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vendredi 26 février 2016 - Sleap

Netherlands Deathfest - Jour 1

013 - Tilburg

Sleap

Benjamin. Live reporter et chroniqueur occasionnel dans divers genres (principalement extrême).

Sleap : La joie procurée par l'annonce du Netherlands Deathfest en Juillet dernier n'a eu d'égale que la peine qu'avait causé l'arrêt du Neurotic Deathfest quelques mois plus tôt. Les américains Ryan et Evan, organisateurs du Maryland Deathfest (aka le festival avec les meilleures affiches du monde chaque année), ont en effet pris la relève en Europe après la triste annonce de Ruud (organisateur du ''feu'' Neurotic Deathfest). On a donc droit pour cette première édition à un line-up encore plus dément que tous ceux qu'avait pu avoir le Neurotic : beaucoup plus de Hardcore (Grind, Crust, Powerviolence), du Black, du Thrash et même du Speed. En piochant bien sur dans ce qui se fait de meilleur dans chaque style. Vous l'aurez compris, ce premier « Maryland Deathfest européen » organisé dans l'une des meilleures salles d'Europe (le 013 de Tilburg) s'annonce d'ores et déjà comme le meilleur festival de Metal extrême du vieux continent. Est-il à la hauteur de nos espérances ? Réponse...

***

Teethgrinder

Balin : Premier concert de ce week-end marathon et on commence dans la seconde salle avec les hollandais de Teethgrinder. Ayant déjà vu le combo néerlandais l’été dernier, je savais que ce concert serait une bonne mise en bouche pour le reste de la journée, dédiée au grindcore et crust de qualité. Si j’avoue volontiers ne pas être très friand de la musique du groupe sur album, il faut bien concéder qu’en live, c’est super efficace. Le groupe est super carré et très énergique sur scène, le tout rendu encore plus impressionnant par un nuage de fumée laissant visible uniquement les ombres des musiciens. Ajoutez à cela un son ultra massif et très propre (une habitude ici, vous le verrez) et on obtient un concert de qualité pour l’ouverture de ce Netherlands Deathfest que tout le monde ici attendait comme le messie.

Blockheads

Balin : Un vrai marathon je vous dis ! Direction donc la scène principale pour y applaudir les légendes du grindcore français, à savoir Blockheads (les bougres existent depuis 1989 quand même !). Il s’agit seulement de ma seconde confrontation avec le quatuor lorrain malgré une quantité incroyable de dates derrière eux. Horaire et Mainstage oblige, la salle est encore peu remplie quand Xav et ses sbires ouvrent le feu avec d’entrée l’épileptique Borders, titre tiré de leur quatrième album Shapes of Misery. Bénéficiant d’un charisme incroyable et d’une attitude très dynamique sur scène, le quatuor va interpréter des titres issus de la totalité de leur discographie même si le set va en toute logique se concentrer sur le dernier album paru, à savoir This World is Dead (2013). Le son est encore une fois niquel (même si un peu moins précis et massif que sur la seconde scène, chose normale vu la grandeur de la salle !) et nous saluons la prestation de nos frenchies après 30 minutes bien physiques. Seule déception, le micro du batteur ne devait pas être allumé…

Caacrinolas : Et on rentre directement dans le vif du sujet avec ni plus ni moins que les vétérans de Blockheads pour ouvrir le bal sur la mainstage. 25 ans que ça dure et les bougres sont toujours en colère, 5ème fois en ce qui me concerne et toujours le même plaisir à voir les lorrains nous en foutre plein la gueule avec une rapidité d’exécution assez folle. Xav comme à son habitude est toujours aussi possédé sur scène allant même jusqu’à se cracher dessus en plus d’éructer ses paroles comme un damné. Bien dommage qu’ouverture oblige le public soit largement timide et clairsemé de surcroit. Et je pense qu’un passage sur la middle stage aurait été bien plus adapté à la furie de Blockheads. Alors oui ce fut timide, voir même froid mais tout de même quelle entrée en matière en ce qui me concerne.

Sleap : Bien qu'ils soient Français et relativement actifs, je n'ai pas souvent eu l'occasion de voir Blockheads en live. Et la dernière fois remonte à presque 2 ans ! C'est donc une joie que de débuter le fest avec mon groupe de Grind français favoris.
Malheureusement les festivaliers se font encore timides en ce début de première journée, et la fosse est encore très peu remplie. Mais qu'à cela ne tienne, le son est relativement bon et le quatuor survolté. Pour mon plus grand plaisir, la majeure partie de la setlist est consacrée au dernier album This World is Dead, figurant déjà au panthéon du Grind tricolore, avec des titres comme Deindividualized ou Follow the Bombs et son break final complètement écrasant (pas de Born among Bastards, dommage).
La voix de Xavier est tout aussi impressionnante en live qu'en studio. Le frontman occupe en plus toute la scène (car oui, on est dans la grande salle) en se déplaçant constamment et en balançant son micro dans tous les sens. Mais celui qui accapare le plus mon attention reste Nico. En plus d'assurer certaines parties vocales, le batteur enchaine les morceaux à une vitesse folle tout en restant hyper précis. Quelle énergie !
Après quelques morceaux plus anciens, comme l'énorme Misery, le groupe nous achève sur le terrible All these Dreams avant de remercier chaleureusement les fans présents et quitter la scène. Le manque de public mis à part, cela reste une excellente entrée en matière pour cette journée quasi-100% Hardcore !

Panzerbrume : N'ayant pas pu voir Teethgrinder (trop de fumée tue un concert), la première branlée de ce week-end sera Française. Que ça fait du bien de retrouver le 013 ! Blockheads dispose d'un son déjà ultra propre pour le premier concert de la journée dans la grande salle. La batterie est ultra puissante, la gratte comme la basse se discernent à la perfection, bref que du bon. Le seul point noir étant comme l'a dit Balin qu'on n'a jamais entendu le batteur. Le chanteur court et saute partout, malgré un bandage au genou, et les autres musiciens sont vraiment à fond aussi. Parfait pour nous préparer à la suite !

 Visceral Disgorge

Prout : Après m'être quelque peu ennuyé sur Blockheads, que je ne trouve vraiment pas adapté pour les grandes scènes, c'est avec plaisir que je vais checker les amerlocs de Visceral Disgorge. VD c'est du Slam bas du front, pas très original au niveau des compo', pas ouf dans l'interprétation de celles-ci non plus, c'est juste de l'efficacité slammy qui te donne envie de couper du bois et de tourner en rond comme un débile avec tes copains. Et dans ce mood là, ils sont très forts. Tout amateur du style n'a pas pu rester de marbre devant la prestation du quintuor quand bien même la fosse resta un peu timide pour ce début de journée. Un commencement donc tout en douceur pour les amateurs de musique répétitive.

Vitamin X

Balin : Je fais volontairement l’impasse sur Visceral Disgorge que j’ai déjà vu et franchement le Slam Death bas du front, très peu pour moi. Par contre voir enfin Vitamin X sur scène, là oui ! On m’avait prévenu, « Vitamin X en live, c’est la fête ! » Et je vais pouvoir le confirmer de mes propres yeux cette fois. Car oui, outre les jouets gonflables que le chanteur lance dans la fosse tout au long du show (une habitude chez eux), le dynamisme du quatuor hollandais force le sourire ! C’est d’ailleurs assez marrant de voir que fans de hardcore, de metal, de crust, de grindcore participent avec autant d’entrain dans un énorme pit résolument bon enfant. Et ce n’est certainement pas les pépins techniques en début de show ou les pains du bassiste qui n’a pas l’air au mieux de sa forme qui gâcheront ce concert de punk hardcore à la sauce youth crew pur jus. J’ai déjà hâte de les revoir !

Sleap : Ceux qui ont déjà vu Vitamin X en live n'auront pas besoin de plus de détails. Et ceux qui ne les ont jamais vu... ne savent pas ce qu'ils ratent ! Quelle que soit l'affiche sur laquelle ils sont programmés, vous pouvez vous attendre à avoir la meilleur ambiance de la journée / soirée. Les néerlandais ont absolument tout compris au Punk Hardcore. Leur musique transpire la scène US début 80's par tous les pores, avec une légère touche thrashy qui donne un élan supplémentaire aux compos déjà hyper énergiques.
Le sympathique frontman Marko, dans son habituel t-shirt rouge, ne cesse de courir, sauter et galvaniser le public avec une énergie folle. Il n'hésite pas à slammer à plusieurs reprises et à envoyer de nombreux objets gonflables dans la fosse pour rendre le public encore plus fou qu'il ne l'est déjà.
Coté setlist, ça va beaucoup trop vite, mais toujours un peu de toute leur discographie déjà assez conséquente : Pressure Release, Secret Police (avec un circle pit monstrueux), Can't you see Now, Full Scale Assault ou encore See thru their Lies. Cette fois, pas de cover de Negative Approach en fin de set malheureusement. Mais cela reste, qu'on le veuille ou non l'une des meilleures ambiances de tout le festival, comme à chaque fois. À tous ceux qui n'ont pas encore vu Vitamin X en concert, n'hésitez pas une seule seconde, vous ne le regretterez pas !

Prout : Bah faut aimer le punk californien et faire du skate quoi.

Kraanium

Prout : Aaaah Kraanium. Kraanium c'est un groupe qui m'a fait autant rêver que pleurer je crois bien. Tant ils ont su à une époque se placer très très haut dans la sphère Slam Death, tant leur dernier album est une horreur sans nom. Mais bon, on va pas cracher dans la soupe pour une fois que des norvégiens font pas de la musique de tapette ; surtout que sur scène y'a rien à dire, Kraanium reste super efficace. Et vas-y qu'on tourne, que le public saute partout, se jette les uns sur les autres, que les premiers sourrires se décrispent enfin. Kraanium a toujours cette force d'enivrer le public et de l'obliger à suivre le groupe dans ses méandres musicales. Ainsi on passe un bon moment, pour la n-ième fois, et on le regrette toujours pas. Mention spéciale aux marteaux en plastique distribués par le groupe pour illustrer le mouvement de descente de bras qu'adorent faire les slameux, ça a rajouté un pti côté fun, convivial.

Dropdead

Balin : Attention légendes ! Si on m’avait dit qu’un jour je verrais Dropdead en live, je ne l’aurais certainement pas cru… Mais le quatuor de Providence se tient bien là devant moi. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre après toutes ces années de croisade contre le système et ses dérives. Et bien je vais être vite fixé devant l’allure que va rapidement prendre le concert ! Nous allions en fait assister à une véritable cérémonie, le légendaire Bob Otis s’attelant à de longs discours entre quasiment chaque titre tout en prenant des postures quasi religieuses (yeux révulsés, position du christ, à genoux) pour faire l’apologie de la lutte d’une jeunesse soudée contre l’oppression, pour le droit des animaux, pour la lutte des opprimés contre les oppresseurs et j’en passe, le tout soutenu par un public dévoué au groupe et aux causes qu’il représente. Le mec est clairement parti en croisade depuis un bout de temps et à dû taper quelques nazillons dans sa carrière... Niveau musique, ça suit et ça va vite, très vite ! Même si j’ai eu peu au début du concert que la voix d’Otis ne tienne pas (il avait l’air d’en chier le bougre), la suite sera à la hauteur de l’évènement. A ma grande joie, une large part de l’album éponyme de 1993 sera joué et j’ai également reconnu un titre de leur split avec Converge. Tout le reste ne sera que blast, voix d’écorché, riffs incisifs et remerciements du public pour le fait d’avoir donné un bel exemple d’intégrité (et de grindcore).

Caacrinolas : Je l’avoue même du temps où j’étais féru de Grind je ne me suis jamais vraiment intéressé à tout ce qui touchait de près ou de loin au Crust/ D-Beat / Powerviolence, etc. Je n’en restais pas moins curieux de voir ce que donnait sur scène une légende comme Dropdead. Musicalement il est indéniable que ces types ne sont pas contents mais alors pas du tout, après les speechs à rallonge ça a tendance à m’ennuyer et ça m’a rapidement donné l’envie de passer à autre chose. Et là aussi je pense que la grandeur de la scène n’était pas des plus adaptées pour un groupe de ce style.

Sleap : Voilà l'une des premières exclusivités de la journée : la venue des américains de Dropdead en Europe. Ce ne sont pas ceux que j'attends le plus parmi les nombreuses exclus du festival, mais je ne vais pas tarder à revoir mon classement. C'est l'une des très rares fois où un groupe me fait une aussi forte impression juste en entrant sur scène. Il s'agit tout simplement du quatuor le plus classe de tout le week-end. Entre l'énorme batteur et sa barbe de Père Noël, le guitariste à la ZZ Top version grisonnante, le bassiste à la Frank Zappa sans les cheveux, et le chanteur imposant par sa stature et son charisme... J'ai rarement été autant impressionné par un groupe avant même qu'il ne débute son set.
Et le set parlons-en ! Celui-ci débute par la doublette Hopeless / Bullshit Tradition (les deux premiers titres du full-length Dropdead) et tout le monde devient fou. La musique de Dropdead pioche autant dans les tout débuts du Grindcore que dans les scènes Powerviolence ou Crust, le tout agrémenté de vocaux éraillés très aigus au débit extrêmement rapide. Herd, Control, New World Slaughter, de nombreux titres du fameux album sont joués ce soir.
L'autre facette de ce concert est évidemment le coté ''meeting politique'' orchestré par le frontman (et sa veste ornée du logo de Crass). En effet, celui-ci harangue la foule tous les 2 ou 3 morceaux à coups de petits speechs engagés. Tantôt sur le fascisme, tantôt sur le pouvoir en place (comme avant l'énorme Scream at the Wall extrait du split avec Totalitär), mais aussi sur les animaux (At the cost of an Animal)... Bref, Dropdead sont bien décidés à rallier de nombreux festivaliers à leur cause. Je ne me prononcerai pas sur cet aspect-ci du concert, mais je reconnais que cela donne un coté un peu plus solennel à la prestation des américains (si seulement le public arrêtait de jouer avec les objets gonflables de Vitamin X)...
Mais le concert passe beaucoup trop vite. Le temps d'un Paths of Glory (extrait du split avec Converge, que je n'avais jamais écouté) et surtout d'un monstrueux final sur I will Stand (tiré de celui avec Unholy Grave) et c'est déjà la fin. Je viens de prendre l'une de mes plus grosses claques du festival, ni plus ni moins.

Panzerbrume : "Vous êtes jeunes ! Vous avez le pouvoir !" Certes, mais les musiciens de Dropdead ont beau ne plus être tous jeunes, ils ont encore une bonne partie d'énergie ! Musicalement, rien à redire. Le chanteur a un charisme impressionnant, est particulièrement convaincu tant par sa musique que par ses (longs et nombreux) discours. Et ça se ressent. Le public est à fond du début à la fin, et de nombreux festivaliers sont venus écouter le sermon Grindcore des Américains. Par contre, et je vais sûrement m'attirer les foudres de quelques personnes, j'ai un peu de mal avec le prosélytisme en général, surtout dans un festival où Disma a été annulé par des personnes tenant ce même genre de discours... (oui je l'ai mauvaise)

Prout : Ils parlent trop c'est chiant.

Disentomb

Balin : On change d’ambiance pour retrouver rapidement les australiens de Disentomb dans la seconde scène dans le cadre de leur première tournée européenne. Les nouveaux poulains de New Standart Elite avaient fait une halte à Rennes quelques jours auparavant et je dois bien avouer avoir pris une sacrée branlée. Pas de surprise, le show d’aujourd’hui sera en tous points identique, si ce n’est que le guitariste n’aura pas de couilles et que le son sera encore meilleur (et le public encore plus déchainé). La setlist fera bien évidemment la part belle à Misery, petit bijou du style avec des titres comme Pyres Built from Their Severed Wings ou encore le terrible enchainement du milieu de set The Genesis of MiseryAn Edifice of Archbestial Impurity. Niveau technique, ça tricote de tous les côtés et le chanteur (trop ?) bodybuildé occupe fort bien l’espace. Seul petit reproche à mon goût, la batterie trop triggé mais ça devient une constante malheureusement… Enfin bref, si vous avez l’occasion de les voir avant la fin de la tournée n’hésitez pas, ils ne viendront pas sur le vieux continent tous les quatre matins.

Sleap : Changement radical d'ambiance avec les Australiens de Disentomb, l'un des rares groupes non-Hardcore de cette première journée. Et les bougres sont très attendus, cela fait plaisir à voir. Je peine à me frayer un chemin à travers le dense public alors que retentissent les premiers riffs de Abominations Created Through Divinity. Quel son massif ! C'est la première fois que je mets les pieds dans la seconde salle cette année, et la qualité sonore a l'air bien supérieure à celle des éditions précédentes. J'émets tout de même un petit bémol à propos de la grosse caisse. Le trigg' est en effet beaucoup trop fort et désagréable, dommage. Concernant le jeu de lumière, les musiciens sont presque tout le temps à contrejour ce qui crée un contraste visuel intéressant, surtout depuis le fond de la salle. Le public est déchainé, on remarque d'ailleurs dans le pit des têtes que nous ne reverrons que le lendemain. L'excellent second album Misery est évidemment mis à l'honneur (avec notamment Forced Adornment of the Funerary Crown) mais on a également droit à des titres du premier full-length comme Cystic Secretion. Les slams parts sont très bien dosées et arrivent toujours au moment opportun pour laisser la fosse exploser de plus belle. Bref, très bonne impression ! Je quitte cependant la salle avant la fin pour retourner à la Main Stage pour le groupe suivant que j'attends avec impatience !

Doom

Balin : Attention légendes ! On enchaine décidément les groupes cultes aujourd’hui, et ce n’est pas fini. Place désormais aux maîtres du crust : DOOM. Groupe anglais fondé en 1987, le quatuor à dreads (hormis le chanteur) n’a depuis jamais changé de leitmotiv et s’efforce de cracher sa haine de la société et de ses injustices tout en pondant des hymnes crust à l’efficacité rarement égalée. Autant je ne savais pas à quoi m’attendre avec Dropdead, autant là je savais pertinemment que je prendrais ma branlée. Et ce fut encore meilleur ! Quelle classe ! Quelle setlist également, avec quasi exclusivement des classiques (Police Bastard repris en cœur, Diseased, War Crimes, Bury the Debt, Life Lock…). A noter la reprise de Symptom of the Universe de Black Sabbath totalement inattendue en milieu de set. Niveau attitude, y’a pas à chier ces mecs ont la classe et savent d’où ils viennent. Je retournerais bien les voir à Paris bientôt moi…

Caacrinolas : Et comme une légende en appelle une autre après les américains de Dropdead c’est au tour des anglais de Doom de se présenter dans l’enceinte du 013 et je dois l’avouer leur style, bien que plus ancré dans le punk que ne l’était Dropdead à fait directement mouche en ce qui me concerne.
En même temps difficile de passer à coté du charisme du groupe et de ses tubes tels que Antisocial ou encore Police Bastard 40 min qui passe comme Papi dans Mami. Le genre de concert où tu ressors content et haineux en même temps.

Sleap : Avec Extreme Noise Terror, Doom est assurément mon groupe de Crust anglais favoris (Discharge ne compte pas !). C'est la première fois que je les vois, et autant vous dire que je suis dans le même état qu'une pucelle avant de prendre son premier aller-retour...
C'est sur le terrible Fear of the Future (un de mes titres favoris du premier album) que les géants britanniques investissent les planches. Premier constat, Denis n'a pas exactement le même timbre que le chanteur original, dommage. Mais son style plus grogné (qui rappelle un peu ENT d'ailleurs) colle tout de même assez bien aux compos. Le son est une fois de plus excellent sur cette Main Stage et les titres s'enchainent sans presque aucune pause. Coté visuel, c'est une prestation très sobre, comme attendu (mention spéciale au bassiste qui ressemble comme deux gouttes d'eau au Jeff Walker de '91).
C'est cependant niveau setlist que je suis un peu déçu. Il n'y a clairement pas assez de morceaux de War Crimes à mon goût ! Évidemment, Life Lock ou Exploitation (avec le speech d'intro !) font mouche, mais pas de Relief, pas de Sick Joke, pas de Phobia for Change ou de After the Bombs (pourtant clamé à plusieurs reprises par les fans), c'est vraiment dommage. Alors je prends mon pied sur les classiques Police Bastard ou Thanatophobia (on a même droit à un petit passage extrait de Sabotage de Black Sabbath en milieu de set), mais je reste vraiment sur ma faim. Et pour couronner le tout, le set est amputé de 10 minutes. C'était vraiment bon mais j'espère sincèrement en avoir une plus grosse dose lors de leur passage à Montpellier dans deux mois !

Panzerbrume : Si vous ne l'aviez pas encore compris, ce vendredi est la journée Grindcore/Punk/Crust. Et quoi de mieux pour illuminer une telle journée que d'assister à concert du représentant majeur de cette dernière scène : Doom ? Là, pas de discours engagé (les paroles, ça ne compte pas), les Anglais sont là pour être efficaces, et attaquent directement par Fear of the Future, avec sa montée en intensité de début de morceau, prélude à la longue bagarre qui suivra ! Les morceaux s'enchaînent avec peu de temps morts, et on a droit en milieu de set à une cover de Black Sabbath (Symptom of the Universe) jouée à la sauce Doom ! Et que ça rend bien ! Le son Crust renforce l'efficacité du riff principal, intégrant parfaitement le morceau dans l'énergie que balance le set. Pour le reste, pas mal de morceaux classiques (et donc parfaits), pour finir progressivement sur la doublette Police Bastard / Means to an End de l'EP de 89. Bon, il va falloir faire une pause pour récupérer un peu.

Magrudergrind

Balin : Cela faisait quelques temps que je n’avais pas vu le trio de branleurs américains sur scène et ce sera tout compte fait la troisième fois que je les vois au 013 ! Cependant le statut du groupe n’a fait que croitre ces dernières années et il a fallu se battre pour pouvoir entrer dans la salle. C’est bien simple, je n’ai jamais fait un concert avec une concentration de gens aussi élevée que pendant ce show, et c’en était quasi insoutenable malheureusement… C’est bien dommage car niveau prestation, le groupe était au top, que ce soit au niveau de la setlist (les titres du nouvel opus passent bien mieux en live !), de l’énergie (une habitude) ou du son (là encore, une habitude)…

Agoraphobic Nosebleed

Caacrinolas : Grosse interrogation que ce live d’Agoraphobic Nosebleed en ce qui me concerne, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre et le moins que l’on puisse dire c’est que scéniquement parlant c’est plutôt déconcertant, point de batterie, deux chanteurs, beaucoup de bruit  et plutôt bien exécuté mais je ne sais pas, l’absence de batterie c’est quand même particulier et le rendu s’en est ressenti, bon le coup du solo de BAR c’était quand même trop des barres. Celle-ci elle est cadeau.

Sleap : Voici l'une des autres grosses exclusivités du fest : la première date européenne (et troisième concert seulement) d'Agoraphobic Nosebleed ! Je ne connais véritablement que leur fameux album Agorapocalypse ainsi que le split avec Kill the Client, mais ces deux disques m'ont totalement converti à leur style pourtant très moderne.
Et la setlist fait justement la part belle à ces deux sorties, avec entre autres Timelord One ou l'énorme Anti-Christian. Mais je découvre également beaucoup d'autres morceaux comme le très groovy Self Detonate sur lequel beaucoup de fans se mettent à tout casser dans le pit. Cela dit, à part certains moments, la fosse n'est pas hyper mouvementée. Il faut dire que le style d'Agoraphobic Nosebleed donne plus d'importance aux breaks et aux passages groovies qu'aux élans épileptiques (contrairement à leurs confrères de Pig Destroyer). D'autre part, comme en studio, la rythmique est assurée par une BAR et non par une véritable batterie. Mais la composition est heureusement au niveau, on a même droit à un solo de boite à rythme en milieu de set (concept absolument génial) ! Je suis également assez impressionné par la synchro des musiciens sur les nombreuses saccades et cassures des compositions, tout est millimétré malgré l'absence de batteur ! L'alternance entre le chanteur Richard Johnson et la chanteuse Kat est équitable mais tout de même un peu monotone au bout d'un moment. Heureusement, les deux front(wo)men y mettent toutes leurs tripes, se déplacent beaucoup et rigolent même entre eux sur scène. 
Vous l'aurez compris, c'est sous un angle assez fun et décomplexé que je prends ce concert. Loin de la déferlante que peut-être un set de Pig Destroyer, celui d'Agoraphobic Nosebleed passe tout de même très bien. Et le tout se termine en plus par le ''tube'' Agorapocalypse Now qui me laisse tout de même sur une très bonne impression !

Panzerbrume : Second concert des Américains de Agoraphobic Nosebleed pour ma part (oui, je me la pète) ! Le groupe a créé l’événement lors de son annonce, pour sa première date Européenne, le tout en un peu plus de 25 ans de carrière ! La première fois que je les avais vus, il y avait une batterie sur scène, et j'avais alors eu le fol espoir de voir débarquer Adam Jarvis à la batterie, aux côtés de son frère John. Hélas, la batterie avait été retirée au dernier moment pour être remplacée par une paire imposantes enceintes. Ayant rencontré les frangins à mon arrivée à Tilburg jeudi soir, pas de faux espoir pour cette seconde date. Le lineup sera le même que la dernière fois. Mais bon, est-ce grave ? On est habitués avec Agoraphobic Nosebleed à une déferlante de vitesse sur fond de Grindcore avec deux chanteurs, Richard Johnson et Katherine Katz, cette dernière étant à mon sens la source d'une bonne partie de l'énergie du groupe. Niveau compos, le set est un peu plus long que la dernière fois, pour à peu près 45 minutes de violence. On a droit aux titres les plus efficaces (Bitch's Handbag Full of MoneyQuestion of IntegritySelf Detonate...), mais aussi à un putain de solo de "batterie" en milieu de set ! Si la blague n'est pas au goût de tous, moi ça me fait bien marrer, avec en prime Richard Johnson qui vient se poser face à la foule en regardant impatiemment sa montre. Le concert termine par Agorapocalypse Now!, énorme branlée dans laquelle Scott Hull se déchire à la gratte, pour une fin de set magistrale. Ayant un point de comparaison (oui je me la re-pète), j'ai trouvé que le son était bien meilleur à Tilburg, mais que le public Américain était mille fois plus réceptif. Étrangement, j'ai trouvé ici l'ambiance un peu calme. On va mettre ça sur le compte du premier jour ;)

Cripple Bastards

Prout : Les italiens de Cripple Bastards sont là, comme à leur habitude, c'est-à-dire pas contents, pas contents du tout. CB c'est un peu ce qui manque parfois à la scène Grindcore actuelle, de la haine, de la misanthropie, de la violence. C'est d'ailleurs toute cette aggression sousjacente qui leur a valu une réputation de connards. Mais on s'en fout de tout ça, ce soir ça tabasse, ça part dans tous les sens, ça massacre les esgourdes, ça respecte rien, et c'est tout ce qu'on leur demande. Tant mieux.

Inhume

Caacrinolas : Inhume ça à longtemps été mon groupe maudit, annulé au Sacré Grind 2 en 2005, puis annulé à Nantes en 2008 puis encore annulé je ne sais où en 2010 j’ai mis pas loin de 8 ans avant d’enfin pouvoir voir les bataves un soir de décembre 2013, car oui qu’on se le dise Inhume est et restera l’un des mes groupes favoris en matières de grind, et In For The Kill est sans aucun souci dans mon top 5 des meilleurs albums du genre. C’était donc pour la première fois que je mettais les pieds dans l’Her Patronaat, sorte de chapelle plutôt bien aménagée en salle de concert. Et autant le dire ce fût sacrément violent, la puissance de Dorus Van Ooij mélangée à celle du deuxième chanteur qui n’était autre que Dennis de Severe Torture n’a que renforcer mon impression quant à la violence. Avec au passage une set list aux petits oignons où ne manquait guère qu’un Fucked With Paranoia pour que ce soit parfait. Le groupe lui semblait plus qu’heureux sur scène à l’image d’un Dorus qui à passer plus de temps à sauter qu’autre chose. Non définitivement l’un des meilleurs concerts de cette première journée.

Prout : Le temps de comprendre que la troisième salle du Neurotic n'existe plus et qu'il faut aller dehors dans l'autre batiment pour voir les groupes, Inhume avait terminé. Sympa.

Infest

Balin : !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! « Ils sont vraiment là ? Ils n’ont pas encore annulé ? Ils ont bien pris l’avion ? » Telles furent les questions pour bon nombre d’entre nous tout au long de la journée. Et pour cause, la venue d’Infest en Europe est une grande première après leur annulation au Ieper Fest l’an passé. Il n’y a qu’à voir le nombre de t-shirt à l’effigie du groupe pour s’en assurer, Infest est le groupe tant attendu de la journée. Mais le quatuor américain mené par le légendaire Joe Denunzio, ressemblant à un Schwarzy sous stéroïdes aux allures de molosse enragé, est bien là ! C’est sous un tonnerre d’applaudissements que les trois musiciens entrent sur scène alors que Joe Denunzio nous gratifie d’une entrée pour le moins étrange en faisant les gros bras et des grimaces tout en arpentant la scène pendant plusieurs minutes. Et bam, ça commence sur un Shackled Down d’anthologie et la foule devient littéralement folle. Il est difficile de décrire l’ambiance et l’émotion présente tout au long de ce concert, mais il est indéniable que ce moment restera longtemps en tête de chaque personne présente ce soir-là. Les légendes du powerviolence ont prouvés la raison d’un tel statut. C’est bien simple, le frontman passera les ¾ du concert dans la fosse avec les fans, n’hésitant pas à sauter de la scène à la foule (il y a quand même deux quasiment 2 mètres entre la crashbar et la scène !) et écrasant de tout son poids les malchanceux des premiers rangs, se faisant déchirer son t-shirt Boston Strangler, disparaissant plus d’une fois lors du show pour réapparaitre je ne sais où je ne sais comment au grand désespoir de ses musiciens ahah. Un guest viendra d’ailleurs chanter sur un titre en attendant qu’il réapparaisse ! Certains trouveront qu’une telle attitude casse la dynamique du concert, ce que je peux comprendre, mais il s’agit d’Infest, groupe habitué à jouer dans des petites salles où la moitié du public se trouve sur scène de façon constante. Au contraire, j’y vois une incroyable preuve d’intégrité. Ils n’ont pas changé d’attitude, n’ont pas changé en fonction des conditions et sont restés fidèles à eux-mêmes. Et quelle setlist ! Tous les classiques (ou presque) y passent avec Mankind, Judge Me, Kill the Peace, Nothing's Changed, What's Your Claim et j'en passe. C’est donc après une petite trentaine de morceaux, un t-shirt déchiré et un public ému et essouflé qu’Infest quitte la scène. Quelle branlée…

Caacrinolas : Alors oui tout le monde semblait plus qu’impatients de voir ce groupe, personnellement j’avoue que ça m’en touchait une sans faire bouger l’autre mais devant le dithyrambisme d’une bonne partie de l’assemblée je me décidais à y jeter un œil. J’avouerais que le concert fût pour le moins mouvementé vu d’en haut avec un Joe Denunzio qui bien passé les ¾ du set dans le public, y laissant au passage la moitié de son tee shirt, mais bon je ne sais pas après la furie d’Inhume j’ai eu du mal à rentrer dedans et je pense encore une fois que c’était le genre de groupe à voir dans une petite salle plutôt que dans l’immense complexe de la mainstage, au passage magnifiquement rénové.

Sleap : Et voilà certainement la plus grosse exclu de la journée : la venue européenne d'Infest ! Les légendes du Powerviolence, dans leur sobriété habituelle, arrivent tranquillement sur scène sans aucun artifice. Sous les applaudissements, Joe Denunzio remercie tout le monde dans le plus grand calme... Mais dès les premières notes de Shackled Down, c'est l'apocalypse. Le son est parfait, tout sonne exactement comme en studio. Mais plus que la musique, c'est l'énergie dégagée par le groupe et le public qui impressionne ce soir. Joe est tout aussi possédé que les fans, il se jette d'ailleurs dans la fosse pendant Mindless et enchaine le set porté par la foule puis dans le pit. Le chanteur passe ensuite la majeure partie du concert à bousculer le public dans la fosse et jusqu'au fond de la salle, et en oublie même de chanter sur certains titres. Complètement possédé, vous dis-je !
Coté tracklist, ça pioche autant dans Infest (Shackled Down, Once Lost) que dans Slave (Which Side ?, Fetch the Pliers, Mindless ou l'ultime Break the Chain), en passant par No Man's Slave (Sick Machine, Nazi Killer)... Mais le tout passe extrêmement vite. Joe est encore au fond de la salle à secouer le public (et à oublier de chanter) que le set arrive déjà à son terme. Le micro finit par se balader entre les fans qui hurlent les paroles à la place du chanteur. Un final complètement déchainé, à l'image du reste du show et bien sur du groupe. Bref, exactement ce à quoi je m'attendais. Ave Infest ! Assurément l'un de mes meilleurs concerts du week-end !

Panzerbrume : Bon, un peu trop de monde pour parler ce concert, je passe mon tour ! (mais moi aussi j'ai adoré !)

Prout : Comment c'était la teuf ! (Pour un véritable avis, lire ci-dessus)

Wolfbrigade

Panzerbrume : Alors là, énorme découverte en live !!! J'avais dû choisir en fest l'an dernier entre eux et Demoncy, et j'avais fini par choisir ces derniers. Je me place donc dans la salle un peu en avance pour être sûr d'avoir une place (et visiblement j'ai bien fait), quand le concert commence. Après une intro directement tirée de la période Wolfpack du groupe, le groupe enchaîne avec Feed the Flames (rhaaaa mais ce putain de son Suédois !!!), et là ça devient l'enchaînement. On alterne entre des morceaux plus typés Crust/D-beat de la première période du groupe, et des compos plus Swedish Death des albums suivants. From Beyond me met littéralement à genoux avec sa mélodie Dissection-like de milieu de morceau ! Et il en va de même pour la totalité des morceaux de la période récente (On Your Knees... In MiseryPeace of Mind...), les plus vieux étant là pour la partie bagarre du show ! Je n'ai hélas pas beaucoup vu les musiciens par contre, la salle étant abusivement enfumée, mais c'est assez négligeable vu la claque prise ! Concert de la journée pour moi !

Undergang

Balin : Frustré de n’avoir pas pu rentrer dans la salle pour Wolfbrigade, nous décidons de nous poster pour attendre Undergang tranquillement. Troisième concert des danois pour ma part après leur prestation au Kill Town Death Fest et au Chaos Descends, ce fut sans doute le meilleur concert qu’il m’ait été donné d’entendre du trio. Premier concert dans la salle Her Patronaat qui est à la forme d’une vieille chapelle, je peux vous assurer que cet endroit ne manque pas de basse, alors vous imaginez le rendu pour un groupe tel qu’Undergang qui a un son gras, très gras, très très gras ? Ce fut donc incroyablement lourd et je pense que les planches en bois du parquet en tremblent encore… 

Caacrinolas : Haaaa le dessert !! Finir une journée pareille avec Undergang c’est comme finir un repas constitué de choucroute, de paupiettes et de boudin avec une immense forêt noire. On est repu, on a le bide qui déborde mais on en redemande par simple gourmandise. Et dieu qu’elle fut bonne cette gourmandise. On en a eu des groupes dégueulant le gras dans ce week end, mais je savais par avance qu’Undergang allait être le pire de tous, et je ne me suis pas trompé. Un son éléphantesque le tout agrémenté d’une basse vrombissante comme jamais inutile de dire que ceux et celles qui venaient pour les blast et la rapidité devaient être bien déçus.
40 min de pure boucherie, encore meilleur que la dernières fois au Killtown, je n’en demande qu’une chose : vite encore une fois !

Sleap : En plus d'être dans un autre bâtiment que les autres scènes, cette troisième salle est complètement blindée. Et lorsque j'arrive à me trouver une place pour assister à l'un des seuls concerts de Death de la journée, le constat est amer : son atroce ! Beaucoup trop de basse, presque pas de guitare, une véritable bouillie (du moins là où je suis placé). L'ambiance est pourtant électrique, mais je suis vraiment dégouté. Impossible d'apprécier les morceaux. Je finis par très vite quitter la salle, déçu... Dommage pour le dernier groupe de ce premier jour !

Panzerbrume : On termine par l'OVNI de la journée, avec le Death Metal ultra gras des Danois de Undergang. Un peu fatigué de la journée, je me pose initialement sur le côté de la salle/chapelle, mais je craque après le second morceau : beaucoup trop de basses. Je me dirige donc vers l'enceinte du pit, un peu plus animée, pour voir le groupe dans des conditions plus correctes. C'est mieux, et je peux parfaitement profiter de la lourdeur des compos. Le show a un petit côté ritualiste, la voix quasi Demilich-ienne et le jeu de scène possédé de David Torturdød jouant pour beaucoup. Ce dernier parle d'ailleurs avec cette même voix entre les morceaux, sauf quand il s'oublie sous la joie d'être là et reprend alors sa voix normale, avant de se rappeler qu'il doit nous effrayer un peu ! Ça donne un côté assez humain au show, que je trouve vraiment sympathique, nous sortant de temps en temps du côté sombre et gras. D'ailleurs, les musiciens remontent sur scène en fin de show sous les acclamations du public pour jouer (si je me souviens bien) un morceau à paraître sur leur prochain album ! Vraiment un excellent concert, au coude à coude avec Wolfbrigade pour le coup de cœur de la journée !