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Album

09 décembre 2014 - U-Zine

Silverstein

Discovering the Waterfront

LabelVictory Records
styleEmocore
formatAlbum
paysCanada
sortieaoût 2005
La note de
U-Zine
9/10


U-Zine

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J’attendais énormément de « Discovering The Waterfront » parce que j’avais été séduit par le premier EP de Silverstein « When Broken Is Easily Fixed », je voulais vraiment que le groupe canadien confirme tous les espoirs que j’avais placés en eux. Et Victory Records a mis la main à la poche pour permettre aux cinq gars de l’Ontario de sortir un très bon CD, engageant notamment Cameron Webb (qui s’est occupé entre autre de Limp Bizkit) pour la production de ce deuxième opus de Silverstein.

Les efforts consentis par Victory se voit très facilement tant la qualité de la production est énorme, mais ce n’est que le début d’une longue série de compliment que je vais faire pour « Discovering The Waterfront », parce que le travail de Silverstein a été impressionnant et récompensé par un album hors norme. Alors qu’on pouvait reprocher à « When Broken Is Easily Fixed » un manque d’originalité, la formation canadienne invente son genre dans cet opus. Ca reste de l’émo limite émocore, mais les influences sont bien plus élargies, on retrouve même quelques passages à la From Autumn To Ashes (avec qui ils ont tourné quelque temps entre les deux albums) comme dans « Smile In Your Sleep », où les cris sur des guitares très lourdes et un peu lente ressemblent à ceux de Benjamin Perri. Mais ce n’est en aucun cas de la copie, Silverstein faisant preuve malgré les cris énormes de Shane Told sur la plus part des chansons, d’une sensibilité surprenante.
Le changement par rapport à « When Broken Is Easily Fixed » se voit directement dès le premier morceau de « Discovering The Waterfront », « Your Sword VS My Dagger », dont les riffs de l’intro sont époustouflants et restent en tête pour un très long moment. La mélodie est vraiment bien trouvée, et le pont avec ses guitares presque néo metal est à l’image de cette chanson, génial.
Silverstein n’a pas non plus changé totalement de style, « The Ides Of March » est là pour nous le rappeler. Même si les guitares restent globalement bien plus lourdes, on a aussi des passages très pop comme dans les couplets, la voix aigue et magnifique de Shane Told se posant parfaitement sur ces riffs très calmes. La voix du chanteur de Silverstein mérite vraiment qu’on s’arrête un peu dessus. Il alterne les moments criés et les moments très pop sans soucis, ses cris ressemblant un peu à ceux que pourrait pousser Perri (surtout dans « Fist Wrapped In Blood »), c’est tout simplement impressionnant de pouvoir allier une voix chantée sublime, permettant au groupe d’introduire des envolées lyriques dans ses compositions.
La chanson éponyme de l’album est aussi dans le même style que « The Ides Of March », mais avec une particularité qui vaut le coup d’être remarquée : la présence de violon un peu à la Yellowcard, même si il est moins mis en valeur.
L’intro de « Already Dead » est à tomber par terre, les riffs sont géniaux et sont repris pendant toute la chanson pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Silverstein se permet même de placer des guitares très rocky au miliey du morceau, mais tout de suite les cris de Shane nous remettent les idées en place.
C’est je pense un des albums que j’attendais le plus de l’année et je n’ai été absolument pas déçu par les cinq canadiens. Fini le pop punk du premier opus, bienvenue l’émocore et les cris impressionnants de Shane relayés par des back vocals très bonnes comme sur « Three Hours Back ». La note que je mets peu paraître haute mais une seule écoute m’a suffit pour adorer cet excellent album, et c’est assez rare.


1. Your Sword Versus My Dagger
2. Smile in Your Sleep
3. Ides of March
4. Fist Wrapped in Blood
5. Discovering the Waterfront
6. Defend You
7. My Heroine
8. Always and Never
9. Already Dead
10. Three Hours Back
11. Call It Karma

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