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Album

09/12/14 - U-Zine

36 Crazyfists

Bitterness the Star

LabelRoadrunner Records
styleEmocore
formatAlbum
paysUSA
sortieavril 2002
La note de
U-Zine
8/10


U-Zine

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C’est en 2002 que sort « Bitterness The Star », le premier album de 36Crazyfists, groupe venant d’une des régions les plus froides du monde, l'Alaska. Et pourtant, ce n’est pas l’impression qu’on a en les voyant tant la chaleur, et l’énergie déborde de cette toute jeune formation (en 2002). Connu grâce à des tournées sponsorisées par Roadrunner Records (le cd ayant été tout de suite apprécié par les boss de la boite hollandaise), 36 peut alors nous sortir un album qui est écrit avec le cœur, et le « petit problème » c’est que le combo en a beaucoup sur le cœur, avec notamment la mort de son bassiste quelques années plutôt dans un accident de voiture, dont la mémoire reste présente dans tous les esprits des membres.

C’est donc un album avec des textes très très sombres, que je m’apprête à chroniquer, un album dont les principaux thèmes sont la mort, le suicide, comme pour exprimer l’ennuie que le groupe aurait pu ressentir avant son départ pour Portland. Et la musique colle parfaitement avec les paroles, elle est violente, agressive, elle nous fait sentir tous les sentiments que les 4 américains ont pu avoir mais on trouve quand même quelques passages assez doux, plus mélodiques.
On pourrait facilement classer 36Crazyfists dans l’emocore (qui est le style le plus présent sur l’album), mais ce n’est pas vraiment exact puisque le groupe est aussi pas mal influencé par le neo metal, sur quelques titres la touche se fait très présente.
« Bitterness The Star » commence sur l’un des deux meilleurs morceaux de l’album : « Turn To Ashes », une chanson totalement émocore, avec des chants de Brock Lindow tout simplement magnifique, et si reconnaissable, et des cris tout aussi impressionnants (qui le sont encore plus dans les refrains de « Eighteenminutesupsidedown »). Les guitares sont ultra lourdes dans l’intro, mais elles se calment un peu sur le morceaux, où les passages hardcore alternent avec les passages beaucoup plus mélodiques.
Dans le même style, l’autre chanson vraiment excellente de l’album, « Slit Wrist Theory », où là, la différence entre les moments plus calmes et les hardcores sont vraiment flagrants, malgré le rajout d’une voix faisant penser un peu à un chœur religieux. On a aussi une basse très présente, que l’on entend excellemment sur ce morceau mais aussi sur la plus part des autres grâce à la production sans faille de Eddie Whol.
Le style de 36Crazyfists peut aussi être influencé par le neo metal, comme dans « Bury Me Where I Fall », où l’on peut constater que la participation vocale de Steev Esquivel, change pas mal l’orientation musicale du morceau. Les guitares sont beaucoup plus lourdes que sur le reste de « Bitterness The Star », moins technique, je trouve cette chanson un peu en dessous du reste même si elle est très défoulante. Néanmoins les passages chantés de Brock sont toujours la bienvenue. La chanson suivante, « Dislocate », débute de la même façon, avec des guitares neo metal, mais tout de suite, le groupe se reprend pour nous offrir un très bon morceau, à la limite du hardcore.
La dernière touche emo de « Bitternes The Star » est la dernière chanson, « Left Hand Charity », qui est à moitié acoustique, à moitié electro, ce qui à mon avis ne rend pas forcément bien.
L’album crée une ambiance plutôt triste et pessimiste, qui est à déconseiller en temps de dépression, mais pour le reste, il ne faut pas hésiter.


1. Turns To Ashes
2. One More Word
3. An Agreement Called Forever
4. Eightminutestupsidedown
5. Slit Wrist Theory
6. Bury Me Where I Fall
7. Dislocate
8. Two Months From A Year
9. Chalk White
10. All I Am
11. Ceramic
12. Circle The Drain
13. Left Hand Charity

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