Live reports Retour
vendredi 4 septembre 2015 - Schifeul

Gohelle Fest

Salle des sports Auguste Varet - Loos-En-Gohelle

Schifeul

Dans l'équipe car il était là avant.

affiche gohelle fest

Alors que tout le monde trace au Fall Of Summer en ce début du mois de septembre, moi, je me trace chez les boyaux rouges pour la riante commune de Loos En Gohelle et son bien nommé Gohelle Fest. Outre le plaisir de se faire un fest à 30 minutes de bagnole de chez-moi (le luxe de l'aller-retour en bagnole pour pioncer bien au chaud dans son lit) il y a surtout le plaisir de voir un fest prendre forme dans la région, avec l'ambition de devenir important au plan national voire international à moyen terme.

JOUR 1

Après avoir trouvé la place pour se garer la plus parfaite qui soit, je me rends sur le site du festival. Les concerts auront lieu dans une salle de sport au sol recouvert pour l'occasion de rectangles de moquettes, afin de préserver le revêtement habituel. Qui dit salle de sport dis aussi gradin, ce qui permettra aux feignasses de suivre les concerts leur cul posé, ce que je fis la plupart du temps. À l'extérieur, plusieurs stands de merch et stands d'informations, dont celui de Radio Metal qui a passé son fest dans la solitude. Peut-être que leurs t-shirts ne sont pas attractifs, j’sais pas.

Un petit coup d’œil à la scène où se produiront les groupes pour se rendre compte qu’elle est nickel. On sent une envie de bien faire, car il y a du matos, surtout pour ce genre de configuration. Le premier groupe à fouler ses planches est Yrzen, groupe issu des sélections régionales avec Dunkelnacht qui joue le lendemain. Premier constat : le son est très brouillon, mais il faut se rappeler que c'est là le premier groupe à jouer et heureusement, ça va s’améliorer assez vite, même-ci celui-ci restera tout de même un poil trop fort, comme tout au long du week-end. Musicalement, bah, c'est du folk, j'ai vite fait le tour pour savoir que je n'aime pas. Le groupe lui est content d'être et de pouvoir jouer dans de bonnes conditions même si on les sent tout de même un peu perdus. Le groupe lui est content d'être et de pouvoir jouer dans de bonnes conditions même si on les sent tout de même un peu perdu. Quand le folk ne sera plus à la mode dans le metal, il pourra toujours se refaire les dents avec des reprises de Busta Rhymes sur youtube,

Nirnaeth prend la suite, les Lillois remplacent au pied levé Benighted, contraints d'annuler à cause d'un bras cassé chez le batteur remplaçant. Ils prennent donc la place de WILD, parti sur le créneau des Stéphanois (annulation qui a dû fendre le cœur à beaucoup des personnes ici présentes, à en voir le nombre de T-Shirt à l'effigie du groupe de Brutal Death déjà présent ce premier jour). Malgré la condition un peu coton de groupe rajouté à l'arrache, Nirnaeth va sortir un très bon concert, une bonne frange du public les connaissant déjà (ça fait plus de 10 ans qu'ils sont dans le game tout de même!). D’ailleurs ça fait bien plaisir de recommencer à voir le groupe donner de concerts après des petites galères de batteur. Le groupe va taper dans ses deux albums pour proposer un set solide, malgré quelques petits problèmes techniques au niveau de la guitare, qui se termine par l’excellent Spirit Elimination et ses relents rock’n’roll

On arrive sur le cover band du week-end avec M:Pire Of Evil (et non pas Venom Inc, j’comprends rien à leur délire), qui va nous jouer comme il se doit une pléthore de titres de Venom, le groupe étant composé d’anciens membres du trio culte, dont le bien nommé DEMOLITION MAN. On aura bien sur droit à quelques titres issus de leurs compos (DemoneHell to the Holy…), mais c’est anecdotique comparé au flot de hits des Anglais en cuir clouté, faisant bien sûr la par belle à l’album Black Metal. Pour dire vrai, déjà que Venom, je ne suis pas méga fan, mais si en plus, y a pas ce BG de Cronos, mon intérêt est proche du néant. Mais tout de même, la prestation est plus qu’honnête et on tape facilement du pied durant leur prestation.

Demone
Die Hard
Hellspawn
Don't Burn the Witch
Blackened are the Priests
Carnivorous
Wake Up Dead
Parasite
Taking It All
Hell to the Holy
Welcome to Hell
Black Metal
Countess Bathory

L'instant 14/20 ans avec les concerts de Tagada Jones et Eluveitie. Je n'aimais pas déjà avant, ce n'est pas ce soir que je changerai d’avis. Tagada Jones est toujours aussi mauvais, mais il a réussi à avoir les faveurs de ses fans, contrairement à un Eluveitie en mode cachtonage qui a réussit l'exploit de décevoir pas mal de ses fans alors que ceux-ci ne devaient pas être à la base bien exigeants.

Set List Tagada Jones :

De l'amour et du sang
Instinct Sauvage
Le Chaos
Yec'hed mad
Descente aux enfers
Tout va bien
Zéro de conduite
Cargo
Les Nerfs à vif
Vendetta
Dissident
Je suis Démocratie
Plus de son, plus d'image
Le Feu aux poudres
La Traque
Karim & Juliette

Set List Eluvetie :

King
Nil
Thousandfold
Slanias Song
Omnos
The Call of the Mountains
From Darkness
Brictom
Scorched Earth
Meet the Enemy
Neverland
A Rose for Epona
The Siege
Quoth the Raven
Tegernakô
Havoc

Alesia

C’est à Obituary que revient la tâche de conclure cette soirée. D'ailleurs je m'interroge un peu sur la présence des Floridiens à l’affiche. Pas pour des raisons de qualité, nononon, Obituary a foutu une branlée a tout les autres groupes de la journée comme il se devait. Seulement, quand on regarde les dates du groupe, on se rend compte que celui-ci a sûrement dû faire un allez-retour de chez lui pour donner le concert... Sachant qu'un mois plus tôt Obituary a déjà donné de la tournée des fests, on a ici je trouve une petite erreur stratégique. Mais comme je l’ai du juste avant, Obituary a balancé un maitrisé de bout en bout, avec un pit en folie des les premières notes.

La set list est dominée par le dernier album, et bien entendu par Slowly We Rot, avec quelques miettes pour le reste de la disco, tout en laissant aux oubliettes la periode 2007/2009. Par contre, alors qu’un set de 1H30 était prévu, celui-ci fut plus court que leur passage au Hellfest, petit point noir sur un set qui aurait pu être parfait

Redneck Stomp
Centuries of Lies
Visions in My Head
Intoxicated
Bloodsoaked
'Til Death
Don't Care
Back to One
Violence
Inked in Blood
Slowly We Rot

Voila, la première journée qui s’achève, un peu plus de monde aurait été bienvenu mais le départ est plutôt bon ! RDV pour le jour 2 avec son affiche qui lève le niveau d’un cran.

Jour 2

Le deuxième jour commence donc avec l’autre gagnant des sélections régionales, Dunkelnacht, qui est actuellement en plein dans l’enregistrement d’un EP et a réalisé un peu plus tôt une tournée européenne. C'est l'occasion pour moi de découvrir le nouveau chanteur du groupe qui vient tout droit des Pays-Bas et qui a quand même plus de gueule que le précédent. Sans être transcendant, ce concert de Dunkelnacht entame très bien la journée du samedi, surtout que le groupe a mis le paquet avec jet de fumée et compagnie, il faudrait juste que le batteur arrête d’en faire des caisses.

Klaustrophobik Inoculum
Where Livid Lights Emblaze
In the Halls of Tortured Idols
Enthroned in the Light
Dissolved Fractal Esoterism
Rebirth of the Black Procession


Comme dit au début de ce Live Report, Benighted ont dû annuler leur présence au grand dam de nombreux festivaliers, et c’est donc WILD qui prend leur place après une démonstration de l’équipe de Roller Derby d’Arras durant leurs balances. Il y a quelques mois, le groupe de la région sortait un EP pour fêter ses 10 ans, avec pour chaque titre un featuring. C’est donc cet EP qui sera joué en intégralité aujourd’hui. Bon forcément, ils n'ont pas pu ramener chacun des zigotos présent sur l’EP, ce qui fait que ça sonne un poil moins bien, avec un Paranoid Schizophrenia dédicacé bien entendu à Julien Truchan qui est présent sur ce titre et ne peut être là. Mais les Wild ont plus d’un tour dans leur sac et pour la fin du set, c’est Arno de Black Bomb A qui les rejoint, d’abord pour le titre sur lequel il fut invité, puis pour un Davidian qui a bien naturellement lancé le premier circle pit du fest avant de voir son refrain repris en cœur. Par contre stopper le titre avec son final tout en lourdeur, monumentale erreur les mecs ! Heureusement suite aux réclamations du public le morceau fut achevé dans les règles.

Intro
OI Type X
Erynies
Eternal Cycle
Paranoid Schizophrenia
Inside
Davidian

Instant thrash bas du front avec les Allemands de Tankard. Si musicalement, on ne va pas se mentir, ça tourne rapidement en rond, le concert sera tout de même un pur moment de plaisir grâce aux facéties de son leader, qui en plus d’avoir le ventre qui recouvre sa braguette (c’est pour ça qu’il ne faut JAMAIS maigrir), dégage un plaisir ultra communicatif en se trimbalant une banane tout le long du set. Petit moment de détente qui m’a presque envie de me mettre au thrash allemand, chose que des lives chiants de Kreator ou Sodom ont toujours foiré.

Fort de son statut de Grecs ayant encore un taff et de quoi manger, Rotting Christ investit la scène du Gohelle Fest pour son retour dans la région après le concert du Bistrot St So il y a deux ans. Le groupe venant de fêter ses 25 ans, on a le droit à une set list best-of, recouvrant une grosse partie de leur discographie. Le concert se déroule devant un public acquis à leur cause qui réagit à fond sur 666 ou encore Athanati Este. Pour ma part, je n’arrive pas à rentrer vraiment dans un set où il manque la petite étincelle.

On enchaîne avec Entombed AD, qui commence fort niveau matos, car un des ampli sur scène capte la radio. Oui, oui, genre avec commentaire de match de rugby et tout, la classe. Heureusement, c’était sans compter la capacité d’improvisation du père Petrov car ce qui aurait pu être rapidement chiant s’est transformé en fil rouge du concert, animant ainsi chaque pause entre les morceaux. Le groupe lui va expédier vite fait bien fait deux titres de son unique album pas toptop, Back To The Front, en début de set pour se concentrer sur ce qui intéresse les gens : les titres d’Entombed. Ce qui est normal vu que c’est la même chose, mais avec un membre en moins. Je ne sais pas si c’est le manque de monde ou juste le concert qui est un peu en dessous, mais je ne retrouve pas la folie des précédents concerts que j’ai pu faire d’Entombed avec leur découverte live au Hellfest 2009 ou la branlée du Mass Deathtruction où ils ne voulaient plus s’arrêter. Reste que comme toujours les Suédois font le taff, menés par un Petrov toujours aussi fifou et ayant la vanne facile.

Pandemic Rage
I For an Eye
Revel in Flesh
Second to None
Eyemaster
Stranger Aeons
Living Dead
Chaos Breed
Out of Hand
Wolverine Blues
Left Hand Path
Supposed to Rot
Serpent Speech

Au tour de Panzer, super groupe comportant dans ses rangs le leader de Destruction et des ex-Accept, qui va piocher dans son unique album pour le concert de ce soir. Concert que Schmier annonce comme seulement le troisième du groupe, et premier hors Allemagne ! Mais les gars sont des pro et ce n'est pas un petit manque de pratique qui va les empêcher de retourner le public présent. À la base, je ne suis pas trop fan des trucs vieillis du genre, du coup, je ne m’éternise pas devant, surtout vu ce qui arrive derrière, mais le peu vu montre un projet bien efficace dans son genre.

Hail & Kill
Death Knell
Panzer
Freakshow
Mr. Nobrain
Roll the Dice
Bleed for Your Sins
Temple of Doom

Le week-end se termine par un énorme concert de Carcass. Si leur dernier passage au Hellfest ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, mais juste la mémoire d'un live un peu fade, là, les Anglais vont donner ici un set parfait. L’énorme backdrop à l’image de l’artwork de leur dernier album sert de support aux projections vidéo qui serviront de visuel. Carcass enchaîne les titres, le rythme effréné entraînant la prolifération de pogos dans le pit. De mon côté, j’ai juste putain de dansé durant tout le set ! Carcass est grand et a enterré toutes les prestations du Week-end. Et ce n'est pas le traditionnel final sur Hearthwork qui dira le contraire.

1985
Unfit for Human Consumption
Buried Dreams
Incarnated Solvent Abuse
The Granulating Dark Satanic Mills
Cadaver Pouch Conveyor System
Captive Bolt Pistol / Genital Grinder
Noncompliance To ASTM F 899-12/ This Mortal Coil
Exhume to Consume / Reek Of Putrefaction
Black Star / Keep On Rotting in the Free World
Corporal Jigsore Quandary / The Sanguine Article
Ruptured in Purulence / Heartwork

Cet excellent concert de Carcass conclut ainsi la deuxième édition du Gohelle Fest, qui se révèle être un bon petit festival. Espérons qu'il sera encore là l'année prochaine, le fest changeant de configuration pour se retrouver aux pieds des terrils. On notera tout de même que l'affluence n'était pas exceptionnelle, surement due au Fall Of Summer (et dans une moindre mesure, le M Fest) qui se déroulaient au même moment et qui ont siphonné pas mal de public. Un détail d'agenda qu'il faudra sûrement régler à l'avenir.