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Album

09/12/14 - U-Zine

Omnium Gatherum

The Redshift

LabelCandlelight Records
styleDeath metal mélodique
formatAlbum
paysFinlande
sortieseptembre 2008
La note de
U-Zine
8/10


U-Zine

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Omnium Gatherum c’est quatre albums dont les deux premiers étaient sortis chez Le grand Nuclear Blast qui s’en délestera par la suite. S’en suivra une période de court silence où le groupe enregistrera une démo afin de démarcher les labels et pouvoir sortir son troisième opus. Le groupe en profitera même pour changer son frontman en recrutant Jukka Pelkonen. Ainsi, le groupe prendra un virage plus rûde avec l’association de plans plus thrash et de lignes vocales plus gutturales qu'avant-guerre. Bien que le chanteur n’était pas encore au point pour ce troisième opus et « premier » album d’un Omnium en pleine renaissance, tout démontrait un groupe qui en avait encore dans le bide et c’est justement par l’intermédiaire de ce quatrième album que les Finlandais vont nous prouver qu’ils sont bel et bien repartis.

Premièrement, Jukka semble avoir fait beaucoup de progrès sur ses placement de lignes vocales, même si pour beaucoup il sera dur de ne pas être frustré à l’écoute de son timbre plus que très (trop ?) guttural pour un style musical où les éléments doivent être lisse à l’oreille, celui-ci se débrouille foutrement bien comparé au précédent album.
D’autre part, les zikos on vraiment travaillés l’ensemble des compositions et cela ce ressent. Un des gros défauts du précédent sont que les compos comportaient des passages intéressant par ci par là mais trop souvent pour combler les morceaux, le groupe employait des accords plaqués qui rendait parfois le tout vraiment chiant et qui donnait une impression de manque de spontanéité et de réflexion lors de l’élaboration des compositions.
Ici bien que le problème s’emble se répéter à certains moment, il n’en est pas moins indéniable que les mecs ont clairement eu de grosse inspirations pour certains titres comme l’excellent « A Shadowkey » qui restera un putain de tube bien death mélo’ comme on les aimes ou bien encore le titre « Breaking Point » qui emploi des mélodies au synthé complètement nouvelles par rapport à ce qu’ils ont fait auparavant… Et c’est vraiment très agréable de voir que le groupe tente de nouvelles sonorités car c’est bien le seul moyen de se démarquer à l’heure actuelle. Même tarif pour l’excellent « The Return » avec ses mélodies un peu futuristes sur les bords qui donne un tout vraiment agréable et rafraichissant.

Pour parler défaut on pourrait dire que le groupe n’a pas encore vraiment de personnalité bien « Omnium » et que cela se ressent bien dans l’ensemble de l’opus. Ok y’a de très bon passages etc, mais ça reste de bonnes mélodies dans un style familier. Exemple pour les quelques lead très agréable audibles dans des titres tels que « A Shadowkey » ou « The Return » où clairement on sent que les mecs pompent le style bien unique d’Insomnium (d’ailleurs ils sont pote donc pas étonnant) et puis ce qui saute au yeux lors de l’écoute de la globalité de The Redshift est que l’ensemble est très varié et ça peut s’interpréter comme étant un signe d’ouverture sur la diversité ou plutôt comme étant une recherche musicale sans vraiment avoir de cahier des charges personnel et c’est là que la personnalité en prend un coup.

Quoi qu’il en soit, l’album est vraiment bon et ravira les fans du genre death bien mélo’. Côté production, c’est tout simplement parfait, un son naturel, puissant et de bonnes égalisations dues à un bon travail de mastering. Sans parler de l’artwork tout simplement sublime (tout comme l’était la précédente pochette) on peut dire que tous les éléments sont présents pour qu’on puisse parler d’un très bon album. Manque plus qu’à persister sur cette voie et je suis persuadé que les musiciens trouverons la prochaine fois les clés de l’aboutissement musical même si ici on s’en approche à grand pas.


01. Nail
02. A Shadowkey
03. Chameleon Skin
04. No Breaking Point
05. The Return
06. Shapes And Shades
07. The Redshifter
08. Greeneyes
09. The Second Flame
10. Song For December
11. Distant Light Highway

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