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Album

09/12/14 - Michael

Gloryhammer

Tales from the Kingdom of Fife

LabelNapalm Records
stylePower / Fantasy metal
formatAlbum
paysEcosse
sortiemars 2013
La note de
Michael
8/10


Michael

Avocat le jour, rédacteur sur Horns Up la nuit et photographe à mes heures perdues.

Non satisfait d’écumer les mers avec AlestormChristopher Bowes nous invite dans une nouvelle aventure épique, à l’époque médiévale cette fois-ci. Tales from the Kingdom of Fife raconte l’histoire de l’Ecosse, dans un monde parallèle où dragons, sorciers et autres maléfices sont monnaie courante. Dans cet univers semés d’embuches et où la mort guette, Angus McFife, héro s’il en est, doit combattre le maléfique sorcier Zargothrax, dont le nom fait froid dans le dos. Portez cela en musique, secouez, et vous obtenez un album belliqueux, épique qui vous donnera envie de guerroyer sur votre fidèle destrier. Un brin manichéen, mais très efficace. Enfin, si vous aimez le power metal avec ses bons et ses mauvais côtés…

Dès la première écoute, on est saisi par une musique très catchy, très puissante et entêtante. Ecoutez Angus McFife plus d’une fois et vous la chanterez partout. Au boulot, dans le métro, chez la boulangère. Pire que la musique de la maison des poupées à Disney. Du très bon power metal, très soigné. Et ce soin du détail commence par un artwork de Dan Goldsworthy, particulièrement réussi.

L’album commence sur une musique instrumentale intitulé Anstruther's Dark Prophecy qui monte lentement en puissance et nous apporte sur un plateau The Unicorn Invasion of Dundee. Wizards, Unicorns et… Scotland. Que dire de plus ? Le titre est galopant, avec des chœurs en refrain. Une musique toute aussi entêtante que fédératrice. Alors écouter cet album à la veille de la reprise de la saison de Game of Thrones a de quoi me mettre dans l’ambiance. Et s’il est bien un pays qui permet à tout un chacun de s’imaginer à l’époque médiévale, c’est bien l’Ecosse.

L’enchainement avec Angus McFife et Quest for the Hammer of Glory fait très mal. La dynamique demeure même si le tempo de cette dernière est plus lent. L’album commence sur les chapeaux de roues. La très rapide Amulet of Justice, l’instrumentale Beneath Cowdenbeath et Magic Dragon maintiennent une certaine intensité même s’il faut reconnaître que la seconde partie de l’album est plus hétérogène. Les compositions sont très soignées mais certains titres m’ont paru beaucoup plus faibles que d’autres. La très lente Silent Tears of Frozen Princess ou bien encore Hail to the Crail me semblent un peu en deça même si certains chœurs sur cette dernière donnent un certain côté guerrier. De même, Quest for the Hammer of Glory est un peu kitsch sur les bords. Mais n’est-ce pas ce qu’on recherche après tout ?

Côté instruments, les soli de guitare et les leads sont bien inspirés et terriblement efficaces. The Unicorn Invasion of Dundee (je ne me remets toujours pas de ce titre), Amulet of Justice ou encore Quest for the Hammer of Glory témoignent des qualités de guitariste de Paul Templing. Les orchestration aux claviers (Christopher Bowes) sont très présentes mais jamais trop cheesy (sauf peut-être sur l’intro très Bodom de Beneath Cowdenbeath), et donnent une sonorité médiévale aux compositions du groupe. Le son de la batterie, assez cristallin, s’incorpore très bien à l’ambiance créée par les lignes de guitare et de claviers. Ben Turk n’est pas étranger à la qualité de cet album. De même, bien que parfois plus discret, James Cartwright à la basse apporte une touche intéressante, notamment sur Angus Mcfife.

L'élément central demeure toutefois la remarquable voix de Thomas Winckler. Il porte cet album avec une performance vocale de haut vol. Les passages quasiment a cappella de Quest for the Hammer of Glory sont d’une très grande justesse et le reste de l’album est du même acabit : de la puissance sans démonstration. C’est, à mon sens, un sans faute. Ajoutez à tout cela une production très bonne pour un rendu plutôt remarquable.

L’album se termine d’ailleurs sur une composition très riche, The Epic Rage of Furious Thunder, longue de plus de dix minutes et qui condense tous les éléments qui font que nous aimons – ou pas d’ailleurs – cette musique.

Tales from the Kingdom of Fife est un album belliqueux avec des hits qui restent des heures et des heures en tête. Si vous êtes fans de power metal avec des sonorités médiévales et de Charly the Unicorn, je vous conseille fortement cet album. Pour ceux qui n’accrochent pas au power, l’écoute risque d’être plutôt fastidieuse, car Gloryhammer arbore tous les artifices du genre. Si je ne suis pas certain que cet album détournera les fans d’Alestorm de leur groupe tant chéri, il est certain qu’il trouvera son public. J’invite ces derniers à me rejoindre. Je porte déjà l’amulette de la justice et le Hammer of glory pour aller battre Zargothrax. Chevauchons ensemble.

1. Anstruther's Dark Prophecy
2. The Unicorn Invasion of Dundee
3. Angus McFife
4. Quest for the Hammer of Glory
5. Magic Dragon
6. Silent Tears of Frozen Princess
7. Amulet of Justice
8. Hail to Crail
9. Beneath Cowdenbeath
10. The Epic Rage of Furious Thunder

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