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dimanche 6 octobre 2019 - Michael

Volbeat @ Paris

Olympia - Paris

Michael

Avocat le jour, rédacteur sur Horns Up la nuit et photographe à mes heures perdues.

Ce dimanche 6 octobre, les Danois de Volbeat se présentaient à l’Olympia pour défendre leur dernière galette Rewind - Replay - Rebound avec DankoJones et Baroness dans leurs bagages. Retour en texte et en images sur cette soirée.

Ayant manqué la prestation de Danko Jones et n’étant pas vraiment fan de Baroness (doux euphémisme), la soirée n’a réellement démarré pour moi que lorsque la tête d’affiche, Volbeat, a commencé à fouler les planches de l’Olympia. Et j’avais hâte de les voir sur scène. D’une part, pour me faire une idée de ce que vaut ce dernier album en live et, d’autre part, parce que le groupe a annulé sa prestation de Belfast deux jours plus tôt après un seul titre de joué et pour des motifs encore un peu flous. De l’excitation donc, mais aussi un peu d’appréhension.

Après avoir fait résonner Born To Raise Hell de Motörhead dans l’Olympia, Red Right Hand se fait entendre. Le groupe débarque sur scène, un petit geste pour la fosse et Hallelujah Goat déferle sur le public parisien, venu en masse. Autant le dire tout de suite : si ce titre n’est pas mauvais, j’aurais préféré une autre entrée en matière pour le groupe. Commencer par The Devil’s Bleeding Crown comme à l’époque avait le mérite de jouer sur les lights et de faire une entrée en fanfare. Là j’ai trouvé l’entrée un peu quelconque.

Quoi qu’il en soit, on a à peine le temps de nous remettre de notre plaisir de voir le groupe sur scène (et ne pas la quitter après un seul titre !) que Volbeat enchaîne avec Lola Montez, probablement l’un de mes titres préférés du groupe. Difficile de jauger, mais l’essentiel des fans autour de moi (tribune) semblent être "récents" et réagiront bien peu aux "vieilleries" du groupe, dont celle-ci. Tant pis pour l’effet "communion", j’ai savouré quand même !

Ce qui m'a le plus marqué, c’est la fluidité absolue du show qui nous a été proposé. Le son a été excellent (guitares bien définies ; batterie limpide ; seule la basse est légèrement en retrait) et les jeux de lumières ont été une franche réussite (des couleurs vives, des lights dynamiques, un public très souvent éclairé). Et il en va de même du rythme global du concert, les roadies s’afférant à assurer les changements de matériels de la manière la plus rapide possible, donnant une impression d’immense continuité à un show qui n’a comporté quasiment aucun temps mort. Certes, cela renforce le côté "grosse production" mais c’est de toute façon ce qu’est devenu Volbeat.

Côté prestation, ce fut également un quasi sans-faute. Rob, Jon et Kaspar ont été très - très - clean sur cette date : du mouvement, peu de pains, et des sourires. Et que dire de Michael ? Lui qui nous a habitué à se planter régulièrement dans les paroles - ou à laisser sa voix partir en vrille par instants - a livré une prestation vraiment solide.

Je n’ai en revanche pas tellement été convaincu par les nouveaux titres en live. Si Pelvis On Fire fait son petit effet avec ses rythmes entraînants, When We Were Kids est désespérément molle (et très limite pour la voix de Paulsen), Last Day Under The Sun est faible et Die To Live est quelconque. Le parti-pris par le groupe dans ce dernier album est bon : celui d’assumer à fond leur côté rockabilly survitaminé. Mais Volbeat s’est clairement perdu sur certaines compositions mielleuses ou tout simplement médiocres, et le live ne les sauve pas. Heureusement, le groupe sème ici ou là quelques pépites de sa discographie comme For Evigt (l’un des moments forts de la soirée) ou bien encore Pool of Booze, Booze, Booza et Sad Man's Tongue. Black Rose avec Danko Jones et The Devil's Bleeding Crown ont également soulevé la foule, comme l’on pouvait s’y attendre. Mention spéciale aussi pour Seal The Deal qui est vraiment un des meilleurs titres du groupe en live.

Au final, j’ai seulement regretté que le groupe ne joue pas Let It Burn comme il l’a fait lors de précédentes dates, ou bien encore Warrior’s Call et 7 shots. Car d’une manière générale, j’ai trouvé la setlist très équilibrée, le groupe ne s’étant jamais trop caché en faisant toujours la part belle aux dernières sorties (c’est une tournée de promo, on ne doit pas l’oublier). Et vu que Seal The Deal - mon album préféré - a bien été représenté, tout cela me va.

C’est donc après une prestation très solide que le groupe quitte Paris. On pourra toujours regretter une communication assez minimaliste ou bien encore un jeu scénique trop millimétré, mais c’est toujours très bon de voir Volbeat et de faire craquer ses genoux sur une musique aussi singulière.

Setlist :
Hallelujah Goat
Lola Montez
Doc Holliday
Sorry Sack of Bones
For Evigt
Sad Man's Tongue
Black Rose
When We Were Kids
Pelvis on Fire
Slaytan
Dead but Rising
Fallen
Die to Live
Seal the Deal
Last Day Under the Sun
The Devil's Bleeding Crown
Leviathan
Pool of Booze, Booze, Booza
Still Counting

Un grand merci à Stéphan Birlouez pour les photos !