Live reports Retour
samedi 5 décembre 2015 - Schifeul

Katoxin fest II - Jour 1

La Péniche - Lille

Schifeul

Dans l'équipe car il était là avant.

Comme l'an dernier, le label Kaotoxin profite de la joyeuse St Nicolas pour organiser son fest afin de mettre à l'honneur les groupes de son roster. Cette année, on quitte le El Diablo pour se répandre sur deux salles : La Péniche pour le samedi, et le club de L'Aéronef pour le dimanche. Direction donc Lille et sa péniche flottant sur la deûle.

Après une attente suite à un méli-mélo sur les horaires (hem...) Project For Bastard entame son set alors que la Péniche commence à bien se remplir. Rien à redire sur leur prestation, c’est direct et sans fioritures, le set nickel pour se mettre en jambes.

Deuxième concert et c’est déjà celui que j'attendais le plus : Miserable Failure va donner ici son tout premier concert. Et sûrement le seul de sa carrière d’ailleurs. Après un rapide “salut, on est Miserable Failure et on ne sait pas jouer” le groupe va nous envoyer à la face un set compact, puant la haine et suintant la violence dans une ambiance totalement nihiliste. Bleu vomit ses paroles, dos au public ou en se roulant par terre tandis que les autres musiciens assènent le public lillois de leur mélange entre grindcore et powerviolence (ouais, c'est en gros la même chose, mais c'est pour dire que c'est ultra vénère). Court, efficace et qui ne laisse aucun doute, tout comme leur leitmotiv : crevez tous.

Setlist :
The Blueprints Of Self-Disgust
This World Ain't Mine
Crevez Tous
Summoning
All Women Must Die
Inside Me
Death
Asperger Syndrom
Toska part 1
Hang Them
Obituaries
May you All Be Cursed Forever

Comme de toute façon après un set pareil, tout paraitra forcement mou et que je trouve Savage Annihilation toujours aussi chiant, je sors du bateau pour aller goûter au food truck mexicain installé là. Un peu cher, mais rudement bon et parfait pour reprendre des forces en glanant çà et là des anecdotes de tournée qui valent à elles seul le prix du billet.

C’est donc requinqué que j’assiste au concert du seul groupe Black Metal de la soirée avec The Negation qui après plusieurs passages à la Rumeur, jouent dans une salle cette fois bien mieux équipée, ce qui se ressent énormément sur les lights. Comme à leur habitude, les musiciens montent sur scène vêtus de leurs perfectos, leur visage couverts de corpsepaint dissimulés derrière un tissu masquant la moitié de leur visage, puis s’enchaînent à la batterie ou aux amplis. Une fois ce court rituel accompli, The Negation donne vie à son black Metal rampant, piochant tant dans son premier album que dans l’excellent Memento Mori sorti quelques mois plus tôt. La configuration de la salle disposant de lights corrects, celle-ci sont parfaitement utilisées pour permettre aux ambiances du groupe de s’installer et d’entraîner le public lillois dans sa descente. Alors que les dernières notes se fondent, les lumières de façades s’éteignent, laissant ainsi celle du fond découper les silhouettes obscures des membres encore plongés dans la fumée, donnant ainsi un magnifique tableau final d’une prestation de haute volée.

Setlist : 
Parasite Fall
One god
End Of Cycle
A Prayer...
Last Rites
Red Wrath
Sacrifice The Weak
Erased

On passe au doom avec FAAL, enfin non. A la vérité, je me suis posé pour laisser travailler des collègues qui connaissent bien mieux le doom que moi. C’était bien parti, car ils se sont placés au premier rang… Mais en fait, ils étaient trop bourrés et n’ont rien retenu. Du coup, je vais dire "de là où j’étais, ça avait l’air bien".

La journée se termine avec We All Die Laughting, duo composé d’Arnaud Strobl (Carnival In Coal) et Déha (pleins de trucs) qui avait fait son petit effet en début d’année dernière avec son album Thoughtscanning. Les voilà donc pour clore cette première journée du Kaotoxin fest, accompagné à la guitare de Romain Caron et Fabien Desgardins (Infected Society), Corvus à la basse (Cult of Erinyes, Wolvennest), Leo Isnard à la batterie (The Great Old Ones) et enfin Julien Poulpi au clavier, dont j’ai appris plus tard qu’il était le responsable de ce chef d’œuvre ! Si j’avais su… WADL joue ce soir son tout premier concert et ça ne se voit pas tant sur scène la cohésion est parfaite ! Et même si ce n’est pas forcement ce que j’écoute, je dois bien dire que leur concert passe tout seul, comme l’attestent les applaudissements nourris du public.


Même si moins extrême que l’édition de l’an dernier, cette première journée du Kaotoxin fest a tenu toutes ses promesses ! Rendez-vous le lendemain pour sa deuxième journée à l’Aeronef.