Chronique Retour

Album

09/12/14 - U-Zine

Atreyu

Congregation of The Damned

LabelRoadrunner Records
styleMetalcore à paillettes
formatAlbum
paysUSA
sortieoctobre 2009
La note de
U-Zine
4.5/10


U-Zine

U-zine.org, webzine musical metal actif entre 2004 et 2015. Fermé en 2015 suite à sa fusion avec 2Guys1TV, ses articles (chroniques, live-report, interview, dossiers, ...) sont désormais disponibles directement sur Horns Up via ce compte !

Atreyu revient et autant dire que les Californiens ont oublié d’être malins sur ce qui ressemble à une nouvelle échappée sonore coincée entre les classiques du groupe et des bidouillages sirupeux ressentis sur leur Lead Sails Paper Anchor. Et à décortiquer ce Congregation of The Damned - vanté comme résolument plus sombre et abouti, on lui préférera largement son prédécesseur plus mature et intrépide compte tenu de la dynamique et de la vivacité que pouvait se targuer d’apporter celui-ci. Un panache et une perspicacité qu’Atreyu a décidé de laisser au placard au détriment d’une léthargie peu commune pour ces magnats de la six cordes.

Les dernières fraicheurs d’un « Bleeding Mascara » derrière eux et il ne faut pas aller bien loin pour constater qu’Atreyu à fait l’impasse sur la plupart de ses attributs d’antan pour une griffe plus légère et adaptée à la voix (toujours plus) claire de Alex Varkatzas. A l’image du single « Storm To Pass » n’ayant jamais connu la tempête, la formation reste bien sagement sur ses acquis tout en tentant d’arrimer non sans mal un métal mélodique un poil guilleret. Même si le groupe n’a pas oublié d’être efficace et habile en poussant sur le devant de scène les grandiloquentes ligne de guitares qui ont toujours fait la force du combo sur « Bleeding Is Luxury », ce Congregation of The Damned transforme Atreyu en une bande de zombies plus propices à errer sur piste qu’à semer la panique dans les chaumières. Rythme freiné à défaut d’être effréné, ambiance tamisée et résolument énigmatique, le groupe renvoie une image régressive de ses compositions avec juste ce qu’il faut de clichés et de banalités sans saveur. (« Gallows » ; « You Were King Now You’re Unconscious »). Formats radio calibrés pour faire chavirer les cœurs ou encore compositions aussi vite empaquetées qu’oubliées.
Malgré quelques envolées lyriques du couple Varkatzas- Saller se renvoyant la balle sur le morceau « Insatiable », Atreyu a gagné la bataille de la médiocrité ne serait-ce qu’avec la construction décousue de son album. Trop peu d’intensité et un assemblage en dents de scie de la majorité de ses titres comportant d’agréables couplets tape-à-l’œil (« Ravenous ») vite éclipsés par le flambeau héroïque et guindé qu’entretient le groupe sur un champ de bataille pauvre en animation.

Impossible dès lors de passer à côté de la ballade larmoyante de fin de l’album « Wait for You », passage obligé sur tout album d’Atreyu qui se respecte. Quota respecté plus que réel élan de créativité, la formation termine sur une note peu reluisante qui en dit long sur un nouvel effort plein de bonnes intentions mais cruellement dénué de concrétisations.

1. Stop! Before It's Too Late and We've Destroyed It All 3:56
2. Bleeding Is a Luxury
3. Congregation of the Damned
4. Coffin Nails
5. Black Days Begin
6. Gallows
7. Storm to Pass 3:46
8. You Were King Now You're Unconscious
9. Insatiable
10. So Wrong
11. Ravenous
12. Lonely
13. Wait for You

Les autres chroniques