserve notre créativité et notre enthousiasme et que l'on ait les moyens de faire partager notre univers au plus de monde possible. Et aussi d'avoir d'la coke, des thunes et des esclaves sexuels, éventuellement, mais ça passe après... hum.
 

 

U-zine, Pec : Pour finir j'ai pour habitude en fin d'interview pour u-zine.org de soumettre ce petit Questionnaire de Proust aux artistes ( version remaniée par mes soins). Questionnaire rendu célèbre par Bernard Pivot, et ensuite aux Etats Unis par James Lipton dans l'excellente émission 'Inside The Actors Studio', durant laquelle il finissait son émission en proposant ce questionnaire (déjà remanié) aux plus grands acteurs d'Holywood. Version orienté musique bien entendu nous concernant.

U-zine, Pec :
1, quel est ton idée du bonheur idéal?

Hikiko : Sérénité, liberté, créativité, amour. Je suis une hippy et j'assume.

U-zine, Pec :
2,quel son, ou bruit préfères tu ?

Hikiko : La voix barry-whitesque de mon compagnon.

U-zine, Pec :
3, quel son ou bruit détestes tu ?

Hikiko : Les cagoles qui parlent !

U-zine, Pec :
4, quel est le meilleur moment musical pour l'instant dans ta carrière?

Hikiko : Le concert à Cottbus en Allemagne pendant la tournée avec Six Feet Under. Salles et scènes immenses et superbes, accueil parfait, son monstrueux, des centaines de spectateurs en folie et particulièrement chaleureux malgré notre incongruité et la barrière de la langue, des Allemands mignons et des Allemandes folles furieuses qui nous sautent au cou pour nous embrasser... Ô joie !

U-zine, Pec :
5, le pire moment, la pire galère ?

Hikiko : Le décès de mon père en 2007. J'ai connu de pires moments après, mais c'est l'évènement qui a assurément changé ma vie.

U-zine, Pec :
6, ton juron, ton gros mot préféré ?

Hikiko : Bordel de casque à pointe lubrifiée.

U-zine, Pec :
7, ta drogue favorite

Hikiko : No drug, just sex and rock'n'roll.

U-zine, Pec :
8, ta boisson (alcoolisée ou non) préférée ?

Hikiko : Le sirop de cerise. Je n'aime pas l'alcool, à part peut-être à l'extrême rigueur le jaegermeister (c'est le seul que je peux boire sans grimacer).

U-zine, Pec :
9, Quelle est ta chanson préférée, pour toi 'the greatest song in the world ' ?

Hikiko : Ouh là, choix difficile... Peut-être « Stubb a dub » de Mr. Bungle.

U-zine, Pec :
10, ton groupe préféré, tout genre musical confondu ?

Hikiko : Je suis fan absolue de 23 Trublion 23, un groupe d'indus et de folk médiévale complètement barré avec des textes – remarquablement écrits – relatant d'antiques histoires de dragons castrés et de chevaliers aussi sanguinaires que sodomites.

U-zine, Pec :
11, ton chanteur, ou ta chanteuse préféré?

Hikiko : Mike Patton et Nina Hagen.

U-zine, Pec :
12, ton compositeur, ou song writer préféré?

Hikiko : Très sérieusement : Jean-Louis Costes, car il m'émeut au plus haut point.

U-zine, Pec :
13, le meilleur groupe que tu aies vu sur scène

Hikiko : Peut-être Arabrot, un groupe de punk métal extrême norvégien : une claque énorme, un show sobre mais d'une fureur sonore et vocale démente ! Dans le plus connus, je dirais Punish Yourself probablement : énergie, son d'enfer, sueur, communication avec le public, tout était là.

U-zine, Pec :
14, le pire groupe que tu aies vu sur scène ?

Hikiko : Ouh là, j'en ai bouffé des trucs expérimentaux chiantissimes, de noise conceptuel ou de drone genre avec des mecs qui torturent des saxophones... Je me rappelle Andy EX (gratteux de The Ex) qui accompagnait un performer hollandais qui faisait de la « poésie sonore »... c'était d'un ennui ésotérique.

U-zine, Pec :
15, Dernière question, si Dieu existe; qu'aimerais tu qu'il te dise au moment d'arriver aux portes du Paradis ?

Hikiko : « Ah ah, on fait moins la maligne maintenant ! »

U-zine, Pec : Merci Hikiko pour cet entretien, à toi le mot de la fin, ta petite tribune libre, si tu souhaites insulter qui que ce soit, ou déclarer ta flamme à un évier c'est le moment !
Hikiko : Merci à toi grand fou. Merci à nos fidèles qui nous suivent depuis tout ce temps, halleluja mes frères et sœurs.

Merci à Hikiko pour avoir réussi à citer Mike Patton, Ministry, Nine Inch Nails, Rob Zombie,Nina Hagen, Catherine Ringer, Six Feet Under... et dans la même interview nous sortir l'injure