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Album

09/12/14 - U-Zine

Bongripper

Satan Worshipping Doom

LabelAuto production
styleSludge/Doom psychédélique instrumental
formatAlbum
paysUSA
sortieaoût 2010
La note de
U-Zine
9.5/10


U-Zine

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Réveillon, le 31 décembre 2011. Rassemblés pour la nouvelle année chez un pote, armés de quelques bouteilles et d’un jambon entier sur Toulouse, on commence à monter une playlist sympa pour la soirée, lorsqu’un pote glisse le nom de Bongripper : « Vous allez voir, ça défonce !! » et s’adressant à moi : « Tu vas adorer !! ». Soit. Soyons ouvert, les arguments quoi que basiques appelaient à la découverte et c’est dont ainsi que j’ai jeté une oreille sur l’album « Satan Worshipping Doom », cinquième album des américains de Bongripper.

Si je vous dis que le genre musical pratiqué est du « Sludge/Doom psychédélique instrumental », ça vous fait quoi ? Personnellement, je dois reconnaitre que la mixture m’a semblé un peu étrange au départ mais le nom colle à la perfection à la musique de cette formation. Le groupe officie donc dans une musique extrêmement grasse, lourde, lente, presque pachydermique par moment, tous des passages planants semblant inspirés de trips sous LSD. Pas de voix donc, et le reste n’est que lourdeur et lenteur. Tout se déroule en quatre titres : Hail. Satan. Worship. Doom. Aussi simple que ça, à croire que les seuls mots d’ordres du groupe, dut à l’absence de paroles, sont « Hail Satan. Worship Doom », que l’on traduirait par « Gloire à Satan, vouons un culte au doom ! ».

Hail. Première offrande aux Dieux du doom, langoureux, puissant, tout en retenue de puissance pour presque 13 minutes. Les multiples brisures de rythmes et les breaks permettent de relancer la machine lorsque l’on commence à sentir un début d’accoutumance à un riff. On retiendra la dantesque section rythmique en plein milieu du morceau qui fera probablement headbanger plus d’un chevelu en live.

Satan. Froid, noirceur, c’est presque sur un début de black métal blasté que commence ce titre, tel une parfaite image du coté malsain du diable. Pendant quelques instants on se croirait à écouter une obscure démo d’un groupe mode corpse paint originaire de Norvège, qui occuperons le premier tiers du morceau. Les relents stoner-sludge-doom ne tarderont pourtant pas à revenir à la charge pour offrir un morceau qui deviendra probablement culte tant il prend aux tripes. Nous aurons même droit à un passage que l’on pourrait presque rallier à la musique de Gojira, faisant de ce titre celui le plus riche et varié de l’album, qui se terminera sur un final purement stoner que l’on s’imagine fortement écouter dans une Cadillac sur une route américaine.

Worship. Ici, c’est par une sonorité fleurant bon le mysticisme et la cérémonie religieuse que commence le titre. La suite se traduit par un riff tout en puissance ouvrant vers le milieu du titre sur un passage psychédélique tout en lenteur, rempli de sonoritées aériennes. On se croirait presque plongé dans un trip au LSD de hippie, sorte de transe musicale …

Doom. Un mot, quatre lettres pour un titre qui illustrerait à lui seul l’esprit du doom. Lent et possédé … Une longue décente aux enfers. A mon sens le titre le moins intéressant de l’album car bougrement répétitif, alors que les trois premiers, malgré leurs durées respectables, regorgent de changements de rythmiques, qui donnent un coté non-linéaire et qui garde l’auditeur en éveil.

En définitive, après avoir écouté cet album plus d’une trentaine de fois en moins d’une semaine depuis le réveillon, je pense qu’il est possible de dire qu’il s’agit d’un album qui sera très probablement un classique cultissime d’ici peu de temps. Probablement l’un des meilleurs groupes du genre depuis Electric Wizard. Hail Satan, I fucking Worship Doom !


1. Hail
2. Satan
3. Worship
4. Doom